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  • il y a 3 ans

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00:00 *Musique*
00:16 La house-musique et la techno coulent dans ses veines depuis son adolescence.
00:20 Cette semaine, le DJ Arnaud Enjoy est l'invité de la petite histoire.
00:24 Animateur sur Radio Béton, le Tourangeau est aussi l'un des papas des îlots électroniques qui fêtent l'an prochain leur 10 ans.
00:31 Autre page musicale dans le Grand Talk, en 2022, 5 millions de vinyles ont été vendus en France.
00:37 C'est trois fois plus qu'en 2016.
00:39 Le vinyle n'est plus simplement une tendance de boomers, alors qui achète ?
00:43 Quels sont les groupes et les chanteurs en vogue version vinyle ?
00:46 Le point aujourd'hui dans votre émission.
00:48 Et enfin, offrir un toit digne est l'une des clauses de la Convention internationale des droits de l'homme signée par la France en 1989.
00:55 Pourtant à Tours, comme à Blois, des enfants sont à la rue.
00:59 Pourquoi y a-t-il saturation des hébergements d'urgence ?
01:02 Comment deux collectifs et certains politiques somment l'état d'agir ?
01:06 Réponse dans Le Grand Dossier.
01:08 *Musique*
01:13 Bonjour à toutes et à tous, ravie de vous retrouver pour Le Grand Talk, le magazine de la rédaction de TV Tour Val-de-Loire.
01:19 Nous avons de beaux invités aujourd'hui, je vous les présente tout de suite.
01:22 Et sans le savoir, on a invité deux copains.
01:24 Leur passion commune, c'est la musique, le son.
01:27 Arnaud N'Diaye est à ma gauche. Bonjour Arnaud.
01:29 Bonjour.
01:30 Ça va bien ?
01:31 Super.
01:32 Merci d'être là aujourd'hui. Tu es DJ et programmateur des îlots électroniques.
01:35 Oui, excusez-moi, je le tutoie, c'est vrai qu'on se connaît, on se fréquente depuis 10 ans à l'antenne de TV Tour Val-de-Loire.
01:40 Les îlots électroniques, ce sont ses après-mêmes électro, devenus un rendez-vous incontournable à Tours.
01:46 Et face à toi, un de tes amis que je vous vois car je le rencontre pour la première fois, c'est Anthony Le Goff.
01:51 Bonjour Anthony.
01:52 Bienvenue sur notre plateau.
01:53 Vous êtes gérant de la boutique Passe-Passe-Tours, ça se passe bien sûr dans le vieux Tour.
01:57 Alors, ça fait quoi de se retrouver à la télé ? Content ?
02:01 Ça change des platines.
02:02 C'est ça, ça change des platines.
02:03 Également avec nous, bien sûr, il aime le son, c'est un homme de musique, c'est Mickaël Texier.
02:07 Salut Mickaël.
02:08 Salut Emeline.
02:09 Rédacteur en chef de TV Tour Val-de-Loire, c'est avec toi qu'on va débuter cette émission par le hashtag #ValDeLoire.
02:14 Trois infos locales en trois minutes.
02:16 Et on commence par la campagne des Restos du Cœur, la 39e qui s'est lancée dans un contexte morose,
02:24 avec une équation compliquée pour les restos.
02:26 Les demandes sont de plus en plus nombreuses, +25% depuis le début de l'année,
02:29 avec des quantités de denrées qui, elles, sont en baisse.
02:32 Le coût d'achat des denrées redistribués gratuitement a doublé.
02:35 L'inflation grève le budget des restos.
02:36 Son président, il y a quelques mois, a lancé un cri d'alerte.
02:39 35 millions d'euros de trous, en fait, dans les caisses des restos au niveau national.
02:44 L'association est malheureusement contrainte de refuser du monde pour la première fois de son histoire.
02:48 Un crève-cœur pour les bénévoles déplore, aussi, évidemment, pour les familles à tour.
02:52 A Tourtonne-les, précisément, où nous avons tourné lundi, mardi, 39 familles sur les 300 demandeuses
02:58 ont dû être refusées au niveau national.
03:00 C'est 150 000 familles qui devraient être éconduites.
03:03 Les restos restreignent, aussi, les quantités de denrées pour chacun.
03:07 L'année dernière, les restos ont distribué 140 millions de repas.
03:10 Ça devrait être, quand même, 170 millions, cette année.
03:13 C'est ça. Et on verra, d'ailleurs, que l'engorgement dans les associations de solidarité se généralise.
03:18 On s'intéresse maintenant, pour ton deuxième hashtag, à une initiative originale
03:21 pour prévenir les soucis de santé mentale et psychique des étudiants.
03:25 Et oui, c'est assez étonnant. C'est autour d'un jeu que tout se passe.
03:28 Ou plutôt, dans un jeu, puisqu'il s'agit d'une escape room installée provisoirement à l'université de Tours.
03:34 Le principe, on est dans la chambre de Thomas, un étudiant qui ne va pas vraiment bien.
03:38 On explore la chambre de Thomas, on fouille ses affaires et on doit déterminer les symptômes de Thomas.
03:44 Le jeu commence en sachant bien rien de ce qui traverse l'esprit de Thomas.
03:49 On cherche, on découvre des indices et des symptômes.
03:52 Troubles du sommeil, de l'alimentation, perte de poids.
03:55 Une fois qu'on a les cinq indices, on peut poser un diagnostic.
03:59 Thomas souffre de dépression.
04:01 La fin du jeu, c'est évidemment des infos sur la maladie, des conseils pour accéder aux soins et au parcours de soins.
04:06 Après l'heure de jeu, il y a un entretien avec les animateurs.
04:09 Ça permet de prendre conscience de ses propres symptômes, quand on est participant,
04:14 de les identifier au cas où et donc de démystifier les soucis de santé mentale
04:18 qui vaut mieux prendre à bras le corps que les laisser filer.
04:23 Vous connaissez ces initiatives, vous en avez entendu parler ?
04:25 La gamification de la santé mentale des étudiants, je trouve que c'est un très bon vecteur.
04:29 Un troisième hashtag avec toi, les agriculteurs qui font parler d'eux
04:32 avec une mobilisation plutôt originale, disons renversante.
04:36 Oui, c'est bien le mot, Emilie, renversante.
04:38 Les jeunes agriculteurs et la FDSA d'Indre-et-Loire et de Loire-et-Cher
04:42 ont répondu à la campagne de mobilisation nationale, on marche sur la tête.
04:46 Le mouvement prend de l'ampleur en France, s'est donc invité dans nos départements.
04:49 Résultat, des dizaines de panneaux d'entrées de villes retournés.
04:52 Vous les voyez à l'antenne, les opérations se déroulent de nuit.
04:55 C'était le cas en début de semaine dans nos départements.
04:58 De petits groupes d'agriculteurs qui démontent les panneaux
05:01 avant de les repositionner à l'envers, vous le voyez.
05:04 Le matin, surprise des riverains, les passants, les citoyens qui sont interpellés
05:08 mais sans tous vraiment comprendre ce qui se passe.
05:10 En fait, les agriculteurs sont en colère et ils veulent dénoncer l'inflation des normes
05:14 et la concurrence qu'ils estiment déloyale avec les pays européens.
05:18 Le non-affichage de l'origine des produits en grande surface, par exemple.
05:21 L'obligation de mise en jauge chère des terres, la réduction de 50% des produits phytosanitaires, etc.
05:25 Une mobilisation très relayée sur les réseaux sociaux.
05:28 Elle est originale, elle est pacifique, elle est sympathique.
05:31 Cela pourrait changer. Ils préviennent si rien n'est fait pour répondre à leur demande.
05:35 D'accord, c'est le stade 1 de l'alerte, on va dire.
05:37 C'est ça.
05:38 Allez, on passe maintenant à notre rubrique, la petite histoire.
05:41 Et on commence donc avec du son.
05:43 On est 35 ans en arrière, dans la chambre du jeune Arnaud.
05:48 C'est "Crystal Waters" en 1991 qu'on entend.
05:52 On a un premier single extrait de son premier album.
05:55 C'est ça, on le voit derrière moi, c'est ça le son révélation pour toi Arnaud ?
05:59 Oui, alors je ne suis pas fan des morceaux qu'on écoute, qu'on connaît par cœur.
06:04 Parce que ce n'est pas forcément le morceau que je retiendrai le plus.
06:07 Mais c'est surtout que ça a été le déclencheur.
06:09 Parce qu'à l'époque, les seuls morceaux qu'on entendait, c'était dans des émissions.
06:13 Moi, j'étais très branché radio.
06:15 Parce que j'étais jeune, j'avais encore 15 ans, un truc comme ça.
06:18 Donc, j'écoutais des émissions vraiment spécifiques sur des grands réseaux,
06:22 qui existent toujours d'ailleurs.
06:24 Et ça me permettait de découvrir des morceaux.
06:25 Et je me rappelle vraiment le jour où, pour la première fois, j'ai entendu ce morceau.
06:28 J'ai vraiment les poils, c'était un truc...
06:30 C'est ça, c'est physique, il se passe un truc.
06:32 Ah ouais, ouais. Et bon, maintenant, on en a entendu un peu trop à mon avis.
06:36 Mais bon, c'était à la base un morceau vraiment fort.
06:39 Et du coup, tu tombes vraiment amoureux de la house à ce moment-là.
06:43 Mais d'ailleurs, c'est quoi la house ?
06:45 Comment ça se décrit ? C'est la future techno ?
06:48 En fait, on distingue house, techno, c'est musique électronique.
06:51 C'est-à-dire que c'est une question de tempo.
06:53 La house, c'est un petit peu plus grand public,
06:56 dans le sens où un peu plus accessible.
06:58 C'est ce qu'on fait aux îlots, c'est-à-dire c'est plus festif, c'est plus chaleureux.
07:01 Ça se danse plus facilement.
07:03 Alors, ouais, la techno aussi se danse, mais la techno est un peu plus minimale,
07:06 dans l'esprit, enfin dans mon esprit en tout cas.
07:08 Et puis, un peu plus rapide jusqu'à des techno très hardcore,
07:12 très rapide, encore plus rapide.
07:14 Mais voilà, c'est juste ça. Après, la base est la même.
07:16 La house peut être plus vocale aussi que la techno,
07:19 où normalement, il n'y a que du rythme et du synthé.
07:23 Et du coup, ça devient vraiment prégnant dans ta vie.
07:26 C'est-à-dire qu'au lieu de faire tes devoirs, tu fais quoi ?
07:28 T'enregistres des cassettes pirates comme ça et t'écoutes de la techno ?
07:30 Ouais, à l'époque, il y avait surtout une radio que j'écoutais beaucoup,
07:33 même en cachette, en cours.
07:34 Si ma maman m'écoute, elle va pas être contente.
07:36 Mais comment tu faisais les baladeurs à l'époque ?
07:38 C'était juste énorme.
07:39 Je crois qu'à la fin, je me cachais même plus, j'étais un peu rebelle.
07:42 Ah ouais, d'accord.
07:43 Non, mais j'écoutais beaucoup les radios,
07:46 parce qu'il y a les moyens de choper des bons trucs à l'époque.
07:49 Chose qui, d'ailleurs, n'existe plus maintenant,
07:51 à part les émissions sur des petites radios comme Radio Béthon,
07:54 des radios locales.
07:55 Mais en fait, il n'y a plus ces grandes…
07:57 C'était quoi, les radios, à l'époque, pour écouter et découvrir ?
07:59 La première, vraiment, c'était Énergie,
08:02 qui avait eu un rendez-vous du dimanche soir avec Dimitri Franparis.
08:05 En plus, je suis toujours à fond dedans,
08:08 parce que j'ai récupéré plein de cassettes que j'encode,
08:10 et je suis devenu un collectionneur de ces émissions-là.
08:13 J'en ai, je pense, à peu près 200 encodées.
08:15 Ah, génial !
08:16 Non, mais ouais, et puis ça fait un peu découvrir des mondes…
08:18 Le disquaire en face, c'est là.
08:19 "Waouh, attends, la mine d'or !"
08:20 Il y a un petit côté…
08:22 Pirate.
08:23 Fou, aussi.
08:24 Je suis très nostalgique de ça.
08:26 Puis après, il y a eu une radio qui s'appelait Maximum.
08:28 Il y a eu même des émissions très spécifiques sur Skyrock,
08:31 des choses comme ça.
08:32 Mais on parle de tout début des années 90.
08:34 Et je suis fan.
08:36 Et puis je découvrais le mix aussi, la technique du mix.
08:38 C'était ça qui m'a vraiment donné envie de refaire la même chose dans ma chambre.
08:42 Justement, rapidement, tu vas te mettre à mixer,
08:44 alors ailleurs, pas que dans ta chambre, dans les bars, à l'épithète, à Tours.
08:48 Et puis tu vas animer une émission sur une radio portugaise
08:51 et puis sur Radio Béton, dans les caves, avec des sonores affistolées.
08:55 C'était l'époque de la bricole ?
08:57 C'est ça.
08:58 On avait une petite cave de prédiction à Savognères,
09:01 on allait là-bas, mais on échangeait entre nos groupes de potes.
09:05 C'était très familial, en fait.
09:07 Et puis on donnait des flyers, des rendez-vous sur le parking du continent,
09:10 à Saint-Pierre-des-Cors.
09:12 Et on arrivait à avoir 100, 200 personnes.
09:16 Et puis on se marrait, quoi.
09:18 Les premières free parties ?
09:19 C'était encore différent.
09:21 On parlait vraiment des premières rêves, en fait.
09:22 Free parties, c'était encore plus un côté dehors, en plein air.
09:27 Bon, ce n'était pas forcément officiel non plus, nos soirées, à l'époque.
09:30 Mais c'était quand même plus grand, et ce n'était pas exactement les mêmes choses.
09:35 Et à l'époque, les musiques électroniques, la house, la techno,
09:37 avaient plutôt mauvaise réputation.
09:39 Mais d'ailleurs, un peu comme le rap.
09:40 Ça me fait penser à Skyrock, dont tu parlais tout à l'heure,
09:42 et toutes ces radios qui diffusent aujourd'hui les musiques urbaines.
09:44 Plutôt mauvaise réputation.
09:46 C'est toujours le cas, aujourd'hui, tu trouves ?
09:48 Que la house et la techno, les musiques électroniques,
09:50 à un moment, c'était un peu embourgeoisé.
09:52 Tu avais tout le son versaillais, etc.
09:55 Donc c'est devenu respectable ?
09:56 Oui, c'est devenu respectable.
09:58 Mais c'est aussi ça, on parlera sûrement aussi des îlots,
10:02 mais l'idée, c'était d'amener ça au plus grand public.
10:06 Et moi, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire,
10:08 mais on n'avait pas forcément le droit de le faire.
10:10 Pas les autorisations pour le faire,
10:12 pas non plus assez de niacs, peut-être, pour monter des dossiers à l'époque.
10:15 Maintenant, la mairie de Tours, les associations,
10:17 tout le monde est dans la boucle, maintenant, avec les îlots.
10:19 Tout officiel, oui.
10:20 Tout le monde vous accueille, et justement, parlons-en de ces îlots,
10:23 puisque un jour, avec deux copains, c'est la famille un peu famille pour tous.
10:27 C'est trois papas, là, pour le coup.
10:28 Vous vous dites, "Et si on faisait écouter de la musique à plein de gens,
10:32 en plein après-midi ? Résultat, vous allez dans les parcs,
10:35 vous avez des milliers de personnes sur l'île Simon,
10:37 on voit quelques images d'after-movie à l'antenne."
10:41 C'est ça, les îlots électroniques, finalement.
10:43 C'était un peu militant, au départ, quand même,
10:45 de mettre de la house comme ça, à dispo de tout le monde, en pleine journée ?
10:49 Oui, moi, j'ai toujours ce côté militant.
10:51 Pas forcément mes deux copains, d'ailleurs.
10:54 C'est-à-dire qu'on est issus de milieux différents.
10:56 Ils sont vraiment dans le festival.
10:58 Moi, j'ai toujours écouté que ça, j'ai toujours mixé que ça.
11:00 Je suis un peu fermé sur la musique, parce que c'est mon truc,
11:04 et puis que j'aime ça.
11:06 Mais moi, je trouvais ça génial de pouvoir offrir à un grand public
11:10 la musique que j'aime, parce que je fais zéro concession sur ma programmation.
11:13 Je fais venir que des choses que j'aime.
11:15 On ne t'est pas ce genre de DJ ? On peut venir, genre,
11:17 "Non, mais mets plutôt Shakira."
11:19 On peut venir, après, voilà.
11:21 Mais non, c'est ça.
11:23 Moi, c'est vraiment ce côté-là.
11:25 J'aime bien le côté, peut-être un peu prétentieux, mais éducatif.
11:28 J'ai des artistes que j'aime, je fais venir des sons...
11:30 Tu dirais évangélisation.
11:32 Tu veux partager, faire en sorte que les autres s'y mettent aussi,
11:35 montrer les goûts, tes goûts.
11:37 C'est ça, et même si Enzo et Thomas m'ont convaincu
11:39 que tout le monde s'en foutait de la musique aux îles d'eau,
11:41 enfin, quasi tout le monde,
11:43 en fait, ils viennent quand même aussi pour ça, pour un style musical.
11:46 C'est vrai que Kimmix, ce n'est pas forcément leur préoccupation,
11:49 mais on sent que l'ensemble du courant musical plaît.
11:54 Et donc, j'ai envie de dire, tant que ça plaît, je reste.
11:57 - Comment tu fais aujourd'hui ?
11:59 Parce qu'avant, on attendait l'album de Laurent Garnier qui sortait, etc.
12:02 Aujourd'hui, il y a des dizaines, des centaines,
12:04 des milliers de sons qui sortent chaque jour.
12:06 Comment est-ce que tu prépares, aujourd'hui, un bon mix pour les îlots ?
12:09 Ou pour autre chose ?
12:11 - Oui, j'écoute toujours.
12:13 J'essaie quand même de voir tout ce qui sort chaque semaine.
12:15 Mais évidemment, j'écoute peut-être 5 % de la production.
12:18 Après, je sais ce que j'aime aussi, je sais où je vais.
12:20 C'est des labels, c'est des artistes,
12:22 c'est des pays qui sortent des compils, des choses comme ça.
12:26 Enfin bref, on a...
12:28 - C'est à tes fournisseurs.
12:29 C'est comme quand tu aimes bien un vigneron,
12:31 tu sais que s'il sort une nouvelle cuvée, ça va te plaire.
12:33 C'est un peu ça, l'histoire.
12:34 - C'est exactement ça, oui.
12:35 J'écoute des labels, je suis forcément,
12:37 même s'il y en a qui surproduisent un peu.
12:39 C'est ça, le problème, c'est qu'il y a beaucoup, beaucoup de choses.
12:41 Et puis, contrairement à la révolution qu'il y a eu il y a 30 ans
12:44 avec cette musique où c'était nouveau,
12:46 il y avait des choses nouvelles, des sons nouveaux,
12:48 là, clairement, c'est la même musique.
12:50 Enfin, j'aime toujours autant,
12:52 mais il n'y a plus de surprises comme avant.
12:54 C'est-à-dire qu'il y a quelques courants qui émergent un peu,
12:58 mais dans la house, la techno, pure et dure, on va dire,
13:02 il n'y a pas eu de révolution.
13:04 - Une dernière question, puisque les îlots vont fêter leur 10 ans l'année prochaine.
13:07 Vous allez faire quoi ? 10 ans d'it tough, c'est ça ?
13:09 - Oui, c'est ça.
13:10 Parce qu'on a un petit peu de temps, on s'est dit,
13:12 "Bon, on va faire ça pour nos 10 ans."
13:14 Donc, c'est en gros de février à novembre.
13:16 On étale ça sur 10 mois.
13:18 Alors, il y a des petits toughs,
13:20 il y a des open-air qui seront sur deux jours,
13:22 il y a des soirées nuit.
13:25 On commence avec le bateau-ivre en février,
13:27 avec une spéciale live.
13:29 Et puis, on va essayer d'échelonner ça sur 10 mois.
13:32 Il y en a une aussi, on va aller sur l'île de Léon.
13:34 C'est un peu la colo des îlots.
13:36 On va aller là-bas, on est accueillis avec pas mal d'autres artistes locaux.
13:39 Ça va être sympa.
13:40 - Génial. Et là, ce sera pareil,
13:42 dans les parcs aussi du Diseux Open-Air,
13:44 on sera sur des lieux nouveaux, il y aura des nouveautés ?
13:46 - Alors, les lieux nouveaux, c'est compliqué,
13:47 parce qu'on a un peu fait le tour en éleveur quand même.
13:49 - Vous avez fait le tour en neuf ans, c'est vrai.
13:50 - On aimerait vraiment beaucoup retourner sur les ciments,
13:52 qui est un peu l'idée de départ.
13:54 - Appel à la communauté.
13:56 - Oui, alors, c'est vraiment le sujet du moment, en plus, pour le coup.
13:58 C'est très compliqué.
13:59 On n'arrive plus à la voir comme on avait l'occasion avant.
14:02 - Merci beaucoup, Arnaud and Joy.
14:04 C'était la petite histoire de notre Grand Talk.
14:07 On va s'inquiéter pour quelques secondes.
14:10 En deuxième partie, on poursuivra dans la musique,
14:11 loin des plateformes, on s'intéressera aux vinyles.
14:14 Ces beaux objets qu'on a encore.
14:16 Maman, t'es quoi un vinyle ?
14:17 Oui, je sais, vos enfants peuvent vous le demander.
14:19 Si vous n'avez pas le temps de leur répondre,
14:21 eh bien, laissez-les devant TV Tour.
14:22 On revient juste après la pub.
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