- il y a 3 ans
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00:00 Indépendance Royale, le numéro 1 du maintien à domicile des seigneurs vous présente Mon
00:08 Logement, Ma Vie.
00:09 Salut à tous et bienvenue dans la troisième saison de Mon Logement, Ma Vie.
00:13 Comme lors des deux précédentes, nous continuons d'aller à votre rencontre pour prendre de
00:16 vos nouvelles.
00:17 Mon Logement, Ma Vie, c'est le podcast qui vous donne la parole, un programme à écouter
00:21 sur indépendanceroyale.com, disponible également sur l'ensemble des plateformes de diffusion
00:25 de podcasts.
00:26 Et pour ce sixième épisode, nous allons retrouver Bernard, 79 ans, marié, deux enfants,
00:32 des petits et arrière-petits enfants.
00:34 Avec son épouse, il réside en Nile-et-Vilaine, à Plumeloc, c'est à une vingtaine de kilomètres
00:39 de Rennes.
00:40 Bonjour Bernard et merci de répondre à mes questions.
00:42 Alors la première d'entre elles, comment s'est déroulée pour vous et vos proches
00:45 la fin d'année et notamment les fêtes de fin d'année 2020 ?
00:48 Les fêtes de fin d'année, disons qu'à Noël, on était qu'à quatre.
00:51 J'avais mon fils et ma belle-fille et au premier de l'an, on s'est arrangé quand
00:56 même, on était en Vendée, chez des cousins à Bretignolles.
00:59 On était à quatre aussi.
01:00 Et de manière générale, comment s'est déroulée pour vous l'année 2020 avec ces
01:03 deux confinements ?
01:04 Disons qu'on s'adapte un petit peu à tout.
01:07 Ce qu'il y a, on n'écoute pas la télévision de trop.
01:10 Cinq minutes, c'est bon parce qu'ils sont en train de nous conditionner tous les jours
01:15 avec leurs blabla.
01:16 Donc ça nous sonne dans les oreilles et ça nous débrouille.
01:21 J'ai fait pas mal de séminaires aussi et je pense que là, ils nous sont en train
01:25 de nous embêter un petit peu plein la tête.
01:27 Tous les jours, tous les jours, tous les jours.
01:29 Je pense que ça démoralise aussi les gens petit à petit.
01:33 Et ça, c'est un gros problème quand même.
01:36 Vous trouvez que c'est trop anxiogène ?
01:38 Oui, exactement.
01:39 Mais vous savez, nous, au printemps, on a un jardin, on a ce qu'il faut.
01:45 Donc par rapport aux personnes qui travaillent, qui sont des fois, qui travaillent à domicile,
01:50 qui ont des enfants et qui sont dans les immeubles, c'est pas important.
01:54 On se met pas à leur place, mais on y pense quand même aussi quelque part.
01:57 Alors justement, vous me parliez du premier confinement.
01:59 Est-ce qu'il y a une différence pour vous entre le premier et le second confinement ?
02:03 C'est toujours un peu pareil.
02:05 Si vous voulez, après le verre, ça nous a surpris.
02:07 Mais bon, on a pris notre disposition aussi.
02:09 On a eu des déboires aussi, puisque bon, au niveau des vacances, on s'en va assez souvent.
02:13 On devait aller au Portugal, je crois, ce soir ou le demain.
02:17 Oui, ça s'est allumé.
02:19 On a eu une chance, c'est qu'on est parti au Pays Basque à fin septembre.
02:22 On a eu de la chance, on tendait le dos un petit peu.
02:25 Donc automatiquement, on a eu de la chance de pouvoir y aller.
02:29 Comment étaient organisées vos journées lors du deuxième confinement ?
02:33 On s'organise, si vous voulez, le matin, on se fait à vers 8h, 8h30.
02:38 On déjeune, après on se met à suer l'ordi.
02:41 On a chacun un ordi, donc on se met à suer l'ordi.
02:44 Et puis le midi, on mange pas comme tout le monde.
02:48 Et l'après-midi, on se fait un petit peu l'ordi.
02:51 Après, on se met une bonne sieste à une bonne heure.
02:54 On revient à l'ordi et à 5h, on se met un film.
02:57 On se met un film et à 6h30, on regarde des flics de ton.
03:00 On s'organise comme ça, qu'est-ce que vous voulez.
03:02 Puis on évite de mettre toutes les chaînes politiques.
03:05 Il y en a de plus en plus.
03:07 On sort une fois par semaine pour faire nos achats.
03:11 Disons qu'au premier confinement, si vous voulez, les voisins,
03:13 nous on a des bons voisins.
03:15 Et quand ils allaient chercher leur pain, ils nous amenaient du pain.
03:18 Quand ils allaient acheter de la viande, ils nous demandaient si on voulait de la viande aussi.
03:21 Mais toujours à distance.
03:23 Et quand on sort, on sort tous les deux.
03:25 Et on sort toujours à des moments où il n'y a pas vraiment.
03:29 On va vers 1h30 faire nos courses.
03:31 Ou alors c'est le matin, on n'a pas l'ouverture.
03:34 Parce qu'en général, c'est de nous tous les anciens sur le premier presque.
03:37 Je rigole, mais c'est vrai.
03:39 Et donc on va avoir des périodes creuses aussi.
03:42 On évite tout le contact, disons, important.
03:45 Bon, on n'en a toujours pas terminé avec cette fichue maladie.
03:48 Après le couvre-feu à 18h, peut-être que nous serons de nouveau très vite confinés.
03:53 Vous en pensez quoi du coup d'un troisième confinement ou d'une troisième vague ?
03:57 Ce n'est pas bon pour personne.
03:59 De toute manière, c'est vrai qu'il n'y a pas assez de vaccins.
04:01 Déjà premièrement, c'est pour ça que nous on fait très attention.
04:04 De toute manière.
04:05 Je pense que tout le monde le fait aussi.
04:07 Sauf qu'on est en retraite maintenant.
04:09 Et puis on s'organise un petit peu aussi.
04:11 Autrement.
04:13 C'est vrai que les gens, je les sens aussi.
04:15 Les enfants, la famille, l'immeuble.
04:18 Corot, c'est encore plus présent que nous.
04:20 Est-ce que vous êtes un peu fataliste finalement de se dire que,
04:23 finalement, oui, on ne va pas être épargné par cette troisième vague ou ce troisième confinement ?
04:27 Oui, c'est certain.
04:29 Surtout qu'on ne peut pas se balader partout.
04:32 C'est vrai que nous, on en profite un peu.
04:34 Et là, on s'organise pour rester à la maison.
04:37 Mais ça nous prend un peu la tête quand même.
04:39 Sans le vouloir, on est un peu conditionnés quand même.
04:41 Vous avez 79 ans.
04:43 Vous êtes considéré comme une personne à risque par les autorités sanitaires.
04:46 Est-ce que ça vous inquiète ou pas plus que ça ?
04:48 Non, pas spécialement.
04:50 J'ai eu un cancer du rein.
04:52 J'ai eu aussi un cancer de la postape.
04:55 Mais j'ai un tempérament assez fort.
04:58 J'ai un suivi aussi tous les ans si vous voulez.
05:01 Mais ça, je ne pense pas trop d'importance.
05:03 Je pense que pour moi, c'est mieux.
05:05 Quand j'ai été opéré de cancer du rein,
05:09 je n'étais plus allé pour le courant.
05:11 Mais 10 ans, je n'ai pas eu d'appréhension du tout.
05:13 Je n'appréhende pas de toute manière.
05:15 C'est important.
05:17 C'est un sacré bon tempérament.
05:19 Vous savez, dans la vie, c'est comme ça.
05:22 De toute manière, on est en couple depuis 56 ans.
05:25 Ça se passe très bien.
05:28 J'espère que ça durera encore un certain temps.
05:30 Vous savez, tous les jours, on fait gaffe.
05:33 On évite le contact.
05:35 Avec votre épouse, vous faites partie des personnes prioritaires
05:39 pour aller se faire vacciner.
05:41 Est-ce que vous l'attendez avec impatience ce vaccin?
05:43 Est-ce que vous allez d'ailleurs vous faire vacciner?
05:45 Non, sincèrement, nous, on était contre au départ.
05:48 Parce qu'on attendait tellement de diverses...
05:52 Sur les vaccins, on a tendu un peu le dos.
05:56 Mais maintenant, j'ai vu mon médecin,
05:58 j'ai vu d'autres scientifiques qu'on connaît.
06:00 Ils nous ont dit que ça pouvait vacciner quand même.
06:03 Donc, on va le faire quand il y en aura.
06:07 Tout est là.
06:08 On n'est plus réticents.
06:09 Au départ, si, on était réticents.
06:11 Et ils en pensent quoi, vos proches, justement, vos enfants, petits-enfants?
06:14 Ils vous incitent aussi à vous faire vacciner?
06:17 Non, pas spécialement, non.
06:19 Comment est-ce que, justement, vous échangez avec vos proches?
06:21 Est-ce que vous continuez, vous me l'avez dit,
06:23 à respecter les barrières ou la distanciation sociale,
06:25 même avec eux, comment ça fonctionne?
06:27 Oui, mais nous, on se bat au téléphone.
06:29 On se met en, comment dirais-je, messenger et tout ça.
06:33 WhatsApp?
06:34 Oui, c'est ça.
06:35 Comment tu appelles ça?
06:36 WhatsApp!
06:37 Oui, c'est ça.
06:39 Oui, et puis même si on boit l'apéro,
06:41 on se met tous ensemble et puis on se parle.
06:44 C'est différent, quoi.
06:46 Donc, nous, ça ne porte pas trop de préjudice, quand même.
06:50 Heureusement qu'il y a Internet, quand même.
06:52 Oui, oui, oui, on a chacun de nous, face à face.
06:55 Ça nous occupe quand même,
06:56 mais on joue pas mal, quand même.
06:57 Les Candy Crush!
06:59 Ah oui, d'accord.
07:00 C'est bien, vous êtes dans l'air du temps.
07:02 Ah oui, et puis bon, je fais du Paris Foot aussi.
07:05 Je fais un peu du Candy Foot.
07:07 Parce que le PMU, ça ne rapporte plus grand-chose maintenant.
07:10 C'est simplement l'envie de jouer et de mettre des euros.
07:13 Bernard, depuis que le coronavirus est en France,
07:15 est-ce que ça a malgré tout changé vos habitudes?
07:17 Est-ce qu'il y a des choses que vous faisiez avant
07:19 que vous ne faites plus du tout, plus ou moins?
07:21 Disons, nous, c'est surtout les voyages, les balades.
07:24 C'est ça qui nous intéresse maintenant.
07:26 Je suis vraiment compromis de la vie.
07:28 Vous savez, j'étais 30 ans, 60 heures par semaine pendant 30 ans.
07:34 Je suis quand même en pleine forme.
07:36 Ça s'entend, oui.
07:37 Donc, c'est véridère du tout.
07:39 Le travail, c'est pratique pour les gens, je crois pas.
07:42 Moi, c'est mon avenir personnel.
07:44 Vous avez des craintes pour l'avenir?
07:46 Alors, évidemment, le vôtre, mais celui de vos proches,
07:48 notamment vos enfants, petits-enfants,
07:50 en raison de la pandémie, de ses répercussions.
07:52 Et je pense notamment d'un point de vue économique.
07:54 Suivez, on les suit, de toute manière.
07:56 Ils travaillent tous, donc ça nous suffit un avantage
07:59 par rapport à beaucoup de personnes qu'on n'aime pas.
08:01 Mais bon, éventuellement, on sera toujours là pour les seconder.
08:05 On sera toujours derrière eux s'il y a un problème de finance.
08:08 On le rappelle, Bernard, vous avez 79 ans,
08:10 mais vous apparaissez en bonne santé.
08:12 Vous êtes avec votre épouse indépendant chez vous,
08:15 dans votre logement.
08:16 Pourquoi c'est important, cette indépendance chez soi?
08:19 Bien, disons, parce qu'on veut, oui, c'est vrai.
08:21 Oui, oui, on est chez nous, on est libres.
08:23 On a l'espace aussi.
08:25 C'est important.
08:26 Puis moi, j'aime bien, puisqu'il est beau,
08:28 dans ce bâtiment, j'étais souvent dehors.
08:30 Vous savez, mon père, il a une église au château de Versailles.
08:33 Donc j'étais habitué un petit peu à avoir quelque chose de droit,
08:38 de carré, quoi.
08:40 Donc j'ai toujours continué à ce qu'a fait mon père, quoi.
08:42 Et puis chez vous, vous avez vos repères,
08:44 je dis ça par rapport à quelqu'un qui serait peut-être,
08:46 je ne sais pas, en EHPAD ou en maison de retraite.
08:48 Ah oui, oui, c'est certain.
08:50 Bernard, avec votre femme, dans quelle pièce
08:52 vous allez plus souvent chez vous ?
08:53 Dans la salle à manger.
08:54 C'est la pièce à vivre ?
08:55 Ah oui, oui, oui.
08:56 On en profite, vous savez, on n'a pas encore 20 ans devant nous.
09:00 Donc on profite de tous nos beaux assiettes,
09:03 de nos beaux verres.
09:04 Et voilà, on a pris une décision de ça.
09:08 On prend le petit déjeuner dans la cuisine le matin.
09:11 Et puis on regarde 5 minutes le petit journal, là.
09:14 Et comme on a des raisons, on va dans la salle à manger après, quoi.
09:17 Pour nous, ça se passe bien.
09:18 À part que, bon, on n'a pas une laisse,
09:21 on n'est pas obligés de proser.
09:23 C'est ce qui nous manque beaucoup entre nous.
09:25 Bernard, ce sera ma dernière question.
09:27 Nous sommes en période de vœux.
09:28 Quels sont les vôtres, finalement, par rapport à cette année 2021 ?
09:31 Alors pour vous, vos proches aussi,
09:33 et puis peut-être de manière générale.
09:35 Ben disons, moi, en famille, qu'on se voie un peu plus souvent.
09:38 Déjà, premièrement.
09:39 Parce que les fêtes de fin d'année, on les a quand même oubliées.
09:41 On n'a pas la même ambiance, la même joie qu'on a en famille,
09:46 qu'on voudrait bien retrouver, si quelque part.
09:48 Ça, ce n'est pas évident, quoi.
09:50 Non, mais autrement, on suit le cours, c'est tout.
09:53 On suit les événements.
09:55 On s'adapte aux événements, si quelque part.
09:58 Le meilleur va bien finir par revenir.
10:00 Je l'espère.
10:01 J'espère que le soleil reviendra à peu près dans notre maison,
10:03 comme dans la salle de tout le monde aussi.
10:05 Merci à Bernard.
10:06 Merci également à chacun d'entre vous pour votre fidélité.
10:09 Si vous souhaitez réagir à cet épisode,
10:11 ou même témoigner, comme vient de le faire Bernard,
10:13 rendez-vous sur le site Internet
10:15 et les réseaux sociaux d'Indépense Royale.
10:17 Merci à vous et à très vite.
10:20 Retrouvez tous les épisodes du podcast Mon Logement, Ma Vie
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