00:00 ils n'ont pas la manie de l'ordre et de l'organisation que peut avoir l'ultra-droite,
00:07 et ce qui pose sans doute évidemment des difficultés pour les services de renseignement.
00:11 On constate d'ailleurs quand on combat l'ultra-droite, la DGSI, la DRPP, vous l'avez entendu vous le dire,
00:17 les choses sont plus faciles, si j'ose dire, parce qu'elles sont plus organisées,
00:22 il y a une hiérarchie, il y a souvent des statuts, il y a souvent des financements,
00:26 il y a un souci de l'ordre qui est parfois obsessionnel, qui aide les services de renseignement à caractériser ce groupuscule.
00:34 Quand il s'agit d'ultra-gauche, l'organisation existe, mais elle est plus nébuleuse, elle est plus anarchique,
00:41 donc elle est plus souvent difficile à caractériser, mais pour autant je crois que les services y arrivent.
00:47 Je voudrais dire qu'évidemment derrière tout ça il y a une pensée, on la connaît,
00:51 une pensée anticapitaliste, anti-institutionnelle, qui remet en cause profondément les principes républicains qui sont les nôtres.
00:59 C'est-à-dire qu'effectivement ce sont des personnes qui, même si c'est parfois nébuleux, sont organisées et même équipées.
01:04 Nous verrons tout à l'heure, et vous avez sans doute dû voir, qu'elles ont des moyens, des moyens de coordination,
01:09 le fait de s'habiller en noir pour les Black Blocs par exemple, ça peut paraître un détail, mais c'est évidemment très important,
01:14 mais aussi des moyens technologiques. On l'a vu à Saint-Séline, des radios parallèles,
01:19 et pas simplement des utilisations d'applications que nous pourrions tous avoir sur nos téléphones portables.
01:24 Il y a un souci d'organisation pour prévoir des violences pour pas que les services de renseignement ou les forces de l'ordre puissent les écouter.
01:34 Et puis il y a un certain nombre de règles, la dissimulation, ce qui est très différent des années précédentes,
01:41 sans doute dans les contestations, ou dans les contestations violentes non organisées,
01:45 des manifestations qui dérivent ou spontanées, type les émeutes urbaines que nous avons connues au mois de juin.
01:51 Il n'y avait pas d'organisation générale de dissimulation. Là, il y a une organisation générale de dissimulation,
01:58 derrière l'anonymat des réseaux sociaux, derrière évidemment le fait de se cacher intégralement et de le faire de manière extrêmement coordonnée.
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