- il y a 3 ans
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00:00 [Musique]
00:20 Bonjour à toutes et à tous, ravie de vous retrouver pour ce Grand Talk, Grand Talk spécial,
00:26 aujourd'hui on vous parle du tri des déchets et des ordures ménagères.
00:30 Tour Métropole assure ce service depuis 2000, l'élimination des déchets sur les 22 communes,
00:35 et Tour Métropole y lancera question durant pratiquement toute cette émission.
00:39 Pour répondre à nos questions en tant qu'habitants sur ce qui se passe dans nos poubelles et où vont-elles,
00:44 et bien nos spécialistes et nos élus, Martin Cohen, bonjour.
00:48 Bonjour.
00:49 Bienvenue sur le plateau, vous êtes vice-président de Tour Métropole, délégué aux déchets et à la transition écologique et énergétique.
00:54 Jean-Louis Brasero, bonjour. Bonjour.
00:56 Un habitué du plateau de TV de four, chargé de communication des déchets et de la propreté urbaine pour Tour Métropole.
01:02 Et puis Christophe Girardet, bonjour. Bonjour.
01:04 Responsable de la Trimobile, vous connaissez la Trimobile puisque c'est un petit camion
01:08 qui se balade sur les différents marchés de l'agglomération et même un petit peu de la métropole, et même d'un petit peu plus loin.
01:15 Alors, quelle stratégie pour la gestion des déchets au niveau local, pour les années à venir en tout cas pour Tour Métropole ?
01:22 Eh bien, je vous propose tout de suite d'écouter le président de Tour Métropole, c'est Frédéric Ogis.
01:26 On a souvent vu les déchets comme un déchet. Aujourd'hui, le déchet, je le dis et le redis, c'est de l'or vert.
01:33 Il y a des choses à faire dans nos poubelles.
01:35 Quand vous combinez le biodéchet, qui est de collecter à la source nos aliments qui doivent être retraités, qui ont une valeur,
01:43 vous mettez le recyclage à travers, parsemeler, et demain, l'UVE, et vous aurez une métropole vraiment aboutie
01:51 en termes de traitement des déchets de la source au recyclage.
01:56 Et c'est cela, la politique que l'on veut tous pour demain.
01:59 Eh oui, une politique variée parce que des déchets, il y en a vraiment plusieurs.
02:04 On parle d'une UVE, le président parlait d'une UVE tout à l'heure, il en sera question dans la troisième partie d'émission.
02:09 C'est une unité de valorisation énergétique. Là, on s'attaque à l'incinération des ordures ménagères.
02:15 Martin Cohen, on va parler du tri des déchets, de cette fameuse poubelle jaune, à laquelle on s'est habitué également avec vous, Jean-Louis.
02:23 Tout est devenu un petit peu plus simple il y a quelques années.
02:26 Avant, il fallait vraiment trier à chaque fois. On se disait non, ça, ça ne va pas dans la jaune.
02:30 Aujourd'hui, c'est beaucoup plus simple. On peut à peu près tout mettre dans la poubelle jaune ?
02:34 Alors, il ne faut pas tout mettre dans la poubelle jaune, mais on peut mettre tous ses emballages.
02:38 Effectivement, depuis le début de l'année 2022, il y a eu ce qui s'est passé, ce qui s'appelle l'extension des consignes de tri.
02:44 Sur l'ensemble du territoire français, les consignes sont les mêmes.
02:48 Tout ce qui est emballage peut être mis dans la poubelle jaune.
02:51 Alors, chaque année, je crois que c'est 20 tonnes de déchets qui sont triés.
02:57 20 000 tonnes.
02:58 20 000 tonnes. Oh là là, j'oublie juste quelques zéros.
03:02 Évidemment, pendant les périodes de fêtes, on imagine qu'il y a des périodes plus ou moins importantes.
03:09 Les fêtes, là, on s'attaque à quelque chose d'important.
03:12 Les erreurs de tri restent récurrentes aujourd'hui, Jean-Louis, même si le tri est devenu plus facile ?
03:19 Oui, alors, le tri est devenu plus facile.
03:21 Effectivement, aujourd'hui, tous les papiers et tous les emballages se trient.
03:25 C'est plus simple.
03:27 Malgré tout, on a 30 % d'erreurs de tri.
03:30 Ce sont des objets, des déchets indésirables de la poubelle jaune.
03:34 Donc, ce sont des choses à ne pas mettre dedans.
03:36 Alors, bien sûr, vous récupérez de temps en temps carrément une poubelle d'ordures ménagères dans la poubelle jaune.
03:41 Donc, on comprend facilement qu'elle n'a pas sa place.
03:43 Mais qu'est-ce qu'on peut également...
03:45 Vraiment, quand est-ce qu'on parle d'erreurs ?
03:47 On croit bien faire et finalement, on ne fait pas tout à fait ce qu'il faut.
03:49 Je vais préciser, c'est effectivement des sacs d'ordures ménagères noires qu'on retrouve dans la poubelle jaune.
03:53 Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
03:54 Peut-être avec du bon dedans, peut-être avec du déchet recyclable dedans, mais on ne peut pas le savoir.
03:58 Donc, il faut absolument mettre tous vos déchets d'emballage recyclable en vrac dans la poubelle jaune, pas dans des sacs.
04:05 Pas dans des sacs.
04:06 En vrac.
04:07 Et les sacs transparents, on peut les utiliser ?
04:08 Éventuellement, mais sur notre territoire, on n'est pas censé avoir de sacs transparents.
04:11 D'accord, parce que ça fait encore un déchet finalement.
04:13 Alors, les erreurs, ça peut être carrément les ordures ménagères. Là, c'est une erreur grossière.
04:17 Qu'est-ce qu'on peut avoir comme... ?
04:19 Du verre bouteille, des seringues, des produits toxiques qui vont plutôt aller en déchetterie.
04:23 Du verre bouteille, des couches culottes, l'extincteur, la route vélo, une bordure de trottoir, des balancelles, des jouets en plastique, de tout.
04:32 C'est une blague ?
04:33 Non.
04:34 Ok, ce n'est pas une blague.
04:35 Non.
04:36 Et ça concerne, vous avez dit le pourcentage d'erreur.
04:38 30%.
04:39 Est-ce que c'est beaucoup, M. Cohen, par rapport à d'autres métropoles ?
04:42 Ou comment on se situe ? Est-ce qu'il y a un palmarès des bons et des mauvais trieurs ?
04:45 On connaît les taux de refus des autres collectivités.
04:49 Le 30%, je dirais que c'est beaucoup, mais c'est des chiffres qu'on peut retrouver ailleurs.
04:54 On en parlera tout à l'heure avec notre centre de tri interdépartemental.
04:58 Oui, qui est tout nouveau.
04:59 Qui est tout nouveau.
05:00 Et on se rend compte, on fait ce travail-là de calculer le taux de refus collectivité par collectivité.
05:06 Et en fait, des mauvais élèves, il y en a un petit peu partout, malheureusement.
05:09 D'accord.
05:10 Il n'y a pas un quartier ou un secteur ou une ville ?
05:12 Non, ça dépend des moments, ça dépend certainement, peut-être un peu des quartiers,
05:17 mais globalement, des mauvais élèves, on peut en retrouver partout.
05:21 D'accord, c'est comme dans n'importe quelle classe.
05:23 Donc, on a aussi quelques faux amis.
05:25 On commence bien à faire, et finalement, par exemple, le jouet en plastique d'un petit enfant,
05:29 on ne le met pas dans la poubelle de tri.
05:32 Non, effectivement, le jouet en plastique, ce n'est pas un emballage.
05:34 Le cintre en plastique, ce n'est pas un emballage.
05:36 Une passoire, une bassine en plastique, certes, c'est du plastique, mais ce n'est pas un emballage.
05:41 Donc, je me mets où, tout ça ?
05:42 En poubelle ordure ménagère, ou si vous avez l'occasion d'aller en déchetterie pour amener d'autres choses en même temps,
05:47 et n'allez pas juste pour une bassine, bien sûr, en déchetterie, vous pourrez déposer ces déchets.
05:51 Vous pouvez déposer ça à la trimobile, on en reparlera tout à l'heure avec vous, Christophe,
05:54 mais est-ce que, par exemple, la passoire, le jouet, etc., vous prenez dans la trimobile ?
05:58 Une partie, bien sûr, est prise par la trimobile, sachant que c'est un petit camion malgré tout.
06:03 Je ne viens pas avec la remorque, puisque à la trimobile.
06:05 Voilà, c'est ça, le but, ce n'est pas ça.
06:06 C'est une déchetterie d'appoint qui vient jusqu'à vous ?
06:08 C'est ça, complètement.
06:09 On va en reparler.
06:10 Évidemment, ce qui va un petit peu "révolutionner" notre quotidien, c'est le compostage des déchets.
06:19 Au 1er janvier prochain, et ça, ça concerne tout le monde, le particulier, les restaurateurs, les cantines,
06:24 c'est ça, qu'est-ce qui se passe, Martin Cohen ?
06:28 Finalement, il va falloir s'équiper d'une nouvelle poubelle, c'est ça ?
06:31 Alors, pas forcément d'une nouvelle poubelle.
06:34 Effectivement, au 1er janvier 2024, la collectivité doit proposer une solution de gestion de ces biodéchets.
06:42 Ça peut être une nouvelle poubelle, ou plutôt une nouvelle collecte,
06:46 qui va être sur une portion très faible, très restreinte du territoire.
06:50 Pour la grosse majorité du territoire, on est plutôt sur du compostage.
06:53 Compostage individuel, ou du compostage partagé.
06:57 Le biodéchet, c'est quoi ?
06:58 Pour moi, c'est les épluchures, quand je fais la soupe, les épluchures de légumes, ça va un petit peu plus loin.
07:04 Est-ce qu'on peut définir ?
07:05 Il y a plusieurs écoles, j'ai l'impression, dans les biodéchets.
07:08 Jean-Louis, c'est quoi un biodéchet ?
07:10 Un biodéchet, effectivement, c'est les résidus de préparation alimentaire,
07:13 c'est le reste de fin de repas,
07:15 qui est aussi malgré tout le gaspillage alimentaire,
07:17 qu'on a fait trop de pâtes parce qu'on n'a pas su doser,
07:20 et qu'on les jette plutôt que de vouloir le remanger le jour suivant,
07:24 d'une autre façon, adapter une recette.
07:28 Cuisiner à nouveau, oui.
07:29 Exactement.
07:30 Donc c'est un peu tout ça, les biodéchets.
07:32 On peut y mettre de la viande, on peut y mettre des os, on peut y mettre des féculents.
07:36 On est autorisé par l'ADEME, maintenant, suite à plusieurs années d'expérimentation,
07:42 c'est autorisé et c'est toléré de mettre les produits carnés.
07:45 Est-ce que quand on met des produits carnés,
07:47 parce qu'on sait très bien que beaucoup de Tourangeau,
07:50 enfin beaucoup de Français mettent déjà les épluchures, etc.
07:52 dans le composteur, dans le jardin par exemple,
07:54 ou alors sur le balcon, ils ont un petit seau,
07:57 est-ce que pour les produits carnés, par exemple,
07:59 certains parlent de mettre un peu de sur de bois,
08:02 est-ce qu'il faut enrichir son compost pour qu'il se désagrège vraiment bien ?
08:07 On va repréciser un peu sur les produits carnés,
08:09 effectivement, ça va être les restes de l'assiette.
08:11 - C'est comme un demi-poulet. - Exactement.
08:13 Les petits morceaux de viande, les petits produits,
08:16 les petites croutes de fromage aussi,
08:18 pourront être facilement absorbés par un composteur de jardin
08:22 ou un lombricomposteur.
08:23 - Sinon on prend des poules, par exemple ?
08:24 - Pour ceux qui peuvent, bien sûr.
08:26 - Qui a des poules sur le plateau ? Personne ?
08:28 Vous avez des poules ? Combien ?
08:30 - Deux poules. - D'accord, ça va, elles mangent les déchets de la famille ?
08:33 - Elles font leur choix, donc il faut choisir ce qui va aux poules,
08:37 ce qui va au composteur.
08:38 - Très bien. Alors justement, pour aider les habitants de la métropole
08:42 à s'équiper, on peut justement demander à la métropole
08:48 de nous prêter, de nous louer, comment ça se passe ?
08:51 Un équipement, ça peut être un composteur pour le jardin,
08:53 ça peut être un lombricomposteur, on en a un devant le plateau.
08:57 Qu'est-ce qui est à ma disposition si j'habite sur la métropole de Tours ?
09:01 - Donc si vous êtes un particulier, vous résidez en maison,
09:04 effectivement, vous pouvez avoir une dotation d'un composteur individuel
09:09 au jardin de 320 litres à venir chercher dans notre dépôt.
09:13 - Les fameux composteurs verts, là, un peu à étage ?
09:16 - C'est ça. - À étage, non, il y a quatre côtés et un couvercle.
09:19 - D'accord. - Donc c'est un composteur qui a fait ses preuves
09:23 depuis de nombreuses années, ça fait plus de 20 ans que la métropole
09:25 en distribue, aujourd'hui il y a presque 25 000 composteurs
09:28 déjà mis en place sur le territoire de la métropole.
09:30 - Donc ça c'est gratuit ? - C'est gratuit.
09:32 - Je peux avoir aussi un lombré-composteur, donc là,
09:35 c'est peut-être un peu plus technique, c'est quoi la différence ?
09:38 Lombré-composteur, il y a des verres de terre dedans.
09:40 - Oui, alors la technicité est quasiment identique,
09:43 c'est le choix de l'habitat, enfin, du type d'habitat, effectivement.
09:47 Le composteur individuel, quand je suis en maison et que j'ai un jardin,
09:50 le lombré-composteur, c'est quand j'habite en appartement.
09:53 - Donc si ça m'amuse d'avoir un lombré-composteur,
09:56 je ne peux pas en avoir si je suis en maison ? - Exactement.
09:58 - Ok, donc je laisse ceux qui ont par exemple un balcon, un appartement ?
10:01 - Tout à fait, alors pas de balcon. - D'accord.
10:04 - Pas sur un balcon, le froid, le chaud, les verres.
10:07 - Ah d'accord, donc vraiment, le lombré-composteur tel qu'il est sur le plateau,
10:09 je le mets... - À l'intérieur.
10:11 - À l'intérieur de mon appartement, il n'y a pas d'odeur ?
10:13 - Si le composteur... Mais c'est comme le composteur de jardin,
10:16 s'il s'est bien équilibré, il n'y a pas de nuisances,
10:18 ni olfactives, ni de moucherons.
10:20 - D'accord, et puis il y a également des projets partagés,
10:23 par exemple, ça peut être un syndic,
10:26 on peut être équipé de manière un peu collective, c'est ça ?
10:30 - Tout à fait, aujourd'hui, il y a plus d'une...
10:32 presque une centaine de sites de compostage partagés,
10:35 donc c'est des solutions collectives pour l'habitat collectif,
10:39 pour les immeubles. Donc on parlait de syndic,
10:41 mais un bailleur aussi, on a beaucoup travaillé
10:43 avec les bailleurs depuis de nombreuses années,
10:45 on nous sollicite, on étudie avec la commune,
10:48 support si le lieu est choisi stratégique,
10:51 validé par tout le monde, et ensuite,
10:54 on met en place les modules qu'on aperçoit en bois,
10:57 des modules en bois d'un métier.
10:59 - On a un peu des conseils, parce que c'est pareil,
11:01 il va falloir que tout le monde soit opérationnel,
11:03 comment vous faites pour qu'on fasse les choses bien ?
11:05 - On travaille effectivement avec l'association
11:07 Zéro déchet touraine, et on travaille aussi
11:09 avec nos ambassadeurs de tri pour expliquer,
11:11 accompagner ces nouveautés.
11:13 - Il y a beaucoup de demandes, là, puisqu'il y a une deadline,
11:15 c'est le 1er janvier, en ce moment, c'est...
11:17 - On a de la demande, on a de la demande,
11:19 mais effectivement, ça demande aussi
11:21 quelques temps, quelques réflexes, quelques habitudes,
11:23 et qu'il faut, vous l'avez dit, accompagner.
11:26 - Alors on parle toujours des déchets alimentaires,
11:28 il y a une commune sur la métropole de Tours
11:30 qui a tenté une expérimentation,
11:32 c'est Balanmiré, qui est ville pilote
11:34 dans le traitement des biodéchets. On regarde un extrait
11:36 d'un reportage qu'on a fait il y a quelques semaines, regardez.
11:38 - Au menu du jour,
11:40 des restes de carottes râpées,
11:42 du riz et des épinards,
11:44 des aliments qui ne vont plus dans la poubelle grise,
11:46 mais qui vont être valorisés
11:48 sur un terrain à la périphérie de la commune.
11:50 Tous les bacs pleins de déchets alimentaires
11:52 vont être déversés dans ce terrain,
11:54 mis à disposition par la mairie.
11:56 Ils vont progressivement se décomposer
11:58 en étant mélangés avec des copeaux de bois.
12:00 Le compost ainsi obtenu
12:02 sera ensuite utilisé par le service
12:04 des espaces verts pour fertiliser
12:06 les plantations.
12:08 - L'enjeu, il est réel,
12:10 Martin Cohen, le biodéchet,
12:12 j'ai envie de vous dire, on en produit absolument
12:14 tous les jours, un peu partout, que ce soit à la maison,
12:16 dans la restauration, dans les Ehpad,
12:18 au restaurant.
12:20 Est-ce que la métropole est prête
12:22 à absorber un petit peu tout ça
12:24 et est-ce que l'information passe bien
12:26 auprès de ceux qui sont concernés, c'est-à-dire tout le monde ?
12:28 - Alors c'est un vrai enjeu,
12:30 parce que si on regarde le gisement,
12:32 il se compte en dizaines de milliers de tonnes.
12:34 Pour ce qui est des habitants,
12:36 on estime entre 10 et 15 000 tonnes
12:38 de biodéchets qui sont mis aujourd'hui
12:40 dans les ordures ménagères résiduelles
12:42 et à peu près la même chose pour ce qui est des professionnels.
12:44 Donc vous voyez, ça fait presque 30 000 tonnes
12:46 qu'on pourrait détourner
12:48 des ordures ménagères
12:50 de l'enfouissement,
12:52 globalement, parce qu'il faut savoir qu'aujourd'hui,
12:54 nos ordures ménagères résiduelles vont à l'enfouissement.
12:56 Donc il y a un gros enjeu là-dessus.
12:58 En termes de communication,
13:00 ça se renforce.
13:02 Avec l'arrivée du 1er janvier,
13:04 forcément,
13:06 la communication va se renforcer.
13:08 Les solutions,
13:10 elles sont déjà en place pour ce qui est du compostage
13:12 individuel, du compostage collectif.
13:14 Et il y a donc une dernière solution
13:16 qu'on va mettre en place courant 2024,
13:18 qui est une solution de points d'apport volontaire
13:20 avec collecte,
13:22 puis derrière, une hygiénisation
13:24 pour envoyer en méthanisation.
13:26 Alors là, ça concerne qui, ces points d'apport volontaire ?
13:28 Ces points d'apport volontaire,
13:30 on va les mettre en place
13:32 là où il y a déjà des points d'apport volontaire
13:34 sur la métropole. Donc c'est plutôt pour les
13:36 quartiers denses, les quartiers
13:38 d'habitat collectif. Hypercentres ?
13:40 C'est de l'hypercentre, c'est les quartiers
13:42 d'habitat collectif. Donc je viendrais
13:44 avec, par exemple, mon petit seau où il y a mes
13:46 déchets alimentaires, que je viendrais vider
13:48 dans un bac. - Exactement.
13:50 Les personnes vont être dotées
13:52 d'un bio-seau ou d'un papier
13:54 craft, on verra, ça c'est encore à définir.
13:56 Et de la même façon que les personnes
13:58 descendent leur poubelle,
14:00 leur sac d'ordures
14:02 ménagères résiduelles aujourd'hui,
14:04 ou leur... - Ils descendront leur seau
14:06 avec leur... - Dans un ballage, ils descendront leur seau avec leur bio-déchet.
14:08 - Alors on parle d'un autre,
14:10 d'autres déchets avec vous,
14:12 Christophe, vous êtes donc le responsable de la Trimobile.
14:14 La Trimobile, vous connaissez, c'est ce
14:16 petit camion qui est sur la métropole
14:18 depuis, allez, une dizaine... - 2015.
14:20 - Depuis 2015.
14:22 La Trimobile, c'est donc une déchetterie
14:24 mobile, où quand la déchetterie vient
14:26 à vous, beaucoup de choses sont
14:28 collectées, enfin, peuvent aller dans la poubelle
14:30 de tri, mais on l'a bien vu, il y a des déchets,
14:32 ça se passe plutôt donc à la déchetterie,
14:34 et vous, vous récupérez tout ça. Qu'est-ce que je peux
14:36 apporter ? Et en quelle quantité
14:38 dans votre camion ? - En fait,
14:40 les quantités, c'est plutôt les usagers
14:42 qui la font, hein, où le
14:44 détailleur qu'on distribue est très
14:46 bien estampillé, c'est-à-dire que c'est
14:48 du petit déchet, donc les gens
14:50 passent bien dans cette démarche-là, c'est pas
14:52 une... - Ce qui tient dans un sac. - Voilà, c'est ça,
14:54 c'est pas une déchetterie, on vient pas à la Trimobile
14:56 comme on irait à la déchetterie.
14:58 Maintenant, j'ai quand même des gens qui viennent
15:00 sur certains quartiers en voiture, parce qu'ils
15:02 habitent pas loin, et ils sont trop loin de la déchetterie,
15:04 et voilà, ils ont pas...
15:06 Ils veulent pas prendre cet accès-là,
15:08 mais ils préfèrent venir me voir, donc ce code, c'est
15:10 des petits apports, et à force de
15:12 se familiariser, bien sûr, avec les usagers, aujourd'hui,
15:14 j'ai des habitués qui viennent me voir
15:16 sur 3 ou 4 marchés.
15:18 - Alors là, on a des petits flyers,
15:20 des piles, des cartouches,
15:22 des radiographies,
15:24 des ordinateurs, des grippins,
15:26 qu'est-ce qu'on peut vous apporter d'autre ? - Tout ce qui est
15:28 électrique, électronique, alors le néon,
15:30 la radiographie,
15:32 le textile, les piles,
15:34 les ampoules,
15:36 type Lens... - Tout ce qui traîne, hein,
15:38 vous savez, dans le garage, sur le balcon,
15:40 dans ce fameux carton qu'on va un jour
15:42 gérer. - Le livre,
15:44 alors aujourd'hui, je sais que ça fait
15:46 parler beaucoup, parce qu'il y a des boîtes à livres,
15:48 donc je précise
15:50 bien aux usagers qu'il faut... - Qu'on peut également
15:52 mettre les livres dans la boîte à livres. - Voilà, c'est ça, exactement.
15:54 Nous, enfin, je suis pas là
15:56 pour faire de l'apport pour de l'apport,
15:58 on est là aussi, je suis aussi un ambassadeur
16:00 du tri, je suis aussi pour expliquer,
16:02 et je fais beaucoup d'explications.
16:04 - Oui, ben, j'imagine, parce qu'avec cette
16:06 date du 1er janvier, j'imagine
16:08 que d'ailleurs les biodéchets sont au cœur des discussions
16:10 de la Trimobile aussi. - Ça fait 6 mois, 8 mois
16:12 que je fais que de parler de ça tous les jours. - C'est vrai ? D'accord.
16:14 Vous êtes aussi un ambassadeur... - Oui, complètement.
16:16 - ...du tri. C'est gratuit de venir déposer
16:18 comme quand je viens en déchetterie ? - Complètement. - Il faut qu'il y ait la carte
16:20 de déchetterie, ou pas ? - Non, pas du tout, non. Sur
16:22 ce type de camion,
16:24 la métropole n'a pas voulu mettre en place
16:26 ce système-là. C'est plutôt pour aider
16:28 les gens, et
16:30 peu importe qu'ils viennent de Bléret, Loche,
16:32 venir sur tour, ils ont quelques piles
16:34 qui traînent, plutôt que de les garder dans leur voiture,
16:36 alors ça quand même un peu importe, ils vont venir me l'amener.
16:38 Et c'est dans ce but-là qu'on veut
16:40 faire vivre encore plus ce camion
16:42 qui a eu du mal à
16:44 fonctionner comme il fonctionne aujourd'hui.
16:46 - D'accord. - De mieux en mieux. - Aujourd'hui,
16:48 le camion est connu, et puis on retrouve
16:50 le stationnement
16:52 du camion sur le site internet
16:54 de la métropole.
16:56 Il y a aussi des discussions autour des objets
16:58 qu'on achète, des équipements qu'on a.
17:00 En préparant cette émission, on parlait des objets
17:02 qu'on consomme un peu rapidement.
17:04 Si le grille-pain ne marche plus,
17:06 bon, bah, allez, on va les jeter.
17:08 Ça fait émerger des discussions
17:10 sur l'achat qu'on peut faire ?
17:12 - Oui, oui. Aujourd'hui, les gens sont dans
17:14 deux optiques, c'est "j'ai envie de vous le donner
17:16 mais je ne vous le donne pas parce que je préférais qu'on me le répare",
17:18 sauf qu'aujourd'hui, les solutions de réparation,
17:20 il n'y en a pas tant que ça.
17:22 - On achète un peu du consommable.
17:24 - Malheureusement, mais on est tous un peu dans le système.
17:26 Moi aussi, je voudrais bien faire réparer
17:28 mes appareils qui tombent en panne, mais aujourd'hui, il n'y a pas
17:30 tant de solutions que ça. Souvent, il faut demander
17:32 à un chef de vie avant, c'est-à-dire qu'il va être payant.
17:34 Je pense qu'il y a encore beaucoup de travail là-dessus
17:36 pour que ça devienne un petit peu plus...
17:38 que tout le monde redevienne
17:40 à de la réparation et plus non à de la consommation
17:42 comme il y a aujourd'hui. - En tout cas, quand je dépose
17:44 mes objets à la Trimobile,
17:46 ils partent en filière, c'est ça ? - Ils partent en filière.
17:48 Je vais vider mon camion le matin et l'après-midi
17:50 ou le lendemain matin si j'ai pas le temps
17:52 en fin de journée, sur une déchetterie
17:54 qui, après, repartent,
17:56 tous les déchets repartent en filière puisque
17:58 en déchetterie, c'est 75% qui sont recyclés
18:00 mais sur la Trimobile, je dirais que moi, je suis à beaucoup plus que ça.
18:02 Je pense qu'on fera un petit
18:04 calcul l'année prochaine mais je pense qu'on sera
18:06 beaucoup plus que ça sur la Trimobile.
18:08 - Est-ce qu'on a le droit de faire venir à la Trimobile
18:10 je sais pas, un événement
18:12 qui... écologique ?
18:14 - Il y a beaucoup, beaucoup de propositions.
18:16 - C'est vrai ? - Ouais, ouais.
18:18 - Est-ce que c'est possible ou pas ? Est-ce que c'est envisageable ?
18:20 - Je pense qu'il faudra en discuter autour d'une table.
18:22 - Bon, vous vous ferez une réunion, voilà.
18:24 Tous ensemble, mais en tout cas, il y a de la sollicitation.
18:26 - Ouais, complètement. Et puis, on travaille aussi, nous,
18:28 avec des gens qui sont des associations
18:30 derrière. Faut pas... Je pense qu'on peut
18:32 leur en parler parce qu'ils sont au quotidien
18:34 tous les jours. Moi, j'ai donné beaucoup de lunettes
18:36 ce matin à M. Brossot, là, qui s'occupe
18:38 d'Afrique Amitié. - Oui. - Donc, c'est un partenaire de la Trimobile
18:40 comme des Léchétries.
18:42 On va citer bientôt... J'ai rencontré
18:44 la semaine dernière un monsieur... Alors, j'ai pas son nom,
18:46 malheureusement. J'ai son prénom. C'est Pierre, qui s'occupe
18:48 de Véloloup. - Oui.
18:50 - Qui est sur le bar Louisianes. - C'est une société
18:52 qui recycle, qui récupère des vélos et puis
18:54 qu'il les remet en état. - C'est ça. - Il est vraiment péloupe.
18:56 - Et puis aussi, de la pièce. C'est vraiment...
18:58 Avec des personnes
19:00 en situation derrière, puisqu'il
19:02 emploie ces gens-là.
19:04 Beaucoup de partenaires comme ça. Les radiographies, aussi,
19:06 ces médecins sans frontières, mais ça, ça fait
19:08 plus de 20 ans qu'on travaille avec eux, aussi.
19:10 - Bon, ça vous passionne, les déchets, ou bien ?
19:12 - Bien sûr. On se trompe pas dedans.
19:14 - Bon. En tout cas, merci beaucoup, Christophe,
19:16 d'être venu avec nous. Dans la deuxième partie de l'émission,
19:18 on va parler d'un nouvel équipement dont s'est doté
19:20 la métropole, mais pas seulement,
19:22 puisque c'est un centre interdépartemental
19:24 de tri. Il est situé à Pars et Mêlé.
19:26 On fait le point sur cet équipement juste
19:28 après la pub. À tout de suite.
19:30 ♪ ♪ ♪
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