00:00 C'est pas mon rêve ultime, c'est mon objectif ultime, c'est mon dernier défi.
00:03 J'ai réussi à gagner, j'ai eu du mal à rester,
00:06 et je voudrais me prouver à moi-même que je suis capable de revenir dans le game.
00:10 "Orayo gozaimasu Kita"
00:14 Je suis Pierre Ambroise Boss, enchanté,
00:16 coureur de 800 mètres de l'équipe de France,
00:18 et je vais vous dire mes deux objectifs.
00:20 Le premier, c'est de gagner les Jeux Olympiques de Paris,
00:22 et le deuxième, c'est d'oeuvrer pour la préservation de la planète et de l'humanité.
00:29 C'est une émotion très particulière, c'est vrai que c'est une des seules courses
00:34 où à la fin je me suis senti flotter pendant 100 mètres,
00:37 et c'était pas moi qui courais.
00:39 Ça c'est une dissociation complète,
00:42 et puis après tu reviens à la réalité,
00:44 "Qu'est-ce que je fais là ?"
00:46 Un moment assez particulier de ma carrière,
00:48 puisque c'est pas le moment où j'étais le plus fort du tout,
00:50 donc je m'attendais pas vraiment à cette victoire.
00:52 Par contre j'avais un état d'esprit vraiment différent,
00:56 j'avais un esprit de conquête,
00:58 j'étais hyper heureux,
01:00 mes potes qui étaient là, mes parents dans le public,
01:02 j'avais pas pris mon passeport pour passer la douane,
01:05 vraiment tout un ensemble de choses qui a fait que j'ai été champion du monde.
01:11 Ça a rendu la victoire encore plus belle.
01:13 Ça a changé ce qui était un fondement très important,
01:19 mon égo.
01:21 Mon égo a été boosté soudainement,
01:23 puisque c'était le petit garçon qui voulait être champion du monde.
01:25 L'adulte, en soi, il voulait juste kiffer l'athlée,
01:27 il voulait juste gagner des courses.
01:29 Est-ce que c'est un rêve crédible ?
01:34 Moi, j'ai préféré foncer tout droit sans me poser de questions.
01:38 T'es lycéen, tu sais pas trop si ta vie ça va être le sport,
01:42 t'as les parents d'un côté, t'as les gens...
01:44 Tu sais, en France, on a quand même tendance à pas vouloir s'orienter vers le sport,
01:49 à part vers le foot ou le tennis.
01:51 L'athlée ça reste un sport mineur,
01:53 on va pas gagner beaucoup d'argent,
01:54 enfin voilà, on fait pas ça pour ça.
01:57 On fait ça pour la passion.
01:58 Ouais, pas pour longtemps je pense, mais ça tient encore.
02:04 Ça serait hyper hypocrite de ma part de me dire
02:05 "je serais content si quelqu'un me battait mon record",
02:07 faut pas déconner.
02:08 Évidemment, je serais content pour la personne,
02:10 mais je serais dégoûté un petit peu, tu vois.
02:11 Ça piquerait un peu, mais ça reste de l'amitié et du respect que j'ai pour les concurrents.
02:16 C'est pas mon rêve ultime, c'est mon objectif ultime,
02:21 c'est mon dernier défi.
02:22 J'ai réussi à gagner, j'ai eu du mal à rester,
02:25 et je voudrais me prouver à moi-même
02:27 que je suis capable de revenir dans le game.
02:29 C'est particulier les JO,
02:30 c'est la plus grande compétition qui soit.
02:33 Moi ce qui me marque c'est le village olympique,
02:35 c'est ça que j'attends le plus quand je fais les JO.
02:37 J'ai hâte de voir un peu l'ambiance,
02:39 je vais pas vous mentir, je suis quand même un peu sceptique
02:41 par rapport à tout ce qui se passe,
02:43 entre les émeutes, les grèves, la sécurité,
02:46 ça peut être un peu particulier,
02:48 mais ça reste quand même à la maison,
02:50 c'est un booster pour nous.
02:54 Je suis coach Alain Ligné, président du LMA.
02:57 Je faisais une semaine, une semaine en fait,
02:59 j'ai resté chez moi à Vincennes,
03:00 je venais ici, les choses se sont faites assez naturellement,
03:03 j'étais avec son groupe d'entraînement,
03:05 on courait ensemble,
03:06 Parc du Héron, La Citadelle et compagnie,
03:08 et puis j'ai signé en fait.
03:10 J'ai appris à aimer les moules ici.
03:12 Donc, petit moule frites,
03:14 tu vois la première année que j'ai fait la braderie,
03:16 je fuyais les stands,
03:17 et puis maintenant c'est moi le premier à venir,
03:19 et si on n'a plus je suis en colère.
03:20 J'ai fait le carnaval de Dunkerque deux fois déjà,
03:23 ça commence à prendre.
03:25 J'ai fait plus de bisous en une journée
03:28 que toute ma vie avant ça.
03:30 Plus jamais.
03:31 En 2024, on prépare les JO,
03:33 ça on oublie.
03:34 Déjà je ne prends plus l'avion,
03:39 en tout cas très peu.
03:40 Je le prends si j'en ai vraiment besoin
03:42 et que je n'ai pas le choix.
03:44 En l'occurrence,
03:45 l'habitude c'est les compétitions internationales.
03:47 Aujourd'hui je suis blessé,
03:48 donc je n'ai vraiment pas besoin de voyager.
03:50 Je n'ai plus de voiture depuis une éternité.
03:53 Je voyageais en trottinette électrique,
03:55 aujourd'hui je n'en ai même plus,
03:56 donc je me déplace à pied en métro,
03:58 en transport en commun de manière générale.
04:00 Je trouve que c'est déjà un beau bond en avant.
04:04 On organise des Eco-Sport Challenge,
04:09 donc festival sportif et culturel
04:11 au service de l'environnement.
04:12 Et comme on adore jouer,
04:13 on adore la fête,
04:15 on adore le sport,
04:16 on a essayé de tout réunir au service d'une seule cause,
04:19 c'est le ramassage de déchets.
04:21 Rendez-vous le 15 et 16 septembre
04:24 pour la troisième édition du LESC,
04:26 de l'Eco-Sport Challenge,
04:28 où on va essayer de faire un million de mégots
04:31 sur deux jours.
04:32 On a besoin de vous les amis,
04:34 on a besoin de vous pour nous ramasser
04:35 une bouteille de mégots.
04:36 Vous êtes les bienvenus au pont de la Citadelle.
04:38 [Musique]
04:43 [SILENCE]
Commentaires