00:00 Ce n'est plus un secret pour personne, Nicolas Bedot n'a pas sa langue dans sa poche.
00:14 Le réalisateur n'hésite pas à dire ce qu'il pense par le biais de ses réseaux sociaux
00:19 ou dans les interviews.
00:20 Le 24 septembre 2020, il écrivait un long texte sur son compte Instagram dans lequel
00:27 il appelait à la rébellion face à la crise sanitaire du Covid-19.
00:32 Bon, allez, soyons francs, arrêtez tout, tout, les masques, les confinements.
00:38 Exceptez face à vos parents très fragiles, vivez à fond, tombez malade, allez au restaurant,
00:46 engueulez les fricaillons, contredisez vos patrons et les lâches directives gouvernementales.
00:52 Nous devons désormais vivre, quitte à mourir, nos aînés ont besoin de notre tendresse
00:58 davantage que de nos précautions.
01:00 On arrête d'arrêter.
01:02 On vit.
01:03 On aime.
01:04 On a de la fièvre.
01:06 On avance.
01:07 Un texte qui avait énormément fait parler.
01:09 Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes étaient d'accord avec lui et avaient salué
01:15 le courage de Nicolas Bedot de le dire haut et fort.
01:18 D'autres, ont crié au scandale, précisant que ce texte était dangereux.
01:24 Depuis ce jour, tous les dires de Nicolas Bedot sont évidemment épillés.
01:29 A l'occasion de la sortie de son nouveau film Os 117, Alerte Rouge en Afrique Noire
01:36 le réalisateur s'est confié dans les colonnes du journal du dimanche et en a profité pour
01:41 mettre les choses au clair, il assume le ton décalé de ce troisième volet.
01:45 Mais ni le fait de chercher à faire polémique.
01:49 On a pris du plaisir à accabler Hubert Bonisseur de la Batte.
01:53 En total décalage avec son temps, et j'ai voulu qu'on insiste davantage sur l'intrigue
01:59 de manière que ce troisième opus s'adresse à un public plus large commence-t-il par
02:03 expliquer avant d'ajouter que le film n'était pas seulement un prétexte pour des dialogues
02:08 au quatorzième degré.
02:09 Même si je trouvais important de défendre la satire et la parodie dans une période
02:15 menacée par la paranoïa.
02:16 Et pour cause, Nicolas Bedot le sait, il va être attendu au tournant, on a tendance à
02:23 confondre le mec que je suis sur Instagram et l'homme qui fait des films.
02:26 Mais il y a des gens de mauvaise foi, ou mal comprenant, qui tentent de renverser la satire
02:33 contre ses auteurs en expliquant qu'il est offensant de montrer un type offensant.
02:37 Or, ce qui est offensant pour l'intelligence, ce sont les offensés à deux balles.
02:44 Je fais des films pour les spectateurs.
02:47 Pas pour Twitter, conclut-il ensuite.
02:50 Sous-titres par Nathalie Côté-Pierre.
02:52 Sous-titres par Nathalie Côté-Pierre.
02:54 Sous-titres par Nathalie Côté-Pierre.
02:56 [Musique]
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