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  • il y a 3 ans
Votre mag spécial "Coupe du Monde de Rugby" - Émission du 28/09/2023

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Sport
Transcription
00:00 En témoin ce soir, capitaine du 15 de France féminin, 4 fois championne de France et championne en titre et auteur d'une demi-finale de la Coupe du Monde en 2022, Stagat Socha.
00:09 Bonsoir Agathe.
00:10 Bonsoir.
00:11 Merci mille fois d'être en direct avec nous. Je salue également le spécialiste rugby de France Bleu, Arnaud Carré. Salut Arnaud.
00:16 Salut Dominique, bonsoir à tous.
00:18 Et le mag que vous suivez sur France Bleu, vous pouvez le voir également sur NOA, chaîne de France 3 disponible sur toutes les boxes.
00:26 Les actualités de la Coupe du Monde de rugby à suivre également sur francebleu.fr.
00:30 Ce mag qui est également le vôtre, vous vous intervenez en direct au 0810 055 056.
00:46 On a décidé de parler aussi du rugby féminin ce soir avec la présence d'Agathe Socha.
00:51 Et cette question que je vous propose, le rugby, alors je vais faire attention au verbe que je vais employer, Agathe évidemment.
00:57 Le rugby au féminin va-t-il, peut-il ou doit-il rattraper celui des garçons ? 0810 055 056.
01:06 Est-ce que cette Coupe du Monde des garçons, Agathe Socha, elle promeut l'ensemble du rugby ?
01:13 Est-ce que vous pensez qu'elle peut bénéficier aussi au rugby au féminin ?
01:17 Oui bien sûr, de toute façon quand une équipe de France est mise en valeur, quand il y a une Coupe du Monde,
01:23 un événement majeur comme ça qui attire des spectateurs, forcément ça attire des pratiquantes féminines,
01:30 qu'elles soient toutes petites ou plus grandes.
01:32 Donc le rugby au féminin va forcément bénéficier de la visibilité, en tout cas du rugby en général, ça c'est sûr.
01:40 Ça veut dire que la capitaine du XV de France féminin est derrière sa télé à chaque match de la Coupe du Monde ou à chaque match de l'équipe de France ?
01:49 J'essaye d'être derrière ma télé devant la plupart des matchs, après je m'entraîne aussi, il y en a que je rate, mais on essaye d'être sûr de ça.
01:58 Vous vous entraînez avec votre club des Lyon du stade Bordelais, avec lequel vous êtes championne de France en titre,
02:05 avec l'équipe de France féminine de rugby aussi, puisqu'il va y avoir une nouvelle compétition que vous allez disputer à partir de la fin octobre en Nouvelle-Zélande.
02:12 On va avoir l'occasion d'y revenir d'ici 18h30, Agathe Socha.
02:15 En tant que talonneuse, vous devez avoir un œil particulier sur les talonneurs, et notamment ceux de l'équipe de France ?
02:22 Oui bien sûr, après j'aime le rugby dans son ensemble, c'est sûr que quand on regarde un match, on regarde aussi notre poste, mais c'est sûr.
02:31 On regarde avant tout, j'imagine Agathe, les matchs des Bleus, les matchs de cette Coupe du Monde, comme supporter, comme passionnée, avant d'avoir un œil de spécialiste ?
02:42 Oui, tout à fait, c'est sûr que c'est des événements où on peut, de manière apocrue, se gaver de rugby et en prendre plein la vue pour un certain temps.
02:55 On peut regarder des matchs quasiment du mercredi au dimanche non-stop, donc c'est sûr qu'en tant que supporter, c'est super.
03:01 Après, on regarde un peu la technique, mais ça vient dans un deuxième temps.
03:05 Il y a des échanges avec les garçons, on se souvient que pendant votre Coupe du Monde à l'automne dernier, il y avait des messages d'encouragement.
03:12 Est-ce que la réciproque est vraie en ce moment ?
03:15 Oui, j'imagine qu'il y a des filles qui sont en contact directement avec des garçons, dont elles ont des coordonnées directes.
03:23 Je pense qu'ils savent qu'on les regarde et qu'on les soutient, comme à peu près toute la France en ce moment.
03:29 Dans le fond, ils savent qu'on les encourage.
03:32 Et au-delà, est-ce que la Fédération Française de Rugby organise des échanges entre l'équipe de France féminine et l'équipe de France masculine,
03:40 ou c'est deux mondes qui vivent assez séparés ?
03:43 Ce n'est pas deux mondes qui vivent assez séparés. Il y a des rencontres qui sont organisées.
03:47 Nos calendriers sont un peu différents, notamment les Six Nations qui ne sont plus à la même période.
03:53 Mais jusqu'à il y a quelques années, quand c'était en même temps, on essayait d'organiser un repas commun pour nourrir ces échanges.
04:01 Ce n'est pas deux mondes distincts. On arrive à se parler, il n'y a pas de souci.
04:06 Après, il faut juste qu'on arrive à faire coordonner les calendriers.
04:09 Et ce n'est jamais simple.
04:11 Je vais vous rappeler un bon souvenir avec cet hymne, je pense, Agathe Socha,
04:17 puisque c'est l'hymne italien et c'est vos débuts sous le maillot bleu, c'est face à l'Italie.
04:22 Oui, tout à fait. C'est mes vrais débuts, on va dire.
04:26 Il y a eu des faux débuts, il y a eu un faux départ d'Agathe Socha.
04:29 Et un vrai départ, c'était face à l'Italie.
04:32 L'Italie qui va jouer face à la Nouvelle-Zélande demain, avant de retrouver l'équipe de France la semaine prochaine.
04:39 L'Italie qui a son camp de base à Bourgouin-Jalieu.
04:42 Bonsoir Antonin Kermen.
04:44 Bonsoir à tous.
04:46 En direct de France Bleu, Isère, c'est vous qui gardez un œil sur cette équipe d'Italie.
04:53 Alors, comment vont les Italiens à Bourgouin-Jalieu dans leur camp de base ?
04:56 Antonin, est-ce qu'il y a une effervescence autour de la squadra azzurra, si on utilise ce terme-là pour le rugby ?
05:03 Oui, alors effectivement, comme toutes les équipes qui sont installées à droite ou à gauche dans le territoire,
05:11 effectivement, il y a un vrai intérêt pour cette équipe italienne à Bourgouin-Jalieu.
05:17 Déjà, la ville, le club historique, mythique du CSBJ ont beaucoup travaillé, beaucoup investi pour pouvoir accueillir les Italiens.
05:25 Ça leur servira ensuite, puisqu'ils auront notamment les Ruddymen une belle salle de musculation.
05:31 Pour le moment, le CSBJ subit un peu la venue des Italiens, puisque ça les oblige sur les 5 premières journées du championnat national à jouer 4 fois à l'extérieur.
05:39 Ce qui ne va pas les aider à se mettre dans une bonne dynamique.
05:42 Mais cette parenthèse étant refermée, oui, à Bourgouin-Jalieu, tout le monde est plutôt ravi de voir l'équipe italienne.
05:49 Ils ont eu une cérémonie d'accueil très agréable comme tout le monde.
05:52 Et puis, ils se sont un petit peu entraînés en public, là récemment, ces dernières semaines.
05:55 Ils ont fait un entraînement en public devant près de 2000 à 3000 jeunes, des enfants des écoles de tout le nord-isère, pas uniquement de Bourgouin-Jalieu.
06:04 Et puis, dimanche dernier, il y avait un autre entraînement ouvert au public à Pierre-Ajon, près de 7000 personnes qui sont venues.
06:10 Voilà, c'est pour vous dire que, de toute façon, ce n'est pas une surprise à Bourgouin.
06:13 On aime le rugby, qu'il soit italien ou pas.
06:16 - Antoine, on a lu, on a entendu des propos de la délégation italienne, joueurs, staff, dire que le choix de Bourgouin, c'est aussi le choix de la tranquillité,
06:28 pour être dans un endroit où ils vont pouvoir travailler sereinement.
06:32 Le stade de Lyon est pas loin pour les matchs.
06:36 - Effectivement, surtout que les Italiens, ils jouent deux matchs à Lyon, les deux principaux, contre la Nouvelle-Zélande et puis contre la France.
06:43 Et puis, ils jouaient aussi leur entrée en Lice à Saint-Etienne.
06:47 Voilà, c'est toujours pas très loin, donc c'est sûr que pour eux, c'était tout désigner que de s'installer là.
06:54 Et puis, ça va être intéressant de voir comment ça va se passer demain, parce que ce sera un petit peu pareil contre la France aussi.
07:02 - Certes, il y a la tranquillité, mais il y a aussi une forme de proximité, forcément ici, avec les Alpes, entre la région et puis l'Italie.
07:13 Il y a de très nombreux vols entre l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, qui est un des gros aéroports français, avec des villes italiennes.
07:20 Donc, ça, ça facilite aussi les choses pour eux.
07:23 Il y a peut-être certains supporters qui vont venir.
07:25 Et puis, il y a bien sûr toute la communauté italienne très présente en Rhône-Alpes, qui va forcément se mobiliser.
07:32 Et il y aura beaucoup, beaucoup, beaucoup de supporters italiens, que ce soit demain dans le match face aux Néo-Zélandais
07:39 ou alors le vendredi suivant face à l'équipe de France.
07:42 Il ne faut pas s'attendre à ce que l'hymne italien soit tout doux.
07:46 Je pense que ça va résonner quand même assez fort dans les tribunes du groupe Amma Stadium.
07:51 - Et on l'a entendu il y a quelques minutes, cet hymne italien.
07:55 C'est bien qu'ils aient une vue sur les Alpes, les Italiens, parce que c'est l'Everest qui sera devant eux demain et le vendredi d'après aussi, d'ailleurs.
08:01 Nouvelle-Zélande-Italie, c'est demain, 21h à Lyon.
08:06 Antonin Kermen de France Bleu Isère, merci de ces quelques mots.
08:09 L'Italie, en rugby au féminin, à Gazzoscha, vous les battez en règle générale, dans le Six Nations.
08:16 Est-ce que c'est un pays qui se développe actuellement ?
08:18 - Oui, l'Italie, c'est une nation. On les bat assez fréquemment.
08:24 - Des fois de peu. - C'est aussi une équipe contre laquelle on bute assez régulièrement.
08:29 C'est une équipe qui se développe, qui commence à avoir des contrats fédéraux, elles aussi.
08:38 Elles vont aussi se développer à l'image du rugby masculin, c'est sûr.
08:43 0810 055 056, vous nous appelez pour gagner le jeu Pro Cup de l'équipe de France de rugby.
08:51 C'est un jeu de société qui permet à toute la famille de s'amuser autour du rugby à l'occasion de cette Coupe du Monde que vous vivez avec France Bleu.
08:58 Agathe Socha, qui est capitaine et talonneur du 15 de France féminin, quel est le numéro du maillot du talonneur ?
09:06 Est-ce que c'est le numéro 2, le numéro 10 ou le numéro 15 ? 0810 055 056, vous nous appelez pour gagner la boîte de jeu Pro Cup de l'équipe de France de rugby.
09:18 Le numéro du maillot du talonneur, c'est à vous de jouer !
09:31 Agathe Socha, vous parliez tout à l'heure d'un 6 nations décalé. Le 6 nations féminin n'a plus lieu en même temps que celui des garçons.
09:40 Cela permet une meilleure médiatisation du rugby au féminin selon vous ?
09:45 Oui, je pense que c'est d'abord le Covid qui nous a obligés à décaler ce 6 nations pour des raisons d'organisation logistique.
09:58 Finalement, ça s'est transformé en vraie opportunité au point de vue médiatique.
10:02 Le 6 nations rentre dans une période au mois de mars, mars-avril, où finalement il n'y a plus le 6 nations masculin.
10:10 Les gens ont développé leur intérêt pour le rugby juste avant avec les hommes.
10:15 Ils peuvent simplement regarder les femmes jouer le mois d'après, puisque du coup on est la seule équipe internationale sur ce créneau-là.
10:25 Cela a permis une vraie médiatisation.
10:28 Avec Agathe, un record qui a été battu. Vos rencontres ont été suivies par 1,8 millions de téléspectateurs en moyenne.
10:36 C'était du jamais vu dans le tournoi des 6 nations. Sur cette même compétition, les garçons sont à 6,2 millions.
10:42 Bien évidemment, la marge est haute, mais j'ai envie de dire que l'écart se réduit à vue d'œil.
10:48 Oui, c'est sûr, l'écart se réduit à la fois dans les téléspectateurs, dans les stades aussi,
10:53 puisqu'on a joué à Twickenham devant 60 000 personnes ou presque pendant le tournoi des 6 nations.
11:00 C'est preuve aussi que la pratique du rugby au féminin intéresse de plus en plus.
11:07 On espère que l'écart se réduise encore plus.
11:11 42 500 personnes pour la finale de la Coupe du Monde Nouvelle-Zélande-Angleterre, 58 000 à Twickenham.
11:18 Bientôt, les stades vont être trop petits pour venir vous voir jouer ?
11:23 En France, c'est certain. Après, il faut qu'on vise des stades plus grands.
11:28 Un petit message envoyé à la Fédération française de rugby.
11:32 Si jamais vous nous entendez, n'hésitez pas.
11:36 Il n'y aura pas de décalage pour cette nouvelle compétition qui arrive,
11:41 qui est une nouvelle formule qui va opposer des équipes internationales.
11:45 Vous allez jouer trois matchs en Nouvelle-Zélande, 21 octobre, 28 octobre et 4 novembre,
11:51 face à la Nouvelle-Zélande, l'Australie et le Canada.
11:54 C'est une belle opportunité cette nouvelle compétition, Agathe Socha ?
11:57 Oui, c'est une super opportunité cette compétition,
12:00 parce que ça nous permet de jouer des équipes qui, jusqu'alors, ont joué très peu.
12:05 Notamment l'Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada,
12:07 là qu'on va rencontrer, ce sont des équipes qu'on rencontre quasiment une fois tous les quatre ans,
12:12 aux Coupes du Monde. Parfois, il y a des test-matchs entre les deux,
12:15 mais c'est vraiment la marge.
12:17 Ça permet d'équilibrer le niveau mondial et de se jauger aussi face à toutes les équipes.
12:22 C'est vraiment intéressant.
12:24 Je vous propose d'aller, grâce à France Bleu, Roussillon, Agathe Socha,
12:27 découvrir le club de Salanque Méditerranée.
12:30 Enfin, je dis découvrir, je ne sais pas si vous connaissez ce club, Agathe,
12:33 mais son président Laurent Rovira est avec nous.
12:36 Bonsoir, Laurent.
12:38 Bonsoir.
12:40 Merci d'être en direct des Pyrénées-Orientales.
12:43 Vous dirigez un club qui a la particularité d'être un club 100% féminin, Laurent ?
12:48 Oui, c'est bien ça.
12:51 C'est un jeune club qui a été créé il y a quatre ans, en juin 2019.
12:55 Et effectivement, comme vous le dites, il y a cette particularité
12:58 qu'il y a un pôle féminin qui a été créé.
13:03 La particularité, c'est que c'est une école de rugby 100% féminine.
13:08 Nous avons toutes les catégories d'âge qui existent sur la pratique féminine.
13:13 Donc, ça va de Benjamin au plus grand, les seniors.
13:18 En sachant que ça vous permet, c'est un constat que vous aviez fait, Laurent Rovira,
13:22 de garder les joueuses, y compris entre 12 et 15 ans.
13:26 Parce qu'au moment où on abandonnait la mixité, il y avait une difficulté.
13:30 Exactement. On avait fait ce constat avec des collègues de l'époque,
13:36 il y a trois ans, qu'à partir de 12 ans, les jeunes filles,
13:39 pour des raisons de rapport de force essentiellement,
13:41 ou pour des raisons de vie, on va dire, se perdaient.
13:45 On les perdait et on les retrouvait pas toutes sur les catégories cadettes, un peu plus tard.
13:52 Et donc, sur 12-15 ans, on les perdait, elles allaient dans d'autres sports.
13:56 Et du coup, on s'est demandé, on a eu la réflexion,
13:58 comment les fédéliser et le fait de les faire rester dans le monde du rugby.
14:04 Et donc, cette particularité de les faire jouer ensemble, entre filles,
14:08 nous a permis aujourd'hui de développer la pratique du rugby.
14:12 Gatsucha, je crois que vous avez une anecdote à ce sujet.
14:15 Quand vous étiez gamine et un entraîneur, il y a eu le malheur de vous dire
14:19 que vous joueriez jamais en équipe première parce que vous étiez une fille, un visionnaire.
14:23 Oui, c'est vrai.
14:25 Il a appris à se défendre.
14:27 C'est vrai que ça m'a été un petit peu améliorée, l'histoire dans la presse quand même,
14:33 mais ça a fait un accro, on s'est bien fritté,
14:38 mais j'ai eu des super coéquipiers qui m'ont vachement défendu aussi.
14:41 Donc, moi je suis restée, l'entraîneur est parti.
14:44 Voilà comment s'est terminée l'histoire.
14:46 Quand vous entendez Laurent Rovira, la présidente du club de Salongue Méditerranée,
14:50 dire que pour éviter de perdre des licenciés, on est à 100% féminin,
14:53 vous voyez ça plutôt d'un bon oeil ?
14:55 Oui, je vois ça comme en tout cas une évolution,
14:58 parce que c'est vrai que la mixité c'est quelque chose, moi à titre personnel,
15:02 que j'ai adoré. J'ai commencé le rugby à l'âge de 4 ans, donc très tôt,
15:05 et toujours dans un milieu quasiment, sauf cette exception-là,
15:10 très bienveillant et qui m'a vraiment entourée.
15:14 Donc pour moi ça a été une vraie force.
15:16 La mixité à 12-15 ans, ça peut être un peu difficile.
15:20 Il y a plein d'histoires où ça ne se passe pas si bien que ça,
15:23 et c'est vrai que c'est dommage de perdre des jeunes filles
15:27 qui s'intéressent à la pratique parce qu'elles jouent avec des garçons.
15:30 Donc c'est une vraie opportunité en tout cas d'avoir la possibilité de jouer entre filles.
15:35 Laurent Rovira, un dernier mot, la Coupe du Monde,
15:38 que ce soit celle des féminines à l'automne 2022 ou les garçons actuellement,
15:42 vous sentez un effet dans votre école de rugby ?
15:45 Oui, tout à fait. Effectivement, la médiatisation, je crois que Agathe l'a dit tout à l'heure,
15:52 c'est forcément la forte médiatisation de l'équipe de France féminine,
15:57 que ce soit la Coupe du Monde 2022 ou récemment sur le tournoi.
16:02 Vu que ce soit diffusé par des grandes chaînes de télévision à forte audience,
16:09 forcément ça aide aux développeurs.
16:12 Et de radio, oui, excusez-moi.
16:14 Et donc forcément ça aide à ce que les jeunes filles s'intéressent ici
16:21 et souhaitent effectivement s'essayer la pratique du rugby féminin.
16:28 En tout cas, nous, la Coupe du Monde des garçons, il y a un effet aussi
16:35 parce qu'à la rentrée, on a eu un affût de jeunes filles.
16:39 Si je fais une loupe sur les Pyrénées-Orientales, c'est presque 200% de filles
16:45 qui s'essayent au rugby depuis la rentrée.
16:48 Donc ça, c'est de bonne courte.
16:50 C'est une bonne nouvelle. Plus de 200%, vous allez faire rêver bien des dirigeants de club, Laurent Rovirin,
16:57 président du Salanque Méditerranée.
16:59 Je remercie France Bleu-Roussillon de nous avoir mis en contact
17:02 pour mettre en exerce ce travail que vous faites sur le rugby.
17:05 Nous rejoignons Sébastien dans ce mag 100% Coupe du Monde de rugby sur France Bleu.
17:20 Sébastien, auditeur de France Bleu-Gironde à Nogent et Postillac.
17:23 Bonsoir Sébastien.
17:25 Oui, bonsoir.
17:26 Soyez le bienvenu. Le talonneur porte quel numéro ?
17:29 C'était la question que je vous posais il y a quelques minutes.
17:31 Numéro 2.
17:32 Numéro 2 avec confirmation d'Agathe Sauchard.
17:34 J'aurais aimé que ce soit le 15, mais c'est bien le numéro 2.
17:38 Ah bon, pourquoi le 15 ?
17:39 J'ai une âme de trois quarts, parfois.
17:42 On ne cesse de parler de la polyvalence des profils au rugby.
17:47 C'est le grand écart quand même.
17:49 Oui, mais voilà, justement.
17:51 Sébastien, franchement...
17:52 Bonjour à Agathe.
17:53 Bonjour à Agathe. Ah bah oui, vous qui êtes en Gironde,
17:56 vous savez que les Lyon du Stade Bordelais sont championnes de France en titre, Sébastien.
17:59 Vous pouvez être fier.
18:00 Oui, je les suis régulièrement.
18:02 Très bien, je vous en félicite.
18:04 Je vous offre le jeu Pro Cup, jeu de l'équipe de France de rugby,
18:10 pour pouvoir jouer en famille au rugby grâce à ce jeu.
18:14 Ok, Sébastien ?
18:15 Oui, merci beaucoup.
18:17 Merci beaucoup, belle soirée à vous et merci de votre fidélité à France Bleu.
18:20 À très bientôt, Sébastien.
18:22 France Bleu.
18:25 Le max 100% Coupe du monde de rugby.
18:28 Direction le Japon, puisqu'il y a Japon-Samoa ce soir, 21h à Toulouse.
18:33 Je vous propose que l'on voit ensemble comment la capitale nippone, Tokyo,
18:36 et le pays en général, vit au rythme de cette Coupe du monde,
18:39 grâce à Romain Rideau, correspondant sport à l'ambassade de France.
18:43 Bonsoir.
18:44 Bonsoir.
18:45 Alors, dites-nous Romain, comment vit-on ce début de compétition un peu tristouné,
18:49 je crois que je peux le dire comme cela,
18:51 des Japonais avec un succès poussif face aux Chili et finalement une défaite face aux Anglais ?
18:55 Oui, vous avez raison, et puis tout cela a été précédé par une préparation qui n'a pas été facile non plus.
19:00 D'ailleurs, il me semble qu'ils avaient perdu cet été en préparation contre les Samoa.
19:04 Donc, ils ne partent pas tout à fait sereins ou pleinement rassurés.
19:07 La défaite contre l'Angleterre, qu'on disait pourtant moins bien, leur a fait mal.
19:12 Mais pour autant, il ne faut jamais enterrer l'équipe japonaise,
19:15 ils sont capables de trouver des ressources assez importantes quand ils sont de haut au mur.
19:20 Ils l'avaient montré d'ailleurs en 2019 pendant leur Coupe du monde à la maison,
19:23 et puis ils savent qu'ils sont poussés derrière par tout un peuple.
19:26 Donc, il faut s'attendre à un gros match.
19:29 Alors, on se souvient de l'exploit de 2015 avec cette victoire face à l'Afrique du Sud,
19:32 puis la Coupe du monde à la maison avec ce quart de finale il y a quatre ans.
19:35 Est-ce qu'aujourd'hui le soufflet du rugby au Japon est un peu retombé ?
19:39 Alors, c'est certain que la Coupe du monde de 2019 leur avait donné un élan qu'ils n'avaient jamais connu auparavant.
19:46 Mais malheureusement, juste après, il y a eu la pandémie de Covid
19:49 qui a touché le Japon comme le monde entier d'ailleurs.
19:52 Mais c'est traduit au Japon par des fermetures de frontières
19:55 et du coup des restrictions de flux, notamment de joueurs pour ce qui concerne le rugby.
20:01 Et donc, ça leur a quand même mis un coup d'arrêt dans le développement du rugby japonais.
20:05 Et ils peinent encore aujourd'hui à s'en remettre.
20:09 Donc, c'est pour ça qu'ils aussi au niveau des institutionnels de la fédération japonaise,
20:13 ils comptent beaucoup sur un bon résultat à la Coupe du monde en France
20:16 pour essayer de relancer un peu cette machine.
20:19 Quel est l'engouement chez vous à Tokyo ?
20:22 Comment les Japonais suivent-ils au quotidien cette Coupe du monde ?
20:25 Alors, moi, je n'ai pas vu de fan zone à Tokyo.
20:28 Il y en avait eu en 2019, mais c'était différent.
20:30 C'était une Coupe du monde à la maison et le Japon recevait le monde entier.
20:33 Cette édition suscite forcément moins d'engouement populaire,
20:37 d'autant quand ils jouent en prime time en France.
20:40 Donc, ici, ça fait 4 heures du matin.
20:42 Donc, là, il n'y aura que les passionnés qui vont se lever
20:45 et qui vont probablement aller regarder le match dans des bars
20:49 ou dans les quelques pubs que l'on peut trouver à Tokyo.
20:52 Mais après, quand il y a eu les matchs,
20:54 notamment contre le Philly qui se jouait en début de soirée, au milieu de soirée ici,
20:58 ça a été quand même pas mal suivi.
21:00 Il y a eu des bons scores d'audience dans les chaînes japonaises.
21:03 Donc, voilà, il y a quand même un engouement qui se crée.
21:06 Quand vous vous baladez dans les rues de Tokyo,
21:08 il y a pas mal de commerces qui ont des petits autocollants
21:11 et des affiches indiquées en japonais.
21:14 Je soutiens l'équipe japonaise et les Brave Blossoms.
21:17 Donc, il y a quand même de l'engouement malgré la distance.
21:20 Merci beaucoup Romain Rideau, correspondant sport de l'ambassade de France à Tokyo.
21:25 Et malheur au vaincu ce soir entre le Japon et les Samoas.
21:28 C'est à 21h et c'est à Toulouse.
21:30 Agathe Socha, le prochain rendez-vous de l'équipe de France,
21:32 21 octobre, 8h du matin chez nous pour Nouvelle-Zélande-France ?
21:36 Exactement.
21:37 Vous serez au rendez-vous de cette nouvelle compétition internationale
21:40 où vous affronterez l'Australie et le Canada.
21:43 Le Canada sera le 4 novembre, la Coupe du Monde sera terminée.
21:46 Ici, on pourra être totalement focus,
21:48 même suivre avec le décalage horaire les rencontres des féminines.
21:51 Merci beaucoup Agathe Socha d'avoir été avec nous ce soir.
21:54 Merci beaucoup.
21:55 Très belle soirée et à très très bientôt.
21:57 Agathe Socha, talonneur et capitaine du 15 de France féminin
22:01 qui a fini 3e de la dernière Coupe du Monde,
22:04 rappelons-le, après une incroyable demi-finale face au All Black.
22:07 Arnaud Carré, merci beaucoup, spécialiste rugby de France Bleu.
22:10 A demain et vous retrouverez toutes les infos sur la Coupe du Monde
22:13 de France Bleu sur francebleu.fr.
22:15 Belle soirée.
22:16 *Rires*

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