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  • il y a 3 ans
Votre mag spécial "Coupe du Monde de Rugby" - Émission du 25/09/2023

Catégorie

🥇
Sport
Transcription
00:00 [Musique]
00:07 Heureux de vous retrouver après un week-end de rugby qui a été encore intense pour cette Coupe du monde 2023
00:13 que l'on vous fait vivre sur France Bleu et francebleu.fr avec toutes vos radios locales.
00:18 Oui, un week-end intense avec la défaite de l'Australie, le choc Afrique du Sud, Irlande
00:24 et l'opération tard vendredi soir d'Antoine Dupont.
00:28 On va revenir d'ailleurs avec vous au 0810 055 056 sur la rudesse de ce choc entre l'Irlande et l'Afrique du Sud.
00:35 Est-ce que ce type de match vous inquiète ? On est un peu loin me semble-t-il du cadrage,
00:39 d'ébordement et sans doute moins dans un sport d'évitement que dans véritablement un sport de combat.
00:44 0810 055 056 pour donner votre avis durant ce match 100% Coupe du monde
00:50 que vous suivez sur France Bleu bien entendu mais également sur NOAH, chaîne de François
00:54 disponible sur toutes les boxes et sur francebleu.fr
00:58 Avec l'un des spécialistes rugby du réseau France Bleu, Arnaud Carré. Salut Arnaud !
01:12 Salut Dominique, bonsoir à tous !
01:13 Notre grand témoin ce soir est ancien de mid-mêlée du 15 de France et 3e de la Coupe du monde 95
01:19 entre autres, entre autres, puisqu'on pourrait citer d'autres trophées, il doit y en avoir dans l'armoire.
01:23 C'est l'ancien de mid-mêlée Guy Acossé-Berry, consultant rugby de Radio France. Salut Guy !
01:28 Bonsoir Dominique, bonsoir Arnaud, bonsoir tout le monde !
01:31 Il n'y a pas que cette médaille de bronze 95 dans l'armoire à trophées Guy Acossé-Berry.
01:35 Non, mais il y a plein de souvenirs surtout, il y a plein de souvenirs.
01:39 C'est ça, c'est ce qu'on te sent les souvenirs évidemment.
01:42 Le week-end rugby fut-il bon ? Quel a été le match que tu as préféré Guy ?
01:48 Celui que j'ai préféré, bien sûr, pour l'enjeu Afrique du Sud d'Irlande.
01:54 On était tous pendus à ce match parce que c'est le match qui allait définir le futur adversaire de l'équipe de France.
02:01 Bien sûr, sans anticiper le résultat de France-Italie et d'Irlande-Écosse,
02:07 mais ça permettait de voir où en étaient les deux nations, les deux premières mondiales, qui sont favorites.
02:13 On ira avec l'équipe de France.
02:15 Le match d'hier soir, agréablement surpris par le pays de Galles et très déçu par l'Australie.
02:23 Sur l'ensemble du week-end, c'était super.
02:26 Après il y a eu le Portugal aussi, la belle deuxième étape du Portugal.
02:29 Il y a plein de belles choses, mais si on veut parler du futur champion et de l'équipe qui ira chercher le trophée,
02:38 ce match Afrique du Sud-Irlande était quand même intéressant à voir et ça nous a donné quelques pistes de réflexion.
02:52 Sur le potentiel quarts de finale, c'est vrai que l'Australie presque éliminée avant ces quarts de finale,
02:59 nous irons à Sydney avant 18h30 pour voir comment les Australiens ont vécu cette défaite face au pays de Galles, Arnaud Carrel.
03:07 Guillaume, cette finale d'Afrique du Sud-Irlande avait des allures de finale avant l'heure.
03:13 Est-ce que c'est le meilleur match depuis le début de la compétition ?
03:18 En termes d'intensité, peut-être supérieur à celui qui a opposé les Blacks à la France ?
03:25 Oui, oui. Vraiment en intensité, c'était le match dans lequel on a senti que ça tapait fort.
03:36 Je retiens aussi le Fiji-Pays de Galles de Bordeaux qui était pas mal dans ce registre.
03:41 Ce qui m'a le plus étonné, c'est que c'était un match au pool.
03:46 Il n'y a pas un enjeu non plus, si ce n'est le classement dans la pool,
03:51 mais ça a vraiment été géré des deux côtés comme une finale.
03:54 On n'a pas eu un match débridé, le score est assez serré, c'est plus un score de finale qu'un score de match au pool
04:01 où souvent les équipes tentent des choses qu'elles ne tenteraient peut-être pas lors d'une finale.
04:06 Là, ça n'a pas été le cas. On sentait que les deux équipes voulaient à tout prix gagner le match
04:10 pour marquer le territoire, pour montrer qu'ils étaient favoris et qu'ils envisageaient d'être champions du monde.
04:14 Donc, match très sérieux et puis l'engagement qui a été incroyable.
04:19 Je dirais même plus côté irlandais, parce que je ne sais pas comment ils vont arriver au bout les Irlandais.
04:24 Vu ce qu'ils mettent en générosité, en intensité,
04:29 en sachant que sur les deux premiers matchs, qui étaient deux matchs faciles de pool,
04:32 ils n'ont pas vraiment fait tourner, même si c'était des matchs faciles où ils se sont moins engagés.
04:36 En sachant qu'ils vont jouer l'Ecosse, ça va être le même type de match.
04:39 Après, il va falloir enchaîner quart, demi-finale, ça va être long pour eux.
04:44 J'ai trouvé en face des Sud-Africains qui étaient dans la réaction,
04:48 alors qu'au début ils étaient un peu dans leur stratégie,
04:51 mais qui eux, par contre, ont fait tourner plus vite, ont vite analysé,
04:56 on en reparlera après tout à l'heure, et qui n'avaient pas de buteur,
04:59 donc ils auraient du mal à gagner ce match.
05:02 Mais je les ai plus trouvés dans la gestion, les Sud-Africains.
05:05 À un certain moment, on sentait que s'ils ne gagnaient pas le match,
05:10 ce n'était pas non plus l'objectif suprême.
05:12 Ils sont plus, je pense, dans une réflexion d'arriver vraiment frais,
05:15 avec des joueurs le plus frais possible sur les phases finales,
05:18 sachant qu'ils ont eu eux aussi leur lot de blessures.
05:20 Donc, il faut qu'ils prennent attention à ça, ce qui n'est pas le cas des Irlandais,
05:24 pour l'instant, pour eux, tout roule, pas de gros blessés,
05:27 pratiquement tous leurs joueurs majeurs sont là,
05:30 donc ils se donnent à fond à chaque match,
05:32 ils sont portés par des supporters incroyables.
05:35 Au Stade de France, on se serait cru à Dublin,
05:38 on entendait chanter tout le match.
05:40 Ils pensent que c'est vraiment leur Coupe du Monde,
05:43 la Coupe du Monde qu'on leur a piqué sur tapis vert,
05:45 parce que c'est eux qui auraient dû l'organiser.
05:47 On a été meilleurs, donc on sent l'esprit de revanche.
05:50 Tout le monde est derrière, tout un pays est derrière,
05:53 ça va être compliqué d'aller les chercher,
05:55 mais comme je dis, je pense qu'ils peuvent aussi s'épuiser d'ici le 28 octobre.
05:59 - Alors, supporters irlandais, effectivement, fervents,
06:02 supporters sud-africains, un peu le souffle-court quand même,
06:05 à la sortie du Stade de France, après la rencontre,
06:08 et c'est là que Philippe Rondet, de la direction des sports de Radio France,
06:11 les a rencontrés, Philippe,
06:13 donc ils n'avaient pas encore tout à fait retrouvé leur respiration,
06:16 les supporters sud-af.
06:18 - À la sortie du Stade de France,
06:20 les supporters sud-africains ont encore le souffle-court,
06:23 après ces 80 minutes de combat dantesque
06:26 entre leur Springboks et les Irlandais,
06:29 une défaite, et déjà évidemment la perspective d'un quart de finale
06:32 contre la France, qui n'effraie pas Kevin.
06:35 - La France à domicile, en quart de finale, au Stade de France,
06:39 avec les supporters français, ils vont avoir trop de pression.
06:42 En plus, il y aura des attentes comme jamais auparavant.
06:45 - Un peu plus loin, pendant que les Irlandais hurlent leur bonheur,
06:48 Mathieu, lui, a du même avis,
06:50 il préfère la France que la Nouvelle-Zélande.
06:53 - Dupont ne jouera probablement pas, et c'est le meilleur joueur du monde,
06:56 donc quitte à jouer contre la France, je préfère qu'on les joue en quart de finale
06:59 qu'en finale, de toute façon c'est comme ça,
07:01 et nous on va récupérer notre buteur, Pollard,
07:03 donc ça ira mieux, c'est pas un problème.
07:05 - Le retour d'un buteur qui a beaucoup manqué aux Sud-Africains,
07:08 mais leurs supporters le disent,
07:10 nous sommes champions du monde en titre,
07:12 nous avons l'expérience, et nous serons au rendez-vous dans 3 semaines.
07:16 - Le rendez-vous est pris,
07:18 Philippe Rendez, la direction des Sports de Radio France,
07:20 à la sortie du Stade de France samedi soir,
07:22 après ce match remporté par l'Irlande,
07:25 face aux Sud-Africains.
07:27 On vous offre au 0810 055 056,
07:31 le livre d'or du rugby 2023,
07:34 chez Solar Edition,
07:36 avec notamment les reporters de l'équipe,
07:38 Pierre-Michel Bonneau et Maxime Rollin.
07:41 - Quelle est l'équipe actuellement championne du monde ?
07:44 0810 055 056,
07:47 on va jouer à se faire peur un peu,
07:49 0810 055 056,
07:51 vous nous appelez et vous remportez le livre d'or du rugby 2023.
07:55 - Et notre grand témoin ce soir, Guy Acossé-Berry,
08:07 ancien demi-de-mêlée du 15' de France,
08:09 c'est notamment la place de 3ème,
08:11 la Coupe du Monde 95,
08:13 des souvenirs et des blessures à Arnaud Garay.
08:15 - Des blessures, on parle bien évidemment d'Antoine Dupont,
08:20 on ne parle que de ça d'ailleurs depuis vendredi soir.
08:24 Guy Acossé-Berry, être blessé pendant une Coupe du Monde,
08:27 c'est une mésaventure que vous avez connue ?
08:30 - Oui, c'était pas le visage,
08:34 même si le visage je l'ai eu cassé aussi,
08:36 mais c'était quelques saisons avant.
08:37 Mais c'était un avant-bras,
08:39 je me suis cassé l'avant-bras sur le dernier match au pool,
08:41 juste avant les quart de finale,
08:43 le dernier match au pool contre les écossais,
08:46 les écossais après Thoria.
08:48 Dans le même match, Philippe Benetton a vu la même mésaventure,
08:52 quelques minutes, un quart d'heure avant moi,
08:54 lui c'était le radius,
08:56 ça avait été un match assez violent,
08:58 on y avait laissé deux bras.
09:00 - C'est clair, c'est viril mais correct,
09:04 comme on dit dans ces cas-là.
09:06 Pourquoi le visage aussi,
09:08 une blessure similaire à celle d'Antoine Dupont ?
09:10 - Oui, d'après ce qui est dit sur Antoine,
09:15 il y avait une blessure un peu plus importante.
09:17 C'est à l'époque quand j'étais à Tiros,
09:20 sur un match de phase finale contre Rumiyi,
09:23 j'avais subi une véritable agression,
09:27 un grand coup de tête.
09:29 Je note que le joueur de la Namibie sur Antoine Dupont,
09:33 même s'il s'est excusé,
09:34 ce qu'avait fait le joueur de Rumiyi,
09:36 une bonne semaine après m'avoir fait mal,
09:40 parce que mes oncles l'avaient un peu appelé,
09:42 l'avaient un peu chatouillé,
09:43 au moins qu'il prenne des nouvelles.
09:45 Mais le joueur de Namibie, pour moi aussi,
09:47 ne vient pas,
09:49 je ne pense pas qu'il vienne volontairement lui casser la face,
09:52 mais il vient pour lui faire mal quand même.
09:54 - Pardon Guy, mais combien de temps pour rejouer du coup ?
09:58 - J'avais mis deux...
10:00 C'était sur une fin de saison,
10:01 mais j'avais repris l'opposition deux mois après,
10:03 parce que j'avais sept fractures au niveau de la face.
10:05 J'avais eu une intervention chirurgicale huit jours après,
10:09 parce que j'avais un trop gros hématome,
10:11 donc on m'avait posé deux plaques,
10:13 on m'avait redressé le malheur avec un crochet.
10:19 J'avais passé deux heures et demi sans terminal d'opération,
10:21 j'avais été bien amoché sur un coup de tête,
10:23 en dehors de l'action, un truc qui pouvait exister à l'époque.
10:27 Mais c'est sûr qu'après,
10:29 oui, deux bons mois avant de pouvoir jouer,
10:31 mais comme je dis, j'avais eu une intervention un peu plus importante que celle d'Antoine.
10:36 Et je pense qu'Antoine,
10:38 ce qu'il a dit sur les réseaux,
10:40 "touché mais pas coulé",
10:42 "envie de réintégrer le groupe rapidement",
10:45 je pense qu'il a eu à faire un très bon spécialiste,
10:47 ce qui avait été mon cas aussi.
10:49 Mais je pense qu'il a des difficultés,
10:52 on a dû lui laisser une fenêtre ouverte,
10:54 et bien sûr qu'il a envie de revenir, de rejouer.
10:56 On parle de nos protections aussi,
10:58 peut-être pour le quart de finale,
11:00 sachant que c'est les Sud-Africains,
11:02 d'un côté on a vraiment besoin de lui,
11:04 d'un autre côté ça va être un match physique, on le sait.
11:06 Dans ce type de blessure,
11:08 ce qui est le plus important,
11:10 c'est le geste technique du plaquage.
11:13 Offensivement, normalement on ne doit pas vous toucher la tête,
11:16 pour être sanctionné,
11:19 donc c'est vraiment le geste technique du plaquage,
11:21 quand il faut plaquer, quand il faut mettre la tête,
11:23 comme on dit, quand il faut y mettre la tête,
11:26 c'est là qu'il y a un petit risque,
11:28 et ça peut être un méta.
11:30 - Guillaume, il y a le côté mécanique,
11:32 réparer le plus vite possible,
11:34 et du mieux possible,
11:36 il y a l'état d'esprit, on est dans un sport de contact,
11:38 on va sans doute croiser la route des boxe,
11:41 dont on connaît le style de rugby,
11:43 dans quel état d'esprit peut être Antoine Dupont ?
11:45 Est-ce qu'il peut se donner à fond,
11:47 sur un match de coupe du monde ?
11:49 - Si il décide d'y aller,
11:51 il y ira à fond.
11:53 Je l'imagine mal,
11:55 quand on voit le personnage,
11:57 le joueur, comment il est sur le terrain,
11:59 comment il est en dehors,
12:01 je ne pense pas que ce soit le style à vouloir
12:03 à tout prix être sur le terrain,
12:05 pour après ne jouer qu'à 30 ou 40% de ses moyens.
12:07 Si il prend la décision d'aller sur le terrain,
12:09 peut-être avec un masque,
12:11 j'ai entendu ces dernières heures,
12:13 il est en train de voir un spécialiste
12:15 pour essayer d'avoir un masque qui peut être homologué,
12:17 donc s'il prend cette décision d'y aller,
12:19 il ira, il ne se posera pas de questions,
12:21 et une fois qu'on est dedans, on ne s'en pose plus de questions.
12:23 Il ne faut surtout pas s'en poser.
12:25 - Je pense que les masques, c'est très réglementé.
12:27 - Je crois que c'est pas plus de 5 mm d'épaisseur.
12:29 - Pas trop ce qu'on protège avec 5 mm à ce niveau-là d'intensité,
12:33 mais on va voir comment tout cela va évoluer.
12:35 Cette Coupe du Monde que vous suivez
12:37 avec vos franges bleues
12:39 et qui est populaire sur l'ensemble du territoire,
12:41 au-delà d'ailleurs des villes
12:43 qui sont typiquement des villes de rugby,
12:45 exemple en Normandie, dans les bars de camp,
12:47 où vous vous êtes rendu pour franges bleues
12:49 Normandie, Léa Dubost.
12:51 - Le grand écran installé juste en face du bar
12:53 diffuse plusieurs fois par semaine
12:55 des matchs de rugby,
12:57 Maëva responsable de la Brevoir.
12:59 - On les diffuse tous. Ils sont contents les gens, forcément.
13:01 Que ce soit l'Irlande, l'Angleterre,
13:03 n'importe quelle équipe hors France, ils viennent quand même.
13:05 On a beaucoup de monde. C'est une bonne ambiance.
13:07 L'ambiance festif, sportive,
13:09 tout ce qu'on aime, les bars.
13:11 Quelques mètres plus loin,
13:13 l'ambiance est aussi au rendez-vous,
13:15 à la pagaille, Etienne le gérant vit
13:17 au rythme de la Coupe du Monde.
13:19 - On a installé une télé en terrasse exprès pour ça.
13:21 Les gros matchs, on les diffuse avec le son, etc.
13:23 Les petits matchs, en gros,
13:25 on les passe souvent sur DIN.
13:27 Sébastien, attablé avec un ami, vient justement
13:29 voir de nombreux matchs dans ce bar.
13:31 - Ça permet de voir des petites nations qui m'ont surpris
13:33 depuis le début de la Coupe du Monde.
13:35 C'est intéressant. C'est plutôt une belle Coupe du Monde pour l'instant.
13:37 C'est l'avantage que tous les bars jouent le jeu
13:39 et les gens jouent le jeu aussi. C'est vraiment un vrai engouement.
13:41 À la table d'à côté, Aurore et Émilie
13:43 qui ont une petite particularité.
13:45 - En fait, nous, on est joueuses au club de rugby de Caen
13:47 à l'eau malicanaise. - Alors ?
13:49 - On joue forcément, on suit le rugby.
13:51 On a tendance à regarder un peu tous les matchs.
13:53 On est quand même à fond derrière nos bleus.
13:55 - C'est top de voir l'engouement sur la ville de Caen que ça peut représenter.
13:57 On a eu la chance d'être au Palais des Sports
13:59 pour l'ouverture. C'était génial.
14:01 - Et prochaine grosse soirée rugby
14:03 pour les barcanés, le 6 octobre
14:05 avec France-Italie.
14:07 - Les matchs que vous suivrez en intégralité sur France Bleu
14:09 également, c'était Léa Dubos de France Bleu Normandie.
14:11 - France Bleu, le match 100%
14:15 Coupe du monde de rugby.
14:17 - On prend la direction du 0810 055 056.
14:25 Nous sommes à Nogent et Postillac en Gironde
14:27 avec Sébastien.
14:29 Bonsoir Sébastien. - Oui, bonsoir.
14:31 Bonsoir Monsieur Ako Seberri, bonsoir Monsieur Carré.
14:33 - Ah, ah, ah, monsieur Ako Seberri,
14:35 monsieur Carré.
14:37 On sent le respect des...
14:39 des... alors j'allais dire des gens
14:41 qui ont joué, mais non, expliquez-moi pour Arnaud.
14:43 - Aucune crédibilité.
14:45 - Aucune crédibilité.
14:47 Sébastien, dites-moi, quelle est l'équipe
14:49 qui est actuellement championne du monde ?
14:51 - L'Afrique du Sud, les Springboks.
14:53 - L'Afrique du Sud, les Springboks, exactement.
14:55 Vous êtes, je sens, un spécialiste,
14:57 un fan de rugby Sébastien.
14:59 - Ah oui, un fan, oui absolument.
15:01 En tant que pratiquant,
15:03 voilà, depuis
15:05 plus de 30 ans. - D'accord. Et pratiquant
15:07 également pendant de nombreuses années.
15:09 Alors, ça tombe bien, je voudrais avoir
15:11 aussi votre sentiment sur ce match entre l'Irlande
15:13 et l'Afrique du Sud.
15:15 On a parlé, on a dit que c'était très intense,
15:17 on a dit que ça tapait fort.
15:19 Parfois j'ai l'impression qu'on hésite à utiliser le mot
15:21 "violence". Est-ce que vous avez le sentiment
15:23 que le match était plus dans le
15:25 combat que dans l'évitement
15:27 Sébastien ? - Ah oui, dans le combat
15:29 oui, à 100%, parce que connaissant
15:31 le jeu des Springboks,
15:33 ils n'hésitent pas à utiliser
15:35 la puissance, la violence, justement, pour arriver
15:37 à leur fin. - Quand dit
15:39 M. Akosebery, l'ancien demi de Mêlé,
15:41 Guy, est-ce que le rugby a changé
15:43 au point que, finalement,
15:45 on oublie, et tu me reprends
15:47 si je me trompe, mais à la base c'est un sport d'évitement
15:49 le rugby ? - Oui, mais
15:51 après c'est l'évolution
15:53 du jeu. On voit encore
15:55 quelques gestes d'évitement, quand on repense à l'essai
15:57 de Damien Pelon, quand
15:59 Mathieu Jalibert fait son cadrage de débordement,
16:01 voilà, ça c'est les gestes
16:03 que l'on aime voir et qui font partie du rugby.
16:05 Par contre, le rugby a évolué
16:07 physiquement, le rugby
16:09 a évolué tactiquement, c'est-à-dire que maintenant les défenses
16:11 sont tellement organisées que
16:13 avant d'arriver à ces gestes qui font la différence,
16:15 il faut rentrer dans
16:17 l'adversaire, il faut
16:19 briser la ligne défensive, il faut
16:21 la diminuer,
16:23 il faut la désorganiser pour pouvoir
16:25 après avoir ces possibilités
16:27 de prendre des intervalles, de jouer des deux contre un.
16:29 Donc oui, ça demande à un moment donné
16:31 de taper, c'est vrai que les Sudafs,
16:33 ça a toujours été leur jeu, donc ça
16:35 ne les a pas trop
16:37 changés, et même eux, sur un deux contre un,
16:39 ils ont tendance à aller rentrer dans
16:41 la gueule du type, mais ça c'est
16:43 une philosophie,
16:45 c'est parce que depuis tout jeune on leur apprend ça, et après
16:47 les Irlandais, ça a été violent aussi sur
16:49 ce match-là, parce que les Irlandais ne se sortent pas
16:51 non plus, les Irlandais ils aiment ça, ils aiment
16:53 aller au combat, ils sont très bons dans les rugs,
16:55 et les rugs c'est un vrai combat maintenant,
16:57 et après ils ont toute leur organisation
16:59 offensive qui fait qu'ils multiplient les temps de jeu,
17:01 donc ils finissent par
17:03 trouver quelques intervalles quand il y en a,
17:05 mais sur des matchs comme ça, il y en a peu,
17:07 donc ils l'ont trouvé une autre fois avec le
17:09 bel essai d'Hansen, avec la
17:11 redoublée de Sexton, mais voilà,
17:13 il y a très peu d'occasion comme ça,
17:15 il faut les saisir, parce que les équipes sont trop
17:17 bien organisées défensivement.
17:19 - Et on aime bien quand même quand il y a
17:21 le cadrage d'ébordement,
17:23 en ce qui me concerne en tous les cas.
17:25 Sébastien, je vous offre le livre d'or du rugby
17:27 chez Solard L'Equipe, avec Pierre-Michel Bonneau
17:29 et Maxime Rollin,
17:31 puisque vous êtes un grand connaisseur de rugby,
17:33 je pense que vous allez vous régaler Sébastien, ok ?
17:35 - Ah oui, d'accord, il n'y a pas de soucis.
17:37 - Merci beaucoup de votre fidélité à France Bleu,
17:39 vous appelez depuis le département de la Gironde,
17:41 et merci de votre appel au
17:43 0810 055 056.
17:45 France Bleu, le max 100%
17:49 Coupe du monde de rugby.
17:51 (Musique)
17:53 (Musique)
17:55 (Musique)
17:57 - Il y a Arnaud Carregghi à Causseberry,
17:59 ancien demi-de-mêlée du 15 de France,
18:01 un pays où on tord le nez ce matin,
18:03 évidemment ce matin pour eux,
18:05 parce qu'il est 2h et demi du matin là-bas,
18:07 c'est la nuit même.
18:09 C'est l'Australie, où l'on va retrouver
18:11 depuis Sydney un de nos compatriotes,
18:13 Jean-Christophe Richard. Bonjour Jean-Christophe.
18:15 - Bonjour.
18:17 - Gueule de bois
18:19 donc en Australie,
18:21 et pas à cause du traditionnel
18:23 barbecue dominical.
18:25 - Oui, vous avez tout à fait raison,
18:27 c'était un peu un choc ce matin,
18:29 pour l'Australie de se réveiller,
18:31 d'entendre la nouvelle de cette élimination.
18:33 C'était une élimination qui avait été
18:37 un peu pressentie par les connaisseurs
18:39 du rugby.
18:41 Ça se sentait un peu
18:43 venir avec
18:45 des prestations qui étaient un peu piètres
18:47 dans les derniers matchs.
18:49 Je crois que dans les 8 derniers matchs
18:51 qui ont été joués par l'équipe
18:53 de rugby australienne
18:55 sous l'air d'Eli Jones,
18:57 il y en a 7 qui ont été perdus,
18:59 donc 7 défaites.
19:01 On sentait que ce n'était pas une année
19:03 pour l'équipe australienne
19:05 et tout le monde est très déçu.
19:07 - Avec cette élimination, Jean-Christophe Richard
19:09 qui se profile pour les Wallabies,
19:11 est-ce que le pays va continuer
19:13 à s'intéresser à cette Coupe du Monde ?
19:15 - Je ne sais pas ce que je pense.
19:17 Maintenant, ce sera uniquement
19:19 les vrais fans de rugby
19:21 qui vont continuer à suivre la Coupe du Monde.
19:23 Au niveau du pays australien,
19:25 je crois que le pays va se désintéresser
19:27 à partir de maintenant de la Coupe du Monde.
19:29 Tout le monde se plaint des horaires
19:31 de programmation des matchs.
19:33 Ils sont programmés à 1h du matin
19:35 et 4h du matin heure australienne,
19:37 donc c'est assez difficile de les regarder.
19:39 En plus, c'est la fin
19:41 des compétitions nationales,
19:43 des championnats nationaux de différents sports
19:45 comme le footie australien ou le rugby à 13.
19:47 Il y a beaucoup de gens
19:49 qui regardent déjà beaucoup de sports
19:51 sur ces finales.
19:53 - Jean-Christophe, Français joint à Sydney
19:55 ce matin par Arnaud Carré
19:57 en raison du décalage horaire.
19:59 Il va falloir que les Australiens se reprennent et vite
20:01 parce que la prochaine Coupe du Monde,
20:03 c'est en Australie que ça se passe.
20:05 - Guillaco Céberi,
20:07 ce fiasco australien,
20:09 pour beaucoup il était prévisible
20:11 qu'il allait arriver sur le tard, qu'il n'a pas réussi
20:13 à fédérer, surtout avec un gros
20:15 problème structurel dans un pays
20:17 où aujourd'hui, on joue plus au foot,
20:19 on joue plus au rugby à 13,
20:21 on joue plus au foot australien qu'au rugby à 15.
20:23 - Oui, oui, c'est le...
20:25 Comme tu le dis Arnaud, c'est le
20:27 troisième ou quatrième sport collectif.
20:29 C'est assez loin. Après,
20:31 je pense qu'ils ont fait beaucoup d'erreurs.
20:33 Il y a eu quelques problèmes au niveau de la FED
20:35 il y a quelques mois, au niveau de la présidence,
20:37 de la gouvernance.
20:39 Et après, je pense qu'ils se sont trompés
20:41 en virant l'entraîneur
20:43 néo-zélandais qu'ils avaient pour aller chercher
20:45 Eddie Jones, en pensant qu'Eddie Jones allait tout
20:47 révolutionner, mais
20:49 l'entraîneur néo-zélandais faisait de bonnes choses.
20:51 Ces Australiens, je trouvais
20:53 qu'ils jouaient pas mal,
20:55 mais ils n'arrivaient pas à bien jouer pendant 80 minutes.
20:57 C'était vraiment par séquence,
20:59 parce que c'était une équipe très jeune, parce qu'il leur manquait
21:01 quelques joueurs, ils ont eu beaucoup de blessés
21:03 aussi, ils n'ont pas été épargnés.
21:05 Et puis là, Eddie Jones, je pense qu'il a
21:07 fait pas mal de conneries, entre
21:09 le fait de ne pas dire les choses.
21:11 - Il en a dit aussi !
21:13 - Il en a dit aussi !
21:15 - C'est un homme de communication, mais
21:17 ça a pris, oui. Il y a 3 mois,
21:19 il nous annonçait encore qu'il serait champion du monde,
21:21 et il ne va pas sortir des poules, donc il faudrait lui ressortir
21:23 les interviews quand même. Mais
21:25 il a oublié certains joueurs,
21:27 il s'est passé de joueur expérimenté,
21:29 après je reconnais qu'il
21:31 n'a vraiment pas été aidé
21:33 par les blessures, puisque là encore, il joue ce match
21:35 contre les Galois à San Skelton,
21:37 et même leur pilier droit, je crois que c'était
21:39 le sleeper qui jouait pilier droit,
21:41 c'est un pilier gauche normalement.
21:43 Les deux piliers droits titulaires qui étaient
21:45 pétés, quand tu as tout l'axe
21:47 droit qui est manquant, c'est compliqué.
21:49 Donc, concours
21:51 de circonstances, plus mauvais choix,
21:53 mais après, ils ont quelques bons
21:55 joueurs, quelques très jeunes
21:57 joueurs, je pense que s'il continue
21:59 à préparer
22:01 cette Coupe du Monde, parce que là, il va falloir qu'il la prépare,
22:03 et dans 4 ans, c'est chez eux,
22:05 s'il la prépare sérieusement,
22:07 peut-être en prenant l'entraîneur
22:09 qu'il faudra, pourquoi pas aller chercher
22:11 des D. Jones
22:13 ou l'entraîneur néo-zélandais,
22:15 comme ils avaient dans les anciennes,
22:17 des joueurs comme l'Arkham, je pense qu'ils seraient largement
22:19 capables de s'occuper de l'équipe des Wallabies.
22:21 Donc voilà, il faut qu'ils trouvent
22:23 la bonne solution, mais ils ont toujours de bons joueurs.
22:25 Là, ça a été,
22:27 je le répète, un vrai concours de circonstances
22:29 entre les blessés, les mauvais choix,
22:31 le fait de laisser le capitaine,
22:33 de ne pas sélectionner le capitaine Hooper,
22:35 Kerm Barlow aussi, le demi-demêlé de la Rochelle,
22:37 qui aurait pu être sélectionné,
22:39 il ne le prenait pas. - Il s'est bien passé au travers.
22:41 - Beaucoup d'anciens demi-demêlés
22:43 du 15 de France, 3ème de la Coupe du Monde,
22:45 95 d'entre grands témoins aujourd'hui
22:47 étaient Guy Acosé-Berry, mille merci Guy,
22:49 on a tous souffert quand tu as raconté
22:51 la blessure, la fracture à la mâchoire,
22:53 le podcast est disponible pour revivre tout cela.
22:55 Belle soirée, belle soirée Arnaud Carré,
22:57 et allez les Bleus !

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