00:00 C'est depuis mon département, le Tarn, qu'est parti le mouvement des panneaux retournés.
00:04 Alors des panneaux retournés, ça a fait un petit peu le buzz sur les médias,
00:06 mais finalement, ça ne nous a pas permis de nous faire entendre.
00:09 Donc on a dû en arriver là.
00:11 Aujourd'hui, ce qui est encore plus triste, c'est qu'on nous fait une déclaration d'amour
00:14 en nous disant que l'agriculture passe au-dessus de tout.
00:16 Mais votre invité l'a rappelé, la principale préoccupation des agriculteurs,
00:21 c'est la concurrence déloyale.
00:23 Et aujourd'hui, on n'a pas eu une seule mesure annoncée, notamment sur les surtranspositions.
00:27 On a des filières en danger.
00:29 Je parle de la mienne au niveau des céréales, je parle de la filière du sucre et de la betterave,
00:33 je parle de la filière de la cerise ou des fruits,
00:35 ou quand M. Attal dit qu'il n'y a pas eu de surtransposition depuis 2017,
00:39 on ne doit pas avoir la même définition du mot surtransposition,
00:42 ou alors c'était de l'humour noir.
00:43 Donc là-dessus, il y a de véritables annonces et des mesures qu'on a demandées
00:48 qui vraiment ne sont pas du tout annoncées.
00:51 Et on continue à avoir nos filières en danger sur ces surtranspositions,
00:54 sur ces interdictions sans solution.
00:56 Là où vraiment il y a eu un gros trou dans le discours et dans les mesures,
01:01 je le répète, c'est sur ce qui se passe à Bruxelles.
01:04 On a aujourd'hui une commission européenne qui joue vraiment sur un double discours,
01:09 où d'une part elle nous impose des objectifs de réduction des intrants
01:14 absolument sortis de nulle part, chiffrés, sans solution,
01:17 sans transition véritablement, sans vision.
01:20 Et de l'autre côté, elle multiplie les accords de libre-échange.
01:23 Et ça a été un affront.
01:25 Il y a 48 heures, elle a simplement rappelé dans un point presse
01:29 que l'accord avec le Mercosur serait ratifié d'ici la fin du mandat de la commission,
01:34 donc d'ici les élections européennes.
01:36 Sur l'accès à l'eau, M. Attal annonce que les délais de recours
01:40 vont être réduits de quatre à deux mois.
01:42 Mais comment voulez-vous que des associations, par exemple, fassent des recours
01:45 si déjà, administrativement, tout est fait pour tuer dans l'oeuvre
01:49 tous les projets de stockage d'eau qui pourraient être faits
01:52 et dont nous avons absolument besoin sur nos territoires ?
01:55 Parce que l'eau, c'est la vie.
01:56 On en a besoin pour l'agriculture, mais aussi pour la lutte contre les incendies,
02:00 pour le débit des tiages, pour la biodiversité.
02:02 – Alors c'est vrai que la question de la concurrence déloyale
02:05 dont vous parliez il y a un instant,
02:07 c'est vrai qu'elle est ce soir dans toutes les têtes des agriculteurs.
02:11 Une question assez simple, Céline Imart,
02:13 est-ce que vous appelez à poursuivre les blocages ?
02:17 Parce que cette question-là, elle se pose également,
02:19 est-ce que vous appelez à bloquer ces autoroutes qui vont pénaliser les Français ?
02:24 Mais je rappelle que vous êtes soutenue
02:26 par une très large majorité des Français, bien sûr.
02:29 – On ne souhaite pas bloquer les Français.
02:31 Je pense que ça a été rappelé très clairement.
02:33 Aujourd'hui, on va maintenir la pression sur le gouvernement.
02:36 On n'appelle pas à lever tous les blocages,
02:37 mais chacun sur le terrain, chaque partie locale
02:43 va décider de ce qu'il fait ou pas comme action.
02:45 Mais on n'appelle pas à lever les blocages aujourd'hui clairement
02:48 et à arrêter les actions.
02:49 Il va y avoir un discours de politique générale
02:51 qui va être fait notamment par Gabriel Attal mardi.
02:54 On attend vraiment que tous ces trous dans la raquette
02:56 qu'on identifie tous, sur les surtranspositions,
02:59 sur l'accès à l'eau, sur ce qui se passe à Bruxelles,
03:02 il faut absolument qu'on ait des réponses beaucoup plus concrètes.
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