00:00 C'est la préfecture qui pilote aujourd'hui l'exercice de tsunami à Frontignan.
00:03 Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment ça s'est passé ?
00:06 C'est la préfecture qui organise cet exercice avec la mairie de Frontignan
00:09 que je salue et remercie, monsieur le maire et toutes ses équipes qui ont joué le jeu avec nous.
00:13 L'objectif aujourd'hui c'était d'une part rappeler qu'il y a un risque de tsunami sur le littoral Erolte.
00:21 Il y a un risque de tsunami à Frontignan,
00:23 donc la sensibilisation de la population c'est important, faire connaître le risque.
00:27 Deuxièmement, l'objectif c'était de tester un outil d'alerte qui s'appelle FR-Alert.
00:32 Le principe c'est qu'on se trouve dans une zone exposée à un risque,
00:36 on reçoit sur notre téléphone, smartphone, qu'il soit ouvert ou pas,
00:41 un message d'alerte, une sirène assez forte et un message qui nous demande d'évacuer, de s'éloigner du littoral.
00:46 Les objectifs sont atteints,
00:54 vous voyez la participation de beaucoup de monde, notamment des jeunes du collège.
00:58 On fera un bilan évidemment,
01:01 mais la plupart des gens, peut-être 80% des personnes qui étaient sur la plage, ont reçu le message d'alerte.
01:07 Donc ça c'est positif, on verra encore améliorer les choses pour que tout le monde reçoive ce message.
01:12 Là vous pensez que la mobilisation est suffisante, il y a les étudiants du collège, en termes d'habitants ?
01:16 En termes d'habitants, c'est une zone où on a des résidents secondaires,
01:19 on n'a pas beaucoup d'habitants à l'année à Frontignan,
01:21 mais on a croisé un couple de personnes suisses qui sont à Bale Reuc-les-Bains,
01:26 pour ne pas faire de publicité au terme,
01:28 et qui sont sortis spontanément, qui nous ont interpellés en disant "on a reçu un message,
01:32 on nous indique de rejoindre les zones de refus", donc ces personnes nous ont suivis.
01:36 L'objectif c'est ça, c'est de faire parler, acculturer la population au risque de tsunami.
01:41 Les habitants ont répondu aujourd'hui ?
01:44 Oui, justement j'étais en discussion avec certains habitants du quartier,
01:49 et qui font part en tout cas de leur impression,
01:53 certains ont reçu le message, d'autres pas,
01:55 donc on sent qu'il y a des recalibrages à faire,
01:58 et c'est tout l'objectif en tout cas de cet exercice.
02:02 Combien de temps de préparation ça a été ?
02:04 Ah oui, c'est plusieurs mois de préparation,
02:08 il faut que tous les services, que ce soit de l'État, de la ville, du département, se coordonnent.
02:16 Quel a été le rôle de l'université dans l'exercice d'aujourd'hui ?
02:19 On a accompagné la préfecture dans la création et l'initiation de l'exercice,
02:23 notre rôle c'est surtout de travailler sur le contenu des messages,
02:26 et sur l'avis des publics qui ont été sollicités ou qui ont reçu le message.
02:29 Est-ce que vous savez combien de personnes vous avez touché avec ce message ?
02:32 Non on ne peut pas parce que la diffusion se fait par ondes radio,
02:34 donc on sait qu'il y a quelques personnes qui n'ont pas reçu,
02:37 parce que le téléphone n'est pas mis à jour,
02:39 ou parce qu'il y a parfois des problèmes côté diffusion des opérateurs,
02:43 par contre on sait que ça marche plutôt bien et on sait qu'on peut toucher 80% de la population avec cet outil-là.
02:48 Comment vous l'avez ce chiffre déjà ?
02:50 C'est parce qu'on a fait des estimations depuis un an,
02:53 on travaille avec les autorités et on a essayé d'anticiper,
02:55 donc c'est un chiffre en tout cas que je vous donne à l'échelle de la France hexagonale,
03:00 on sait que certaines communes, parce qu'il y a une population qui n'a pas encore des nouveaux téléphones,
03:04 ou parce qu'il y a un réseau 3G, ces personnes-là ne recevront pas le message,
03:08 mais on sait que cet outil-là est très efficace, mais par contre il ne touche pas 100% de la population.
03:13 Aujourd'hui à Frontinian, vous avez déjà quelques résultats au questionnaire que vous avez lancé ?
03:17 Oui, on a à peu près une soixantaine de réponses, ce n'est pas beaucoup,
03:19 mais on s'attendait à ce qu'il n'y ait pas non plus forcément beaucoup de réponses,
03:22 parce qu'il n'y a pas forcément beaucoup de zones dans la zone,
03:24 on serait à peu près à 3000 résidents en permanence ici,
03:28 donc c'est un chiffre qui donnerait 2% de taux de réponse,
03:31 et c'est ce qu'on a sur les autres exercices, puisqu'aujourd'hui on est à notre 50e exercice,
03:35 là donc on a 60 réponses au questionnaire,
03:37 mais globalement depuis deux ans, on travaille avec les autorités,
03:42 on a collecté plus de 20 000 réponses au questionnaire en ligne,
03:44 donc ça nous donne aujourd'hui des réponses intéressantes sur la vie de la population,
03:48 que ce soit sur la curiosité, sur le contenu du message, sur la compréhension,
03:54 et là vous avez le message de fin d'alerte qui arrive en direct.
03:57 [Musique]
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