00:00 En une semaine j'en ai fait signer 60.
00:02 Il y a trois flyers différents.
00:05 Il y a celui qui s'adresse pour les enfants.
00:07 C'est une petite fille qui n'a pas son antibiotique
00:09 et qui risque d'être hospitalisée parce qu'elle a une infection urinaire.
00:13 C'est une dame qui n'a pas son sacrément anticancéreux
00:18 et qui a un cancer cutané à traiter.
00:22 Et c'est le grand-père qui lui n'a pas sa flécaïne
00:26 qui est un antiarrythmique courant.
00:29 Et qui risque de faire un infarctus si on ne trouve pas une solution,
00:34 s'il arrête sa flécaïne.
00:37 Ce sont des cas concrets et qu'on rencontre au quotidien.
00:39 Il faut appeler le médecin, changer l'ordonnance.
00:42 Soit on a la chance d'avoir des pharmacies qui font des préparations magistrales
00:46 et on arrive à faire fabriquer un préparation magistrale
00:49 mais la personne doit revenir pour revenir chercher son traitement plus tard.
00:54 Voilà, et on jongle, on passe notre journée à jongler.
00:58 Je pense qu'il y a à l'heure actuelle à peu près une ordonnance sur trois
01:01 qu'on ne peut pas délivrer en totalité
01:04 et où on est obligé d'intervenir dessus.
01:06 Donc en plus le stress des gens de ne pas avoir leur traitement de fond ou de crise.
01:11 Oui, la première victime c'est le patient.
01:13 Et en fait, il faut à la fois le rassurer, à la fois trouver la solution,
01:16 à la fois proposer des solutions aux médecins parce qu'eux-mêmes sont perdus.
01:19 Il faut...
01:20 "Mais mettez-t-elle en antibiotique ?"
01:22 Ah ben non, celui-là aussi il est en rupture de stock.
01:24 Donc il faut réfléchir, proposer des solutions aux médecins
01:27 pour arriver à soigner le patient au mieux possible.