00:00 Voilà, et ma soeur veut l'emmener en Suisse.
00:03 Pas pour être auprès de lui, parce que si elle veut être auprès de lui,
00:06 elle n'a qu'à revenir à Douchy, elle n'a qu'à rester auprès de lui à Douchy,
00:10 ce qu'elle va peut-être faire d'ailleurs, finalement, peut-être que tout ça,
00:13 ça va lui ouvrir les yeux et qu'elle va se dire,
00:15 tiens, je vais venir passer beaucoup plus de temps avec mon père,
00:19 si ce n'était pas le cas, donc tant mieux.
00:22 Mais elle, elle veut l'emmener en Suisse, avec les conseils, sous les conseils de cet avocat,
00:26 elle y est là depuis le début, parce que c'est un sujet de discorde depuis le mois d'août.
00:32 Vous voyez, parce que mon père est résident en Suisse, il a un passeport suisse,
00:37 mais si vous voulez, il y a un certain nombre de jours qu'il doit passer en France,
00:41 un certain nombre de jours qu'il doit passer là-bas.
00:43 Donc si vous voulez, l'obsession de cet avocat et de ma soeur depuis le mois d'août,
00:46 c'est quand est-ce qu'on le ramène en Suisse ?
00:48 Et puis sa santé s'est quand même dégradée entre août et maintenant,
00:52 et maintenant, il ne peut plus bouger et il ne veut plus bouger.
00:55 Et pourquoi, pourquoi elle veut absolument, selon vous, l'emmener en Suisse ?
00:59 Non, ce n'est pas selon moi, ce n'est pas ce que je le sais.
01:01 Elle veut l'emmener en Suisse parce que mon père est là depuis le mois de juillet.
01:07 Ok ? On va dire officiellement, il est là depuis le 2 juillet.
01:11 On était ensemble en Suisse le 27 juin.
01:14 On est aujourd'hui le 5 ou 6 janvier, donc ça fait 6 mois.
01:19 Donc si vous voulez, bon, il était malade, il était là, il était alité, il y avait les médecins, etc.
01:23 Mais la crainte de cet avocat et de ma sœur, c'est quoi ?
01:28 C'est qu'il soit redéfini comme citoyen français.
01:31 S'il est redéfini comme citoyen français…
01:33 Citoyen fiscal français.
01:34 Oui, bien sûr, fiscal.
01:37 Eh bien là, c'est le coup de matraque.
01:39 Donc si vous voulez, nous, quelque part, mon père, il s'en fiche.
01:43 C'est-à-dire lui, d'être taxé post-mortem, il s'en fout complètement.
01:48 Et il a raison parce qu'il a travaillé toute sa vie
01:50 et parce qu'il a le droit de choisir où il veut être et qu'est-ce qu'il veut faire.
01:54 Nous, c'est contre nos intérêts, à mon frère et à moi naturellement,
01:58 puisque, on dit, déjà nous, on est résident français,
02:03 donc on va payer 45% d'impôts.
02:05 Elle, elle est résidente suisse, elle vit à Genève, elle est là-bas, elle payera zéro.
02:11 Et nous, on dit, nous, on veut que la volonté de notre père soit respectée,
02:15 donc on s'en fout d'être taxé, sauf qu'elle, elle ne veut pas casquer.
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