00:00 Ce qui est très important pour nos Français, c'est qu'on est attaché à la bagnole.
00:03 On aime la bagnole.
00:04 Et moi je l'adore.
00:05 Cette déclaration d'amour du président pour la voiture a fait beaucoup réagir,
00:08 elle a provoqué des railleries.
00:09 Alors est-ce qu'on adore aussi la bagnole à l'Assemblée ?
00:12 On a posé la question aux députés.
00:13 Moi j'adore la bagnole.
00:14 Moi j'ai vécu avec ça, j'ai 60 ans, donc voilà, c'est quand même un outil de liberté extraordinaire.
00:19 Ah oui, j'avoue que j'aime bien ça.
00:21 Ce qui ne veut pas dire que j'aime polluer, mais j'aime bien la voiture.
00:23 J'aime la voiture comme une grande majorité des Français.
00:26 Non, non, je n'ai pas cette relation charnelle avec la voiture.
00:30 Est-ce qu'un président en 2023 peut faire une ode à la voiture ?
00:33 Mais de toute façon, la voiture, il y en aura toujours.
00:35 C'est un rêve de métropolitain et d'urbain que de croire qu'on peut se passer de sa bagnole.
00:40 C'était pour faire contrepoids à d'autres excès qui disent que la voiture, elle est à jeter.
00:46 Il faut distinguer ce qui est de l'ordre de la réalité,
00:48 de ce que la voiture génère comme comportement individualiste aussi,
00:51 de pollution et de la nécessité qu'elle représente.
00:54 J'en ai un peu marre d'entendre que ce sont des immobes pollueurs qui tuent la planète.
00:58 Aujourd'hui, il y a trois quarts des déplacements en voiture qui sont des déplacements contraints.
01:02 Non, ce n'est pas question de faire une ode, c'est aussi d'être très pragmatique et de se dire,
01:06 voilà, on a beau vouloir chercher tous les moyens de déplacement et de mobilité alternatifs possibles,
01:12 la voiture reste quand même un moyen extrêmement utilisé par un grand nombre de nos concitoyens.
01:19 Moi, j'adore le métro, le RER, le train.
01:23 Sauf qu'aujourd'hui, le train est plus cher que la voiture.
01:25 Le président Macron, qui adore la voiture, j'ai envie de lui dire,
01:28 si vous voulez vraiment la bifurcation écologique, soutenez les transports en commun.
01:33 On aura toujours un besoin de bagnole quelque part dans le pays.
01:37 Il faut accompagner les gens, même les plus précaires, à pouvoir acquérir des voitures moins polluantes.
01:42 Ça s'appelle le principe de réalité.
01:43 Je pense qu'un responsable politique, il n'est pas là pour dire, j'aime ma bagnole, j'aime pas ma bagnole,
01:47 mais pour tracer des perspectives.
01:48 Et je pense que les gens, en fait, ce qu'ils veulent, c'est pouvoir se déplacer librement.
01:51 Et quand on a des solutions en transports en commun, pour aller d'un point à un point B facilement,
01:56 les gens, ils préfèrent les transports en commun, quoi.
01:58 [Musique]
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