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00:04 En Indre-et-Loire, en football amateur, le début de saison connaît plusieurs interruptions de matchs
00:10 dues à certains nombres de violences. Alors le district est-il face à un défi sécuritaire ?
00:16 On en parle avec le président du district, Philippe Gallet.
00:20 On peut donner le nombre de licenciés ? Il y en a beaucoup en Indre-et-Loire ?
00:24 Cette année, on sera entre 19 500 et 20 000 à la fin avril 2024.
00:31 Des tout petits jusqu'au senior ? Des 5 ans jusqu'à... des de 5 à 77 ans presque.
00:37 Alors évidemment, il y a plein de rencontres qui se passent très bien tous les dimanches
00:41 et puis certaines qui sont plus crispantes, voire violentes. Michael ?
00:45 Oui, notamment celle du 7 octobre dernier, puisqu'on parle de celle-ci, une rencontre des U17
00:50 qui se pose jouer les tours à Saint-Pierre-des-Cors et ça dégénère. Des spectateurs envahissent le terrain,
00:54 s'en prennent aux adversaires, échangent de coups. Les corpos pétrussiens se réfugient dans le vestiaire.
00:59 Ils sont évacués en minibus, escortés par la police. Déjà au printemps dernier,
01:04 ce sont les jeunes d'Avoine, en U17, eux aussi, qui font les frais de l'agressivité de pseudo-supporters
01:10 à Jean-Bouin aussi, les obligeant là aussi à se réfugier dans les vestiaires,
01:15 le temps que les différents éducateurs calment les esprits. Les policiers étaient là aussi, appelés en renfort.
01:20 Philippe Gallet, ce type d'incident, hors pelouse, semble fréquent à jouer les tours,
01:25 mais est-ce le cas lors des dizaines de rencontres, voire des centaines organisées chaque semaine ?
01:30 Quel type d'incident vous relevez, vous ?
01:33 Alors déjà, vous avez fait une description exhaustive de ce qui s'est passé.
01:38 On a environ 200 matchs tous les week-ends, donc effectivement, on va parler des deux matchs
01:43 ou quatre matchs qui ont dérivé. 20 000 licenciés, 40 000, 35 000 à 40 000 sympathisants licenciés
01:50 dans le football, 200 rencontres par semaine. À l'instar de tout ce qui se passe en France,
01:56 le football connaît des dérives sur et en dehors du terrain. Pour l'instant, nous, c'est un peu
02:02 quand on est aux abords du terrain, mais nul doute qu'on n'est pas à l'abri de violences sur le terrain.
02:07 Alors ce sont à la fois des violences et des incivilités. Ça s'est passé à jouer les tours.
02:13 Et là, certes, nous, district, avons une responsabilité et avons des mesures pour traiter ou prévenir,
02:24 mais j'en appelle avant tout au préfet, que j'ai rencontré la semaine dernière, à l'État, donc,
02:30 au préfet et à l'instabilité de jouer les tours, qui a, elle, des moyens humains autres que les nôtres.
02:35 On va peut-être détailler tout ça, mais le préfet, vous en parlez, évidemment, qui a poussé,
02:41 enfin, qui a pris des sanctions contre le club de jouer. Il a décidé d'envoyer un signal de fermeté,
02:47 comme on dit. Il a annoncé la suspension des subventions d'État au club, qui l'estime par la même,
02:51 donc, responsable des débordements. Il a annoncé, c'était chez nos confrères de France Bleu Touraine,
02:56 attendre aussi du district, donc de vous, que vous ordonniez de jouer les matchs à huis clos
03:00 ou délocalisés hors du stade, jambouin ou du quartier de la Rabière. Le club, par la voix de son désormais
03:07 ex-président, qui a jeté l'éponge après cette séquence éprouvante, s'inquiète de cette suspension
03:12 de subventions qui permet de financer, pour le club, trois emplois de médiateurs, qui permet de financer
03:16 des emplois de stagiaires et des projets de vacances, de relations aussi avec les jeunes dans les quartiers.
03:21 L'affaire a pris un tournant politique aussi, quant à l'occasion d'un conseil municipal, le maire de jouer
03:25 les tours lui-même, Frédéric Ogis, a annoncé que la municipalité donnera des subventions
03:29 en cas de soucis financiers pour garantir les salaires. Le maire qui défend la position du préfet.
03:34 Que l'État s'en mêle, je ne trouve pas ça anormal à tel début.
03:37 – Justement, c'est la première fois, Philippe Gallet, que la politique s'intéresse, s'interroge
03:43 et puis coupe les robinets aussi, que l'État coupe les robinets d'un club.
03:47 – Oui, ma connaissance, moi ça fait 7 ans que je suis président, je suis dans les instances du football
03:52 et en tant que président du club depuis une trentaine d'années en Ambreloire.
03:55 Oui, je pense que c'est la première fois que haut et fort le préfet…
04:00 – Vous trouvez ça normal que le préfet ait coupé les subventions ?
04:03 – Non. – Non ?
04:04 – Non, mais je l'ai vu la semaine dernière, il est prêt, sous réserve qu'il y ait une équipe dirigeante
04:09 qui lui soit présentée et qu'il agrée, à, je pense, revenir sur sa position
04:13 et remettre en place les subventions.
04:16 Un président a été élu vendredi soir, à la tête d'une nouvelle équipe dirigeante.
04:21 – Donc il y a une refonce du club.
04:22 – Oui, je sais qu'il y a déjà un contact qui a été pris avec la municipalité, le maire, dimanche matin.
04:27 Nous on les rencontre lundi prochain et il doit voir le préfet dans les jours qui viennent.
04:31 – Est-ce que le district doit alerter pour des matchs dits sensibles ?
04:35 C'est-à-dire que la plupart des matchs se passent bien.
04:38 Alors évidemment sur la pelouse il y a des cartons, carton orange, carton rouge,
04:41 ça on va en reparler, mais en tout cas, est-ce que c'est au district
04:44 d'expliquer aux collectivités, à l'État, attention, peut-être que dans cette équipe,
04:48 au niveau des supporters par exemple, cette rencontre peut être compliquée
04:52 et à vous de jouer, parce que les clubs ne peuvent pas assurer un service de sécurité.
04:55 – Il y a déjà une procédure qui est une procédure dite de match à risque,
04:59 qui existe entre nous et la préfecture et donc pour les matchs plus sensibles,
05:05 il y a déjà des précautions. – Des policiers ?
05:08 – Je ne sais pas quelles mesures ils prennent, mais oui effectivement il y a des…
05:11 – Elles ne sont pas visibles les mesures ?
05:13 – Si, si, mais on n'a pas tant de matchs où il faille quand même filtrer les gens
05:18 avec des policiers, il y a effectivement telle équipe contre telle équipe
05:23 qui peut poser problème, mais il y a des départements où il y a des matchs arrêtés,
05:27 il y a 3 ou 4 matchs arrêtés par week-end, nous on n'en a que 3 ou 4 par an,
05:32 mais on déclare à peu près 2 ou 3 matchs à risque seulement par an aussi.
05:37 – D'accord, alors il faut envoyer aussi un message aux joueurs, au public aussi,
05:42 à commencer par les parents parfois, et là la ligue de football de la région centre
05:47 a distribué dans à peu près 350 stades.
05:50 – C'est ça, même dans quasiment tous les clubs.
05:52 – Des panneaux qui disent en gros papa, maman, je suis là pour m'amuser,
05:55 je perds, ce n'est pas grave, je gagne, c'est super, les parents ont un rôle aussi,
06:00 les éducateurs évidemment, on dit parfois qu'il y a des gens, des parents qui s'agacent,
06:06 c'est aussi une question, tout est dans les spectateurs je dirais.
06:10 – Si vous voulez, il y a une gradation dans les incivilités et les violences,
06:14 on va parler d'abord des incivilités parce qu'après les incivilités,
06:18 on peut passer malheureusement aux violences,
06:20 mais les incivilités commencent par des violences verbales,
06:22 et force est de constater que dans les seniors garçons,
06:26 ce n'est pas là qu'il y a le plus de dérive,
06:28 c'est souvent au niveau du comportement des parents,
06:31 parce que chaque parent voit un Mbappé ou un Giroud dans son rejeton, dans son fiston,
06:37 les éducateurs pourraient faire mieux au niveau des règles et des valeurs de respect, de fair play,
06:44 les présidents ou les dirigeants de clubs pourraient,
06:47 et les éducateurs aussi, contribuer à ce que certains individus un peu plus sensibles
06:53 en termes de réaction, quelquefois jouent moins à un match ou s'enfuient.
06:58 – Vous dites qu'il faut utiliser le carton blanc, le carton blanc c'est le déni d'expulsion.
07:03 – Le droit au rugby c'est le fait d'écarter 10 minutes un garçon,
07:07 ou je vais plutôt dire un garçon, parce que dans le football féminin,
07:11 on n'a heureusement pas de problème,
07:13 mais c'est écarter un garçon pendant 10 minutes pour qu'il se calme.
07:17 – Vous dites qu'il faut plus de formation, ça va être un petit peu l'objet d'une prochaine réunion,
07:21 il va falloir remettre à plat tout ça, ce qu'on fait et ce qu'on ne fait pas.
07:24 – Mais vous savez, on le fait en permanence,
07:26 ça a été le thème majeur de mes deux dernières assemblées générales,
07:29 force est de constater qu'il faut 100 fois remettre clouage sur le métier,
07:33 mais on ne cédera pas.
07:36 – Il y a également quand même des choses qui se passent bien,
07:38 et il y a le carton vert, je ne sais pas si vous savez ce que c'est Eric, le carton vert, Michael ?
07:41 – Le carton vert.
07:42 – Ce n'est pas le carton écolo, c'est le carton de la bonne conduite, c'est ça ?
07:45 Vous en avez distribué aussi.
07:46 – Le carton vert, c'est une opération qui est menée au niveau national,
07:51 le district 37 est terminé 9e au niveau national,
07:55 et on a récompensé lundi dernier 30 U15, c'est-à-dire des moins de 14 et 15 ans,
08:02 dans le cadre d'actions qui ont été remarquées par les équipes adverses.
08:07 – Oui, le fair-play, la tolérance.
08:09 – Donc sur les valeurs de tolérance, de fair-play, d'engagement aussi,
08:11 les valeurs de la fédération qui sont le plaisir, le respect, la tolérance,
08:17 l'engagement et la solidarité.
08:21 – Très bien, merci beaucoup, en tout cas il faut continuer
08:23 d'aller applaudir les joueurs sur le terrain.
08:25 – Je voulais dire que j'étais fier, heureux, ému d'être à côté d'Éric Fraud,
08:29 parce que ce qu'ils font, même si les valeurs du sport,
08:33 les valeurs des bénévoles qui donnent à cette très belle cause sont remarquables.
08:40 – Très bien.
08:41 – C'est un honneur pour moi, vraiment, et un bonheur d'être à côté de lui.
08:45 – C'est chouette, quand il se passe des trucs comme ça sur le plateau, je suis ravie.
08:48 Merci beaucoup messieurs en tout cas d'être venus sur le plateau,
08:51 dans la troisième partie d'émission on va s'intéresser aux visiteurs de prison,
08:55 il y en a une dizaine à la Maison d'Arrêt de Tour,
08:57 alors quel est leur rôle, quel est l'accompagnement qu'ils font
09:00 auprès des détenus ? Eh bien, réponses juste après la pub.
09:04 À tout de suite.
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