00:00 Peut-être avez-vous entendu ces toutes dernières informations sur ce que dit Emmanuel Macron.
00:05 Il dit "je ne veux pas de la loi immigration avec les voix du Rassemblement National".
00:10 En gros, il veut une majorité sans les voix du RN.
00:13 Et si ce texte est adopté ce soir avec le Rassemblement National, dit-il,
00:17 il saisira demain au Conseil des ministres le Conseil constitutionnel.
00:19 Est-ce que vous saluez, vous, cette démarche ?
00:24 Mais tout ça, cette politique de gribouille, tout ça est absurde.
00:28 S'il ne voulait pas des voix du RN, ce qui n'est pas dans ses moyens, n'est-ce pas ?
00:32 Vous ne pouvez pas empêcher une assemblée de voter comme elle veut.
00:35 Mais s'il ne voulait pas des voix du RN, il ne fallait pas reprendre son programme.
00:38 Madame, on m'a cité tout à l'heure dans mon intervention à 19h,
00:42 j'ai cité, je les ai sous les yeux, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 points,
00:46 parmi les plus importants du texte de loi,
00:48 qui sont directement tirés du programme présidentiel de Mme Le Pen.
00:53 Ce qu'a M. Macron, c'est qu'il n'accepte pas de perdre.
00:56 Et il n'accepte pas qu'à des moments, dans la vie politique,
00:59 ben, qu'est-ce que vous voulez, vous avez perdu, vous avez perdu.
01:01 Et puis, vous vous inclinez devant un vote,
01:04 une assemblée dit qu'elle rejette, et ben elle rejette.
01:06 On n'essaye pas de faire rentrer un texte par la fenêtre,
01:09 comme ils viennent de le faire, et là, maintenant, quoi ?
01:11 On va rediscuter de tout ça ?
01:13 Et qu'est-ce qui lui fait penser qu'il y aura un autre résultat
01:16 au vote des députés que celui qu'il y aurait là ?
01:18 Tout ça est dans la confusion, la pagaille,
01:20 et ne correspond à aucun besoin.
01:22 Car je vous le rappelle, où est le problème ?
01:25 Il y a une vague, tout d'un coup, d'immigration, nous sommes submergés.
01:28 Où est le problème qui nécessite une telle urgence et une telle violence ?
01:32 Il n'y en a pas.
01:33 Nous sommes en quelque sorte, immunes au service du prince.
01:36 – Pour vous, elle est là, Jean-Luc Mélenchon, la victoire idéologique dont parle Marine Le Pen ?
01:39 – Ah oui, ah oui.
01:40 Ben, écoutez, elle a au moins eu la franchise de le dire.
01:43 Je sais que c'était pour embarrasser tout le monde.
01:45 Je la connais depuis assez longtemps, mais au moins, elle l'a dit.
01:48 Bien sûr que c'est une victoire idéologique.
01:51 Comment l'homme qui s'est fait élire en disant "vos voix me font devoir en parler à nous",
01:55 à ceux qui, au deuxième tour, n'ont pas voté pour Mme Le Pen,
01:59 et maintenant le voilà en train de défendre le contenu,
02:03 le cœur de ce qui fait qu'une personne qui a voté Macron ne peut pas accepter.
02:08 Parce que, bien sûr, nous avons des divergences, et vous en connaissez la profondeur,
02:12 il suffit de voir comment ils me traitent.
02:14 Mais nous avons aussi en commun un certain nombre, peut-être, de choses,
02:17 en tout cas, nous, on le pensait.
02:18 Vous savez, je vais vous dire, on a peut-être fait preuve de naïveté,
02:22 parce que quand on a voté la motion de rejet,
02:24 on ne croyait pas que M. Macron reviendrait avec le même texte,
02:28 aggravé par des prises de position du Rassemblement National.
02:32 Comment a-t-on pu en arriver à une inversion de la société à ce point ?
02:36 Je pense que le président, là, il n'est plus tout à fait dans ses pompes.
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