00:00 Quand on voit ce qu'il était capable de faire avec le ballon, c'est un joueur unique,
00:03 au talent précoce, qui savait faire des choses avec le ballon, assez incroyable.
00:10 Je pense que c'est un diamant à polir quand il est arrivé très jeune.
00:16 Malheureusement qu'il n'a pas été poli ou assez bien poli.
00:20 Sa meilleure période, ça correspondait à mon avis avec la période Mota et Matuidi
00:25 au milieu de terrain.
00:26 Laurent Blanc ?
00:27 Oui, avec Laurent Blanc comme entraîneur, depuis j'ai le sentiment qu'il n'a plus
00:31 jamais véritablement progressé, que ce soit dans ses stats, dans son jeu ou dans son
00:35 comportement sur le terrain.
00:36 Je pense qu'il est le symbole avec Marc Inos et Thiago Silva des désillusions parisiennes
00:44 en Ligue des Champions, donc ça, ce n'est pas à porter à son crédit.
00:48 Là où un joueur doit progresser ou s'améliorer au fur et à mesure de sa carrière et de
00:55 sa maturité, pour moi, lui, ça a été le contraire.
00:58 Tout en nous expliquant, et ça, ça m'a souvent déçu à chaque fois qu'il avait
01:02 l'occasion de faire une interview, qu'il ne chercherait ni à améliorer ses points
01:06 faibles dans son jeu ou son comportement parce qu'il était comme ça.
01:11 C'est-à-dire qu'il nous expliquait que son attitude avec l'arbitre, à râler,
01:17 ses prises de risques dans son jeu pour essayer de les gommer ou partiellement, on ne va pas
01:21 bien évidemment changer le jeu de Verratti.
01:23 Jamais, je n'ai senti dans cette interview une attitude et une volonté de gommer les
01:27 petites imperfections qu'un joueur a et doit progresser année après année.
01:32 Donc, ça fait partie aussi des déceptions que j'ai eues parce que des fois, tu te
01:35 dis oui, c'est vrai, tu te regardes dans la glace, tu te regardes à l'écran et
01:38 tu te dis, c'est vrai, j'aurai le 3 après l'arbitre, je vais prendre des cartons
01:40 jaunes stupides et des cartons rouges stupides.
01:42 Au niveau du comportement, tu as raison.
01:43 Voilà, exactement.
01:44 Et là, jamais, il n'a fait un semblant de mea culpa.
01:47 Alors, ça a été une des grosses déceptions aussi pour moi, pour Marco Verratti.
01:53 Malheureusement, je crois qu'il laissera de lui une image d'un talent décevant
02:00 qui n'aura jamais pris son métier avec sérieux et professionnalisme à l'image
02:05 de cette incroyable clause dont tu viens de parler.
02:07 Quel joueur au monde va signer dans un club en mettant dans une clause, je veux passer
02:12 une semaine par mois hors de l'entraînement, hors de l'accès du club, accéder à l'imagine,
02:21 si tous les joueurs se mettent à faire un truc comme ça, donc ça pourrait être le
02:25 genre accepté.
02:26 Mais déjà, excuse moi, Steve, mais imagine quand tu vas dire ça à ton agent, tu dis
02:33 par contre, tu parles bien au club et tu leur dis mais fais bien mettre une semaine
02:37 où je peux rentrer une semaine à Paris.
02:40 En plus, j'imagine que ça en avion privé au frais du club, mais ça, c'est pas très
02:43 grave vu les finances de son club.
02:45 Ce n'est pas honnête, mais déjà, rien que de penser à mettre une semaine de vacances
02:50 où tu n'as pas d'entraîner, rien partagé avec tes coéquipiers, c'est-à-dire que le
02:52 projet club, tu es vraiment investi, tu as vraiment très envie.
02:55 Avec les autres joueurs aussi, tu as raison.
02:57 C'est fou, c'est fou, c'est fou, c'est fou.
02:59 Donc voilà, donc je vois ce garçon quand même, tu es mitigé quand même.
03:04 Non, je ne suis pas mitigé.
03:05 Je suis mitigé parce que je ne veux pas que l'on m'accuse de croire que de laisser croire
03:10 que Verratti n'était pas un bon joueur, un excellent joueur, s'il était un excellent
03:13 joueur.
03:14 Mais tu vois, je vais le comparer à talent partagé.
03:17 Ils n'ont pas tous le même talent, mais à des joueurs pour donner une référence à
03:22 des joueurs du Paris Saint-Germain.
03:23 Tu vois, quand je pense à Verratti, je pense à Pastore, je pense à Neymar, bien évidemment.
03:29 Je pense à Ronaldinho, qui, malheureusement, je vais te dire une chose, étaient des joueurs
03:35 aux talents incroyables, mais qui, à cause de...
03:38 Ils n'ont pas mis leur métier au centre de toutes leurs préoccupations.
03:42 Ils avaient d'autres envies.
03:43 Certainement que le foot n'est pas assez professionnel, pas assez investi.
03:47 Mais ils auraient pu faire mieux.
03:48 Ils auraient dû faire mieux.
03:49 Et je vais te dire une chose, je le dis d'autant plus facilement que je fais partie aussi de
03:53 ces joueurs.
03:54 Voilà le football.
03:55 Certainement, à un moment dans ma carrière n'a pas été une priorité et j'aurais pu
03:58 faire mieux.
03:59 J'aurais dû faire mieux.
04:00 Donc, en plus, je parle de ce garçon.
04:02 Je ne vais pas dire parce que j'ai souvent été très, très dur avec lui, mais un peu
04:04 avec de la sympathie.
04:05 Tu vois, malgré tout, avec un peu d'affection, même si je l'ai rarement montré dans les
04:10 prises de position, parce que parce que c'est...
04:13 Il m'a tellement, tellement agacé, tellement agacé d'avoir tout confondu.
04:17 Alors après, je vais te dire un truc, lui va t'expliquer qu'il n'a pas de regret.
04:21 Il a 30 titres.
04:22 Il aura gagné des millions et des millions.
04:24 Tant mieux pour lui.
04:25 J'en suis ravi pour lui.
04:26 Il a l'abri pour jusqu'à la fin de ses jours.
04:28 Donc, il aura le sentiment d'avoir réussi sa carrière.
04:31 Mais je sais, parce que moi, je le ressens aussi un petit peu au fond de toi.
04:34 Tu te dis quand même si j'avais su jusqu'où j'aurais pu aller.
04:38 C'est le seul regret que je vais tirer dans ma carrière.
04:40 C'est ça.
04:41 C'est pas les clubs où j'ai été.
04:42 C'est de me dire si du gars t'en avais mis un petit peu plus, t'en avais donné un petit
04:45 peu plus jusqu'où j'aurais pu aller.
04:48 Et ça, j'aurai jamais la réponse, malheureusement.
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