00:00 une désillusion énorme, beaucoup de promesses,
00:03 beaucoup de signes avant-gardistes positifs.
00:07 On a tendance à analyser au mieux les chances de l'équipe de France
00:10 avant cette Coupe du Monde et pendant cette Coupe du Monde.
00:12 Tous les feux étaient au vert.
00:14 On voulait y croire, donc on essayait d'être quand même,
00:16 on va dire, mesuré à chaque fois dans notre enthousiasme
00:20 parce qu'on espère, mais on connaît le sport
00:22 et on s'écrit un effet avant de jouer un match.
00:25 Et puis finalement, c'est le coup de Massu, le coup de Bambou
00:28 qui nous tombe dessus. Le match est 80 minutes.
00:30 On a été très, très bon, comme tu as dit, sur 60 minutes
00:34 et on a perdu le fil au fur et à mesure du match
00:38 sans pouvoir réaccélérer, remettre un petit coup sur le clou.
00:43 Donc, on s'est fait prendre, pour moi, à notre propre jeu
00:47 sur plein de choses. Les Sud-Africains nous ont pris vraiment par surprise
00:52 et j'ai l'impression que c'est tous les points forts des Sudaf hier,
00:55 c'était un peu les points forts de l'équipe de France sur les autres matchs.
00:58 Beaucoup de promesses, beaucoup d'attentes.
01:00 L'équipe de France n'a pas été à la hauteur des attentes qu'on placait en elle ?
01:05 Alors, pas à la hauteur en termes de résultats,
01:07 ça c'est certain parce qu'on espérait bien plus.
01:10 C'est une question, je vous pose la question.
01:11 Mais par rapport aux attentes, si,
01:13 parce que ce match, ils l'ont globalement dominé.
01:16 Quand tu regardes les stats, franchement, il n'y a pas photo.
01:18 Puis même, ils nous ont emballé jusqu'à la dernière minute
01:20 où ils relancent de l'or en but pour marquer une remontée de 80 mètres.
01:23 Et on y croit jusqu'au bout.
01:24 Et on y croit jusqu'au bout. Ils nous font rêver jusqu'au bout.
01:26 Et c'est pour ça que c'est encore plus cruel.
01:28 Parce qu'on sait que c'était une équipe de France qui était capable.
01:29 On aurait préféré en prendre 40 ?
01:30 Non.
01:31 Euh...
01:32 Pourquoi tu ne le fasses ?
01:34 Parce qu'on serait moins déçus.
01:35 C'est toujours pareil.
01:36 C'est comme, on prend toujours l'exemple de 2011,
01:38 on perd une finale d'un point.
01:39 Quand c'est perdu, c'est perdu.
01:40 Donc la carotte, quelle que soit la taille, on va dire,
01:43 ce n'est pas vraiment ça le plus important.
01:46 Non, mais c'est que le staff n'a jamais rien laissé au hasard.
01:50 Les joueurs sont tellement bien préparés physiquement,
01:53 stratégiquement, mentalement, qu'on se dit, mince,
01:57 même si on a essayé de tout prévoir,
01:59 on est quand même passé à côté de deux, trois petits détails.
02:01 Sans parler évidemment du 16e homme qui arbitre, de M. l'Arbite.
02:07 Mais dans ce qu'ont fait les Français,
02:10 il y a plein de choses qui ont été anticipées.
02:12 Mais malgré tout, il y a des situations,
02:14 des réceptions, des petits moments clés du match
02:18 qu'on ne peut pas prévoir.
02:18 Et c'est là où on ne peut pas avoir de regrets.
02:21 Quand tu parlais du staff, ils ont vraiment tout fait.
02:24 Ils ont eu le souci du détail et ils ont vraiment tout fait
02:27 pour essayer de préparer au mieux cette équipe.
02:29 Que ce soit de la préparation physique,
02:31 que ce soit les temps passés en famille,
02:33 l'état mental, la fraîcheur mentale, la fraîcheur physique,
02:37 la stratégie, les remplaçants ou finisseurs, peu importe.
02:40 Ils ont essayé de penser à tout pour essayer de préparer les joueurs
02:43 et les mettre dans les conditions optimales pour être champions.
02:46 On y a tous cru, ils l'ont montré pendant plusieurs années.
02:49 Et même avec ça, on va dire, il y a la magie du sport,
02:53 il y a l'instant T, il y a l'adaptation, il y a la réussite du moment.
02:56 Et on voit que plein de petits détails,
02:58 que ce soit l'arbitrage, des fois on peut dire oui, c'est litigieux,
03:02 mais il y a aussi plein de petites fautes.
03:05 Je repense à Jalibert, son coup de pied, pénalité en arrière,
03:08 quelque chose dont on n'est pas habitué.
03:09 Gaël Ficou qui ne réceptionne pas une chandelle.
03:12 Des détails finalement, on savait que ça se jouerait sur ça.
03:14 Ou c'est le jour J, c'est la réussite du joueur.
03:17 Et on est habitué à ce que les joueurs récitent la même symphonie
03:19 et soient sur la même longueur d'onde le jour J.
03:22 Et là, il y a quelques joueurs qui ont eu des petits manquements inhabituels,
03:26 qui se sont cumulés, qui ont permis au Sud-Afrique d'exister
03:31 et se sont nourris de nos petites erreurs.
03:33 Et d'habitude, c'était nous, le français,
03:34 qui nous nourrissions des petites erreurs adverses.
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