00:00 Qu'est-ce que l'AVAL ?
00:03 A Nice, on est un centre de chirurgie augmentée, un centre pilote,
00:07 dans lequel on développe plusieurs innovations,
00:09 et en particulier une des dernières innovations concerne la réalité mixte.
00:12 Pour simplifier le contexte, on a le modèle numérique,
00:15 c'est-à-dire le jumeau numérique du patient,
00:17 qui est issu des données d'imagerie qui vont permettre de créer un modèle numérique.
00:21 Ça, c'est la chirurgie computationnelle.
00:23 Et puis en AVAL, on a la chirurgie augmentée,
00:26 qui a des déclinaisons différentes, qui sont le robot,
00:28 qui sont la réalité mixte, qui sont la pression 3D, la navigation.
00:31 Et donc, à la fin, on opère le patient et on a des résultats.
00:35 Et la réalité mixte, c'est donc un outil qui, aujourd'hui,
00:38 permet d'appliquer et d'emmener la donnée au bloc opératoire.
00:41 Alors, sur la première phase, on l'emmène au bloc opératoire,
00:45 on télécharge la planification, c'est-à-dire la simulation préopératoire
00:48 qu'on a faite tranquillement dans son bureau sur les données du patient,
00:52 et on les emmène, grâce à la réalité mixte, au bloc opératoire.
00:56 L'innovation, aujourd'hui, qui est vraiment développée au CHU de Nice
01:00 et dans mon équipe de recherche, c'est de rendre tout cela collaboratif.
01:04 Et donc, on se connecte, en fait, à une plateforme cloud,
01:08 c'est ce qu'on appelle, en fait, le Metaverse.
01:10 Et le fait de se connecter à ce cloud permet, finalement,
01:13 d'avoir des interactions et de réellement nous libérer,
01:15 puisque quand on opère, on est habillé en stérile,
01:18 de vraiment nous libérer, de nous donner un accès à toutes les données
01:21 qui peuvent nous permettre de prendre en charge le patient
01:24 de façon optimale au bloc opératoire, en ayant accès à des imageries.
01:29 Et même en faisant appel, des fois, à des experts,
01:32 et donc on a la possibilité de mettre en place une téléassistance,
01:35 et ça nous aide aussi, ça nous permet aussi de faire appel
01:39 à plusieurs étudiants qui peuvent regarder en même temps que nous
01:42 la chirurgie et donc leur communiquer, finalement,
01:45 nous transmettre nos trucs et astuces pendant l'intervention.
01:52 La robotique de nouvelle génération, telle que nous l'avons imaginée
01:55 avec Ganymed Robotics, est une robotique basée sur trois piliers.
02:00 Premièrement, il y a un scanner préopératoire.
02:03 Ce scanner est fusionné avec la scène opératoire
02:07 automatiquement grâce à une caméra fixée sur le robot,
02:11 ce qui permet d'éliminer les trackers, les caméras infrarouges
02:15 et le matching des surfaces articulaires pendant l'intervention.
02:19 Ça fait gagner du temps, ça évite toute la complexité opératoire.
02:24 Et puis le troisième pilier, c'est un système robotisé simple
02:28 qui n'est pas motorisé, qui est manipulé par le chirurgien
02:32 et le robot place la lame de scie automatiquement
02:36 dans les bons plans de coupe, mais c'est actionné par le chirurgien.
02:40 Donc il n'y a plus de moteur, plus d'ingénieurs en salle
02:44 et plus de recalibrage régulier à faire.
02:48 Le but étant de faire une robotique finalement amie du chirurgien
02:52 qui reste le chef d'orchestre.
02:54 Pour l'instant, la technologie Ganymede est encore au stade de recherche.
02:59 De nombreuses prothèses ont été implantées en laboratoire d'anatomie.
03:03 Les premières séries cliniques seront réalisées en 2024
03:07 pour une commercialisation à partir de 2025.
03:11 RENACODE, c'est le registre national de chirurgie orthopédique.
03:17 On a créé ce registre, mais c'est bien plus qu'un registre.
03:20 L'idée, c'est qu'on ait un dossier patient,
03:22 c'est-à-dire qu'ils vous permettent de suivre votre patient
03:25 avec des données minimales cliniques,
03:27 avec les données minimales dont vous avez besoin pour remplir les registres.
03:30 Et remplir ces registres, cela va devenir une obligation
03:33 pour avoir les autorisations de chirurgie
03:35 et également pouvoir améliorer votre relation avec le patient
03:39 parce que ce dossier patient est interactif avec le patient
03:42 qui pourra répondre à des proms, qui pourra vous alerter,
03:45 qui pourra échanger avec vous.
03:47 Et dans ce cadre, vous serez plus efficients,
03:49 votre patient sera mieux soigné,
03:51 mais également, vous aurez une partie de votre certification
03:54 qui sera remplie car dans la certification à venir,
03:57 qui viendra complètement de l'accréditation que vous connaissez à l'heure actuelle,
04:00 il faudra avoir une relation privilégiée avec le patient.
04:04 Donc, RENACODE, c'est bien plus qu'un registre,
04:07 c'est améliorer vos soins, améliorer la relation avec vos patients
04:11 et donner de la puissance à toute l'orthopédie française
04:13 parce qu'avec toutes ces données, nous pourrons vis-à-vis des pouvoirs publics
04:16 mieux organiser les soins, mieux rémunérer ces soins
04:19 et donc à terme, avoir une meilleure pratique pour tous les confrères.
04:24 Donc, une seule chose à faire,
04:26 allez sur www.renacode.org, inscrivez-vous,
04:30 même si vous ne l'utilisez pas tout de suite,
04:32 vous allez nous renforcer et nous permettre d'avancer tous ensemble
04:36 pour améliorer la prise en charge de nos patients.
04:42 L'impression 3D, qu'est-ce que c'est ?
04:44 C'est un procédé de fabrication additive,
04:46 alors qu'il est largement répandu.
04:48 Ce n'est pas juste une nouvelle technologie,
04:49 c'est une vraie révolution industrielle
04:51 qui tend à se démocratiser en médecine,
04:55 notamment en orthopédie-traumatologie.
04:57 Alors, qu'est-ce qu'on peut faire en orthopédie-traumatologie ?
04:59 On peut imprimer des modèles, c'est-à-dire de l'os,
05:01 qu'il soit sain ou fracturé.
05:03 Les champs des possibles sont immenses
05:07 puisqu'on peut juste regarder, le toucher,
05:10 pour comprendre mieux les fractures.
05:12 On peut aussi faire de l'enseignement avec nos internes
05:14 sur la compréhension des fractures.
05:15 On peut proposer la pièce aux patients
05:17 pour qu'ils puissent comprendre sa pathologie.
05:20 On peut aussi être dans des choses un peu plus compliquées
05:22 avec des guides de coupe, des guides personnalisés.
05:25 Bien sûr, on peut aller sur de l'implant imprimé en 3D,
05:27 mais ça c'est dans une autre dimension.
05:31 Les bénéfices de l'impression 3D dans nos spécialités sont immenses
05:34 puisque toutes les études montrent
05:38 qu'il y a moins de pertes sanguines, moins de rayons X,
05:40 un temps opératoire diminué.
05:42 Il y a vraiment un avantage à utiliser cette technologie,
05:46 surtout qu'elle ne coûte pas très cher.
05:49 Nous, à Brest, on a la chance d'avoir un coordinateur
05:53 de la plateforme d'impression 3D
05:54 qui va centraliser toutes les demandes de l'hôpital
05:57 et qui va s'occuper de ça.
05:59 Mais une imprimante d'entrée de gamme ne coûte pas très cher,
06:02 on peut faire beaucoup de choses avec.
06:04 Il ne faut pas hésiter à se lancer avec l'impression 3D.
06:07 Pour plus d'informations, visitez www.imprimera.com
06:09 Imprimera.com
06:11 Imprimera.com
06:13 Merci à tous !
06:15 Merci à tous !
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