00:00 - Et place aux zapping politiques européens.
00:04 Bonjour Dimitri Vernet.
00:05 - Bonjour à tous.
00:06 Comment le terroriste a-t-il pu passer à l'acte alors qu'il était connu des services
00:09 de renseignement ? Pourquoi était-il libre et sans traitement médical alors qu'on connaissait
00:14 ses troubles psychiatriques ? Voilà les questions que se posent les Français après ce dernier
00:17 attentat en plein cœur de Paris samedi soir.
00:19 L'exécutif tente donc de trouver des réponses, à commencer par le porte-parole du gouvernement
00:25 Olivier Véran sur RTL.
00:26 - Toutes les décisions que ce soit justices ou médicales, c'est-à-dire les 4 ans de
00:30 prison, l'obligation de suivi pendant 3 ans, la surveillance au long cours, ces obligations-là
00:34 ont été remplies.
00:35 Olivier Véran écarte donc toute défaillance dans le suivi du terroriste.
00:39 Pourtant, une heure plus tard sur BFM, le ministre de l'Intérieur lui n'était pas
00:43 du même avis.
00:44 - Il y a manifestement eu un ratage, non pas dans le suivi des services de renseignement,
00:47 mais il y a eu un ratage manifestement psychiatrique puisque les médecins ont considéré qu'il
00:51 allait mieux et qu'il pouvait vivre, si j'ose dire, librement.
00:54 Bon, cette fois il y a donc eu un ratage, mais seulement dans le suivi psychiatrique.
00:58 Monsieur Véran, monsieur Darmanin, pensez à vous mettre d'accord la prochaine fois.
01:02 Tant de confusion qui en fait dire ceci au président du Rassemblement National, Jordan
01:06 Bardel.
01:07 - Je pense qu'il n'y a pas une défaillance psychiatrique, il y a une défaillance politique.
01:10 Défaillance politique, mais ce nouvel attentat montre surtout les limites de la surveillance
01:14 des islamistes en France.
01:16 Une situation plus qu'inquiétante quand on sait que plus de 5000 personnes sont connues
01:19 pour radicalisation dans le pays.
01:21 Une inquiétude partagée par Marion Maréchal-Le Pen dans TPMP hier soir.
01:25 - J'ai deux petites filles et que j'ai pas envie qu'elles grandissent dans un pays où
01:28 elles peuvent se prendre un coup de couteau sous la tour Eiffel parce qu'elles se baladent
01:31 dans la rue.
01:32 Moi je me lève le matin pour ça.
01:33 Parlons maintenant d'un autre combat, celui de notre consoeur Ruth Elkrief.
01:37 - Je veux d'abord vous dire que je n'ai pas souhaité cette polémique et que je la regrette,
01:42 mais elle s'est imposée à moi parce que ce qui est en jeu ça nous concerne tous.
01:45 Il s'agit de défendre la liberté des journalistes de poser des questions qui les déplaisent.
01:51 - Voilà ses propos hier sur LCI1, puisque vous le savez elle a été prise pour cible
01:55 par Jean-Luc Mélenchon sur Twitter dimanche, ce qui lui a valu d'être placée sous protection
02:00 policière.
02:01 Mais figurez-vous que le ridicule ne tue pas.
02:02 Plusieurs élus LFI se sont indignés de la rapidité avec laquelle la protection policière
02:07 sur Ruth Elkrief a été mise en place.
02:09 Leur argument ? Écoutez la chef de file des députés insoumis, Mathilde Panot, sur cet
02:14 avoue.
02:15 - Je dis juste qu'il y a parfois des deux poids deux mesures sur la manière dont la
02:19 classe médiatique, la classe politique réagit à ces menaces de mort.
02:23 Une sorte de deux poids deux mesures, soi-disant.
02:26 Pourtant, selon les informations d'Europe 1, le ministère de l'Intérieur a bien tenté
02:30 de les contacter les insoumis pour évaluer leurs demandes de sécurité en vain.
02:34 Bref, on ne comprend plus rien de cette stratégie.
02:38 Stratégie des insoumis en plein délire.
02:40 Est-ce par calcul électoral ? Pas sûr que cela fonctionne.
02:43 Écoutez Aziz, un auditeur d'Europe 1 passé dans Pascal Prouet-Vouillère.
02:46 - Moi je soutiens Routet-Krief et monsieur Mélenchon, s'il croit que moi, musulman
02:52 français, il va me représenter, il se met le doigt dans l'oeil pour ne pas dire autre
02:57 chose.
02:58 - Voilà, bah comme quoi on ne peut pas plaire à tout le monde.
03:00 Tout simplement, merci beaucoup Dimitri Vernet, votre zapping politique.
03:03 On vous retrouve demain, Charlotte, dans Nélas.
03:05 Ça officiera à votre place.
03:06 - On se retrouve vendredi.
03:07 - Vendredi, 8h56 sur Europe 1.
Commentaires