00:00 Avec d'autres responsables, celui de l'ESSEC, de HEC, vous dénoncez ce projet de loi, qu'est-ce qui vous inquiète ?
00:07 En fait, c'est un texte qui interroge sur les modalités, les conditions de l'accueil des étudiants internationaux en France.
00:17 Il y a plusieurs termes qui nous interrogent, c'est le concept de caution et aussi sur le quota pluriannuel.
00:28 Comme vous le savez, en France, nous accueillons plus de 365 000 étudiants internationaux et on souhaite doubler.
00:37 Avec ce texte, malheureusement, on peut craindre qu'on ne puisse pas attirer les étudiants internationaux
00:45 parce que les démarches sont extrêmement difficiles et c'est un mauvais message que nous portons aux étudiants internationaux.
00:55 C'est la caution notamment qui sera demandée aux étudiants étrangers, mais la Première ministre a dit que ça pourrait être une caution minime.
01:02 Oui, comme vous dites, parce que lorsqu'on regarde l'Allemagne et les autres pays, il n'y a pas la notion de caution, il y a la notion de compte bloqué.
01:12 Évidemment, lorsqu'on vient en France, il convient de s'assurer des ressources financières suffisantes.
01:18 En Allemagne, évidemment, l'année, c'est 11 000 euros. En Italie, c'est aux alentours de 6 000 euros.
01:26 En France, il faut regarder cette mesure et de requalifier le terme parce que le terme "caution" n'est pas très adapté.
01:35 Et surtout, pour nous, c'est la notion de quota pluriannuel.
01:43 Parce que vous savez, attirer les étudiants talentueux en France, c'est une richesse pour la France.
01:50 Parce qu'ils seront des ambassadeurs pour nous de l'excellence française dans leur pays et ça, c'est un élément important.
01:59 Et aussi, ils font partie, ils font la diversité dans nos entreprises et dans nos organisations.
02:07 C'est aussi en termes de richesse économique. Je vous rappelle que selon Campus France,
02:13 les revenus dégagés par les frais de scolarité représentent plus de 1,3 milliard et leur consommation en France représente 5 milliards d'euros.
02:23 Donc, vous voyez, ça, c'est un élément important à souligner.
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