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  • il y a 2 ans
s déclarations choc de Jacques Cardoze, l'ancien présentateur de "Complément d'enquête" et nouveau chroniqueur de "Touche pas à mon poste" sur C8 risquent de faire beaucoup de bruit dans les prochaines heures. Interrogé par Le Figaro, le journaliste affirme en effet qu'il existe des liens entre "Complément d'Enquête" et la France Insoumise.

Il déclare ainsi:

"On m’a traité de facho parce que je voulais faire une enquête sur l’islamo-gauchisme et montrer que sur certaines listes en banlieues, La France Insoumise pouvait draguer un certain nombre de personnalités issues du monde arabo-musulman. (...)

«Complément d’enquête» est une émission qui penche un peu trop d’un côté et moins de l’autre.

À l’époque, je voulais faire une enquête sur Jean-Luc Mélenchon, on me l’a refusée et on m’a dit : “tu comprends, La France Insoumise nous donne tellement de dossiers, on ne peut pas travailler contre eux”. Je suis tombé de l’armoire."

Mais ce n'est pas tout car Jacques Cardoze en dit également un peu plus sur l'enquête qu'il est en train de préparer sur France Télévisions:

"Ce que je peux vous dire, c’est que dans le « Enquête de complément » qu’on fera avec Cyril en janvier ou février, ce sera de l’info, tout sera vérifié. Et il se dira des choses que les gens ne savent ou ne soupçonnent pas. On expliquera comment il peut y avoir des dérives. Vous savez, à France Télévisions, ce n’est pas tout beau, tout rose. Ils n’ont pas toujours eu de bonnes attitudes."

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Transcription
00:00 Sur 50 émissions, il y en a une qui s'attaque à une personnalité de gauche.
00:04 À l'époque, je voulais faire une enquête sur Jean-Luc Mélenchon, on me la refusait.
00:07 C'était quand même pile poil au moment où il avait dit "la République, c'est moi".
00:11 Il y avait largement de quoi faire un complément d'enquête, on me la refusait.
00:13 Et on a eu même ce mot qui m'a quand même...
00:15 Alors là, je suis tombé de l'armoire où on m'a dit "non mais tu comprends,
00:18 la France Insoumise nous donne tellement de dossiers qu'on ne peut pas travailler
00:21 et on ne peut pas travailler contre eux".
00:22 C'est incroyable, c'est incroyable.
00:24 On est en direct.
00:25 Jacques, c'est quoi cette histoire ?
00:27 Tu voulais faire un truc à l'époque où il y a eu la perquisition ?
00:30 Je voulais faire un 52 sur Mélenchon pour qu'on puisse vraiment analyser le personnage,
00:37 ses contradictions, le mettre en face de ses propres contradictions
00:41 comme on l'a fait sur d'autres personnalités, sur Carlos Ghosn, sur Dupont-Moretti,
00:46 sur plein de monde.
00:47 Et oui, ce n'est pas un secret de dire qu'au sein de complément d'enquête,
00:52 on a plutôt un penchant pour taper sur la droite que pour taper sur la gauche.
00:56 Moi, je me souviens toujours de ce que m'a dit Harvey Bruzzini.
00:59 C'est le patron du prix Albert-London.
01:01 Le prix Albert-London, c'est le prix, le summum en matière d'investigation.
01:04 Le Graal.
01:05 Le Graal.
01:06 Il m'avait dit "si tu veux être respecté, il faut être redouté.
01:08 Et pour être redouté, il faut que tu tapes aussi bien d'un côté que de l'autre.
01:11 Parce qu'il ne faut jamais que les gens puissent deviner pour qui tu votes.
01:14 Et il ne faut jamais…".
01:15 Voilà.
01:16 Et l'autre chose, c'est que lorsque je suis arrivé à la tête de complément,
01:19 la direction, qui en était pleinement consciente, m'avait dit
01:22 "on compte sur toi pour les tenir".
01:24 Il y avait eu des mouvements dans les mois qui ont précédé,
01:27 il y avait eu des grèves, etc.
01:28 Et donc, on m'avait dit "on compte sur toi aussi pour faire en sorte
01:32 que ce soit équilibré parce qu'une émission d'investigation
01:34 comme celle-là, elle est magnifique, avec des gens qui travaillent très bien.
01:37 Ce n'est pas le problème.
01:38 C'est qu'on doit faire en sorte d'être…
01:41 Neutre, ce n'est pas possible.
01:43 Mais de donner un équilibre.
01:44 Et l'équilibre consiste à taper aussi bien d'un côté que de l'autre.
01:48 J'ai été choqué qu'on me dise ça.
01:50 Et j'ai également été choqué qu'on me traite de facho
01:52 parce que je voulais faire une enquête sur l'islamo-gauchisme.
01:55 On l'a faite, mais ça a été compliqué.
01:59 Il y a plusieurs journalistes qui l'ont refusée
02:01 avant qu'une troisième finalement l'accepte.
02:04 – Et sur Jean-Luc Mélenchon, comment tu as dit non ?
02:07 – En fait, si tu veux, complément d'enquête, c'est une émission
02:09 où le patron et le rédacteur en chef, le présentateur et le rédacteur en chef
02:13 impulsent, mais c'est impossible de faire une enquête
02:16 si la totalité des journalistes sont contre.
02:19 Il y a une dizaine de reporters et la plupart des reporters
02:22 ne voulaient pas freiner des cas de fer.
02:25 Et j'ai vu le communiqué de la SDJ il y a quelques jours
02:28 qui disait "mais non, Complément est une émission très équilibrée"
02:31 et ils ont cité un certain nombre de thèmes.
02:35 Et en réalité, des thèmes de gauche, il n'y en a que deux.
02:39 Il y a eu en 50 émissions, c'est-à-dire depuis que je suis parti,
02:42 il y a eu une émission sur Anne Hidalgo et une sur Sandrine Rousseau.
02:45 Et Anne Hidalgo, c'est moi qui l'avais commandée,
02:46 mais comme il faut six mois ou un an pour que les sujets se fassent.
02:49 - Il n'y en a eu qu'une.
02:50 - Oui, donc en fait, il n'y en a eu qu'une.
02:53 Moi, j'ai eu le sentiment la dernière année, ma dernière année,
02:55 d'être un peu dépossédé et j'ai eu le sentiment
02:58 de ne pas pouvoir exactement faire ce que je voulais faire.
03:00 Et je trouve dommage parce que la règle du service public,
03:03 le service public n'est comparable à personne.
03:05 Le service public, ça doit être la neutralité, ça doit être l'exemple
03:08 parce que tous les gens qui sont ici, ils donnent 150 euros par an.
03:11 Donc, et cet argent public là, le service public doit être redevable de ça.
03:18 Et l'émission d'investigation, elle doit être au-dessus de tout.
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