00:00 Et pour aller plus loin sur ce sujet, ce soir nous sommes avec notre invité Frédéric Guillen.
00:04 Adjudant chef chez les pompiers d'Indre-et-Loire et les conseillers techniques plongeurs du SDIS 37.
00:09 Il vient ce soir nous parler de ce métier de plongeur chez les sapeurs-pompiers.
00:13 Soyez le bienvenu, bonjour Frédéric Guillen.
00:15 Bonsoir.
00:16 Merci d'être avec nous.
00:17 Merci à vous.
00:18 On vous a vu dans ce reportage et justement on a compris une chose c'est qu'il ne faut pas craindre le froid.
00:23 Il est dangereux ce métier de plongeur, c'est un métier à risque.
00:26 Absolument, c'est un métier à risque et on peut le voir parce que vous avez pu le constater, la Loire entre autres.
00:31 L'Indre, vous avez vu la Vienne également, les niveaux ont augmenté.
00:35 C'est vrai que c'est clairement un métier à risque à cause d'une part de la visibilité,
00:39 comme vous pouvez le voir également, il y avait également la température.
00:43 On est au mois de décembre, c'est dur d'intervenir de jour comme de nuit.
00:47 Mais c'est clairement un métier à risque et ça fait partie des spécialités les plus dures chez les sapeurs-pompiers.
00:52 Un métier à risque pour les pompiers mais donc une période à risque pour les populations.
00:56 Vous intervenez dans quel genre de circonstances ?
00:59 Alors tout dépend de la saison évidemment.
01:03 En période hivernale, on est plus sur du risque d'inondation avec évidemment une montée des eaux.
01:09 Pour cela, on s'entraîne, on s'entraîne régulièrement à ce genre de situation.
01:14 Le genre d'intervention qu'on peut avoir également, c'est personnes tombées à l'eau l'été,
01:19 les canoës kayak, les personnes qui clairement sont en difficulté,
01:24 les voitures tombées dans l'eau, accidents, etc.
01:26 On intervient sur tout type de situation en milieu subaquatique et aquatique.
01:30 Alors qui peut devenir pompier plongeur ?
01:33 Alors c'est une bonne question.
01:35 Tous sapeurs-pompiers professionnels et volontaires titulaires, ils peuvent devenir sapeurs-pompiers plongeurs.
01:40 On parle de plongeurs hommes-grenouilles mais plus de nautiques.
01:43 Tous sapeurs-pompiers titulaires qui puissent intervenir entre autres dans tout milieu.
01:50 C'est pour ça qu'il faut une visite médicale d'aptitude en milieu subaquatique,
01:54 réalisé par un médecin hyperbar et également être majeur.
01:58 Mais ça c'est une évidence.
02:00 Alors comment se passent ces sélections ?
02:02 On a eu un aperçu avec ce reportage, ça ne se fait pas que sur une journée.
02:05 Comment ça se déroule ?
02:07 Alors clairement, c'est une journée type comme aujourd'hui.
02:10 Les candidats font une demande auprès du chef de centre, leur chef de centre.
02:14 A l'issue, on l'a vu sur le reportage, un exercice théorique le matin d'une heure
02:19 sur des bases mathématiques, connaissances de notre spécialité.
02:22 Ensuite on a de la piscine.
02:25 On va en milieu, on va aller à la piscine, on a été à la piscine Beauson ce matin pour faire quatre épreuves.
02:30 Et ensuite cet après-midi, milieu naturel comme on l'a vu sur le reportage,
02:34 avec une épreuve de palmage, une épreuve d'apnée, une épreuve de sauvetage de mannequin également.
02:40 Il y a beaucoup de candidats et beaucoup de places pour ce genre de poste ?
02:43 Alors oui, il y a beaucoup de candidats mais très peu de places.
02:47 On a deux places pour cette année.
02:49 On a eu sept candidats.
02:51 Donc voilà, sélectif.
02:53 Oui, c'est très sélectif.
02:55 Vous parliez de piscine, de la Loire, du Cher éventuellement.
02:59 Est-ce que ça vous arrive d'aller un peu plus loin pour vous entraîner par exemple ?
03:03 Oui, effectivement. Le risque local, on travaille sur un risque local.
03:07 On a dix entraînements à l'année, dix jours où on s'entraîne sur le fleuve, la Loire, les rivières, les étendues d'eau,
03:14 puisqu'on a 3200 kilomètres linéaires d'étendue d'eau sur notre département, avec un peu plus de 1000 points d'eau.
03:21 Donc le risque local est clair et on s'entraîne régulièrement.
03:28 Et on va cinq jours par an en mer.
03:31 Cinq jours par an en mer pour travailler les fondamentaux, puisque nous sommes avant tout plongeurs.
03:38 Qui dit plongeurs dit travailler en profondeur.
03:42 On n'a pas 20, 30 mètres dans le département.
03:44 Donc on a des qualifications, on doit avoir une habitation et on est qualifiés 30 mètres ou 50 mètres.
03:52 Ce qui nous permet cinq jours par an de travailler.
03:55 Et lorsqu'on part en mer, on a une certaine éthique, c'est-à-dire qu'on se met à disposition du département
04:00 qui nous reçoit pour pouvoir intervenir.
04:02 Et on l'a fait l'année dernière, entre autres.
04:04 On a été engagé sur l'intervention de pertes de plongeurs.
04:07 Merci beaucoup Frédéric Guillen d'être venu nous présenter ce beau métier.
04:10 Je vous en prie.
04:11 Merci.
04:12 [SILENCE]
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