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  • il y a 2 ans
Élisabeth Borne a présenté ce jeudi le volet régalien du plan anti-émeutes du gouvernement devant 500 maires rassemblés à la Sorbonne, en réponse aux violences du mois de juin, qui avaient fait suite à la mort de Nahel, jeune homme tué par un policier lors d’un contrôle routier à Nanterre. Parmi les mesures annoncées: la responsabilité financière des parents de mineurs ayant causé des dégradations et la possibilité d’un “encadrement de jeunes délinquants par des militaires”.

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Transcription
00:00 Ces émeutes ont énormément choqué dans la population française,
00:04 à la fois dans les 530 communes qui ont été victimes de ces émeutes,
00:10 et puis plus globalement dans le pays entier qui a regardé de manière sidérée.
00:14 Alors ce n'était pas totalement une surprise, parce que ça faisait plusieurs années
00:18 que quand on réalisait des sondages notamment à Lone,
00:22 à l'occasion de l'anniversaire des émeutes de 2005,
00:26 les Français nous disaient "ça peut se reproduire, ça peut se réitérer,
00:29 il suffit d'une étincelle" et c'est ça qui s'est produit.
00:34 - La mort du jeune Nahel.
00:36 - L'ampleur des dégâts, le nombre de communes touchées,
00:40 le type de bâtiments qui ont été attaqués, des écoles, des gymnases, des bibliothèques,
00:45 plus de 200 bâtiments qui hébergent des forces de l'ordre, des mairies,
00:50 le montant des dégâts, le nombre de policiers blessés,
00:53 - L'âge aussi des émeutiers.
00:54 - L'âge très jeune des émeutiers, l'âge moyen était entre 17 et 18 ans.
00:59 Donc tout ça a créé un choc très fort dans la population et donc,
01:04 après plusieurs mois de réflexion et de diagnostics,
01:07 on a ces annonces qui tombent et qui sont placées sous le signe de la fermeté effectivement.
01:13 - Oui, ce qui avait frappé aussi c'est que ce n'était pas forcément les quartiers traditionnels,
01:19 c'est-à-dire les quartiers à difficulté, à problème comme on dit, qui étaient touchés,
01:23 mais des villes moyennes.
01:24 D'ailleurs la première ministre a rappelé qu'un tiers des quartiers touchés
01:27 n'était pas dans le zonage habituel des quartiers prioritaires.
01:31 - Oui, alors on a quand même une typologie de quartier assez classique,
01:36 au cas de dans les communes ou des quartiers assez pauvres.
01:39 Par contre ce qui est vrai c'est que sur les 530 communes qui ont été touchées en 2023,
01:44 100 n'avaient pas connu d'épisode de violences urbaines ou d'émeutes urbaines en 2005,
01:50 avec ce qu'on pourrait appeler une espèce d'extension ou de diffusion du domaine de l'émeute,
01:54 notamment dans des villes moyennes.
01:56 Donc la ville emblématique c'était Montargis par exemple,
01:59 et autre nouveauté dans des villes de taille parfois plus importante,
02:03 typiquement à Marseille, alors qu'en 2005 les émeutes avaient été cantonnées
02:08 dans les quartiers sensibles et Marseille avait été même moins touchée
02:10 que d'autres villes du territoire.
02:12 Cette année, les centres-villes ont été aussi l'objet de déprédations,
02:17 notamment avec des opérations de pillages et de raids,
02:20 ce qui là aussi a traumatisé la population.
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