- il y a 2 ans
Salon VIP (06/12) avec Siya Kolisi
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00:00 [Musique]
00:10 Bonsoir à tous, ravie de vous retrouver ce soir sur BE IN SPORT pour un salon VIP exceptionnel
00:17 puisque ce soir nous allons être en compagnie d'un double champion du monde, capitaine des Springboks.
00:24 Il est aujourd'hui du côté du Racine 92, Sia Kolissi, il nous fait le grand plaisir d'être avec nous.
00:30 Bonsoir Sia, installez-vous tranquillement. Clara Pavon vous rejoint également.
00:34 Bonsoir Clara. Hello Sia, hello everybody, hello Claire.
00:39 Hello, parlez un petit peu français Sia ?
00:42 Un peu, je l'aime.
00:44 Ça commence, c'est déjà bien parce que ça ne fait pas longtemps que vous avez commencé en France.
00:49 Évidemment on va revenir sur votre carrière que vous écrivez et que vous décrivez dans votre autobiographie "Vaincre" en français.
00:56 Je crois que c'était "Rise" le titre anglais. On vous a préparé des petites surprises.
01:03 Déjà vous avez quelques petits macarons qui ont été préparés par Dorian Tudor avec votre petit visage dessus.
01:10 Comme ça on peut manger du Sia Kolissi.
01:13 Non.
01:15 On peut manger aussi. On peut aussi nous croquer. Voilà, c'est au choix.
01:20 Tout d'abord pour commencer ce salon VIP Sia, voici les dates qui ont marqué votre carrière.
01:26 Sia, en 2011 vous signez professionnel rugby avec la Western Province.
01:35 Le 15 juin 2013 vous jouez pour la première fois avec l'équipe nationale l'Afrique du Sud contre l'Ecosse.
01:40 Victoire 30 à 17 et vous serez élu homme du match.
01:44 Le 28 mai 2018 vous êtes nommé capitaine de l'Afrique du Sud.
01:48 C'est la première fois que l'Afrique du Sud a un capitaine noir.
01:51 Le 21 novembre 2019 vous êtes champion du monde pour la première fois.
01:55 Victoire en finale 32 à 12 face à l'Angleterre.
01:59 En 2023 vous jouez pour la première fois avec le Racing 92 après avoir remporté une seconde coupe du monde.
02:06 Victoire 12 à 11 contre la Nouvelle-Zélande. On l'a évidemment hyper suivi puisque c'était en France.
02:11 Oui, on était déçus pour l'équipe de France mais finalement on était ravis d'avoir été éliminés par les champions du monde.
02:21 Oui bien sûr c'était difficile, difficile de jouer contre l'équipe organisatrice.
02:34 On sait bien que ces équipes ont beaucoup de pression.
02:38 C'était un match très difficile, probablement l'un des plus difficiles de la coupe.
02:42 Mais voilà, nous voulions aussi rendre nos pays fiers.
02:47 Vous avez rendu tout un pays très très fier.
02:49 Je voulais vous montrer ce t-shirt SIA.
02:52 C'est une collab entre la marque Fer Bonifacio et la Bamboche.
02:58 La Bamboche c'est quoi ? C'est l'apéro des copains.
03:01 C'est un endroit où il va aller parce que beaucoup de joueurs du Racing font l'apéro à la Bamboche.
03:07 Et regarde des matchs aussi là-bas.
03:09 Exactement, c'est Fafa qui organise notamment, il n'est pas tout seul, cette Bamboche.
03:13 Et il a même son cousin qui joue avec vous, c'est Cédat Gomes.
03:17 Donc vous allez le croiser, vous pourrez lui dire.
03:19 Voici la collab entre la Bamboche et la marque Fer.
03:24 C'est un t-shirt qui vaut 65 euros, en matière bio, fabriqué en Corse.
03:30 Alors sachez qu'une partie des bénéfices est reversée à l'association Grandissons Ensemble
03:34 qui héberge et accompagne les personnes en situation de grande précarité.
03:38 Donc vous achetez le t-shirt, vous allez faire la fête à la Bamboche
03:43 et en plus vous faites un joli geste pour les personnes en grande précarité.
03:47 Voilà, je vous ai fait un condensé.
03:49 Et puis je voulais vous montrer cette petite image, si il y a.
03:52 Elle s'appelle Elys Marthe, c'est une plongeuse de l'équipe Red Bull.
03:57 Elle a fait le premier handstand sur un hélicoptère.
04:00 Alors Clara, je sais que vous êtes très douée en yoga, mais je crois que vous ne vous tenterez pas là-dessus.
04:03 Je suis très douée en handstand, mais certainement pas en hélicoptère.
04:06 Pas comme ça. Et si je voulais vous montrer... Non ?
04:09 Non.
04:10 Et pourtant, c'est dans un hélicoptère que vous avez demandé votre femme en mariage.
04:15 Oui, bien sûr, mais ce n'est pas la même chose.
04:18 Oui, mais ça n'a rien à voir avec ça.
04:19 Votre femme n'a pas fait ça ?
04:21 Je ne ferai jamais ça. Non, elle ne le fera pas.
04:25 Non, non, pas du tout.
04:27 En tout cas, comme ça, elle était en l'air, elle ne pouvait pas s'enfuir.
04:30 Vous étiez sûre qu'elle serait obligée de dire oui.
04:33 Vous avez très bien fait, Sia.
04:35 Oui, bien sûr. C'est pour ça qu'elle est là-dessus.
04:37 Parce qu'elle voulait que nous descendions rapidement.
04:39 Oui, parce que comme ça, elle a voulu aller très vite.
04:42 Le sport, j'adore.
04:44 Alors Sia, le rugby, vous le découvrez dans le township de... On dit comment ?
04:52 Suidé ?
04:53 Oui.
04:54 En Afrique du Sud, près de Port-Elisabeth.
04:56 Et au départ, pourtant, c'était le foot que vous vouliez pratiquer.
04:59 Mais il manquait un petit peu de talent ?
05:01 Oui, je n'étais pas excellent au foot.
05:06 Beaucoup de membres de ma famille jouaient du foot.
05:11 J'ai essayé tous les postes jusqu'à ce que je devienne goal.
05:14 Et à ce moment-là, je me suis dit, peut-être que je devrais plutôt me tourner vers le rugby.
05:18 Et dans votre autobiographie, j'ai eu beaucoup d'informations sur votre carrière, sur votre vie.
05:24 Vous parlez donc de la misère qui vous entoure, de la violence dans laquelle vous vivez
05:28 quand vous êtes enfant.
05:30 C'est le rugby qui vous a sauvé ?
05:32 Comment ça ? En vous offrant une nouvelle vie ?
05:35 Oui, parce qu'il y a deux options.
05:43 Soit vous jouez un sport, vous allez à l'école, ou bien vous devenez amis avec des gangs.
05:50 Et quand j'étais jeune, je fumais, je buvais, jusqu'à ce que je commence le rugby.
05:57 Et quand j'ai commencé à jouer au rugby, c'est à ce moment-là qu'on commence vraiment à trouver un endroit
06:03 où on a une place, où les gens sont là pour vous soutenir.
06:06 Et j'ai vraiment eu l'impression d'appartenir à un tout.
06:09 Je suis allé à l'entraînement tous les jours.
06:12 Et si je n'allais pas à l'entraînement, si je n'avais pas fait, je n'aurais pas été prêt à saisir
06:16 la chance qui m'a été offerte lorsqu'elle est apparue.
06:18 Vous bénéficiez d'une bourse pour rentrer dans le prestigieux lycée de Gray High School.
06:24 Et là-bas, vous découvrez quelque chose qui est essentiel.
06:27 On ne s'en rend pas forcément compte. Vous mangez enfin à votre faim.
06:30 Oui, c'était très difficile d'aller à Gray.
06:40 Parce que je ne parlais pas anglais. J'avais 12 ans lorsque je suis entrée dans cette école.
06:44 J'avais 12 ans, donc.
06:46 Et vraiment, c'est un peu comme maintenant, en France.
06:52 Vous apprenez une nouvelle langue à l'époque.
06:54 Mais au final, tout s'est bien fini.
06:57 Et je sais que tout se passera bien ici en France, puisque je l'ai déjà vécu.
07:00 On peut avoir différents rêves grâce à ces différentes infrastructures dans l'école.
07:14 Et avoir un terrain qui porte mon nom, c'est quelque chose auquel je n'aurais jamais osé rêver.
07:19 Je suis fière, fière pour moi-même, pour ma famille, pour ma communauté.
07:23 Et je suis heureuse de montrer ainsi aux enfants que tout est possible.
07:26 Je vous disais que vous mangez enfin à votre faim.
07:30 Je ne sais pas si la traduction a été très bonne.
07:32 Mais parce que pendant longtemps, vous n'avez pas mangé comme il se devait.
07:39 Et donc, quand vous êtes arrivés dans ce lycée,
07:41 quand les autres prenaient place à table, vous, vous aviez déjà fini une assiette.
07:45 Vous en teniez déjà la deuxième.
07:47 Est-ce que vous aviez peur peut-être de ressentir à nouveau ce problème et cette faim ?
07:53 Quand j'étais plus jeune, lorsque vous étiez à table avec votre famille,
08:05 on partageait tout dans un même plat.
08:08 On devait manger une cuillère, puis passer la cuillère aux autres membres de la famille.
08:13 Et donc, quand je suis allé à Gray, vous pouviez aller vous resservir une fois, deux fois, trois fois.
08:21 Et je mangeais très, très vite.
08:23 Et les enseignants avaient l'habitude de me dire "tu peux ralentir, tu peux ralentir,
08:25 on n'a pas besoin de manger aussi vite, la nourriture est là,
08:28 on n'a pas besoin de se battre pour manger."
08:30 Donc c'était vraiment très différent, quelque chose auquel j'ai dû m'habituer.
08:34 Vous savez que vous voulez faire carrière dans le rugby.
08:36 Vous le dites même à votre professeur de comptabilité.
08:39 Lui, il vous trouve arrogant de dire que vous voulez jouer pour les Springboks,
08:44 mais il vous appellera plus tard, quand il vous voit avec le maillot de l'Afrique du Sud.
08:48 Il a reconnu son erreur et s'est dit "bon, finalement, il n'était pas si arrogant que ça."
08:53 L'école était difficile pour moi.
09:03 Bien sûr, je voulais réussir.
09:05 Mais lorsque j'avais 16 ans, c'est vraiment à ce moment-là que je me suis rendu compte
09:09 que voilà, c'était ce que je voulais faire.
09:11 J'étais petite parce que j'avais souffert de ma nutrition.
09:15 Et lorsque j'avais 16 ans, j'ai subitement grandi et le rugby est devenu plus simple pour moi.
09:21 J'avais l'habitude souvent de dormir en classe, ce qui n'était pas vraiment idéal,
09:27 mais j'étais sûre que je réussirais un jour.
09:29 Votre idole, c'est Schalkberger, troisième ligne comme vous.
09:33 Difficilement, vous obtenez son autographe parce que vous êtes timide,
09:36 vous n'osez pas la première fois aller le voir.
09:38 Finalement, votre coach vous dit "si, si, si, tu ne reviens pas avant d'avoir l'autographe."
09:42 Vous l'avez toujours ?
09:44 Oui.
09:46 Non, en réalité, je ne sais pas où est ce livre maintenant,
09:52 mais c'était vraiment une journée très spéciale pour moi.
09:55 C'est la première fois que j'ai rencontré les Springboks, rencontré Schalkberger,
09:59 qui est vraiment un héros pour tout le monde en Afrique du Sud.
10:02 Il avait beaucoup de chevaux, et moi je n'avais pas de cheveux,
10:05 et maintenant moi j'ai plein de cheveux et lui n'a plus de cheveux.
10:08 Mais oui, j'ai vraiment beaucoup appris de lui, j'ai joué avec lui,
10:11 c'était vraiment très spécial pour moi de jouer avec lui.
10:13 Dans votre livre, vous expliquez que petit à petit,
10:16 vous faites une place dans le rugby sud-africain,
10:18 à la Western Province, Clara l'évoquait, aux Stormers, aux Sharks.
10:23 Vous expliquez avec beaucoup d'honnêteté que parfois,
10:25 vous avez eu des soirées très arrosées qui vous ont empêché de briller dans le rugby.
10:29 Vous ratez notamment une finale de super rugby,
10:31 et pendant la Coupe du monde 2015, vous n'êtes pas assez présent
10:33 pour soutenir vos coéquipiers.
10:35 Ce sont des choses que vous regrettez aujourd'hui,
10:37 ou vous avez réussi à vous pardonner,
10:40 et à vous dire que maintenant vous êtes un homme nouveau ?
10:42 Oui, je regrette un petit peu, mais j'ai réussi à me pardonner.
10:50 Je pense que nous sommes tous des êtres humains,
10:54 et on apprend de nos erreurs.
10:56 Je ne peux pas me détester pour des erreurs que j'ai commises dans ma vie.
11:00 C'est pourquoi j'ai écrit ce livre,
11:03 parce que je veux que d'autres joueurs sachent
11:06 que si vous avez le même parcours que moi,
11:09 le rugby peut vous offrir des opportunités,
11:12 vous ouvrir des portes pour votre famille, votre communauté également.
11:14 Mais il y a aussi des tentations,
11:16 il y a d'autres choses que vous allez rencontrer sur le chemin,
11:18 l'alcool par exemple,
11:20 d'autres choses qui peuvent vraiment vous dévier de votre trajectoire.
11:22 Donc je veux que les autres apprennent de mes erreurs,
11:24 pour qu'ils ne les commettent pas.
11:26 Le changement dans ce moment où vous sombrez parfois dans l'alcool,
11:32 ce qui vous a totalement changé, j'ai envie de dire,
11:35 d'une personne et d'une chose, la religion et votre femme, Rachel ?
11:39 Oui, ma femme m'a beaucoup aidée, ma famille également.
11:46 Parce que j'ai dû choisir.
11:49 Soit je continuais à boire trop, à trop faire la fête,
11:53 et j'allais perdre ma famille, ma carrière,
11:56 et j'allais revenir au début.
11:58 Je ne veux pas dire que ça aurait été vraiment terrible,
12:02 mais avec le talent que j'ai,
12:04 j'en ai parlé avec le coach Rossi,
12:07 et il m'a dit que je pouvais changer la vie de ma famille,
12:11 de ma communauté, c'est ce que je fais aujourd'hui.
12:14 Donc voilà, j'ai dû prendre une décision,
12:16 est-ce que je veux continuer sur cette trajectoire et vivre de rien,
12:21 ou devenir quelqu'un vraiment ?
12:24 Du coup, on boit ça maintenant ?
12:26 On boit.
12:27 C'est ton boisson ?
12:29 Oui, c'est très bon.
12:31 Plus d'alcool, on boit du thé, sans alcool, et on se régale.
12:36 C'est en 2013, à 22 ans, que vous découvrez la sélection,
12:39 avec beaucoup d'émotion, mais vous expliquez que la première fois,
12:42 vous ne vous sentiez pas prêt à rentrer sur le terrain ?
12:45 Oui.
12:47 Oui, c'était un moment vraiment plein d'émotion,
12:52 parce que lorsqu'on joue au rugby en Afrique du Sud,
12:57 on veut jouer pour l'équipe nationale.
13:00 Et pour être tout à fait honnête,
13:02 je ne pensais pas que je pourrais le faire un jour,
13:04 parce que quand j'étais petit, je ne pensais pas
13:07 que ma vie me permettrait de jouer à l'équipe nationale.
13:11 Mais quand j'ai pu entrer dans cette école,
13:14 j'ai senti que peut-être j'aurais un jour cette chance.
13:18 Et puis, j'ai joué quelques minutes dans ce premier match,
13:25 mais ce n'était vraiment pas ce qui était le plus important pour moi,
13:28 c'était de recevoir ce maillot, de pouvoir porter ce maillot.
13:32 Et Jean De Villiers était également présent.
13:37 Même si je m'étais arrêté après cette journée,
13:40 cette journée était déjà suffisamment longue,
13:42 mais après cette journée, cette journée était déjà suffisamment spéciale pour moi.
13:45 Il a même partagé sa chambre avec vous,
13:47 alors qu'il n'était pas obligé, il aurait pu avoir une chambre individuelle,
13:49 mais pour vous aider.
13:51 On ressent dans le livre que vous expliquez,
13:54 vous décrivez un climat vraiment de grande solidarité
13:58 dans cette équipe sud-africaine.
14:00 Dans le passé, le rugby en Afrique du Sud était tout à fait différent,
14:11 mais maintenant, on joue pour l'ensemble du pays.
14:15 Nous sommes une équipe diverse, avec des personnes de couleurs de peau différentes,
14:20 blancs, noirs, et c'est à ça que ressemble l'Afrique du Sud.
14:25 62 millions de personnes dans le pays, de différentes origines,
14:30 donc on peut vraiment représenter tout le monde.
14:33 Quand je joue, je pense bien sûr à quelqu'un qui aurait la même histoire que moi,
14:39 qui ne pouvait pas aller à l'école, qui n'avait pas de quoi payer des chaussures pour aller à l'école.
14:44 Quand je joue, je veux leur montrer que c'est possible,
14:46 quelles que soient les difficultés que vous traversez aujourd'hui,
14:49 si vous travaillez aussi dur que possible, vous pouvez réussir.
14:52 Je pense que c'est très important.
14:53 C'est important pour moi, quand je joue, de ne pas oublier mes racines.
14:57 Je veux vraiment redonner à ma communauté.
14:59 C'est pour ça que le rugby est si important.
15:01 Lorsque je travaille avec les sponsors, je leur demande comment est-ce que vous pouvez m'aider, moi et ma communauté.
15:07 C'est ça qui est important pour moi, avoir une plateforme.
15:09 Vraiment, ça sert à ça.
15:11 Ça ne sert pas simplement à ma famille, à moi-même, mais ça nous sert à redonner.
15:15 C'est pourquoi l'Afrique d'Afrique du Sud représente l'ensemble de l'Afrique du Sud.
15:19 En 1995, le rugby a fait quelque chose d'incroyable pour le pays.
15:25 On ne veut pas le perdre.
15:27 Nous savons que le pays nous soutient entièrement et on travaille avec ça à chaque fois qu'on joue.
15:35 Vous deviendrez le premier capitaine noir de cette équipe sud-africaine.
15:40 Vous l'avez vu comme un sportif totalement classique, comme une récompense pour vos qualités sportives.
15:48 Mais il y avait quand même une dimension politique derrière ça.
15:51 Est-ce que ça vous a dépassé ? Est-ce que vous avez compris cette dimension derrière ce capitana ?
16:01 Je ne sais pas vraiment si c'était si politique, mais c'était bien sûr important.
16:09 Je suis le premier capitaine noir de toute l'histoire de l'équipe.
16:17 C'était très différent pour moi. Je ne suis pas habitué à être au centre de l'attention.
16:23 Nous avons joué contre l'Angleterre trois matchs après le début de mon capitana.
16:30 J'ai très mal joué.
16:32 Certains de mes amis m'ont demandé pourquoi c'était si important que je devienne le capitaine.
16:43 Ils m'ont dit qu'en plus de 100 ans d'équipe, il n'y a jamais eu de personne qui était devenue capitaine.
16:51 Maintenant, ça semble être quelque chose de possible pour d'autres.
16:55 Je comprends que c'est une question de représentation qui est très importante.
16:59 Ma façon de jouer, ma façon de traiter les autres.
17:03 À chaque fois que je porte le maillot, je dois donner 100% de moi pour que des jeunes gens noirs
17:14 ressentent qu'ils peuvent avoir les mêmes chances que moi.
17:18 Je me comporte pour ouvrir les portes pour d'autres.
17:21 Vous racontez dans le livre que vous avez subi du racisme par rapport à votre femme,
17:25 qui est une femme blanche, donc vous êtes dans un couple interracial.
17:29 Vous avez subi peut-être aussi du racisme dans le sport. Est-ce qu'il y en a encore ?
17:34 Il y a beaucoup de personnes qui ne sont pas habituées à voir des gens de différentes couleurs de peau,
17:52 différentes origines, mais ma grand-mère m'a éduquée d'une façon très simple.
17:56 Tu peux aimer tout le monde, tu peux ramener n'importe qui à la maison à partir du moment où tu l'aimes.
18:03 Je pense que c'est tout ce qui compte.
18:05 Je ne suis pas vraiment inquiétée de savoir ce que les autres peuvent penser de moi
18:09 parce que ma grand-mère m'a éduquée au moment le plus dur de ma vie.
18:13 Les messages qu'elle m'a donnés sont les plus importants pour moi.
18:17 Vraiment, cette question de race n'est pas importante.
18:22 Si quelque chose est vrai entre toi et une autre personne,
18:26 eh bien rien ne peut s'opposer à ce que la relation continue.
18:32 Et elle-même, je l'aime, c'est pourquoi nous sommes encore ensemble aujourd'hui,
18:35 même s'il y a eu des moments difficiles.
18:36 Et c'est vrai partout dans le monde, pas seulement en Afrique du Sud.
18:39 Je pense qu'où que vous alliez, il y a toujours des personnes qui vivent de manière complètement dépassée.
18:44 Mais les gens qui pensent, qui croient en une société libre pour tous,
18:50 il faut qu'on continue à vivre de cette façon.
18:52 Parce que la question est de savoir les voix de qui seront les plus entendues.
18:57 Donc je ne m'inquiète pas vraiment de savoir ce que les autres pensent de moi.
19:00 Ce qui compte pour moi, c'est de savoir ce que les autres pensent de moi.
19:02 Ceux qui me soutiennent au quotidien, qu'est-ce qu'ils pensent de moi ?
19:04 C'est ça qui compte.
19:05 Il y a eu des quotas mis en place dans l'équipe de rugby sud-africaine.
19:09 Vous êtes pour ou contre ?
19:12 On ne les appelle pas vraiment des quotas, mais une transformation.
19:18 L'idée est vraiment de donner le plus de chances possible au plus grand nombre de personnes.
19:25 C'est une façon d'aller de l'avant, de s'assurer que les mêmes chances sont offertes à tout le monde.
19:30 Et je pense que la façon dont nous avons fait les choses dans notre équipe est absolument exceptionnelle.
19:34 On sélectionne des personnes, on les sélectionne,
19:38 on sélectionne des personnes, on les forme, on s'assure qu'ils sont prêts.
19:42 Et comme vous pouvez le voir avec les réussites de notre équipe,
19:44 on peut voir que ce système fonctionne bien et fonctionne pour tous.
19:47 Il y a des choses qu'il faut faire.
19:51 On ne peut pas oublier ce qui s'est passé, bien sûr dans le passé,
19:54 mais il faut aussi s'assurer qu'en tant que pays, nous allons de l'avant.
19:57 En tant que capitaine, vous menez donc votre équipe jusqu'au bout de cette Coupe du monde 2019,
20:03 avant d'arriver à la dernière qui s'est déroulée en France.
20:06 Qu'est-ce que ça a changé, ce trophée, pour vous et pour le pays ?
20:10 Ça a changé beaucoup de choses pour moi.
20:16 J'ai pu utiliser plus ma plateforme pour les membres de ma communauté.
20:22 J'ai aussi pu changer la vie d'autres.
20:26 Mais mon équipe a joué un rôle tout aussi important,
20:30 parce que sans eux, je n'aurais pas pu réaliser mes objectifs et mes rêves personnels.
20:35 Ça a également changé la vie de ma famille.
20:38 J'ai pu améliorer la vie de tous les membres de ma famille et de beaucoup de mes amis.
20:42 En Afrique du Sud, des personnes qui viennent,
20:46 qui ont des conditions de vie difficiles, ont commencé à avoir plus d'espoir.
20:50 Elles se disent que tout est possible.
20:52 C'est pourquoi pour nous, le rugby n'est pas simplement un sport.
20:54 Ce n'est pas qu'un jeu. Le samedi, ça va bien plus loin.
20:58 C'est pourquoi on est aussi motivés, parce qu'on veut s'assurer que, même si on perd,
21:02 on a tout donné sur le terrain.
21:05 On ne veut pas donner l'impression qu'on a abandonné à un moment.
21:09 On veut vraiment donner tout ce qu'on peut à chaque jeu.
21:13 Et puis, il y avait Richie Macco, qui était le capitaine qui avait remporté deux Coupes du Monde.
21:18 Vous vous êtes dit que ce serait nul de le laisser tout seul comme capitaine,
21:21 avant remporté deux Coupes du Monde. Résultat, vous l'avez imité.
21:24 Vous avez remporté une autre Coupe du Monde, c'était tout récemment,
21:28 dans ce Mondial en France. Comment s'est passé ce Mondial ?
21:35 Et qu'est-ce que vous avez dit aux joueurs avant la finale face à la Nouvelle-Zélande ?
21:39 C'est le coach qui parle, au cas équipier. Le coach Rossi et Jacques.
21:50 On a beaucoup travaillé pendant la Coupe du Monde.
21:54 On a réfléchi à des stratégies, on s'adapte à ce que les autres équipes font.
21:59 Mais vraiment, ce qui était le plus important, c'est que nous avions déjà été dans la même situation.
22:06 23 d'entre nous avons été dans l'équipe de 2019. Bien sûr, ça a joué.
22:12 On sait que d'autres équipes peuvent nous battre, mais ça nous a vraiment donné beaucoup de confiance en nous.
22:17 Et donc, on savait que la Nouvelle-Zélande, même avec le carton rouge,
22:21 on savait qu'ils peuvent absolument tout renverser à la dernière minute.
22:26 Donc, on s'est battu jusqu'au dernier moment.
22:29 Vous racontez un match en 2017 perdu 57-0 face à la Nouvelle-Zélande.
22:34 Est-ce que vous y avez pensé un tout petit instant avant d'aller en finale ?
22:38 Non. Parce qu'après, on a eu un autre match où on a perdu d'un point au cap.
22:50 Et après, on a gagné. Donc, ces dernières années, on a gagné, perdu les uns les autres.
22:56 Donc, on a vraiment confiance en nous. On sait ce qu'on peut faire.
23:00 Ils ont vraiment une équipe excellente. Mais cette journée a bien sûr été une journée extrêmement difficile.
23:08 Après, pendant un moment, les gens ont arrêté de nous regarder.
23:11 Donc, il a fallu travailler dur pour regagner leur confiance.
23:14 C'est un jour que je n'oublierai jamais.
23:16 Il y en a un qui vous a suivi pendant toute la Coupe du Monde, parce qu'il a été champion du monde avec vous en 2019.
23:22 Et il a un message.
23:23 Jada, comment vas-tu mon frère ?
23:27 Je voulais te envoyer un message spécial pour féliciter ta victoire de la Coupe du Monde.
23:33 Tu es le premier capitaine sud-africain à gagner les Coupes du Monde.
23:38 Je suis tellement fier de toi mon frère.
23:40 J'ai eu le privilège de faire partie de ton voyage depuis que tu as commencé à jouer pour le boxe.
23:46 Tu as fait ton début en 2012.
23:48 Et c'est incroyable de voir les hommes que tu as élevés pour devenir le leader que tu es devenu.
23:56 Tu es probablement le leader de la base sud-africaine en ce moment.
24:00 Donc, tout le monde est en train de vous crier pour être président.
24:03 Désolé pour le burdon, mon frère.
24:05 Mais tu es vraiment un homme qui signifie tellement à tellents personnes.
24:09 Tu es l'un de mes héros. Je me suis fait respecter de telle façon.
24:13 Et j'ai eu le privilège de faire partie de ton voyage.
24:16 Tu sais, gagner la Coupe du Monde en 2019, ces souvenirs me restent pour toujours.
24:21 J'espère que toi et ta famille se sont bien réunis en France et que tu es "Ballez-vous français" !
24:27 Oui, oui !
24:28 C'était spécial.
24:34 Quand j'étais jeune, c'était quelqu'un que je regardais beaucoup.
24:43 Et quand on regardait la télé, quand on le voyait, on se mettait à crier d'un coup.
24:49 Et quand j'ai commencé à jouer avec lui, on est devenus très très proches.
24:54 On est encore très proches.
24:56 Lorsque je suis en Afrique du Sud, nos enfants jouent ensemble.
24:59 On vit proches l'un de l'autre.
25:01 Il est vraiment une bête sur le terrain.
25:04 C'est incroyable à quel point il est fort et solide sur ses appuis.
25:10 Mais hors terrain, il est très gentil.
25:15 Il aime organiser des barbecues. Il m'appelle à chaque fois pour pouvoir tout préparer avec lui.
25:19 Et j'adore le faire rire, faire des blagues avec lui.
25:23 À chaque fois qu'il veut rire, il m'appelle.
25:26 Je suis vraiment reconnaissant de lui avoir envoyé ce message.
25:31 Et je suis toujours en contact avec lui. C'est vraiment un être humain incroyable.
25:36 Dans son message, il évoque la politique. Est-ce que ça peut être une reconversion Sia président ?
25:41 Non, non. Je joue au rugby.
25:44 Non, non, je joue au rugby et c'est tout.
25:46 Et tant mieux. Le 5 à 7 de Clara.
25:54 Le 5 à 7 de Sia Colizzi, c'est que va-t-il se passer à Noël chez les Colizzi ?
25:59 Est-ce que vous serez à la messe de minuit ?
26:02 Je pense que la famille va skier dans les Alpes françaises.
26:08 Oui, nous allons skier dans les Alpes françaises.
26:11 Pas moi.
26:12 Pas moi, pas moi, ma famille.
26:14 Les photos.
26:17 Est-ce que vous porterez un pull moche à Noël ?
26:20 Un pull moche comme cela.
26:23 Mais ceux-là, ils sont beaux. Ce sont des jolis pull moches.
26:26 Ce sont des pull moches de la Naranto et sa famille.
26:31 On dit pull moches, mais ils sont de plus en plus jolis quand même.
26:34 Ah, ils sont très jolis.
26:35 Vous pourrez le porter à Noël ?
26:37 Ah oui.
26:38 Très bien, ok.
26:39 Et il répond oui maintenant.
26:41 Est-ce que le père Noël aura droit à un verre de lait et un gâteau au pied du sapin chez vous ?
26:46 Oui, Rachel et les enfants vont probablement le faire.
26:52 Est-ce que Rachel aura droit à un baiser sous le "ou" ?
26:55 La tradition.
26:57 Je peux le baiser ?
26:59 Oui, évidemment.
27:00 Ok, très bien.
27:01 Où est le "ou" ?
27:03 Sous le "ou", c'est une tradition catholique.
27:07 Je n'ai jamais fait ça avant.
27:09 Vous l'embrassez partout.
27:10 Je ne l'ai jamais fait.
27:11 Il n'y a pas besoin de "ou" partout.
27:13 Alors, quel est le menu du 24 décembre chez vous et du 25 ?
27:18 Je ne sais pas.
27:20 Vous ne savez pas ? Vous venez cuisiner ?
27:22 Je vais voir.
27:24 Je vais voir ce qui se mange en France et puis je fais la même chose.
27:29 Le petit biscuit, Clara.
27:31 Alors, on manque, évidemment, c'est toujours difficile de trouver des cadeaux pour les hommes.
27:36 On manque d'idées, pardon.
27:38 On manque d'inspiration.
27:39 La famille Grossmann, enseigne française, vous aide.
27:41 Regardez, le pyjama bûcheron.
27:43 Joli cadeau, je l'adore.
27:46 Ça vous plaît avec le petit pantalon assorti ?
27:48 Le pantalon assorti, il est très doux, touché.
27:50 Très doux.
27:51 Ensuite, on a les charantesses pour papy.
27:54 Moi, j'adore.
27:55 Parce que j'ai toujours mes pieds froids.
27:57 Ce n'est pas votre taille.
27:59 Je t'aime.
28:00 Il vous faudra un petit fiancé.
28:02 Et regardez ce que j'ai caché dans la petite charantesse.
28:07 Vous aimez les choussis ?
28:08 Pardon, vous aimez les sushis ?
28:11 Regardez le caleçon.
28:13 Mangez les sushis.
28:16 Ah oui.
28:17 Super.
28:19 Alors, la transition.
28:20 Comment faire, Sia ?
28:23 Au Galeficou.
28:24 Au Galeficou, peut-être.
28:26 Ça pourrait lui faire plaisir.
28:28 Il va être ravi.
28:30 Vous parlez de Galeficou, qui est désormais votre coéquipier,
28:33 puisque vous êtes un joueur des Hauts-de-Seine depuis la fin de la Coupe du Monde.
28:37 Et vous vous êtes déjà très bien adapté.
28:40 Preuve en est dans ce sujet de Guillaume Palacios.
28:43 Au Racing 92, il est déjà adopté.
28:46 Mec très sympa, humble.
28:49 En plus qu'il est avenant, il est arrivé dès les premières minutes.
28:52 Tu le sens.
28:53 Il vient vers les gens.
28:54 Et donc, ça, c'est vraiment un truc que j'ai trouvé vraiment cool.
28:57 Ça se voit qu'il a une aura sur le terrain.
29:00 Et quand il amène les mecs, c'est toujours lui qui va essayer d'aller le plaquer,
29:03 qui va se relever, qui va faire les trucs.
29:04 Donc, ça, c'est impressionnant.
29:05 Plus qu'un leader par exemple, Siam Tanda Colissi, de son nom complet,
29:10 est surtout une vraie belle personne.
29:12 De la bouche de ceux qui ont partagé le même vestiaire que lui.
29:16 Il est quelqu'un que tu regardes et que tu te dis "oui, j'aimerais être aussi comme ça".
29:22 Quoi qu'il soit, ce qu'il voit est réel.
29:26 Il ne prétend pas être quelque chose qu'il n'est pas.
29:29 C'est sa qualité humaine.
29:31 Le fait que quelqu'un puisse être si succès, si célèbre,
29:36 et quand tu es seul avec lui dans une pièce,
29:38 c'est comme si tu étais avec quelqu'un de l'extérieur,
29:40 quelqu'un que tu as grandi en connaissant.
29:43 La simplicité, l'humilité de celui qui sait ce que c'est de n'avoir rien,
29:47 alors qu'il a désormais tout.
29:49 Le premier capitaine noir de l'histoire des Springboks
29:52 est l'homme qui a ramené deux fois la Coupe du Monde à la Nation Arc-en-Ciel,
29:55 mais aux yeux de ses compatriotes, il est tellement plus que cela.
29:58 C'est dans la seconde partie de cette émission, SIA,
30:02 qu'on va parler de votre nouveau maillot avec le racing.
30:06 Comment vous envisagez le début de la Champions Cup
30:09 que l'on suit évidemment en intégralité sur BIM Sport.
30:12 Restez avec nous, c'est juste après la pub.
30:14 Merci de regarder BIM Sport dans notre salon VIP.
30:25 On est très bien accompagnés avec Clara aujourd'hui
30:27 puisqu'on a un double champion du monde,
30:29 SIA Colissi, qui nous fait le plaisir d'être avec nous.
30:31 On a parlé de l'autobiographie Vaincre,
30:33 mais j'ai fait une petite sélection de livres du jour,
30:35 et j'ai pensé à vous.
30:37 Vous le connaissez bien, celui-ci.
30:39 Cameron Wauquiez, votre coéquipier.
30:41 Je croirais toujours un parcours inspirant
30:43 d'un jeune de banlieue qui se bat pour réussir
30:45 dans le rugby de Bordeaux au racing.
30:47 En passant par le mondial, il y a toujours cru,
30:50 lui aussi aidé par la foi.
30:52 Vous avez ce point en commun.
30:54 Le rugby dans le sang de Romain Entamac.
30:57 Son père est une légende du rugby, il est le fils d'eux.
30:59 Mais son nom a agrandi son désir de réussite.
31:02 Récit du parcours de cet enfant du sud-ouest.
31:05 Je laisse un petit peu le rugby pour le vélo.
31:07 Je ne sais pas si cela vous intéresse.
31:09 Et si vous connaissez Hinault, pas sûr.
31:11 Hinault dans la légende, c'est la bande dessinée
31:13 pour revivre l'épopée du plus grand champion cycliste français.
31:18 La vie de Ervin Magic Johnson de Roland Lazanby.
31:23 La biographie du champion NBA, emblématique, controversée.
31:27 Il annonce être malade du sida après avoir été
31:29 cinq fois champion avec les Lakers.
31:31 C'est un livre à découvrir.
31:34 Je ne regrette presque rien de Renaud Lavillény,
31:37 le premier champion olympique et recordman du monde de saut à la perche.
31:40 Il raconte son sport et son histoire.
31:42 Et puis comme on parle de perche, et bien pas si perchée,
31:45 de Christelle Cronier.
31:46 Pas de saut à la perche dans cet ouvrage,
31:48 mais un guide pour s'ouvrir à l'invisible
31:50 et les clés pour activer sa boussole intérieure.
31:53 Elle est activée, la vôtre, Clara ?
31:55 - Elle est plein sud. - Elle est plein sud.
31:57 Et on la comprend.
31:59 Sia, vous êtes donc un joueur du racing
32:02 depuis la fin de la Coupe du Monde.
32:04 Comment ça se passe, votre adaptation en France ?
32:06 J'ai l'impression, très très bien.
32:08 Oui, c'est ça mes jours quotidiens.
32:15 Au début c'était un peu difficile,
32:18 parce qu'il faut apprendre une nouvelle langue,
32:20 une nouvelle culture.
32:22 Mais je crois que c'est vraiment un pays magnifique également.
32:26 Je fais de nouvelles expériences.
32:31 Je peux amener mes enfants à l'école tous les jours.
32:35 Lorsque je suis dans les rues,
32:37 les gens ne me connaissent pas du tout.
32:39 Donc on peut aller manger au restaurant.
32:41 C'est un peu différent pour moi,
32:43 mais ça me donne un petit peu de temps
32:45 pour moi et ma famille.
32:47 Mais mes coéquipiers, mon club,
32:49 ils ont été tous incroyables.
32:51 Leur accueil est vraiment remarquable.
32:54 J'adore aller m'entraîner tous les jours.
32:56 Mais j'aime les gens, j'aime parler aux gens.
33:00 J'aime rire avec les gens.
33:03 J'aime apprendre un peu plus des uns et des autres.
33:05 Et j'aimerais pouvoir parler français avec mes coéquipiers.
33:09 J'espère que ça arrivera à un moment.
33:12 Ce qui est le plus dur, c'est que je ne peux pas être pleinement moi-même,
33:15 parce que je ne peux pas parler français.
33:17 C'est vraiment un de mes plus grands objectifs.
33:19 Bien sûr, bien jouer au rugby
33:21 et apprendre le français le plus vite possible.
33:23 Vous avez des cours de français ?
33:31 Je vais en ménager il y a deux semaines,
33:33 donc je n'ai pas encore commencé,
33:35 mais je vais avoir le plus de leçons possibles par semaine, oui.
33:38 C'est la première fois que vous jouez dans un autre pays que l'Afrique du Sud.
33:41 Qu'est-ce qui vous manque ici,
33:43 à part peut-être le soleil et la chaleur en ce moment ?
33:46 Ce qui me manque ?
33:53 Eh bien, les gens.
33:55 Les gens avec qui j'ai grandi sont très différents.
34:01 J'avais l'habitude de retourner là où j'ai grandi pour manger ces repas traditionnels.
34:07 Aujourd'hui, j'essaie de découvrir tous les plats traditionnels français
34:12 pour voir ceux que j'aime.
34:14 J'essaie vraiment de faire de la France mon pays
34:17 et vraiment d'y bâtir mon foyer.
34:22 Je vais essayer d'apprendre un peu plus sur la cuisine française, par exemple.
34:26 Clara peut vous en dire des choses,
34:28 parce qu'elle cuisine extrêmement bien.
34:30 On mange bien en France.
34:31 On mange bien.
34:32 Ok, merci.
34:34 Vous avez disputé votre premier match contre la Rochelle.
34:37 Vous avez eu un très bel accueil, une victoire.
34:42 On peut dire que c'était un début idéal
34:44 et puis on vous a vu vraiment communier avec le public.
34:47 C'était très fort ce moment.
34:49 Oui, c'était super pour l'équipe.
34:56 Et pour moi, bien sûr, je peux toujours m'améliorer.
34:59 Je peux toujours aller plus loin.
35:02 Mais j'étais heureux de ce premier match.
35:07 Mais bien sûr, j'ai encore beaucoup à apprendre
35:10 et je pense que je vais m'améliorer au fil des matchs.
35:12 Me communier avec le public, c'est quelque chose que je fais toujours,
35:20 que j'ai toujours fait en Afrique du Sud.
35:23 Et je voudrais vraiment intégrer entièrement la famille ici en France,
35:29 le plus vite possible.
35:30 C'est pour ça que j'aime jouer.
35:32 C'est pour ça que le club a décidé de me signer,
35:35 parce que c'est ma façon de jouer
35:37 et je n'ai pas envie de changer, d'être différent.
35:39 Et donc voilà, c'est ça que je vais faire.
35:41 Et les gens qui viennent nous soutenir, nous supporter,
35:44 ils sont là pour pouvoir partager avec nous autant que possible.
35:48 Vous n'avez pas joué à Clermont le week-end dernier.
35:50 Stuart Lancaster voulait vous faire souffler, j'imagine,
35:53 avant le début de la Coupe d'Europe dimanche.
35:55 Vous êtes impatient ?
35:56 Oui, absolument. J'ai hâte de jouer.
36:03 J'ai l'impression que ça fait un peu longtemps maintenant que je n'ai pas joué.
36:08 Mais plus je m'entraîne, plus je joue, plus je apprendrai.
36:13 Donc vraiment, j'ai hâte, je me réjouis de ce week-end.
36:17 Premier match de Champions Cup à suivre, évidemment,
36:19 sur Bizinsport, ainsi que toutes les autres rencontres.
36:21 Et aussi, le challenge, c'est chez nous.
36:24 Premier match de Champions Cup pour vous, Sia, et pour le Racing.
36:29 Ce sera dimanche face au Harlequins.
36:31 On tremble quand on affronte le Harlequins ou on se sent plutôt serein ?
36:36 Non, on n'a pas peur, on n'a jamais peur.
36:43 Avant un match de rugby, on est impatients.
36:48 C'est un tournoi incroyable, une compétition incroyable.
36:56 C'est vraiment les meilleures équipes qui jouent les uls contre les autres.
36:59 L'année dernière, les équipes d'Afrique du Sud ont commencé à jouer.
37:05 Donc c'est vraiment une compétition incroyable.
37:07 Il y a des joueurs qui ne jouent pas au niveau international.
37:12 C'est leur seule occasion de jouer contre des joueurs internationaux.
37:16 Donc c'est incroyable.
37:17 Comment vous vous sentez physiquement ? Vous êtes prêt ?
37:19 Oui, je me sens bien.
37:22 Parfait ?
37:23 Oui, absolument.
37:24 Je me sens bien, je me sens forte. Je m'améliore tous les jours.
37:28 Est-ce que vous redoutez d'avoir un petit contre-coup après avoir disputé la Coupe du Monde ?
37:32 C'était long ?
37:33 Non, je ne le redoute pas.
37:37 Le coach s'occupe de l'équipe.
37:42 L'équipe, il y a une vraie rotation.
37:46 Il sait très bien comment gérer les joueurs.
37:50 Donc vraiment, je ne m'inquiète pas.
37:51 À chaque fois que je joue, que je m'entraîne, je donne tout.
37:54 La Champions Cup, vous en avez fait un objectif ?
37:56 Faut gagner cette année ?
37:58 Oui, bien sûr.
38:01 Bien sûr qu'on veut remporter le titre.
38:04 Toute l'équipe veut remporter le titre.
38:06 Je n'ai jamais remporté le titre pour mon club.
38:09 Je ne suis pas ici que pour découvrir la vie à la française.
38:13 Je veux vraiment remporter ce titre pour l'équipe.
38:16 Est-ce qu'il y a un club qui est impressionnant dans cette Champions Cup ?
38:20 On va voir. Il y a des clubs qui ont remporté ce titre très souvent.
38:30 Notre objectif est d'être la première équipe du Racing à le remporter.
38:36 Mais pour ce tournoi, si vous n'êtes pas à 100% à tout moment,
38:43 il y a une autre équipe qui peut passer devant vous hyper vite.
38:46 Donc vraiment, c'est un grand défi pour nous.
38:48 En top 14, vous êtes leader.
38:50 Vous pouvez jouer sur les deux tableaux,
38:52 aller être champion de France et remporter la Champions Cup ?
38:55 Oui, c'est notre objectif.
39:03 C'est pour ça qu'on est dans les deux compétitions.
39:06 Ça va être difficile, mais ce n'est pas impossible.
39:08 D'autres équipes ont réussi dans le passé, donc on va tout faire.
39:11 Vous, personnellement, à terme, portez-vous aussi le brassard de capitaine ?
39:16 Ce n'est pas vraiment essentiel pour moi.
39:23 Mon objectif, c'est vraiment de jouer, d'être sur le terrain.
39:29 Je ne pense pas qu'il faut absolument être capitaine pour avoir un impact.
39:35 Mon objectif est d'aider là où je peux et de jouer bien pour l'équipe.
39:39 En parallèle, Sia, vous avez une fondation.
39:41 Elle oeuvre en Afrique du Sud.
39:43 Quelles sont les opérations que vous menez et que vous mettez en place ?
39:47 On se concentre sur les violences sexistes et sexuelles
39:57 parce qu'en Afrique du Sud, je pense que nous sommes
40:01 l'un des pays où il y a le plus de violences faites aux femmes et de VSS.
40:06 Je viens d'une communauté qui est marquée par la violence.
40:12 Quand j'étais petit, j'étais trop jeune, je ne pouvais rien faire.
40:15 Mais maintenant, j'ai une plateforme que je peux utiliser.
40:17 Je ne pouvais pas aider ma mère lorsque j'étais jeune.
40:19 Je ne pouvais pas aider ma tante.
40:20 Mais maintenant, j'ai une plateforme qui peut vraiment changer la donne
40:23 grâce au sport.
40:24 Je veux utiliser toutes mes réussites dans le sport
40:28 pour défendre les femmes, les enfants qui sont victimes de violences.
40:32 Je pense que les hommes doivent jouer ce rôle.
40:35 C'est important.
40:36 Les hommes sont la source du problème et doivent changer la situation,
40:40 nous assurer que nous devenions meilleurs.
40:43 C'est quelque chose de très important pour moi
40:45 parce que j'ai perdu beaucoup d'êtres proches à cause de ces violences.
40:53 On travaille aussi sur l'éducation.
40:55 Le sport et l'éducation vont de pair, à mon sens.
40:58 J'allais à l'école quand j'étais petit
41:00 car ça me permettait d'avoir accès à un repas par jour
41:03 et je jouais au sport.
41:04 L'école était vraiment un endroit sûr, bienveillant pour moi
41:07 parce que ce sont les enseignants qui ont changé ma vie,
41:10 qui ont su ouvrir des portes pour moi.
41:12 C'est pourquoi je suis présent aujourd'hui avec vous ici.
41:15 Le dernier axe, bien sûr, c'est la lutte contre la pauvreté.
41:18 Il y a de la pauvreté partout dans le monde.
41:22 On veut apporter notre pierre à l'édifice
41:24 en non seulement donnant de la nourriture,
41:28 mais aussi en créant des structures pérennes.
41:32 Dans les townships, on trouve des parcelles
41:35 et on lance, par exemple, un jardin potager
41:39 pour que les personnes puissent faire pousser leurs propres aliments
41:42 parce que les gens ne veulent pas juste recevoir gratuitement des choses,
41:45 ils veulent pouvoir être acteurs également.
41:47 C'est une de mes motivations pour jouer au rugby.
41:49 C'est aussi pour m'assurer que tous ces trophées,
41:52 toutes ces réussites, en soi, elles ne veulent rien dire.
41:56 Ce qui compte, c'est de voir comment est-ce que vous pouvez changer
41:59 la vie des autres, comment est-ce que vous pouvez changer le monde
42:01 et la plateforme que vous avez vraiment.
42:04 Elle doit être utilisée.
42:05 C'est comme ça que je veux qu'on se rappelle de moi.
42:07 Je ne veux pas qu'on se rappelle de moi
42:09 juste par le nombre de trophées que j'aurais remportés.
42:12 Ma vie a été changée par des personnes
42:16 et aujourd'hui, je veux donc changer la vie d'autres
42:18 et de changer la vie de tous les joueurs.
42:20 Vous êtes très inspirant, Sia, en tant qu'homme et sportif.
42:24 Vous dites dans votre livre que vous n'êtes pas le meilleur joueur du monde.
42:27 Mais alors, c'est qui le meilleur joueur du monde ?
42:29 Il y en a trop.
42:33 L'année dernière, Alessavier, qui était vraiment excellent.
42:42 Je crois qu'il y a des joueurs incroyables dans chaque pays.
42:46 Je pense que c'est pourquoi le top 14 marche aussi bien.
42:53 Toutes les grandes équipes françaises sont excellentes.
42:56 La Ligue en France est à un niveau remarquable.
43:00 Il est très difficile d'entrer dans cette compétition.
43:03 Je pense que le rugby français est en bonne position.
43:08 Pas seulement pour cette génération qui est excellente,
43:10 mais également pour l'avenir.
43:12 On a envie d'en savoir encore un peu plus sur vous,
43:14 même si on vous a bien découvert grâce à votre biographie.
43:17 Voici les dossiers de Clara.
43:19 On retient dès le début, chez vous, Sia,
43:27 lorsque l'on lit votre bio et qu'on regarde votre CV,
43:30 une chose est sûre, on arrête de se plaindre.
43:34 Est-ce que le rugby, votre femme, les enfants,
43:36 vos frères et sœurs, la religion vous ont sauvé d'un destin tragique ?
43:39 Sûrement. Vous faites partie des gens nés pour échouer.
43:42 Vous grandissez dans une petite maison pâle, au toit en tol.
43:46 C'est chez votre grand-mère.
43:47 Vos parents, trop jeunes, n'ont pas pu vous élever
43:51 et ont laissé votre grand-mère quémander un morceau de pain
43:54 chez les voisins pour vous nourrir.
43:56 À 4 ans, vous découvrez les Springboks à la Coupe du Monde.
43:59 Vous refaites les gestes avec vos copains dans la rue.
44:02 Au cours d'un tournoi, vous êtes repéré.
44:04 Vous avez 12 ans, vous obtenez une bourse pour un sport-études
44:08 qui fera de vous une légende vivante du rugby.
44:11 Les drames sont derrière vous, mais jamais vous ne les oublierez.
44:14 Vous avez présenté en héros votre première Coupe du Monde à Port-Élisabeth.
44:18 Vous avez retrouvé aux États-Unis Vincent, votre bienfaiteur scolaire.
44:22 Vous lui avez offert votre maillot et votre respect.
44:25 Comme lui, vous donnez, vous offrez des iPads aux enfants et aux élèves défavorisés.
44:30 L'aventure est loin d'être terminée.
44:32 Votre parcours fascine.
44:33 Votre agent gère les plus grands athlètes mondiaux.
44:36 Vous devenez amis avec tous.
44:38 Vous êtes invité à un événement à Genève.
44:40 Vous en profitez pour passer la journée avec Roger Federer.
44:44 Vous avez le plus gros répertoire téléphonique du monde.
44:48 Le racing, le Top 14, la Champions Cup ont la chance de vous avoir sur les terrains.
44:53 Vous avez toujours la même passion à entrer sur la pelouse.
44:56 Vous avez éloigné tous vos démons.
44:58 Vous ne gardez qu'une seule addiction, le cappuccino.
45:01 Vous en consommez énormément et les meilleurs sont ceux servis par Juanimoff,
45:06 votre coéquipier argentin.
45:08 Depuis quelques années déjà, tous vos amis vous annoncent
45:11 comme le futur Barack Obama de l'Afrique du Sud.
45:14 Alors, ils disent ça en rigolant, mais est-ce que ça ne serait pas la suite rêvée de votre chemin ?
45:19 Non. Non, non, non.
45:21 Non, Bobo, sûr ?
45:22 Non, non, non, non.
45:23 Je suis bien.
45:24 Oui, oui, je suis sûr. Je suis sûr.
45:27 Je ne me vois pas dans ce domaine.
45:29 Je fais mon travail à travers ma fondation.
45:32 Pour moi, mon travail, ce sera via la fondation.
45:35 Je pense que c'est plus simple.
45:37 C'est transparent aussi.
45:39 Je pense que c'est vraiment la meilleure façon pour moi d'avancer.
45:42 Et un métier qui correspondrait à ministre des Sports, peut-être ?
45:46 Pour faire avancer justement les choses ?
45:48 Non, la fondation.
45:49 Non, la fondation.
45:50 Il ne veut pas.
45:51 Allez, Claire.
45:52 La fondation.
45:53 Il ne veut pas ? Il ne veut pas ?
45:54 Non.
45:55 Et pas coach non plus.
45:57 Coach ?
45:58 Non, fondation.
45:59 Non, non, non.
46:00 Si le jeu est la fondation, ça nous suffit en tout cas.
46:04 Je trouverai d'autres travaux, mais aussi une autre fondation.
46:09 Je veux faire autre chose, peut-être.
46:11 Parallèlement à la fondation.
46:14 En tout cas, en attendant, on n'en est pas là.
46:16 En attendant, je vous attends sur le terrain dimanche
46:19 pour voir ce que vous allez faire contre la Harlequin, si on est d'accord.
46:22 Oui, c'est le plus important en ce moment.
46:26 Oui, c'est ça le plus important aujourd'hui.
46:28 Vous allez le plus loin possible.
46:29 Nous, on est des beaux clubs français jusqu'au bout dans la compétition.
46:33 Vous pensez à nous un petit peu.
46:35 Oui, à nous.
46:37 Dans un instant, Clara nous présente des chaussures pour aller courir.
46:42 Des cadeaux de Noël sympas.
46:44 De petits cadeaux de Noël sympas.
46:45 Juste avant de découvrir la Love Room d'Anne Roumanoff.
46:48 Anne Roumanoff, bienvenue dans la Love Room.
46:54 Bienvenue, oui.
46:55 Célibataire ou en couple ?
46:57 Célibataire.
46:58 Vous êtes pour ou contre le mariage ?
46:59 Pour.
47:00 Pour ou contre avoir des enfants ?
47:01 Pour.
47:02 Est-ce que vous êtes dragueuse ou draguée ?
47:04 Non, je ne suis pas dragueuse, je ne crois pas.
47:07 Est-ce que vous vous êtes déjà fait draguer par une star ?
47:10 Non, mais elle était bourrée.
47:11 On peut savoir qui c'est ?
47:14 Non.
47:15 Êtes-vous capable de mentir pour conclure ?
47:18 Non, je n'aime pas mentir, moi.
47:20 Êtes-vous fidèle ?
47:21 Oui.
47:22 Vraiment ?
47:23 Bah quoi vraiment ?
47:24 Non, mais j'ai que des fidèles ici.
47:25 D'accord, mais t'es fidèle, t'es pas fidèle.
47:27 Non, moi j'ai toujours été fidèle.
47:28 Je le regrette d'ailleurs avec le temps, mais non.
47:30 Qu'est-ce qui vous fait craquer ?
47:31 Le charme.
47:32 Vous êtes sexto ou pas ?
47:33 Non, pas trop.
47:34 Est-ce que vous vous êtes déjà servi de votre notoriété pour conclure ?
47:38 Non.
47:39 Est-ce que vous vous avez déjà rompu par SMS ou ghosté ?
47:42 Oui.
47:43 Oui, mais j'ai rompu par SMS, mais très très gentil.
47:46 Est-ce que vous faites partie des gens qui espionnent leurs ex sur les réseaux sociaux ?
47:50 Euh... Non, pas trop.
47:52 Après, je peux jeter des coups d'œil quand même, mais euh...
47:55 Non, pas comme une psychopathe.
47:57 Est-ce que vous vous avez déjà fouillé dans le téléphone de votre chérie ?
48:00 Non.
48:01 Après, c'est parce que j'avais pas possibilité.
48:03 Est-ce que vous êtes fétichiste des pieds ou est-ce que vous avez une autre particularité ?
48:08 Souvent, les mecs, ils ont des pieds assez pourris.
48:11 Je trouve qu'il y a vraiment une différence entre les femmes qui prennent hyper soin de leurs pieds
48:14 et que je te fais des pédicures et je t'enlève les peaux mortes et gna gna gna,
48:17 je te mets du vernis.
48:18 Et les mecs, des fois, tout est bien, mais les pieds...
48:21 Quel défaut est rédhibitoire ?
48:24 Moi, j'ai vraiment du mal avec l'absence de franchise et voilà.
48:29 Femme qui rit, ça marche ?
48:30 Femme qui rit, je sais pas. En tout cas, homme qui rit, non.
48:33 Les hommes qui font rire, même avec un physique approximatif, ils ont des résultats incroyables.
48:39 Alors que nous, c'est beaucoup plus compliqué, en fait.
48:42 Après une dispute, est-ce que vous faites le premier pas ?
48:44 Ça dépend.
48:46 Non, parce que moi, je suis un peu en tiers, quoi. C'est fini, c'est fini.
48:49 Si je vous dis que je suis salibataire et milliardaire, est-ce que vous quittez tout pour moi ?
48:54 J'ai rien à quitter parce que je suis salibataire.
48:57 Je sais pas, c'est pas l'argent, c'est pas l'essentiel, quand même.
49:00 Non, c'est pas l'essentiel.
49:02 Merci beaucoup.
49:03 Merci.
49:04 Victime de la mode avec Clara.
49:08 Je vous propose encore des cadeaux de Noël, des runnings pour Noël.
49:16 C'est un cadeau qui est facile à faire et qui sera surtout utile.
49:19 Regardez, je vous présente les trois derniers modèles que j'ai trouvés.
49:22 Celui-là, la Salomon, pour commencer.
49:25 Ils ont sorti l'Aeroglyde, la chaussure de course légère et ultra-amortissante.
49:29 Elle est conçue pour deux, trois séances à peu près par semaine sur tous les terrains possibles et inimaginables.
49:36 La semelle permet un rebond incroyable et renvoie de l'énergie.
49:40 Et en plus, elle est plutôt très jolie.
49:42 Est-ce que vous aimez le paddle ?
49:43 Do you like paddle ?
49:45 I never try.
49:47 Claire, vous aimez le paddle ?
49:48 Oui.
49:50 Je crois que c'est votre pointure et heureusement que quelqu'un me dit oui.
49:53 Wilson a la chaussure pour cette discipline.
49:55 Elle est ultra-légère.
49:56 Cette basket soutient la voûte plantaire, ce qui est quand même primordial lorsque l'on fait des sprints d'un côté à l'autre du cours, sans se blesser.
50:04 C'est très important.
50:05 C'est quand même assez difficile et agressif, le paddle.
50:08 Et enfin, on termine, regardez, avec la New Balance.
50:11 Cette marque est très fière de son dernier modèle.
50:14 C'est la 1080, la chaussure de running la plus polyvalente du marché.
50:18 Le rembourrage de la semelle intermédiaire est affiné selon la flexibilité du pied.
50:24 C'est quasiment du sur-mesure.
50:26 Les matières premières sont biosourcées.
50:28 On court et en plus, c'est écolo et c'est plutôt sympa.
50:32 Et je les trouve particulièrement belles.
50:33 Do you like this blue ?
50:34 Like you.
50:36 Le color.
50:37 Simulator.
50:38 Yes, it's for you.
50:39 Je ne sais pas si c'est la bonne taille.
50:41 Il l'offrira à sa femme.
50:43 Ah, ben voilà.
50:44 Je ne commençais pas à me casser mes plans.
50:45 Non, excusez-moi.
50:46 On était sur bleu, j'étais bien.
50:48 Incroyable, je suis jalouse.
50:49 Sia, qu'est-ce que je peux vous souhaiter pour la suite de la saison en France, au Racing et aussi avec l'Afrique du Sud ?
50:58 Pour le Racing, je veux gagner des trophées.
51:02 Ah, des trophées.
51:04 Donc ça veut dire des trophées.
51:05 Donc le top 14, champions.
51:07 Oui.
51:08 OK.
51:09 Avec l'Afrique du Sud ?
51:10 Ne vous en faites pas.
51:12 Je n'ai pas vraiment envie d'en parler pour le moment.
51:14 OK.
51:15 Et pour vous ?
51:17 Juste pour apprendre le français rapidement.
51:19 D'apprendre le français très vite.
51:21 Je vais faire ce que je peux pour vous aider.
51:24 Il n'est pas venu ici pour perdre.
51:27 Non, ça c'est sûr.
51:28 Et bien tant mieux.
51:29 On a hâte de voir ces beaux matchs.
51:31 Regardez la Champions Cup, c'est en intégralité sur BeInSport, le Challenge Européen également.
51:37 Regardez la Challenge Cup également.
51:40 Vendredi, on aura le match de Bordeaux.
51:46 Samedi, de très belles affiches, et notamment le Stade Toulousain.
51:48 On regardera aussi ce que fera Bayonne et Toulon.
51:51 Oui, on va regarder ce que fait Toulon.
51:53 Et je crois qu'il y a aussi du Lyon le soir.
51:55 Et puis le Stade français jouera dimanche, la Rochelle dans l'après-midi.
51:59 Et le Racing face aux Harlequins à 18h30 dimanche.
52:04 Sia, merci beaucoup d'avoir été avec nous.
52:06 C'était un grand plaisir de vous recevoir.
52:08 Vous revenez quand vous voulez pour fêter les titres de champion.
52:11 On se dit ça ?
52:13 Merci beaucoup.
52:14 Merci pour tout.
52:15 Nous, on se retrouve dès la semaine prochaine avec Clara dans deux très beaux salons VIP Champions Royale Hudson.
52:22 Le coach de Crystal Palace sera notre invité du mardi.
52:26 Et puis mercredi, on sera avec Beyann Savisevic.
52:30 On s'est régalé.
52:31 Et merci encore à vous de nous avoir suivis.
52:33 À la semaine prochaine.
52:34 Ciao.
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