00:00 La blessure, la douleur, je pense que c'est d'abord une douleur, c'est une blessure et
00:07 une douleur, mais quand on joue à ce niveau et quand on joue pour l'équipe de France
00:14 et quand on joue des Coupes du Monde, il faut être prêt à gagner, mais il faut être
00:18 prêt aussi à vivre ce qu'on a vécu.
00:22 Donc la douleur, la blessure, elle est presque je dirais normale.
00:28 Il n'y a qu'une équipe qui n'a pas mal en fait, c'est le Champion du Monde.
00:32 Les autres rentrent avec différents sentiments, mais c'est que des émotions désagréables.
00:38 C'est notre cas.
00:39 Je pense que, pour en avoir parlé avec les leaders, puisque j'ai eu tous les leaders
00:48 durant ce laps de temps au téléphone, on a échangé tranquillement, je pense que la
00:54 blessure, ça fera une cicatrice et la cicatrice, on l'aura à vie, mais ça fait partie de
01:01 notre chemin.
01:02 Quand on fait de la compétition de haut niveau, on ressent beaucoup de joie, on ressent beaucoup
01:08 d'excitation, on ressent beaucoup d'émotions positives, mais on vit aussi des émotions
01:13 très douloureuses.
01:14 Et ça fait des cicatrices, ça fait des balafres.
01:17 Et celle-là, on l'aura bien sûr, on va l'avoir avec nous.
01:21 Mais pour en avoir vécu de nombreuses déceptions, c'est jamais un handicap.
01:30 Après, avec le temps, ça devient doucement, mais sûrement, ce qu'on appelle de l'expérience,
01:39 du savoir.
01:40 Et si on est capable de se poser des bonnes questions, la possibilité d'être encore
01:49 meilleur.
01:50 Donc c'est vrai que, pour répondre à votre question, on a tous fait ou à faire, ou
02:00 nous sommes tous en train de faire une sorte d'introspection, d'abord personnelle, individuelle,
02:06 et puis ensuite collective sur ce qu'on a vécu, bien sûr.
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