00:00 Vos enfants sont en danger ? Vous réalisez ça ?
00:02 Non, ils ne sont pas en danger.
00:03 Ils sont en danger, madame !
00:04 Il y a des personnes qui agressent sexuellement des enfants dans ce club !
00:07 Mais ouvrez les yeux !
00:09 Pourquoi une scène des crimes ?
00:21 Parce que nous, on vient rappeler que les agressions sexuelles, les viols, sont des crimes.
00:26 Des crimes qui sont produits dans cette institution et qui restent complètement impunis.
00:30 Les dirigeants de l'époque, c'est les mêmes qu'aujourd'hui.
00:48 Et à partir du moment où ils ont couvert une affaire de pédocriminalité,
00:52 comme il y a eu il y a une vingtaine d'années ici, c'est vrai que c'est juste pas possible.
00:58 C'est un petit peu violences que vous êtes en train de faire. Moi, ça me dérange.
01:06 Mais on a des enfants qui sont violés, madame.
01:08 Oui, mais il y en a aussi dans tous les abris scolaires du 17ème.
01:12 Donc vous critiquez ceux qui essayent de faire bouger les choses ?
01:14 Non, je dis pourquoi la salisienne ?
01:16 Parce que ça a été révélé, madame.
01:18 Parce que c'est un jour, madame.
01:19 Je sais, parce que moi, j'ai des enfants à la salisienne.
01:21 Et vous savez qu'il y a encore des personnes en poste qui n'ont pas dénoncé les choses ?
01:24 Je sais, je sais.
01:25 Vous savez que comme 9 fois sur 10, en fait, on ne sait pas protéger les enfants.
01:28 Tout le monde est au courant.
01:29 On ne sait pas faire grand-chose, on ne peut manifester pas.
01:32 Malheureusement, c'est un phénomène actuel.
01:35 Et que ce n'est pas... Parce que l'unité des démons de Roules, ça change vraiment toute la chose.
01:38 Vous attendez quoi, actuellement ?
01:40 J'attends que...
01:41 Que justice soit faite.
01:42 Que justice soit faite, exactement.
01:43 Vous connaissez le code ordonnance en droit de votre réalité ?
01:46 Oui, oui, oui.
01:47 À l'enfance, vous savez ?
01:48 Oui, je sais. Vous n'avez pas besoin d'être devant la salisienne.
01:51 Il y a un problème bien plus grave que ça.
01:54 Dire qu'il y a des problèmes plus graves,
01:56 je n'imagine même pas les enfants qui ont été victimes de violences sexuelles,
02:00 s'ils entendaient ça, le mal que ça leur ferait.
02:02 Et dire que ça se passe ailleurs aussi, et que du coup, ça ne sert à rien de faire ça,
02:07 c'est vrai que c'est assez fou.
02:08 Il y a quand même une omerta super grande qui règne au sein du club.
02:11 Et moi, j'ai rencontré beaucoup de gens qui y travaillent et qui y ont travaillé.
02:15 Et c'est vrai que les réactions sont assez semblables.
02:18 Vous avez eu des problèmes de santé ?
02:21 Vous avez eu des problèmes de santé ?
02:24 J'ai eu deux entraîneurs qui ont commencé à me harceler moralement.
02:31 Je suis tombée en dépression et j'avais une anxiété sévère.
02:35 Et du coup, ils ont commencé à profiter de ces problèmes-là,
02:38 me faisant subir des brimades physiques,
02:40 comme la séquestration dont j'ai été victime le 9 novembre.
02:45 Comment avez-vous pu vous rendre compte que vous n'avez plus votre place ici ?
02:50 On m'a très vite fait comprendre que je n'avais plus ma place ici
02:53 et que le fait que je parle, ça dérange.
02:56 Eux, ils sont maintenus en poste, moi j'ai été exclue.
02:58 Et c'est vrai que c'est très difficilement compréhensible.
03:01 Comment avez-vous pu vous rendre compte que vous n'avez plus votre place ici ?
03:06 Ça va ?
03:10 Coach, putain !
03:12 Il est fort ce coup.
03:14 Nous, on appelle à une démission du Conseil d'administration.
03:17 C'est quelque chose qui me semble important par rapport à ça,
03:19 puisque le Conseil d'administration sait mais ne fait rien.
03:21 Ici, c'est le règne de la toute-puissance, c'est le règne de l'impunité.
03:24 On est en état de droit et on demande à l'État d'agir.
03:27 [Musique]
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