00:00 Culture Média, 9h11h sur Europe 1, Thomas Hill ce matin vous recevez Gaëtan Roussel et Adeline Lovo.
00:06 Et c'est l'heure de dresser votre portrait sonore, des petits sons qui vous rappelleront quelques grands souvenirs.
00:10 Voici le premier.
00:11 Let me go on, like I'm blister in the sun.
00:16 Bon, moi je vais dire...
00:18 Adeline qui fait "Oh là, qu'est-ce que c'est ?"
00:21 C'est les Violent Fames.
00:23 Blister in the sun.
00:24 Voilà, c'est un trio qui vient de Milwaukee qui a énormément inspiré la musique que je peux faire avec mes camarades de Louis Atta
00:32 que nous faisons avec Louis Atta dans les instruments.
00:34 Vous aviez envie de faire ça ?
00:36 On avait envie d'utiliser la même idée de sonore, donc ce sont des instruments acoustiques,
00:40 et de les jouer de manière assez, on va dire, tonique.
00:43 Un peu punk.
00:44 Voilà, un petit peu punk, ce qui donne leur son à eux, donc on est parti d'eux pour aller évidemment y aller.
00:48 On n'a pas la même culture, on est un quatuor, c'est un trio.
00:50 Mais c'est notre base sonore, et juste sans être trop long, ce qui nous a fait énormément plaisir,
00:55 c'est que quitte à être vers des gens qui nous inspirent, on a, grâce à notre maison de disques,
01:00 il y a 25 ans, réussi à avoir le chanteur de ce groupe pour produire notre premier album,
01:04 même le deuxième d'ailleurs.
01:05 Donc on avait l'impression d'être adoubé, ou je sais pas comment dire, d'être protégé en tout cas.
01:10 Vous en êtes où aujourd'hui avec Louis Attac ?
01:12 Avec Louis Attac, on a fêté nos 25 ans l'an dernier de ce premier album.
01:17 Avec un concept dingue d'ailleurs, on en parlait avec Anissa qui était au concert.
01:20 Oui, on s'était installé, en fait l'idée c'était de dire merci.
01:24 Donc on s'était installé dans une salle parisienne qui s'appelle l'Elysée Montmartre,
01:27 et on avait fait sur inscription des concerts toute la journée, l'album le premier, dans l'ordre,
01:32 dans son intégralité, concert gratuit, c'est l'anniversaire, et on voulait dire merci.
01:36 Donc on a joué de 11h à 21h, toutes les deux heures avec un retransmis sur les réseaux
01:41 pour tout ce qui voulait tendre les yeux et l'oreille alors qu'ils sont pas à Paris,
01:44 vous avez pas de place, c'était sympa comme moment.
01:46 Le public changeait toutes les deux heures.
01:48 Exactement.
01:48 C'était génial, super.
01:49 C'était sympa.
01:50 Allez, extrait suivant, écoutez ça.
01:51 J'envoie des notes dans l'espace, mais jamais rien ne se passe.
01:55 Est-ce que tu reçois mes lettres ?
01:57 Ne m'inquiètez pas Gaëtan, c'est pas pour vous.
01:58 Alors ça s'appelle "Notes dans l'espace", chanson d'Adeline Lovo,
02:06 et chanson qui est dédiée à votre mère biologique, c'est ça, que vous n'avez jamais connue ?
02:10 Oui exactement, puisque je suis née sous X,
02:14 du coup ça veut dire juste que la personne qui m'a mise au monde,
02:18 elle a juste décidé d'accoucher dans l'anonymat.
02:21 Du coup j'ai aucune information et je trouvais que c'était cool de pouvoir en parler en chanson,
02:28 puisque j'ai un peu du mal à en parler toujours un peu comme ça autour de discussions,
02:33 mais je trouvais qu'en chanson c'était plus facile pour moi,
02:36 donc ça a donné "Notes dans l'espace".
02:38 Et vos parents qui vous ont adoptés, ils ont toujours été très transparents avec vous,
02:43 ils vous ont toujours dit, même toutes petites, que vous étiez adoptée ?
02:46 Oui, ils ne l'ont jamais caché, ils me l'ont répété jusqu'à ce que je sois vraiment en âge de comprendre.
02:51 Et c'est la bonne méthode à faire visiblement,
02:52 parce que du coup vous êtes très à l'aise avec ça aujourd'hui.
02:54 Oui.
02:55 Vous avez fait des démarches quand même pour connaître l'identité de vos parents ?
02:58 Alors j'ai...
02:59 Mais vous n'avez pas ouvert le dossier ?
03:00 Alors c'est ça, j'ai essayé, j'ai essayé une première fois,
03:03 ils ont envoyé mon dossier, parce que moi je suis née en Normandie,
03:06 et j'habitais à Metz à ce moment-là,
03:08 donc ils ont envoyé mon dossier de Normandie à Metz,
03:13 et on m'a dit "c'est bon, tu peux y aller, le dossier il est là",
03:16 et je n'y suis pas allée parce que j'ai pris peur,
03:19 et je n'y suis pas retournée.
03:20 Donc toujours pas ?
03:21 Non.
03:21 Donc vous attendez, et puis peut-être un jour ça vous prendra ?
03:23 Oui, c'est sûr, mais après c'est surtout la peur aussi de se dire que...
03:28 Enfin là du coup je viens un peu dans le déni,
03:30 je me dis peut-être qu'il y a quelque chose dans le dossier, peut-être qu'il n'y a rien,
03:34 mais du coup pour l'instant je préfère attendre avant d'y aller, et on verra.
03:39 Allez, extrait suivant.
03:40 Je voudrais que tu m'appelles plus souvent
03:45 Que tu prennes un pare-fois le devant
03:48 Et je voudrais que tu te rappelles notre amour est éternel et pas artificiel
03:54 Je voudrais que tu sois assez...
03:55 Cette chanson "Je t'emmène au ventre" où ils attaquent,
03:57 je crois qu'il n'y a pas un mariage, il n'y a pas un karaoké...
04:00 Nouvel an !
04:01 Ils fêtent sans cette chanson, c'est devenu votre hymne officiel,
04:04 c'est un incroyable succès de cette chanson.
04:07 Oui, on est très chanceux, c'est une grande locomotive pour nous,
04:10 qu'on a plaisir à chanter à chaque fois qu'on remonte sur scène,
04:13 et c'est vrai que cette chanson, c'est super,
04:15 les gens ne nous parlent même plus s'ils l'aiment bien ou pas,
04:17 ils nous rappellent plutôt des souvenirs,
04:19 j'étais là quand elle est sortie ou alors j'ai fait ça,
04:22 et ce qui est très plaisant, c'est que moi j'ai 4 enfants
04:24 sur une famille recomposée entre 16 et 21 maintenant,
04:27 et aucun ne va et aucune ne va aux mêmes fêtes,
04:30 et à chaque fois ils me disent "ah ouais, c'est passé !"
04:32 Comme dans la chanson "Papa".
04:34 Et ça depuis quelques années, donc...
04:35 Ou deux, ou pas, voilà.
04:36 Donc c'est super, c'est le meilleur cadeau qu'on puisse avoir,
04:41 qu'une chanson comme ça se promène, soit plus à vous du tout,
04:44 et circule de génération en génération,
04:46 c'est très plaisant, et ça donne de l'élan.
04:48 Et vous détenez encore le record du disque de rock français le plus vendu,
04:51 3,3 millions d'exemplaires écoulés pour votre premier album
04:55 qui était sorti en 97,
04:57 et à l'époque je crois que vous étiez caissier dans un supermarché, c'est ça ?
05:00 Alors j'étais étudiant en architecture et en urbanisme après,
05:04 et j'arrondissais mes fins de mois en étant caissier,
05:06 pour être précis, chez Picard.
05:08 C'est ça.
05:08 Voilà. Actuellement il faudra dire des marques,
05:10 mais on en a déjà dit.
05:11 Dans un magasin de changement de type Picard.
05:14 On salue Thirier également,
05:16 qui est en travail.
05:17 Voilà, bon, j'étais caissier en tout cas,
05:19 et je faisais l'inventaire aussi.
05:20 Voilà, et vous avez arrêté, vous vous êtes dit "bon finalement j'ai 3 millions d'exemplaires vendus,
05:24 je vais peut-être..."
05:25 Non, vous savez, la chance que j'ai eue,
05:27 c'est qu'au moment, parce que ça c'était un petit boulot d'étudiant,
05:30 mais au moment où j'ai terminé mes études,
05:32 et où donc j'ai eu mon diplôme d'urbaniste,
05:34 en même temps, nous avons eu l'occasion, la possibilité, la chance,
05:37 de signer un contrat d'artiste maison de disque,
05:39 avec une petite maison de disque à l'époque qui s'appelait Atmosphérique,
05:41 et donc j'ai eu le choix, à titre personnel,
05:43 j'ai choisi la musique,
05:44 et depuis j'ai cette chance-là,
05:46 c'est que ce contrat-là que j'ai signé, il continue.
05:48 Allez, on va continuer à parler musique,
05:50 dans un instant, Anissa.
05:51 Oui, avec les indispensables de Joey,
05:54 mais je crois que Joe s'est inspiré de vous,
05:56 Gaëtan Roussel, pour la musique d'aujourd'hui,
05:59 C'est dans un instant dans Culture Média sur Rwanda.
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