00:00 Julien et on écoute la bande annonce de la maestro.
00:02 -Mme Arbus ? -Professeur Arbus,
00:05 ne m'interrompez plus jamais pendant un meurtre.
00:08 -J'ai besoin de vous, professeur.
00:10 J'ai une scène de crime qui vous concerne directement.
00:13 -Un volontaire pour m'accompagner sur le terrain ?
00:15 -Vous étudiant, c'est comme ça que vous les formez ?
00:19 En enfreignant la loi ?
00:20 -Qu'est-ce que vous voyez ?
00:21 -Eh bien, je vois une morte.
00:22 -Hum, brillant.
00:24 -Regardez le crime dans les yeux.
00:26 -Il tue pour punir et il va continuer.
00:28 -C'est ça votre équipe d'experts ?
00:30 -D'élite, je dirais.
00:32 -La bande annonce qui donne le ton.
00:34 Muriel Robin, vous incarnez Louise Arbus,
00:36 une prof de criminologie qui a renoncé au terrain
00:39 après une enquête traumatisante et qui va évidemment replonger
00:42 parce que sinon la série serait beaucoup trop courte.
00:45 -Ah oui, évidemment.
00:47 -Et ce qui vous fait... -Surtout si elle ne replonge pas,
00:48 on ne sait même pas pourquoi on en parle.
00:49 -Ben voilà, c'est ça.
00:50 -C'est dans les yeux, elle est vraiment la seule chose.
00:51 -Ce qui vous fait replonger, c'est une affaire
00:52 qui semble vous être directement destinée.
00:55 Racontez-nous un peu cette affaire.
00:56 -Ah l'affaire ? Oh là là, c'est Anne qui va raconter ça,
00:58 je suis très mauvaise.
00:59 -Non, racontez-nous.
01:00 -C'est quoi l'affaire du premier...
01:02 Je les mélange tous les épisodes.
01:03 -Il y a une personne qui a été tuée
01:05 et sur son dos il y a écrit "j'attends le tueur parfait"
01:08 de ton livre.
01:08 -Une phrase de mon livre.
01:09 -Et c'est ce que vous aviez écrit en tant que criminologue.
01:11 Donc forcément ça vous interpelle.
01:12 -Tout à fait, ça m'interpelle.
01:14 De toute façon, tout interpelle Louise
01:16 parce qu'elle a un cerveau, alors pas particulièrement là,
01:19 mais je ne sais pas...
01:20 C'est la première fois que je joue une série.
01:22 Ce qu'il faut dire, ce qu'il ne faut pas dire,
01:23 je ne vais rien dire, je vais parler de mon personnage.
01:25 Parce que je ne sais pas...
01:26 -Ce qui est sûr, c'est qu'il y a un tueur qui vous défie.
01:28 -Ce qui est sûr, c'est qu'il y a dans "Mastercrime"
01:31 un polar à chaque fois, très bien ficelé,
01:33 qui n'est pas prétexte à comédie,
01:34 ce qui peut être le cas et pourquoi pas,
01:36 mais là, pas du tout.
01:37 Vraiment, les auteurs tenaient à avoir un polar
01:39 vraiment, quand on aime ça.
01:41 Et à côté, ils l'ont réussi et c'est assez fort, je trouve,
01:45 trouver de l'espace pour du rire, de la fantaisie.
01:48 Elle a de l'esprit.
01:50 Elle a de l'esprit, Louise, c'est une tornade.
01:52 Elle a de l'esprit, elle est vive,
01:54 elle a l'œil qui pétille en permanence.
01:56 Tout peut l'amuser, pratiquement,
01:57 sauf quand il faut être sérieuse, évidemment.
01:59 Et donc, ça, c'est le temps...
02:01 -Et un petit côté un peu méprisant et drôle envers la police.
02:04 -Oui, oui, oui, mais envers moi.
02:06 -Envers vous et en particulier,
02:09 Adele Hennen qui jouait Barbara Deland,
02:11 donc la capitaine qui va devoir résoudre cette affaire.
02:15 Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elle n'est pas très heureuse
02:17 d'avoir cette criminologue comme ça, un peu cassante dans les pattes.
02:19 -Ça l'agace.
02:20 -Ça m'agace beaucoup parce que moi, je prends mon travail très à cœur.
02:23 Elle est presque un peu rigide.
02:27 On peut dire le capitaine Delandre, quand elle voit débouler
02:30 la tornade Louise en escarpins assortie à son sac à main,
02:33 qui me coupe les rubalises et qui se fiche de laisser des empreintes un peu partout.
02:37 C'est sûr que c'est un petit peu contrarié,
02:39 mais c'est pas un trait qui vont garder tout le temps.
02:43 Sinon, ce serait un peu caricatural.
02:45 Elles vont finir par s'apprécier.
02:46 Il y a une admiration réciproque et elles vont s'entraider.
02:48 -On va trouver le rire sur la complicité.
02:50 -Même s'il y aura toujours un fond d'agacement quand même.
02:53 -C'est ce que vous avez.
02:54 -Ça reste quand même.
02:55 Le cerveau de l'une intéresse le cerveau de l'autre et on s'en amuse.
02:59 -Et c'est ce que vous allez découvrir dans ces deux premiers épisodes diffusés ce soir.
03:03 On va continuer à en parler après la session de rattrapage
03:05 de l'excellent Jean-Luc Lemoyne sur Europe 1 tout de suite.
03:08 -Europe 1.
03:09 -Culture Média sur Europe 1 avec ce matin,
03:11 Thomas-Yves Muriel-Robin et Anne Lenen,
03:13 toutes les deux à l'affiche de la nouvelle série TF1.
03:16 Ça s'appelle Mastercrime et c'est à voir ce soir à 21h10.
03:19 -Je préviens tout de suite, vous allez voir une Muriel-Robin très différente
03:22 de celle qu'on a l'habitude de voir sur TF1.
03:24 Là, dans le stylisme, on s'est vraiment éloigné de Jacqueline Sauvage ou Marie Bernard.
03:28 Dans l'humour aussi d'ailleurs.
03:29 -Oui, oui.
03:30 -Ça n'a rien à voir.
03:31 Vous êtes très très classe.
03:33 Même pour aller à la morgue, vous êtes tirée à quatre épingles.
03:36 -Partout. Elle ne lâche pas les escarpins.
03:38 Effectivement, de la même couleur que le sac à main.
03:41 Des belles matières.
03:42 Elle aime les sables.
03:43 Elle est fashion.
03:44 -On dit que l'élégance est une forme de politesse envers l'humanité.
03:47 -Absolument.
03:48 Et puis c'est vrai que j'avais dit dans des interviews que vous avez envie de quoi ?
03:52 Je disais, après quand même, je me suis pas mal vieilli, amoché, amochie.
03:57 Et je disais, la prochaine fois, j'aimerais bien être sur des Louboutins.
04:00 Alors, ce n'est pas la marque qui est utilisée.
04:02 Mais en tout cas, j'ai été entendue avec l'équipe de UGC qui produit, Franck Calderon
04:08 et Sophie Xbraia et les escarpins ont pris leur place.
04:12 Et c'est très agréable.
04:13 -Anne, on est sur un style par caca qui ?
04:15 Un style flic ?
04:16 -C'était par caca qui ou cuir chocolat ?
04:22 Vous aviez le choix pour faire le flic.
04:23 -Par caca qui, je trouve drôle.
04:24 Par caca qui.
04:25 -Oui, c'est par caca qui.
04:26 -Pas la fin de faire caca, s'il y a caca au milieu, c'est dommage.
04:29 -Vous jouez une mère célibataire qui essaye tant bien que mal de gérer son boulot et sa
04:34 vie privée qui n'est pas un franc succès.
04:36 D'ailleurs, parenthèse, mais j'ai l'impression que tous les flics ont de gros problèmes dans
04:40 leur vie privée.
04:41 À chaque fois, il n'y a jamais dans les séries un flic peinard, heureux en couple comme vous.
04:45 -Je crois que c'est difficile.
04:46 C'est difficile parce qu'ils sont forcément tellement investis dans leur métier.
04:50 Ça prend tellement, aussi bien émotionnellement que ça doit être compliqué.
04:54 Mais c'est ça que j'ai aimé à la lecture de Mastercrime concernant mon personnage pour
04:57 avoir déjà joué un rôle de flic.
04:58 C'est que Barbara, elle est attachante et facilement identifiable pour une femme.
05:06 En fait, elle jongle entre sa vie professionnelle et sa vie privée, qui est un désastre.
05:10 Elle a un ado difficile.
05:11 Donc bon, voilà.
05:12 -Et alors, ce n'est pas la première fois que vous jouez ensemble.
05:16 Vous êtes déjà donné la réplique à la télévision dans Passage du désir.
05:19 C'était sur France 2 ou I Love You Coiffure sur TF1.
05:22 Mais c'est la première fois que vous partagez vraiment le hall d'une affiche.
05:25 Vous en aviez envie, toutes les deux, vous en parliez déjà avant que ça se fasse ?
05:29 -On en parlait.
05:30 -Secrètement, ce n'était pas notre conversation tous les jours, mais on se disait que si ça...
05:37 Moi, j'aimais l'idée de jouer avec Anne parce que je trouve que c'est une très bonne comédienne.
05:41 Parce que vraiment, je pense qu'on me connaît.
05:43 Moi, je joue avec mon ennemi, c'est un très bon acteur.
05:46 Je ne joue pas avec ma meilleure amie si elle n'est pas bonne actrice.
05:49 Je ne peux pas.
05:50 Je suis incapable de faire ça.
05:51 Donc, si je voulais jouer avec Anne, c'est parce que vraiment, je trouve qu'elle a un
05:54 truc d'abord qui est très rare, c'est le charisme.
05:56 Et j'aime beaucoup que quand on rentre quelque part, on la regarde elle plutôt que moi.
06:00 -Je vais vous laisser, je crois.
06:01 -Non, non, mais c'est très important.
06:03 Et puis, je trouve qu'Anne a un physique d'abord pour être regardée, pour faire des fictions
06:08 au cinéma ou à la télé et une qualité de comédienne qu'il y avait l'envie.
06:12 Mais je ne pouvais pas faire la demande.
06:14 Il fallait que ça vienne de l'extérieur.
06:16 Absolument.
06:17 Et c'est arrivé.
06:18 -C'est vrai que quand UGC a fait cette proposition, que je sois aux côtés de Muriel, on était
06:23 très heureuse.
06:24 On n'avait pas lu le texte, donc il fallait évidemment que la qualité soit au rendez-vous
06:28 parce que ce n'est pas rien comme décision.
06:30 -Et la pression qui parlait.
06:32 -Et la pression qui va avec, surtout.
06:34 -Parce qu'un cas particulier, pardon.
06:36 Mais effectivement, on est ensemble, les gens le savent.
06:40 Comment ils vont prendre ça ? Est-ce qu'ils ne vont pas se dire Muriel l'a mis sur le
06:44 coup ? Un truc un peu qui serait détestable.
06:47 Effectivement, on pourrait ne pas apprécier.
06:49 Est-ce que, comment ? Ça aurait pu être commenté négativement.
06:54 Et c'est vrai que suite à l'émission de télé qu'on a faite dernièrement, de voir
06:59 que les gens nous prennent ensemble, cette particularité d'être deux femmes, je trouve
07:04 que ça envoie quelque chose de positif sur l'état de l'homosexualité globale en France.
07:12 Ça change un peu.
07:15 C'est bien d'entendre ça quand on sait qu'il y a aussi des homos qui sont encore agressés,
07:19 etc.
07:20 Ça fait quand même une grosse poche d'amour autour de ce thème.
07:24 Donc prenons ça.
07:26 Alors là où ça a été un peu plus dur, j'ai vu certains retours sur des internautes
07:31 qui, sur la base de la bande annonce de Mastercrime, ont dit que c'était un plagiat de How to
07:36 get away with murder.
07:38 Mais alors pour avoir vu les deux séries, franchement, à part le fait que dans les
07:41 deux cas, l'héroïne est une criminologue et qu'il y a des histoires de crimes, bien
07:45 sûr, les séries n'ont pas grand chose à voir.
07:47 Non, mais pas du tout.
07:48 C'est-à-dire que Viola Davis, et Dieu sait que je suis fan, j'adore Murder.
07:51 Viola Davis, elle est sombre, elle est tourmentée, elle a un problème d'alcool.
07:54 On dit que Louise, elle est solaire, elle est heureuse, elle se marre tout le temps,
07:57 elle va bien.
07:58 Dans Mastercrime, il y a un duo, ce qui n'est pas le cas dans Murder.
08:01 Voilà, les points sont différents.
08:03 Le seul point commun, et je peux comprendre que les gens aient pu dire ça, c'est qu'il
08:06 y a des jeunes.
08:07 Avec les élèves ? Oui, avec les étudiants.
08:09 Parce que sinon, ce serait dire que Marleau a pompé Columbo.
08:13 Une série policière, c'est une série policière.
08:15 Donc là, on est sur la variante, c'est qu'il y a des jeunes autour d'elle.
08:19 Oui, et puis on veut dire qu'effectivement, le point commun, c'est prof de criminologie.
08:24 C'est la première fois qu'on voit en France une prof de criminologie.
08:27 Donc pour le spectateur, je le précise, parce que moi j'apprends des choses à mes élèves,
08:32 mais du coup j'apprends des choses aussi aux spectateurs.
08:35 On a des petits cours comme ça qui sont assez intéressants, et c'est vrai que ça, c'est
08:38 la première fois qu'on le voit.
08:39 Alors comme on l'a vu aux États-Unis, mais carrément d'une autre manière, tout d'un
08:43 coup on associe.
08:44 Oui, ce métier-là, c'est la première fois qu'on le voit en France.
08:46 Il y en aura peut-être d'autres, après c'est la manière de traiter qui est différente.
08:49 Et puis Murder, Murder est un...
08:52 Mastercrime.
08:53 Et tu ne crois pas que tu nous refais confiance sur notre embêtant.
08:57 C'est une comédie.
08:58 C'est une comédie policière, tandis que Murder c'est un thriller-drama.
09:00 Le ton est léger, c'est pas un ton...
09:02 Le mieux c'est de se faire votre avis.
09:04 Ce soir, c'est à 21h10 sur TF1.
09:07 Moi je vous le dis, c'est très réussi et je pense que ça va très très bien marcher.
09:11 Mais on en reparlera demain avec les audiences de Julien Pichelet.
09:13 Muriel Robin, Anne Lenen, restez avec nous parce que dans un instant, c'est le journal
09:17 des médias de Julien Pichenay sur Europe 1. A tout de suite.
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