00:00 C'est vrai qu'on s'est arrêté au début pour un souci de grand voile qui s'est déchiré
00:06 au passage de l'eau du froid en Bretagne alors qu'on était bien placé, on était
00:09 4ème.
00:10 Et en s'arrêtant à Vigo pour faire réparer ce grand voile, lorsque l'équipe a inspecté
00:15 le bateau, on s'est rendu compte qu'on a une cloison structurelle importante qui a
00:19 explosé sous la pression des chocs.
00:21 Il faut dire que la mer était très formée après le départ et on avait des pointes
00:27 de vitesse à 30 nœuds face à 5 nœuds de mer et structurellement les bateaux prennent
00:34 fort dans les structures et la structure a cassé.
00:37 C'est un mal pour un bien parce que c'est maintenant qu'il faut se rendre compte de
00:40 tout ça, c'est des problèmes qu'on n'a pas le droit d'avoir autour du monde.
00:43 Donc voilà, on va positiver comme ça, il vaut mieux casser sur une Transat Jacques
00:47 Vabre que sur un Vendée Globe où ça serait plus compliqué de réparer et de ramener
00:50 le bateau à terre.
00:51 Il faut se servir de ça pour rebondir et revenir plus fort.
00:56 Le seul regret que j'ai, c'était la Transat Rotor qui était en solitaire et qui pour
01:01 moi était un très bon entraînement bien sûr puisqu'il y avait une course après
01:03 la Jacques Vabre qu'on devait faire.
01:05 Mais bon, les leçons, les tirs de cette expérience-là et souvent dans notre sport,
01:12 on est attaché à la performance de nos bateaux, au poids des bateaux, à la légèreté,
01:16 à la puissance, mais je pense que là pour le Vendée Globe, je pense qu'on a un bateau
01:19 solide, c'est sûr, parce qu'on a vraiment tiré fort à plusieurs reprises dessus.
01:23 Mais je pense qu'il faut encore renforcer, il ne faut pas lésiner sur le poids supplémentaire
01:27 dans la structure qu'on va rajouter parce qu'avant de gagner de course, il faut les
01:30 terminer.
01:31 Donc le Tour du Monde, c'est une longue course d'endurance.
01:33 C'est ce qu'on vient chercher en faisant ces courses de préparation.
01:36 Nous, on est qualifié déjà pour le Vendée Globe, on n'a pas la pression de la qualification
01:39 de la course aux milles.
01:40 Il ne faut pas qu'on hésite à tirer sur le bateau sur toutes ces courses préparatoires,
01:43 sur toutes ces Transatlantiques.
01:44 Il en reste encore deux à faire l'année prochaine avant le Vendée Globe parce que
01:46 c'est grâce à ça qu'on aura un bateau et un marin prêt pour cette expérience et
01:51 pour cet objectif.
01:52 [SILENCE]
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