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  • il y a 3 ans
Foulques Chombart de Lauwe, candidat (LR) à la mairie de Nantes pour les municipales de 2026

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00:00 8h15 sur France Bleu, Loire-Océan, Nicolas Crosel, notre invité à présent,
00:04 est déjà candidat à la mairie de Nantes pour les municipales de 2026.
00:08 Il s'est déclaré dans Presse-Océan la semaine dernière,
00:11 prenant son propre camp par surprise.
00:13 Bonjour Foule Cochon-Bardelot.
00:14 Bonjour.
00:14 N'avez-vous pas manqué d'élégance ?
00:16 Non, je pense pas.
00:17 Je pense qu'il ne faut pas manquer d'énergie pour réussir à se faire connaître,
00:20 faire connaître nos idées.
00:21 Ça fait 30 ans qu'on fait, je pense, pas mal de choses avec de l'eau tiède.
00:26 C'est à nous d'être capables aujourd'hui de faire connaître notre projet de l'ensemble des Nantais.
00:30 Pour ça, je me lève.
00:31 Johanna Roland a décidé de se présenter très tôt, en septembre.
00:35 On n'allait pas la laisser seule sur le terrain.
00:37 Donc je monte sur le terrain, je ne serai pas seule.
00:40 Je propose d'être le capitaine d'une équipe, effectivement, que je suis en train de bâtir.
00:43 Mais quand vous dites de votre leader, ex-tête de liste et chef de file actuel de la droite,
00:48 Laurence Garnier, que ce serait pour elle la foi de trop, c'est assez brutal quand même.
00:53 Non, c'est pas brutal.
00:54 C'est pragmatique.
00:56 Moi, je discute avec les Nantais.
00:58 On l'a pas bien vécu.
01:00 Mais c'est normal.
01:00 Ce n'est pas facile à entendre.
01:01 Néanmoins, je pense que les Nantais ont besoin de nouvelles têtes,
01:05 d'une énergie nouvelle qu'on pousse.
01:08 Et pour ça, clairement, on a déjà essayé deux fois.
01:11 Il faut qu'on essaye avec une nouvelle tête pour les prochaines échéances.
01:15 Ce n'est pas contre mon camp que je fais ça aujourd'hui.
01:17 Je le fais contre Johanna Roland, avec, je l'espère, plus d'énergie,
01:20 peut-être plus de force de conviction.
01:22 - Mais votre camp, vous pensez qu'il va s'agréger derrière vous ?
01:25 Vous dites "je, je, je" dans cette interview.
01:27 Vous n'allez pas gagner tout seul.
01:28 - Non, on ne gagne jamais tout seul.
01:30 Il faut démarrer par un jeu.
01:31 Parce qu'on bâtit le "nous" sur la base d'une envie, d'un projet, d'un leadership.
01:36 Et clairement, je pense avoir ça en moi, un alignement tête-coeur-tripe pour Nantes.
01:40 Et cet objectif, très clair pour moi, c'est que les 6-12 mois qui sont devant moi
01:46 sont justement pour convaincre non seulement mon camp, mais plus largement l'ensemble des Nantais,
01:51 qu'on peut battre Johanna Roland en 2026.
01:53 - Alors justement, vous évoquez Johanna Roland, et je parlais d'élégance tout à l'heure,
01:56 quand vous dites "je veux virer Johanna Roland".
01:59 Là encore, on peut se dire qu'il y a une manière de dire les choses, non ?
02:02 - Vous savez, on dit des choses tellement compliquées en politique que les gens ne nous écoutent plus.
02:06 Donc oui, je pense que les choses sont claires, j'ai envie de la virer,
02:09 mais c'est que les Nantais la virent.
02:10 - De la virer démocratiquement en tout cas.
02:12 - Vous savez, c'est le titre qu'ont choisi les journalistes.
02:14 C'est effectivement une phrase que j'ai utilisée, et je l'assume.
02:16 Pourquoi ? Parce que les Nantais veulent aujourd'hui du changement.
02:19 Seulement, ils ne savent pas qui pourrait opérer ce changement.
02:21 Donc aujourd'hui, je leur dis, avec une candidature comme la mienne, avec Chambard,
02:25 vous avez la possibilité, effectivement, d'avoir un vrai changement.
02:28 Ça fait 34 ans qu'ils sont au pouvoir.
02:29 - Ah oui, Chambard, je vous coupe une seconde, parce que certains vous disent "foule que Chambard de l'eau".
02:33 - Ah oui, c'est mon nom.
02:34 - Il est dur à retenir.
02:35 - Il est dur à retenir, il est long.
02:37 - Eh bien, que les gens retiennent Chambard, ce sera déjà parfait.
02:40 Je crois qu'un nom, on vous le donne à la naissance, et on l'assume.
02:44 Donc c'est quelque chose de tout à fait normal pour que les gens le retiennent.
02:47 - Vous avez un déficit de notoriété, donc vous partez aussi certainement en campagne dès maintenant
02:52 pour tenter de rattraper ce retard.
02:54 Vous évoquez un sursaut que vous avez ressenti aux législatives.
02:57 Et vous étiez à 10%.
02:58 - Oui, j'ai doublé...
02:59 - La marche est haute, quand même.
03:00 - Oui, mais attendez, vous savez, il faut savoir d'où on parle.
03:02 J'ai doublé le score de notre camp au présidentiel en l'espace de sept semaines.
03:07 J'ai eu une centaine de personnes, de militants, là, je parle,
03:10 qui m'ont rejoint, beaucoup de jeunes, en me disant "on sent une autre dynamique chez toi".
03:14 Donc clairement, on a réussi, je crois, à marquer avec beaucoup de présence sur le terrain,
03:18 beaucoup de porte-à-porte, on a rencontré énormément de Nantais,
03:20 on était sur les marchés, on était dans les cages d'escalier, là où c'est compliqué.
03:23 - Donc ça part de là, selon vous ?
03:24 - Oui, je pense. Je pense que ça part d'un contact avec les Nantais.
03:26 - Et les macronistes dans cette histoire ?
03:28 Vous pensez sérieusement que Sarah El Haïry, par exemple, qui est membre du gouvernement,
03:32 se rangerait derrière vous ?
03:34 - Je pense en tout cas qu'on ne gagnera pas Nantes ni tout seul à droite,
03:38 ni tout seul les macronistes, ça c'est clair.
03:40 D'abord, que seront les macronistes en 2026 ? Personne n'est capable de le dire.
03:43 En revanche, tous les électeurs d'Emmanuel Macron...
03:46 ... vont s'intéresser à notre campagne.
03:48 Donc clairement, moi je parlerai avec tout le spectre du centre-droite...
03:52 - Et du centre-droite.
03:53 - Tout ceci de micro, pardon.
03:55 Vous disiez que vous alliez parler avec tout le monde.
03:57 - Je parlerai avec tout le monde, oui, tout à fait.
03:59 C'est indispensable parce qu'on ne gagnera pas cette ville.
04:02 Moi, je ne veux pas faire gagner la droite, je veux faire gagner Nantes,
04:04 et ce sera un rassemblement centre-droite et centre-droite.
04:08 - Vous n'avez pas peur d'arriver essoufflé ? C'est dans trois ans.
04:11 J'ai pas mal d'énergie et beaucoup de persévérance.
04:13 - Donc c'est le lièvre et la tortue ?
04:15 - Oui, mais exactement. Je fais plutôt une course de fond.
04:19 - Vous pariez d'être la tortue dans trois ans.
04:22 Merci beaucoup Foucault-Chambard-Delaux d'être venu ce matin
04:25 pour cette explication de texte en direct sur France Bleu, l'Eurosion et France 3.
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