- il y a 2 ans
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00:00 Merci de nous rejoindre pour ce numéro de C'est à dire.
00:08 Un festival pour sensibiliser sur les violences faites aux femmes, c'est le but visé par
00:13 la société Mobaly Productions.
00:15 Cet événement haut en couleur rassemblera plusieurs organisations internationales ainsi
00:19 que le monde de la culture et de l'audiovisuel.
00:22 Mino Festival sera marqué également par plusieurs activités, notamment la diffusion
00:27 du film Mino qui mettra en lumière, on l'a dit, le phénomène des violences faites aux
00:32 femmes.
00:33 Et pour en parler, nous recevons sur ce plateau Prudence Maïdou, réalisatrice et productrice
00:37 du film Mino.
00:38 Elle n'est pas seule, nous avons également sur ce plateau Satou Baba, actrice principale.
00:44 Bienvenue à tous les deux sur ce plateau.
00:46 Merci beaucoup Estelle.
00:48 Alors, Monseigneur aujourd'hui.
00:49 Ça va, nous sommes plutôt bien entourés.
00:52 Mais c'est super.
00:54 Alors, on commencera par Prudence.
00:56 Alors, vous êtes une talentueuse actrice de cinéma qui réussit toujours à captiver
01:01 les téléspectateurs par votre performance exceptionnelle.
01:05 Alors, quelle est votre actualité en ce moment ?
01:07 Merci beaucoup.
01:08 Heureusement que je n'ai pas grouché.
01:11 Merci beaucoup Estelle.
01:12 Alors, l'actualité du moment, c'est justement le festival Mino et la sortie du film.
01:18 Et en même temps, sur d'autres tournages de films et de séries.
01:23 En tout cas, la fin d'année est plutôt bien chargée.
01:26 On va dire ça.
01:27 Alors, pour en revenir justement à ce projet, le festival Mino qui aura lieu le 23 novembre
01:31 au Cinéma Majestique de l'Eté-Livoire.
01:34 Alors, est-ce que vous pouvez nous en dire plus justement sur ce festival ?
01:37 Alors, le festival Mino, c'est parti d'une toute petite histoire.
01:43 Donc, à la base, au fait, j'ai écrit le film Mino qui parle de la violence conjugale.
01:50 Et je ne voulais pas sortir ce film à une date quelconque.
01:53 Je me suis dit, tiens, ce serait bien de voir, est-ce qu'il n'y a pas une journée qui
01:57 existe, par exemple, comme la journée internationale de droits de la femme et je pourrais en même
02:02 temps en profiter pour sortir le film.
02:04 Et donc, en me renseignant, je me suis rendu compte qu'il existait bien les 16 jours d'activisme.
02:09 Donc, au mois de novembre.
02:10 Donc, il commence du 25 novembre au 11 décembre.
02:12 Je me suis dit, ah tiens, c'est le moment de sortir ce film-là.
02:15 Et puis, on s'est dit, mais le film dure neuf minutes.
02:20 On ne va quand même pas dire aux gens, venez vous asseoir dans le Majestic, regardez un
02:24 film qui va durer neuf minutes.
02:26 Je pense juste que j'allais me faire taper par le jour.
02:29 Donc, on s'est dit, on va réaliser, comment dire, créer un panel de discussion autour
02:35 du thème.
02:36 Donc là, je me suis rapprochée des ONG, des institutions publiques, tout ça.
02:41 Et comme j'aime toujours pousser à aller plus loin, on discutait avec mon collaborateur
02:46 Stanislas Stamenrat.
02:47 On s'est dit, et si on mettait en place un fonds de cinéma qui va chaque année faire
02:55 un concours de pitch, de scénario, et le meilleur scénariste ou le meilleur réalisateur
03:01 va gagner 10 millions et qui va pouvoir faire un film autour de cette cause.
03:06 Et l'année d'après, on va faire la projection de ce film-là.
03:09 Voilà comment est né tout simplement ce festival qui fait effet pour soutenir justement
03:14 ce genre de cause.
03:15 Pas que la femme, c'est aussi la femme et l'enfant.
03:18 D'accord, la femme et l'enfant.
03:20 Alors, je remarque que c'est un thème qui vous tient particulièrement à cœur.
03:24 Pourquoi ?
03:25 Parce que j'ai grandi dans une famille africaine et vous savez, dans cette grande
03:34 famille, il y a les tontons, les oncles, les tatars, et j'avais un oncle qui battait
03:43 tout le temps sa femme.
03:44 Et c'était devenu quelque chose de banal et de logique dans notre quotidien, on va
03:51 dire ça.
03:52 On était là, au salon, on pouvait manger, on pouvait l'entendre crier.
03:55 Parfois, il y avait même certains qui voulaient dire « c'est bien fait pour elle, elle
03:58 a un peu cherché ». Et c'est plus tard, tu te rends compte.
04:02 Au fait, non, ce que j'ai vécu dans mon enfance, il y a des répercussions sur moi
04:07 au fait.
04:08 Et donc, j'ai voulu dire « hola, ce que les parents vous faites là, les enfants aussi
04:14 ». Il n'y a pas qu'une seule victime dans cette histoire de femmes battues.
04:18 Il y a aussi les enfants.
04:19 Les enfants qui regardent, qui voient tout ce qui se passe et qui retiennent.
04:22 Et qui retiennent et les répercussions sont très dures.
04:24 Donc, du coup, j'ai créé cette super héroïne, cette petite fille qui s'appelle Mino.
04:30 C'est un personnage qui va évoluer.
04:32 Parce que Mino peut être joué par n'importe quelle petite fille.
04:35 Ça peut être joué par une petite fille blanche, une asiatique, une métisse, une
04:39 noire.
04:40 Voilà, c'est vraiment cette super héroïne qui va traverser le temps.
04:43 Donc, on va donner l'opportunité à des jeunes scénaristes de toute l'Afrique.
04:47 On ne s'arrête pas seulement au niveau de la Côte d'Ivoire.
04:49 On va lancer un appel et ça va concerner toute l'Afrique.
04:53 Et pour vous, c'est comme un cri de cœur, justement, à travers ce film ?
04:57 C'est un cri de cœur.
04:58 C'est un cri de cœur de dire au papa, vous avez des petites filles qui vont être des
05:05 futures femmes, qui vont être aussi chez un homme.
05:09 Ce que vous faites à la maman, cette petite fille le voit.
05:12 Comment est-ce que vous, en tant qu'homme, vous le prendrez si c'était votre fille
05:16 qui venait à la maison ?
05:17 C'était ça mon cri de cœur.
05:19 D'accord.
05:20 On va revenir rapidement sur les différentes activités qui auront lieu lors de ce festival.
05:25 Vous l'avez dit, il y aura le film.
05:26 Mais quoi d'autre ?
05:27 Il y aura le film.
05:28 Il y aura un panel de discussion avec des actrices et des acteurs engagés.
05:34 Nous, nous ne sommes que là pour véhiculer le message à travers une fiction, à travers
05:40 l'art.
05:41 Mais il y a des personnes qui sont là chaque année autour de ces femmes-là.
05:45 Et par exemple, je vous disais, la Ligue des droits de la femme ivoirienne avec Mégane
05:50 Dubaud qui va être là.
05:51 On a Bénédicte de Stop Chat Noir.
05:54 On a Aïssa Touassidibé de Yelemba qui va venir.
05:58 On a Police secours.
05:59 On a le DG de la police.
06:00 Donc, on a vraiment fait un panel sur l'aspect psychologique et aussi sur l'aspect information
06:06 et sécurité.
06:07 Donc, on aura ça.
06:08 Il y aura un spectacle de danse aussi.
06:10 Je suis une ancienne danseuse.
06:12 Donc, forcément, moi, je m'exprime à travers l'art.
06:14 Très talentueuse.
06:15 Merci beaucoup.
06:16 Et il n'y a rien de mieux que de s'exprimer avec son corps.
06:20 Et l'art, la danse pour moi, va être un moyen aussi très, très fort, très percutant
06:25 de dire aux gens qui nous regardent.
06:27 Regardez ce corps-là.
06:28 Est-ce que vous avez envie de le briser ? Est-ce que quand je suis ta femme, tu as envie de
06:32 briser ce corps-là ? C'est à travers cette chorégraphie que nous allons véhiculer aussi
06:35 ce message.
06:36 Donc, les hommes doivent être là.
06:38 Les femmes sont là.
06:40 Les enfants ? Les enfants sont là également, mais pas au
06:43 panel.
06:44 Pas au panel.
06:45 Parce que c'est aussi notre responsabilité de protéger les oreilles des enfants.
06:50 Donc, les enfants viendront.
06:52 Ils vont participer au spectacle.
06:53 Ils vont venir voir le film parce qu'ils ont joué dedans.
06:55 Mais pendant le panel, on va les sortir gentiment pour aller dîner.
06:58 Et puis, ils reviendront pour regarder le film.
07:01 C'est bien noté.
07:03 Alors, on a également, je l'ai dit, sur le plateau, Sato Baba, qui a joué dans le
07:07 film en tant qu'actrice principale.
07:09 Vous étiez la maman de Minho.
07:11 Alors, c'était quoi votre expérience avec ce film ?
07:16 Alors, moi, j'ai juste répondu à un appel sur WhatsApp, qui était pour chercher une
07:25 actrice d'un certain âge, qui avait une typologie particulière.
07:30 Donc, je réponds au message.
07:31 Elle me dit « oui, je veux bien si tu passes le casting ». « Ok, il n'y a pas de problème.
07:35 » Donc, on se donne rendez-vous.
07:36 J'arrive chez elle.
07:38 Je découvre le thème.
07:39 Donc, en arrivant, je découvre.
07:41 C'est un thème qui me tient particulièrement à cœur parce qu'à un instant de ma vie,
07:46 j'ai eu à le vivre.
07:47 Donc, le passé, cette partie émotion, parce que je découvre ce thème-là.
07:53 Elle lit son speech et je me renvoie à cette partie de ma vie.
07:59 Vous vous sentiez très proche de votre personnage.
08:02 Oui, parce que je la comprends.
08:05 J'ai eu à la comprendre quand elle me lisait, me déroulait le speech et le pitch.
08:11 Donc, je me reconnaissais et puis je me suis dit « en fait, le rôle, il va être pour
08:15 moi, que tu veuilles ou pas, je le prendrai ce rôle ».
08:18 Donc, je l'ai pris et puis voilà, on est parti dans l'aventure.
08:21 Je ne m'attendais pas à ce que ça…
08:23 Je l'ai vécu au début comme un jeu parce que je ne suis pas du tout du métier.
08:28 D'accord, c'est la première fois que vous vous contrôlez.
08:30 Exactement, le monde de tout ça, du spectacle, des films, machin.
08:36 Donc, voilà, l'expérience était très…
08:38 Et puis non, ça a été facile pour elle de jouer ce rôle.
08:42 Et d'abord, il y avait tellement d'acteurs que vous pourriez choisir des acteurs expérimentés
08:47 dans ce domaine.
08:48 Mais pourquoi elle ?
08:49 Parce qu'on en parle, j'en ai des frissons, vraiment.
08:52 On a eu un casting très, très émouvant avec Satou.
08:55 Comme elle vous l'a dit, moi, j'ai lancé cet appel, elle est arrivée.
08:59 Je ne connaissais pas du tout le thème.
09:01 Et en lisant le scénario, je lève ma tête et puis je la vois en pleurs.
09:05 Et je la vois comment ce personnage, c'était cette femme-là, cette femme qui est très
09:12 muette, cette femme qui protège cet enfant en ne racontant rien à cet enfant.
09:15 Je vais arrêter de tout dévoiler.
09:17 Et là, elle se reconnaît dedans.
09:20 Je me la regarde.
09:21 Je dis mais j'arrête mon casting, c'est toi mon actrice.
09:24 Et elle me dit non, non, non, non, non.
09:26 J'ai dit si, si, si, c'est toi mon actrice.
09:28 Prends le temps de réfléchir et reviens vers moi.
09:31 Je n'ai pas douté une seule seconde et je la remercie pour la conscience qu'elle
09:36 m'a donnée.
09:37 On vous a dit qu'il faut qu'on la laisse s'exprimer à travers ce film.
09:40 Elle avait beaucoup à dire, mais par ce rôle-là.
09:43 On a eu beaucoup de larmes, on a eu beaucoup de larmes, beaucoup de préparation.
09:48 On se voyait souvent avec elle et la petite fille.
09:50 Il fallait faire cette connexion avec Philippe Dinacerra, qui est aussi mon acteur principal.
09:55 Donc, j'ai dû aussi le réunir tous les deux, puis tous les trois pour avoir une
10:00 connexion.
10:01 Comme ça, le jour du tournage, ça a été plus fluide.
10:04 D'accord.
10:05 Est-ce que vous avez, par exemple, une scène qui vous aura vraiment marquée durant tout
10:10 le temps de préparation ?
10:11 En fait, plusieurs scènes.
10:13 Plusieurs scènes.
10:14 Plusieurs scènes m'ont marquée.
10:15 Je vois que vous avez déjà les larmes aux yeux, beaucoup d'émotion.
10:19 Oui, parce que le thème, en fait, cette femme est très forte.
10:23 Ce côté très fort.
10:24 Moi, je suis quelqu'un d'extrêmement forte.
10:26 Un bulldozer.
10:27 Et avoir vécu ça et ne pas pouvoir en parler.
10:32 Donc, plusieurs scènes.
10:34 Et la scène finale, je crois que, je ne sais pas si c'est la fin du tournage, mais la
10:39 chute, j'y arrivais plus.
10:41 Donc, il a fallu refaire plusieurs fois parce que c'était la fin, c'était la scène,
10:47 c'était la scène finale.
10:50 Cette scène, elle me reste encore quand je vous parle de ça.
10:54 C'est vraiment la scène finale.
10:55 Entre temps, on s'est bien amusé sur le plateau.
10:58 L'équipe était très, très bienveillante.
11:01 Vraiment bienveillante.
11:02 Les réalisateurs présences, d'ailleurs, s'est expliqué plusieurs fois.
11:07 Et là, la scène finale, tout est retombé.
11:11 C'était l'apothéose.
11:14 Mais bon, c'est ma scène.
11:16 Vous vous êtes relâchée.
11:17 Voilà, relâchée.
11:18 Et puis avec la fin, c'était la fin de tout ça.
11:22 De cette aventure.
11:23 Donc, c'est vraiment ça qui m'a...
11:25 On le voit, vous vous êtes donnée vraiment corps et âme pour ce projet.
11:29 Qu'est-ce que vous souhaitez qu'on retienne de ce film ?
11:32 Ce que je souhaite qu'on retienne, c'est...
11:36 Bonne question.
11:39 C'est la non...
11:41 Je voudrais, sincèrement, la non banalisation de cette forme de violence.
11:46 C'est que nous, prenons ce parle de la famille africaine, on le vit au quotidien.
11:52 On le sait.
11:53 On a toujours une amie qui a son petit copain qui donne la petite gifle et qui, finalement,
11:59 continue.
12:00 Et puis, au départ, cette scène, cette histoire pour l'avoir vécue, c'est qu'à un moment
12:05 donné, 20 ans après, pendant toute cette durée, on en parle en rigolant.
12:11 Parce que quand on se rappelle de l'ex-petit copain qui aurait fait ça, on se dit "c'est
12:15 un fou, c'est un malade".
12:16 Mais non, en fait, c'est après qu'on se rend compte que c'est pas normal.
12:20 C'est vraiment pas normal à vécu.
12:21 C'est pas normal, déjà, d'en rire.
12:23 Le drame, c'est que beaucoup de femmes vivent sous silence.
12:26 Elles n'arrivent pas à en parler.
12:28 C'est vraiment difficile.
12:29 Non, mais je peux comprendre cette honte.
12:30 Croyez-moi, je ne juge pas.
12:34 Et je voudrais que personne ne juge, en fait.
12:36 Parce qu'on a tendance à dire "non, mais si tu te fais taper, c'est parce que t'es
12:40 bête, tu te laisses faire".
12:41 Mais en fait, non, parce qu'il y a une emprise.
12:43 Il y a ce qu'on prend pour de l'amour.
12:46 On prend ça pour de l'amour.
12:48 Justement, en parlant d'amour, il y a une anecdote que Satou m'avait racontée, qui
12:53 m'a un peu choquée, si je peux me permettre.
12:56 Oui, tu peux.
12:57 Ça a été toi, en tant que femme, le premier coup, la toute première fois.
13:02 Elle dit "oh, il m'aime".
13:04 Il m'aime.
13:05 Il m'a frappée parce qu'il est jaloux.
13:06 Il m'aime.
13:07 Oui, il m'aime.
13:08 Et en fait, on a tendance à penser "non, mais c'est rien, il m'aime".
13:11 Et cette honte, je ne le souhaite à personne.
13:16 Parce que ce n'est pas parce que la grande gueule de la bande, elle peut aussi cacher
13:21 beaucoup de cadavres sous le lit.
13:23 En fait, je suis sûre que la famille découvre ce pan de ma vie.
13:31 Et vraiment, c'est pour vous dire que ce film-là, il me...
13:36 Je ne suis pas ça ou autre chose.
13:38 C'est une thérapie.
13:39 Voilà, je le vis comme une thérapie.
13:41 Voilà, exactement.
13:42 Et donc, c'était à vivre.
13:45 Et puis, merci Prudence.
13:46 Je te remercie parce que c'est en fait la découverte.
13:49 Quand j'ai commencé à te raconter, je l'explique enfin.
13:53 Et je l'explique.
13:54 Il me dit "mais ce n'est pas possible, mais non, mais non, mais pas toi".
13:57 Si, ça peut arriver à tout le monde, même à la plus forte.
14:00 J'étais choquée.
14:01 Vraiment, même à la plus forte.
14:02 Bravo, Satou Baba.
14:04 Bravo et merci justement d'avoir joué ce rôle-là.
14:06 Ce film, je sais, sensibilisera plusieurs femmes sur ce phénomène qui sévit encore,
14:13 malheureusement, aujourd'hui.
14:14 Alors, on va en revenir à vous, Prudence, pour terminer.
14:17 Quel est votre message en particulier en rapport avec ce festival ?
14:21 C'est tout simplement ce que Satou vient de dire.
14:25 Il faut arrêter de banaliser ça, au fait.
14:28 Lorsqu'il n'y a pas de petit geste pour arriver à sensibiliser les gens.
14:33 Lorsqu'on entend quelqu'un dire "ah non, mais c'est bien fait pour elle, elle a
14:37 mérité que son mari la tape".
14:39 Non, elle a mérité.
14:40 Non, je ne pense pas qu'il y a quelqu'un qui aime la souffrance, au fait, ou se dire
14:45 "non, mais c'est leur couple, ils sont comme ça".
14:47 Non, dans ce cas-là, c'est un couple malsain.
14:49 Il faut qu'on leur parle.
14:50 Si eux-mêmes, ils ne veulent pas le faire pour eux, mais pour les enfants.
14:53 Donc, c'est juste de dire qu'il n'y a pas de petit geste.
14:56 Il n'y a pas de petit geste pour sensibiliser les gens.
15:00 Et il faut qu'on utilise, par exemple, nous, les créateurs d'images du cinéma,
15:06 utiliser nos voix, notre voix, pour pouvoir dénoncer, sensibiliser et protéger nos enfants.
15:13 Ils sont les futurs de demain.
15:15 Le Festival Minot se tiendra donc le 23 novembre 2023 au cinéma majestique de l'Hôtel
15:22 Ivoire à partir de 18h.
15:24 Un événement qui s'inscrit dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre
15:28 les violences faites aux femmes visant à sensibiliser un public de tout horizon.
15:33 Merci d'avoir suivi cet entretien.
15:36 L'actualité continue sur cette info et sur cette info.ci.
15:40 [Musique]
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