00:00 du conseil départemental de l'Hérault, Cléber Mesquida, et notre invité Guillaume.
00:03 - Il est encore avec nous pour une dizaine de minutes, donc appelez-nous au standard
00:07 sans tarder pour interroger, poser votre question au président du conseil départemental Cléber Mesquida.
00:12 Je voudrais évoquer avec vous un ou deux sujets un petit peu sensibles en ce moment
00:16 et qui sont du ressort du département, à commencer par celui de l'aide sociale à l'enfance.
00:22 On entend beaucoup de choses autour de l'aide sociale en ce moment,
00:25 avec de plus en plus d'enfants retirés de leur famille et donc susceptibles d'être placés.
00:32 Mais dit-on, il n'y a malheureusement pas assez de familles d'accueil,
00:36 en tout cas pas autant qu'avant, de disponibles, avec par exemple des enfants très bas âge
00:41 qui se retrouvent, qu'on vient de pouponnière pendant plusieurs mois,
00:45 alors que normalement la loi ne prévoit que quelques semaines.
00:47 Il y a un vrai problème là auquel le président du conseil départemental
00:52 à la fois est sensibilisé, mais aussi au travail ?
00:55 - Oui, tout à fait. Depuis le Covid, les violences intrafamiliales ont augmenté d'une manière générale.
01:02 - Et du coup ça explique qu'effectivement il y a de plus en plus d'enfants.
01:04 - Ça explique qu'il y a beaucoup d'enfants qui sont soustraits à la garde du parent par une ordonnance du juge.
01:09 Contrairement à ce que certains pensent, ce n'est pas le département.
01:11 Le juge retire de la garde l'enfant et le confie au président du département.
01:17 Et le département a en charge de le placer.
01:21 Donc nous avons des maisons d'enfants à caractère social, il y en a onze dans le département de Leroux.
01:26 Ces maisons d'enfants à caractère social, elles ont des éducateurs spécialisés, tout un encadrement.
01:31 Ces gens-là sont en façon pensionnaire.
01:33 - Mais il n'y a plus suffisamment de place.
01:35 - Il n'y a plus suffisamment de place. Nous avons fait appel à des...
01:37 - Et les personnels ont manifesté à plusieurs apprises pour exprimer aussi leur désarroi.
01:41 - Oui, parce qu'ils ont en charge tellement de jeunes par éducateur qu'ils n'arrivent plus à faire face.
01:48 - Alors que comptez-vous faire pour les enfants ?
01:49 - Nous avons une difficulté à recruter des éducateurs et des assistantes sociales.
01:53 Tous les départements de France ont ces difficultés.
01:56 Ensuite, concernant la garde des enfants, les assistantes familiales,
02:00 aujourd'hui avec les départs à la retraite, nous ne sommes plus qu'à 600 assistantes familiales.
02:05 Il y a quatre ans nous étions à 800.
02:07 Ces assistantes familiales ont en charge de la garde d'un enfant confié au juge
02:12 et le département confié à cette personne qui est agréée.
02:17 Nous avons fait des campagnes pour recruter et nous sommes en manque.
02:20 Parce que ces enfants-là, il faut bien qu'on les place et nous sommes en grande difficulté.
02:25 Donc, moi je dois dire que c'est quand même attractif,
02:29 puisque l'indemnité, le salaire d'indemnité pour un enfant c'est 1700 euros,
02:35 pour deux enfants c'est 2900 euros,
02:38 et pour trois enfants gardés à la maison c'est 4100 euros.
02:41 - C'est pour les familles d'accueil.
02:42 - Les familles d'accueil, donc elles sont indemnisées.
02:44 C'est pour ça que je leur dis, certes c'est une responsabilité de garder un enfant à la maison,
02:49 mais il y a aussi l'accompagnement et les moyens financiers et logistiques qui leur sont fournis.
02:54 C'est une vraie préoccupation pour nous,
02:56 car l'augmentation du nombre d'enfants et de millions d'accompagnés qui nous sont confiés par l'État
03:02 et par le juge, nous sommes dans l'obligation de les accueillir.
03:06 Donc on fait appel à des personnes qui seraient volontaires pour avoir l'agrément d'assistantes familiales.
03:13 - Et vous envisagez éventuellement plus de places d'accueil ?
03:16 Là c'est pareil, on est à la limite, au maximum de ce que le département peut faire ?
03:20 - Oui, on a fait un appel à projets,
03:22 il y a des grandes structures qui sont spécialisées,
03:25 un appel à projets pour 900 places.
03:28 Donc ces appels à projets, on attend d'ouvrir les propositions,
03:33 et c'est eux qui organiseront l'accueil.
03:36 Donc ça sera des grandes maisons d'enfants à caractère social.
03:39 - Je rappelle que si vous voulez poser vos questions,
03:41 à notre invité ce matin, le président du conseil départemental de l'aéro,
03:44 Cléber Mesquida, vous nous appelez tout de suite au 04 67 58 6000.
03:48 - Autre sujet que je voudrais évoquer avec vous ce matin Cléber Mesquida,
03:51 le RSA, avec les nouvelles conditions d'obtention du RSA
03:55 que le gouvernement veut mettre en place,
03:57 c'est discuté je crois en ce moment à l'Assemblée dans le cadre de la
04:00 future et nouvelle loi travail.
04:03 Une quinzaine d'heures de travail par semaine pour pouvoir bénéficier du RSA,
04:09 est-ce que vous êtes d'accord avec ça ou pas ?
04:11 Parce que le RSA c'est le département qui le paye, il faut aussi le rappeler.
04:13 - Oui le RSA c'est le département qui le paye.
04:15 Aujourd'hui nous sommes à 44 000 bénéficiaires du RSA dans le département.
04:20 C'est une charge financière de 254 millions d'euros.
04:23 Mais nous mettons des actions avec des structures d'insertion,
04:27 des chantiers d'insertion, et chaque année 5000 personnes sont remises
04:31 sur le chemin de l'emploi.
04:33 Et comme la population augmente dans l'aéro,
04:35 ces 5000 personnes sont compensées par des nouveaux arrivants bénéficiaires du RSA.
04:40 La disposition de loi qui n'est pas encore aboutie,
04:44 il n'y a pas eu le vote d'éviter de la loi.
04:46 - Sauf qu'on sait que la majorité macroniste et la droite sont en train de s'entendre.
04:49 - Oui ils sont en train de s'entendre.
04:51 Quand on regarde imposer 15 heures de travail par semaine
04:57 sur le problème de la mobilité géographique, de la capacité professionnelle,
05:02 de l'adaptation de la personne aux postes proposés,
05:05 de ces problématiques de logement, d'hébergement, de garde d'enfants,
05:10 donc ça nous paraît très complexe.
05:12 Moi je préfère territoire zéro chômeur de longue durée,
05:15 l'expérimentation que nous avons menée à Lodève,
05:18 où un engagement a été pris avec 50 créations d'emplois.
05:24 - La maire de Lodève, Gaël Lévesque, est venue en parler à ce moment-là.
05:27 - Et bien nous sommes aujourd'hui à 180, au lieu de 50,
05:31 nous sommes aujourd'hui à 180.
05:33 Et là c'est de la vraie économie, puisque c'est une entreprise...
05:36 - Et si cette réforme ne passe, Clément Mesquida, vous serez obligé,
05:38 comme tous les départements, obligé de...
05:40 - Alors on est obligé, sauf qu'il y a beaucoup de flou.
05:42 Qui va contrôler ? La CAF ? Le département ? Avec quels moyens ?
05:47 Comment on peut obliger quelqu'un qui n'a pas de véhicule pour se déplacer, par exemple ?
05:53 Quelqu'un qui est logé d'une manière précaire, comment fait-il aussi ?
05:58 Il y a beaucoup d'aléas qui sont aujourd'hui une grosse nébuleuse,
06:03 et qu'on ne sait pas comment faire.
06:05 Mais l'État aussi dit "je vais mettre 2,5 milliards".
06:10 À qui ? À CAF ? Le département ? Pôle emploi ? France Travail ?
06:16 On ne sait pas. Et pour quelle action ?
06:19 Donc vraiment il y a beaucoup de flou dans cette loi,
06:22 et on attend des éclaircissements de la part du législateur.
06:26 - Cléber Mesquida, les déplacements, les routes de notre département,
06:30 ça intéresse nos auditeurs de France Bleu.
06:32 Max Talon Sarg veut vous poser une question. Bonjour Max.
06:35 - Oui, bonjour à tous. Bonjour Monsieur le Président.
06:38 - Bonjour Max.
06:39 - Je voulais vous demander une question qui, depuis un certain temps,
06:44 traîne dans les tiroirs mais ne ressort pas.
06:47 Il est prévu une déviation à l'entrée de l'Ensargue, RD24, côté Moglio.
06:53 Car il y a presque 15 000 véhicules au jour qui passent.
06:57 - Oui.
06:58 - Voilà, alors je ne sais pas...
07:00 - Vous voulez savoir où ça en est, c'est ça ?
07:02 - Voilà, j'aimerais savoir où ça en est parce que chaque fois c'est repoussé, repoussé,
07:07 et vraiment... c'est l'autoroute.
07:10 - Alors on vous écoute Cléber Mesquida.
07:12 - Oui, alors c'est vrai que dans ce secteur il y a beaucoup d'engorgements.
07:15 Et vous, vous êtes pour plaider pour une déviation, et je vous comprends.
07:19 Nous avons pu réaliser plusieurs déviations, je ne vais pas toutes les énumérer, elles sont nombreuses.
07:24 C'est vrai que c'est un problème de programmation,
07:27 mais il y a également quelques fois des problèmes, je n'ai pas exactement le sujet en tête,
07:32 mais il y a des problèmes d'acquisition de terrain, d'expropriation, qui demandent du temps.
07:36 Il faut qu'on soit maître de l'emprise foncière pour lancer les travaux.
07:40 Ensuite il y a les délais de consultation d'entreprise, de passation des marchés, de réalisation des travaux.
07:45 Mais la déviation de l'ensemble, il y a deux ans me semble-t-il,
07:50 une rectification du tracé qui permettra d'aboutir au plus court terme que je souhaite.
07:57 - Voilà Max, en tout cas merci pour votre question.
07:59 04 67 58 6000, si vous aussi vous voulez prendre la parole, il faut nous appeler tout de suite.
08:03 - Oui, rapidement, parce qu'il ne reste plus que deux minutes,
08:05 je voudrais qu'on parle juste rapidement du domaine de Baïssan,
08:08 Cléber Mesquida, avec un gros projet qui est celui des Jardins de Méditerranée.
08:11 Le Parc Cinéma s'est complètement abandonné, maintenant vous nous le confirmez.
08:13 - Le Parc Cinéma est abandonné, je n'ai pas le temps d'expliquer les raisons.
08:18 - En tout cas c'est du passé, maintenant c'est les Jardins de Méditerranée,
08:22 et peut-être les Grands Buffets aussi.
08:24 - Les Grands Buffets sont sur le même site,
08:26 les Grands Buffets sont en train d'étudier la possibilité de s'installer soit à Baïssan, soit à Carcassonne.
08:31 Donc la décision n'est pas prise à nous, c'est eux qui la prendront.
08:35 Par contre les Jardins de Méditerranée, c'est déjà dans l'emprise départementale,
08:39 le long de l'autoroute, c'est 29 hectares de jardins qui vont attirer 500 000 visiteurs.
08:46 Et on sait que le secteur économique du Bitérois est en souffrance,
08:50 le Triangle, Béziac, Pézénas, c'est le plus grand territoire de pauvreté de l'héros.
08:55 Apporter de l'économie dans ce secteur-là, c'est pour nous important.
08:58 Le site de Baïssan est placé idéalement, c'est à 35 minutes de Montpellier,
09:02 et il y a tout un complexe, théâtre, amphithéâtre, parc de jeux...
09:06 - Vous travaillez dans la main avec Robert Mellard, parce qu'on sait que les relations entre vous
09:09 ne sont pas toujours faciles faciles, mais est-ce que vous êtes sur la même ligne ?
09:12 - Nous sommes sur une propriété départementale.
09:15 Nous proposons des projets, il y a des autorisations d'urbanisme,
09:19 le maire de Béziers et ses services sont chargés de nous délivrer des autorisations d'urbanisme.
09:23 Jusqu'à présent, nous sommes conformes au plan local d'urbanisme,
09:27 toutes les autorisations ont été accordées.
09:29 Mais c'est le département qui finance, la ville de Béziers n'est pas appelée au confinancement.
09:33 - Puisqu'on parle de Béziers, on a Emmanuel de Béziers,
09:36 c'est de nouveau sur les routes, je vous préviens tout de suite, Clément Nesquida.
09:38 Bonjour Emmanuel, on vous écoute.
09:40 - Oui bonjour, Emmanuel Paré, à Béziers.
09:44 Oui bonjour messieurs, j'ai déjà interpellé le conseil départemental,
09:52 ainsi qu'avec l'aide de 2 ou 3 personnes, et fait des démarches...
09:56 - Rapidement Emmanuel, parce qu'on n'a plus beaucoup de temps, posez votre question s'il vous plaît.
09:59 - ...l'agence route, à propos de l'état déplorable des accotements routiers,
10:05 des amours de route qui sont constelés de déchets, c'est une chose.
10:10 Et ensuite, au lieu de faire un ramassage préalable,
10:14 ou un tri ou un ramassage des gros déchets avant les opérations,
10:19 les engins se contentent de passer et de broyer tout ça, ce qui ne fait qu'aggraver.
10:26 - Ok, et donc vous voulez savoir ce que le département fait ou compte faire
10:30 pour améliorer l'état des abords routiers, c'est ça Emmanuel ?
10:33 - Voilà, et la Fédération Nationale de l'Environnement également,
10:37 a déjà interpellé le conseil départemental à propos de ce sujet,
10:41 qui reste de plus en plus important.
10:43 - Merci Emmanuel. Cléber Nesquida.
10:44 - Oui c'est vrai, c'est la conséquence des incivilités des gens qui jettent par la portière
10:48 des bouteilles de plastique tous les déchets.
10:50 Nous avons régulièrement des opérations de ramassage de déchets,
10:53 mais on ne peut pas, les 4 600 km de routes départementales,
10:56 on ne peut pas les faire toutes mètre par mètre.
10:59 Nous avons lancé des opérations, signé des conventions avec des communes
11:02 qui souhaitent avoir des communes propres, et donc qui nous aident dans ces ramassages de déchets,
11:07 et je comprends que lorsqu'il y a du girobroyage, ça met tous les petits résidus.
11:12 Nous avons mis en place des nasses à déchets dans les aqueducs, dans les fossés,
11:18 pour justement récupérer tous ces plastiques-là,
11:21 donc on essaie de faire le maximum,
11:23 mais c'est d'abord un problème d'éducation civique,
11:27 de ceux qui jettent tous les déchets par la portière.
11:31 Et ça arrive régulièrement.
11:33 - Merci Cléber Nesquida d'avoir participé à ce long moment avec nous dans le 6/9,
11:38 et bonne journée à vous. - Merci, bonne journée.
11:40 - Et vous retrouvez tout ça sur notre site internet francebleu.fr.
11:43 Dans un instant on va quitter le département de Leroux,
11:45 on va partir dans le Gard, avec la petite histoire du jour d'Éléopoldine Dufour.
11:48 On va souhaiter un bon anniversaire à Julien Clerc qui fête aujourd'hui ses 76 ans,
11:51 et qu'on écoute sur France Bleu et Rond avec cette chanson qui va nous faire chanter.
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