00:00 Retour au calme ici, Alice. C'est un calme, évidemment, le sang qui est très précaire.
00:04 Il y a d'ailleurs toujours un très fort dispositif policier tout autour de ce complexe de Rungis
00:09 qui s'étend quand même sur plusieurs kilomètres.
00:11 Et vous avez à chaque entrée de ce complexe des opérations de filtrage
00:15 qui sont menées actuellement par les forces de l'ordre.
00:18 Vous voyez par exemple ce camion qui, pour rentrer, va devoir montrer son badge.
00:22 Et si vous n'êtes pas un livreur ou si vous ne travaillez pas dans des zones d'entrepôt,
00:26 c'est impossible pour vous de rentrer à l'intérieur de ce complexe.
00:30 C'est comme ça à chaque entrée. Parfois ce sont des policiers.
00:32 Là, il y a un, deux, trois, cinq camions de CRS.
00:36 Parfois ce sont des agents de sécurité.
00:38 En fait, la crainte ici, c'est de voir arriver dans les prochaines minutes,
00:41 dans les prochaines heures, de nouveaux agriculteurs à pied ou en tracteur
00:45 qui essaieraient de s'introduire à nouveau.
00:46 C'est pour ça, nous, par exemple, journalistes,
00:48 que nous sommes toujours bloqués depuis plusieurs heures à l'extérieur de ce complexe
00:52 et qu'il est impossible pour nous de rentrer à l'intérieur.
00:55 Et précisément, lorsqu'on voit ce dispositif derrière vous, Nicolas Laurent,
01:00 on se demande comment ces agriculteurs ont réussi à pénétrer
01:04 à l'intérieur du marché, dans ce centre de stockage.
01:07 Racontez-nous ce qui s'est passé exactement.
01:12 C'est vrai que ça apparaît assez surprenant quand même.
01:14 On a vu, nous, pour vous raconter les coulisses, à chaque entrée, je le disais,
01:17 beaucoup de camions de CRS.
01:18 On s'est demandé comment ces agriculteurs, qui ne sont pas vraiment organisés,
01:21 ont pu pénétrer à l'intérieur.
01:24 Il faut quand même expliquer qu'ils sont rentrés dans le complexe de Rungis,
01:28 non pas à l'intérieur du marché, mais bien dans des zones de stockage,
01:31 qu'ils auraient d'ailleurs détériorées.
01:33 Il faut dire aussi qu'ils ont été interpellés très rapidement, dans le calme.
01:38 Il n'y a pas eu de violence physique.
01:40 Ce sont des hommes et des femmes.
01:41 On le voit, nous, sur les blocages.
01:43 Ils nous le disent d'ailleurs qu'ils n'ont rien à perdre.
01:45 Mais il n'y a pas eu de violence.
01:46 La tension est montée.
01:48 Mais lorsqu'ils ont été interpellés, notamment Karine Duc,
01:54 l'une des figures de ce mouvement, membre de la coordination agricole,
01:57 ils ont été interpellés dans le calme, emmenés ensuite dans des commissariats
02:01 franciliens pour être interrogés.
02:03 Certains sont restés sur place pour continuer d'échanger,
02:05 notamment avec le directeur de Rungis, qui, on l'a appris en fin de soirée,
02:09 a porté plainte suite à des dégradations qui auraient eu lieu dans ces zones de stockage.
02:14 Justement, ils ont réussi donc à rentrer dans ce complexe,
02:17 ce qui en soit déjà une performance au vu de la sécurité,
02:20 je vous le disais, très importante ici, autour et dans ce complexe de Rungis.
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