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  • il y a 3 ans
Votre mag spécial "Coupe du Monde de Rugby" - Émission du 03/10/2023

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00 [Musique]
00:06 Coupe du monde de rugby, Dominique Bourdeau.
00:09 Bonsoir à toutes et à tous et merci de votre fidélité à France Bleu.
00:13 On parle de la coupe du monde de rugby puisque dans 72 heures, vendredi soir, c'est France-Italie.
00:19 Dernier match de la phase de poule pour nos Bleus.
00:23 C'est donc demain que Fabien Galtier annoncera sa compo.
00:26 Il reste 8 matchs dans cette phase de poule, des matchs dans 9 villes hautes grâce aux volontaires qui encadrent cette coupe du monde de rugby.
00:34 Exemple à Lille avec France Bleu Nord avant 18h30.
00:37 Et vous, comment vivez-vous cette coupe du monde ?
00:39 Dans les stades, dans vos villes, dans vos villages, on a envie de savoir si cette coupe du monde est pour vous d'ores et déjà une réussite.
00:46 0810 055 056, vous nous appelez pour participer à ce match 100% Coupe du monde.
00:53 On vous donnera quelques exemples des ambiances à Montpellier où l'équipe de rugby a été championne de France en 2022.
00:58 Ou encore à Nantes qui va accueillir deux matchs dont un fameux Japon-Argentine d'ici la fin de la semaine.
01:05 Je salue notre grand témoin ce soir, vice-champion de France 87, Yvon Rousset avec le Racing Club de France.
01:11 Bonsoir Yvon.
01:12 Oui, bonsoir Dominique.
01:14 Merci d'être avec nous et auteur d'un très très beau livre sur le bicentenaire du rugby que l'on va vous offrir ce soir.
01:20 Bonjour également à Arnaud Carré, spécialiste rugby de France Bleu.
01:24 Salut Dominique.
01:25 Un match du rugby que vous suivez également sur NOAH, chaîne de France 3, disponible sur toutes les boxes et sur francebleu.fr.
01:31 Eh bien oui, parce que le rugby a 200 ans, 1823-2023.
01:43 Aux éditions en exergue, Yvon Rousset, vous publiez cette compilation de photos.
01:48 Vous êtes l'instigateur de ce très bel ouvrage et vous êtes parti sur l'idée que le rugby est définitivement instagrammable.
01:56 Et donc vous avez lancé un concours photo.
01:59 Oui, parce que j'ai un enfant qui joue encore en U16 à Courbevoie et je voyais sur les terrains tous les dimanches
02:10 des parents, des amis, des soeurs, des cousines, des photographes, mais avec des vrais appareils photo, pas avec leur téléphone,
02:19 qui s'adonnaient à la passion de la photo et je me suis dit il doit y avoir de très belles photos dans le tas.
02:25 Et vous les avez récupérées via Instagram ? C'est cela ? Vous avez récupéré je crois près de 6000 photos ?
02:32 Alors ce que j'ai fait, c'est que j'ai développé une plateforme et ensuite je me suis servi de la viralité des réseaux sociaux,
02:42 mais d'Instagram. A cette occasion, je me suis fait aider de ma fille de 20 ans, qui d'un seul coup m'a reparlé sur le ton
02:50 avec lequel je lui parlais quand je lui expliquais le théorème de Thalès. Donc ce n'était pas tout à fait complaisant,
02:58 mais c'était efficace, ça a été vite. Un juste retour des choses !
03:02 Yvan Rousset, on dit que le rugby est par excellence le sport de partage, cette notion de partage, on la sent,
03:12 on la voit à travers tous ces clichés, c'est peut-être un des sports les plus photogéniques qu'il soit ?
03:19 Oui, c'est un sport très photogénique parce qu'il a beaucoup de spécificités. A commencer par le ballon ovale,
03:25 puis la mêlée fermée, puis les mêlées ouvertes, puis les touches, puis les drops, puis les plaquages, les esquives,
03:33 ça fait beaucoup de spécificités qu'on ne retrouve pas dans les autres sports. Moi je me suis attaché à sélectionner des photos
03:40 dans lesquelles on sait toujours qu'il s'agit de rugby. J'aurais pu prendre deux enfants qui sont bras dessus, bras dessous,
03:46 qui sont plein de boue, mais qui auraient pu être des footballeurs, qui auraient pu être des enfants qui avaient joué
03:52 sur une pelouse boueuse. Je voulais vraiment que ce soit identifié rugby.
03:57 Et c'est réussi ! Franchement on va vous offrir ce très bel ouvrage, édition en exergue, bicentenaire du rugby 1823-2023
04:05 dans quelques minutes, et il y aura peut-être, à suivre, on surveillera cela avec vous, Yvan Rousset, une exposition
04:12 qui était un peu compliquée à monter pendant la coupe du monde de rugby, mais qui pourrait venir dans les mois qui suivent.
04:17 Yvan, vous êtes kiné, kinésithérapeute, vous avez été kiné de l'équipe de France lors des questions sur les blessures,
04:23 lors des matchs de préparation, puis maintenant avec Antoine Dupont, il y en a eu beaucoup.
04:28 Comment s'est organisé un staff médical à ce niveau-là, et est-ce que le staff médical a toujours le dernier mot ?
04:34 Alors, il va falloir être prudent avec ce que je vais vous dire, parce que moi c'était en 1995 que j'étais kiné,
04:43 j'étais passé de la bombe de froid, et j'étais un précurseur d'une modernité inouïe, parce que j'avais pas pris un seau d'eau froide avec une éponge.
04:54 Ensuite de quoi, là je sais qu'ils sont incroyablement staffés, organisés.
05:01 Oui, la santé du joueur, elle est importante et elle est décisive.
05:08 Il se trouve que le joueur, il a toujours envie de jouer, il faut le freiner un petit peu.
05:13 Quand il s'agit d'un joueur aussi décisif, aussi médiatique, aussi important, capitaine, meneur, joueur, créateur,
05:21 que Dupont, tant en attaque qu'en défense, ça devient un sujet national.
05:28 Mais la première réponse, ça va être le chirurgien, qui va dire voilà, 21 jours de cicatrisation pour ce qui est de la plaie,
05:35 est-ce que l'hématome a bien diffusé, est-ce qu'il y a un risque pour la santé du joueur d'aggravation ?
05:45 Voilà, je pense qu'ils lui ont mis un bout de titane, il avait déjà des belles pommettes Dupont, il va rester avec des belles pommettes.
05:53 De manière générale, puisque vous parlez des staffs, vous êtes surpris par le surdimensionnement des effectifs,
06:02 de tous ceux qui travaillent aux côtés des joueurs, et c'est pas que sur le secteur médical,
06:08 il y a dans des clubs ou dans sélection, ou des clubs de top 14, il est pas rare de voir 20, 30 personnes,
06:14 c'est-à-dire quasiment autant qu'un collectif de rugby.
06:20 Il faut s'entourer de compétences, qui sont autant de fusibles, et il faut faire en sorte,
06:32 c'est complexe de jouer une équipe de 15, moralement, physiquement, tactiquement, au même moment,
06:42 avec les mêmes ambitions, avec les mêmes résultats, avec la même efficacité, c'est complexe.
06:49 Il faut être prêt physiquement, psychiquement, il faut pas avoir fait d'écarts nutritionnels,
06:56 il faut se préparer dans tous les secteurs.
06:59 Donc il faut autant de spécialistes, et il faut aller chercher les meilleurs dans chaque discipline.
07:04 Ça me paraît pas surdimensionné.
07:07 Parce qu'à la fin de cette phase de poule, il n'en restera que 8 équipes qui seront qualifiées dans ces quarts de finale.
07:14 8 matchs encore à jouer, dont celui de la France contre l'Italie, une semaine encore,
07:19 et déjà un constat, contrairement aux précédentes Coupes du Monde,
07:22 les équipes de l'hémisphère Nord sont en force, et c'est le Sud qui paraît en retrait.
07:27 Explication avec vous, à la direction des sports de Radio France, Jérôme Vall.
07:31 Quand le Sud perd le Nord pour la première fois dans l'histoire des Coupes du Monde,
07:35 les nations majeures du Sud, de Nouvelle-Zélande, d'Afrique du Sud, d'Australie et d'Argentine,
07:39 ont chuté au moins une fois et toujours contre une équipe de l'hémisphère Nord.
07:43 Preuve que le rapport de force s'inverse pour Yannick Brue, l'entraîneur de l'Union Bordebegle.
07:47 Depuis le Covid, l'ordre du rugby mondial a été considérablement bouleversé.
07:52 Ça a apporté quand même un gros coup à la compétitivité des équipes australiennes et sud-africaines.
07:57 Des championnats moins compétitifs, c'est aussi le constat du Français Pierre-Henri Broncan,
08:01 qui est dans le staff des Wallabies. Il s'en explique devant la presse australienne.
08:05 En France, il y a une énorme pression à chaque match. Ce n'est pas le cas dans vos grandes compétitions.
08:11 Chez vous, il n'y a pas de relégation ou de montée, donc moins de pression.
08:15 C'est un élément important de la réussite de ces équipes.
08:17 À l'inverse, les compétitions du Nord deviennent les plus attractives aux yeux de Yannick Brue.
08:21 Les meilleurs joueurs sont chez nous, les meilleures technologies sont chez nous.
08:25 Personnellement, je sors d'un Afrique du Sud et l'accès à la technologie est beaucoup plus compliqué.
08:30 Le rugby pro souffre économiquement.
08:33 L'Angleterre est la seule nation du Nord à avoir remporté une Coupe du Monde.
08:36 C'était en 2003. Vingt ans plus tard, on n'a jamais été aussi proches d'assister au même scénario.
08:41 Vous voyez, Yvon Rousset, monter, vous aussi, ces équipes de l'hémisphère Nord ?
08:46 Je les vois monter, c'est grâce au top 14, j'ai envie de dire.
08:55 Parce qu'il y a une donnée économique dans tout ça.
08:59 Je vais prendre l'exemple de la première surprise, qui est l'Australie.
09:03 C'est pas un sport majeur, le rugby en Australie.
09:07 Il y a le jeu à 13, qui est professionnel, qui a beaucoup d'argent.
09:10 Il y a l'Australian Rules. Ils ont beau avoir été champions du monde deux fois, c'est pas un sport majeur.
09:17 Et là, petit à petit, ça se délite.
09:19 Après, économiquement, il n'y a pas de recette.
09:24 Les Anglais, en 2015, la Coupe du Monde a lieu chez eux, et ils se qualifient pas.
09:30 Et puis, quatre ans après, ils sont en finale au Japon.
09:34 Donc, oui, c'est vrai que l'Irlande est montée.
09:39 Oui, c'est vrai que l'Écosse n'est pas une équipe qui a collectionné les dix cuillères de bois comme c'était.
09:44 Même l'Italie, quand bien même elle aurait pris 100 points, était en train de progresser.
09:49 Donc là, ils ont pris un coup sur la carafe.
09:52 Et la France avait pris 60 points par les Blacks en quarts de finale en 2015.
09:59 Donc, ça va, ça vient. Est-ce que ça va rester comme ça ?
10:04 Est-ce qu'on va avoir 20 ans de suprématie du Nord par rapport au Sud ? Je ne sais pas, je ne suis pas certain.
10:11 Merci à Jérôme Val, direction des Sports de Radio France, pour ce premier constat.
10:15 À l'issue, bientôt, 8 matchs encore de face de poule.
10:19 Nous vous offrons au 0810 055 056 le très beau livre.
10:24 Yvon Rousset, notre grand témoin, qui en est l'instigateur.
10:27 Bicentenaire du rugby aux éditions en exergue.
10:30 Combien y a-t-il de villes hautes pour cette Coupe du Monde en France ?
10:33 5, 9 ou 15 ? 0810 055 056, vous appelez dès maintenant.
10:39 Et vous gagnerez le livre du bicentenaire aux éditions en exergue.
10:43 Saint-Etienne, Marseille, Saint-Denis, Bordeaux, Nantes, Lille, Nice.
10:50 La Coupe du Monde de rugby est en France.
10:53 France Bleu, le mag 100% Coupe du Monde.
10:57 Si vous avez eu le temps de les compter pendant le jingle,
10:59 normalement vous pouvez maintenant faire le 0810 055 056.
11:03 Vous l'avez entendu parmi ces villes.
11:05 Nantes, et je salue à France Bleu, Loire-Ocellant, Marius Delonnet.
11:08 Bonsoir Marius.
11:09 Bonsoir à tous.
11:11 Salut également à Salah Mdawi, France Bleu Héros à Montpellier.
11:14 Bonsoir Salah.
11:15 Bonsoir à tous et à toutes.
11:17 Vous nous rejoignez tous les deux avec Yvon Rousset, notre grand témoin ce soir,
11:20 qui est aussi un champion de France avec le Racing 92 aujourd'hui,
11:25 et ancien quinnais du 15-2 France.
11:28 La question c'est, est-ce que cette Coupe du Monde est d'ores et déjà une réussite ?
11:32 Vu de Montpellier, Salah Mdawi, où le MHR a été champion de France,
11:36 vainqueur du top 14 en 2022, est-ce que c'est la folie Coupe du Monde ?
11:40 Non, pour être honnête, pas du tout.
11:43 Ce n'est pas la fête du rugby comme on pourrait s'y attendre,
11:45 pour une Coupe du Monde en tout cas, et surtout une Coupe du Monde à domicile.
11:49 Comme dans pratiquement toutes les villes,
11:51 il y a quelques bars qui retransmettent les matchs,
11:53 il y en a un peu plus quand la France joue.
11:56 Mais le problème, c'est que quand la France joue et quand la France gagne,
11:59 il ne faut pas s'attendre à des rassemblements spontanés,
12:02 il n'y a pas de klaxon dans les rues,
12:04 personne pour chanter à tue-tête dans les yeux d'Emilie
12:07 la chanson de Jeu de la Sainte qui est devenue l'hymne des Bleus.
12:10 En fait, c'est assez calme et on peut le regretter.
12:12 Est-ce que du côté de Nantes, l'ambiance est différente ?
12:16 Marius Delonnet, France Bleu, Loire-Océan,
12:19 vous avez une ambiance Coupe du Monde dans les rues nantaises ?
12:23 Je rejoins mon collègue Salah pour les matchs de l'équipe de France des Bleus.
12:27 C'est sûr qu'il n'y a pas encore une fervor populaire,
12:29 on est encore à la phase de poules,
12:30 après les matchs, il n'y a pas de rassemblement spontané.
12:32 Par contre, même si Nantes n'est pas une terre du rugby,
12:35 Nantes a quand même la chance de recevoir 4 matchs de poules pour cette Coupe du Monde.
12:39 On a déjà eu droit à 2 matchs avec Irlande-Tonga,
12:42 et l'autre rencontre, le premier derby,
12:46 enfin, derby, ce n'est même pas un derby,
12:47 c'est le premier match entre deux équipes sud-américaines
12:50 dans l'histoire de la Coupe du Monde, entre l'Argentine et le Chili,
12:52 c'était ce week-end.
12:53 Et pour le coup, pour avoir assisté à l'ambiance en centre-ville,
12:56 lors des deux journées, je peux vraiment vous dire que là, par contre,
12:59 c'était vraiment la liesse avec les armées vertes forcément d'Irlandais
13:02 qui étaient venus en force,
13:03 et puis les Argentins aussi qui savent donner de la voix.
13:06 Donc, oui, oui, clairement, il y a une fervor populaire
13:08 grâce aux supporters étrangers qui viennent découvrir Nantes
13:11 et qui font découvrir aussi la culture du rugby argentine
13:15 ou encore irlandaise dans les rues de Nantes.
13:17 Effectivement, ça pousse aussi la ville à se surpasser en termes d'accueil,
13:21 et effectivement, ça donne un beau panorama de couleurs à la ville nantaise
13:27 qui n'est pas forcément une ville hyper habituée au rugby,
13:29 mais qui, en tout cas, apprend à aimer ce sport.
13:32 - Est-ce que c'est la grosse différence,
13:34 le fait d'avoir ou de ne pas avoir des matchs dans la ville ?
13:39 C'est le cas à Montpellier, ça, là, Hamda ?
13:41 Oui, parce que, si je ne dis pas de bêtises,
13:43 lors de la précédente Coupe du Monde en France,
13:45 Montpellier était de la partie.
13:47 - Eh bien oui, bien sûr, et puis en plus,
13:49 on avait eu de beaux matchs avec de belles équipes.
13:50 Il y avait eu les Fidji, il y avait eu l'Australie, l'Afrique du Sud,
13:53 et là, pour le coup, l'ambiance, dès les matchs,
13:55 dès les phases de poule, on n'avait pu la sentir dans les rues du centre-ville.
14:00 Là, en fait, ce qui se passe, c'est que le stade de la Mosson,
14:02 qui est le stade de foot,
14:03 qui aurait dû accueillir les matchs de cette Coupe du Monde,
14:06 en fait, il ne répond pas aux standards internationaux.
14:09 Le problème, c'est à cause d'un risque d'inondation de la pelouse.
14:12 C'est déjà arrivé à l'occasion d'orages violents, par exemple,
14:16 et comme on est à une période propice, avec octobre-septembre,
14:20 les instances ont préféré ne prendre aucun risque.
14:23 Et comme vous le disiez tout à l'heure,
14:24 la ville du club champion de France 2022 n'accueille aucun match de cette Coupe du Monde.
14:29 - Il y aura un très beau huitième de finale pour vous,
14:33 Marius Delonney, à France Bleu, Loire-Océan, à Nantes.
14:35 Avec ce Japon-Argentine, qui est l'un des matchs vedettes du dernier week-end de phase de poule.
14:42 - C'est ça, on est gâtés du côté de Nantes, effectivement.
14:44 On n'a pas l'habitude d'avoir du rugby de si haut niveau, pour le coup, à La Beaujoire.
14:49 Parce qu'alors, la veille, déjà, on a Pays de Galles-Géorgie, qui est aussi un beau match.
14:52 Bon, pour le coup, Pays de Galles déjà quasiment qualifiée,
14:54 la Géorgie qui n'a plus grand-chose à jouer.
14:56 C'est déjà une belle affiche en soi.
14:58 Et puis, effectivement, le lendemain, c'est un peu la cerise sur le gâteau
15:01 pour La Beaujoire et pour les supporters à Nantes,
15:04 avec ce Japon-Argentine, qui, comme vous le dites,
15:06 est un huitième de finale avant Loire.
15:08 Une rencontre qui va compter, avec en plus des Argentins
15:11 qui mettent vraiment l'ambiance dans la ville.
15:13 Je vous donne juste une petite anecdote, c'est la semaine dernière, le week-end dernier,
15:16 juste avant la dernière rencontre des Argentins face au Chili,
15:20 par exemple, dans un restaurant du centre-ville de Nantes,
15:23 vraiment implanté en centre-ville, il y a une réservation
15:25 pour près de 300 personnes dans le même restaurant,
15:28 avec des empanadas, vous savez, ces petits plats à pâte de viande.
15:33 Voilà, à pâte de viande, exactement.
15:35 Voilà, donc pour donner un petit peu l'ambiance et la ferveur
15:37 autour de cette équipe d'Argentine qui s'est donnée de la voix,
15:40 et effectivement tout ce que ça peut apporter au centre-ville de Nantes.
15:43 - Yvan Rousset, cette anecdote que nous raconte Marius Delonnet
15:45 à France Bleu, Loire-Océans, c'est vraiment ça,
15:47 la Coupe du monde de rugby, à la limite,
15:49 peu importe l'affiche, c'est l'ambiance qu'il y a dans les villes hautes.
15:53 - Alors, c'est pas "peu importe l'affiche", c'est une tradition rugby.
15:59 La tradition rugby, c'est la troisième mi-temps.
16:01 Donc on vient, on amène, quand on est du sud-ouest,
16:04 le confit, le canard, et quand on vient d'Argentine,
16:07 on amène les empanadillas.
16:09 - Les empanadas.
16:11 - Et voilà, c'est une tradition.
16:13 Sur les "hospitalities", par exemple, sur le foot,
16:16 sur les matchs internationaux de foot, au Stade de France ou ailleurs,
16:19 il n'y a pas autant de gens qui viennent, ils viennent voir un match,
16:22 mais ils ne viennent pas avant pour discuter,
16:25 ils ne sont pas dans les loges et dans les salons pour en parler après.
16:30 C'est moins traditionnel.
16:32 Il y a moins cette tradition de la troisième mi-temps,
16:35 de l'"hospitalities", comme il y a au rugby.
16:37 - On va faire un livre sur les troisième mi-temps.
16:39 - Ça y est, c'est la fin du livre du bicentenaire du rugby sur la troisième mi-temps.
16:44 Merci Salam Dawi depuis France Bleu,
16:46 et Roé-Marius Delonnet depuis France Bleu, Loire-Océan,
16:49 de nous avoir dit comment vous viviez, chacun de votre côté.
16:52 Une ville peut-être plus identifiée rugby, Montpellier,
16:54 mais qu'il n'y ait pas ville haute,
16:55 et une autre peut-être plus identifiée football, Nantes,
16:57 mais qui a des matchs de la Coupe du Monde.
16:59 On a bien vu que c'était deux salles et deux ambiances différentes.
17:02 - Bonsoir. - Bonsoir.
17:04 Une terre de rugby à Angleterre, pour France Bleu Pays Basque,
17:19 c'est André qui est avec nous. Bonsoir André.
17:21 - Oui, bonsoir.
17:22 - Merci beaucoup de votre fidélité à France Bleu.
17:25 Combien y a-t-il de villes hautes pour cette Coupe du Monde 2023 en France ?
17:30 - Donc, neuf. - Neuf, absolument.
17:32 Et je suis ravi de vous offrir 1823-2023,
17:36 le bicentenaire du rugby,
17:38 le livre dont Yvon Rousset est l'instigateur aux éditions en exergue.
17:42 Vous allez vous régaler avec de très très belles photos de rugby.
17:46 Pour vous André, cette Coupe du Monde,
17:48 c'est d'ores et déjà une réussite en France ?
17:51 - Oui, oui, c'est magnifique.
17:53 J'ai eu la chance d'aller voir Afrique du Sud contre Roumanie.
17:57 Une magnifique ambiance à Bordeaux,
18:01 avec des infrastructures qui étaient parfaites,
18:05 au niveau communication et tout.
18:07 Et non, franchement, c'est quelque chose qui est populaire,
18:11 en fait, bon enfant.
18:13 J'avais même, en n'étant pas dans les loges,
18:18 un joueur de rugby professionnel,
18:20 David Rombayoné, qui était à quelques mètres de moi,
18:23 alors que j'étais derrière les poteaux.
18:25 Donc même des joueurs qui ne sont pas sélectionnés,
18:27 étaient là dans le public.
18:29 - Comme vous êtes d'Angleterre,
18:30 vous n'avez quand même pas chanté la Peña Bayona avec lui, non ?
18:33 - Ah, mais je peux vous la jouer à la trompette, si vous voulez.
18:36 - Je manque un peu de temps, je suis vraiment déçu.
18:38 Merci beaucoup André, depuis France,
18:40 bleu Pays Basque à Angleterre.
18:42 Vous ne raccrochez pas, on vous donne tous les détails
18:44 pour vous offrir le livre d'Yvon Rousset
18:46 sur le bicentenaire du rugby.
18:47 Belle Coupe du Monde à vous.
18:50 France Bleu, le max 100% Coupe du Monde de rugby.
18:53 - Et si cette Coupe du Monde est aussi populaire,
19:00 comme vient de le dire André, c'est grâce aux volontaires.
19:02 Ils sont 600, rien que pour le site Lillois,
19:04 qu'il soit chargé d'aiguiller les spectateurs sur le parvis
19:06 ou dans les tribunes, de poser les panneaux.
19:08 Ils jouent dans tous les cas un rôle essentiel
19:10 pour cet événement, comme vous nous le racontez
19:12 depuis France Bleu Nord, Stéphane Barbero.
19:14 - On ne peut pas les rater les jours de match.
19:16 L'armée de volontaires autour des stades en polo rouge,
19:18 ou bleu, fan de ballon en val,
19:20 Xavier Daquet, 60 ans,
19:22 joue assez logiquement les bénévoles
19:24 pour ce Mondial à Lille.
19:25 - J'ai toujours cette passion d'écheviller au corps.
19:27 C'était une occasion unique de participer
19:29 à un événement planétaire.
19:30 C'est pour moi une façon de redonner
19:32 ce que ce sport m'a donné étant jeune.
19:34 - Ce bénévole, comme les autres, a offert
19:36 deux semaines de son temps pour être formé
19:38 par les équipes de la Coupe du Monde.
19:39 Et il doit être disponible deux jours
19:41 avant chaque match au stade Pierre-Mauroy.
19:43 - Il y a un peu de pression, mais c'est détendu,
19:45 c'est bienveillant, et c'est très plaisant
19:47 de pouvoir travailler de cette façon-là.
19:49 La preuve, dans la salle de repos des bénévoles.
19:51 De grands poufs multicolores sont au sol,
19:53 on joue au baby-foot,
19:55 et on danse même sur une chanson
19:57 créée par l'un des bénévoles nordistes
19:59 de cette Coupe du Monde.
20:01 - Welsch, frites, saut, ternes, galettes, saucisses,
20:03 pisse à la dière, bière ou pastis.
20:05 Un hymne gastronomique à l'image
20:07 des neuf stades qui accueillent la compétition.
20:09 Un hymne aussi pour les bénévoles
20:11 et leurs compétences.
20:13 Julien Defloeren a réaménagé le stade
20:15 de Villeneuve-D'Ascq, l'antre du football
20:17 lillois habituellement, pour le mettre
20:19 aux couleurs de ce mondial de rugby.
20:21 - La configuration du LOSC a complètement
20:23 disparu, et pour que n'importe qui,
20:25 peu importe d'où ils viennent,
20:27 ne sache pas ce qui se passe avant, et qu'ils sachent
20:29 qu'ici, quand on vient, c'est pour voir un match de la Coupe du Monde.
20:31 - Coupe du Monde, Coupe du Monde,
20:33 la France organise la Coupe du Monde.
20:35 Coupe du Monde, Coupe du Monde,
20:37 la France organise la Coupe du Monde.
20:39 Coupe du Monde, Coupe du Monde...
20:41 - Trop fort, ces gens du Nord.
20:43 - C'est un peu un barbereau pour France-Bleu Nord
20:45 et la présence des volontaires.
20:47 C'est l'esprit rugby, ça, Yvan Rousset.
20:49 Vous, qui, blessé pour la finale
20:51 du championnat de France 1990,
20:53 avez surpris vos coéquipiers du Racing Club
20:55 de France. Vous leur aviez amené
20:57 le champagne à la mi-temps ?
20:59 - Oui, oui,
21:01 c'était un petit happening
21:03 amusant, mais qui permettait
21:05 d'avoir un paramètre
21:07 psychologique important sur nos adversaires,
21:09 parce qu'habituellement, à cette époque,
21:11 les deux équipes se mettaient
21:13 à 10 mètres l'une de l'autre de chaque côté
21:15 de la ligne médiane, étaient assis
21:17 et mangeaient des citrons et des oranges.
21:19 Et bien que le score
21:21 fût de 6-6, donc c'était assez
21:23 serré, ils ont bu une petite
21:25 coupe de champagne et on a sabré
21:27 le champagne à ce moment-là, en disant "c'est la finale".
21:29 C'est un peu particulier.
21:31 - Le rugby de 2023 ne permettrait plus ça ?
21:33 - C'est ce qu'on nous disait
21:35 en 1990, que c'était pas possible.
21:37 Donc, c'est toujours
21:39 possible. Il faut qu'il y ait
21:41 une volonté, il faut qu'il y ait
21:43 les joueurs...
21:45 Nous, on avait la chance, on était 5 sur 15,
21:47 on était un tiers de l'équipe. Quand un tiers de l'équipe
21:49 a décidé de faire quelque chose,
21:51 c'est difficile d'aller contre leur
21:53 volonté. Et comme on était un petit peu
21:55 marioles,
21:57 on essayait de ne pas le crier sous les toits
21:59 avant, ils le découvraient quand on le faisait,
22:01 en général, les dirigeants. - Donc, votre rugby
22:03 n'a pas trop changé, alors, Yvon Rousset ?
22:05 - Alors, le rugby
22:07 a un peu changé, forcément,
22:09 et c'est un petit peu l'essence
22:11 et la colonne vertébrale de ce
22:13 livre de photos. Puisque moi,
22:15 je suis parti du principe de tous ces gens que je
22:17 croise parfois, qui se souviennent que
22:19 j'ai joué au rugby et qui me disent, assez modestement,
22:21 "Ah, mais j'ai joué au rugby aussi,
22:23 mais à petit niveau." Je lui dis, "Mais, ne te fatigue pas,
22:25 on a fait le même sport,
22:27 on a pratiqué le même sport,
22:29 formidable. Moi, il y avait plus
22:31 de monde dans les tribunes, c'est à peu près tout,
22:33 viens, on va boire une bière, c'est le seul truc qui nous reste
22:35 parce qu'on ne va pas aller jouer."
22:37 - Et c'est ce qui fait que ça dure
22:39 depuis 200 ans, le bicentenaire
22:41 du rugby aux éditions en exergue,
22:43 signé un beau projet d'Yvon Rousset.
22:45 Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Yvon, ce soir,
22:47 et très belle Coupe du Monde à vous.
22:49 - Merci. - Merci. - A très très bientôt.
22:51 Merci Arnaud Carré, spécialiste rugby de France Bleu.
22:53 Vous avez toutes les infos concernant
22:55 la Coupe du Monde, évidemment, sur francebleu.fr
22:57 et allez les bluffs !

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