00:00 Le but c'était justement qu'on puisse avoir un discours dans les réseaux sociaux,
00:05 dans les médias, qui soit un discours d'ouverture.
00:07 Il est important de ne pas être binaire dans un conflit,
00:09 il est important de ne pas se précipiter sur les conclusions.
00:13 Ça va tellement dans tous les sens, on reçoit des informations à la seconde
00:18 qui peuvent être choquantes, qui peuvent détruire, qui peuvent monter la haine.
00:22 D'ailleurs je vais être très honnête, le 7 octobre j'étais fou, je le tournais en rond.
00:28 Je veux dire, d'imaginer ce qui a pu arriver sans avoir encore les infos.
00:33 J'imagine que de l'autre côté ça doit être pareil.
00:35 Donc à un moment, il faut se recentrer et se dire "bon, qu'est-ce qu'on fait à ce moment-là ?"
00:40 On se renferme sur nous-mêmes, on attend que le conflit passe
00:43 et puis on se dit qu'on a raison, on a tort, ou bien
00:46 on ne cherche pas à savoir qui a raison, qui a tort,
00:49 simplement d'installer un dialogue.
00:51 C'est-à-dire être capable d'entendre de l'autre sa souffrance
00:55 et que l'autre soit capable d'entendre notre souffrance à nous.
00:58 Nous ce qui nous intéresse c'est d'appeler à la paix
01:02 et de transmettre un message d'espoir, un message très positif
01:09 qui dans cette actualité-là, qui redonne un peu de bonheur au cœur.
01:12 On a peur que les communautés soient un peu remises,
01:16 montées les unes contre les autres.
01:18 Nous on veut faire passer le message.
01:19 Avoir un imam, avoir un rabbin ensemble, côte à côte,
01:23 c'est un rabbin qui vient, j'ai envie de dire,
01:27 plus souvent à la mosquée qu'à la synagogue.
01:30 Il est assez présent, il est beaucoup vu ici dans la communauté,
01:35 dans le quartier, donc ça permet justement, c'est un apaisement.
01:40 C'est vraiment un apaisement.