00:00 fait face grâce à la mobilisation des équipes, grâce à leur connaissance du
00:03 terrain. Donc on est là depuis deux jours sur place.
00:06 On travaille d'abord à avoir un diagnostic définitif sur l'état du
00:10 bâtiment, ce que nous n'avons pas encore aujourd'hui. Donc on y travaille
00:13 ardemment avec un bureau d'experts mandaté indépendant pour connaître
00:19 l'origine concrètement et ensuite on travaille pour accompagner les familles
00:22 d'abord sur du relogement d'urgence et ensuite sur du relogement plus pérenne.
00:26 Est-ce que les gens vont pouvoir retourner dans leurs appartements là, récupérer
00:30 leurs biens ? C'est ce que je viens de vous dire. Nous travaillons d'abord à avoir
00:34 l'origine. En fonction de l'origine du sinistre, nous saurons si nous pouvons
00:38 autoriser ou non tout ou partiellement un retour dans les logements pour
00:42 récupérer des affaires, voir des animaux de compagnie. Donc c'est très important
00:47 pour nous mais il faut qu'on puisse le faire dans des conditions de sécurité.
00:49 Et donc nous allons avoir une réunion à ce sujet dans la journée pour essayer de
00:55 définir un mode opératoire sur ce sujet là. Aujourd'hui nous ne savons pas encore
00:59 si les experts nous autorisent à retourner ou pas à l'intérieur.
01:03 Il y a 45 familles concernées. Sur l'origine du sinistre il y avait un balcon de ce
01:09 bâtiment K qui était tombé il y a deux ans et demi et on dit que vous n'avez pas eu de
01:12 réaction, que le bailleur n'a pas eu de réaction.
01:14 Alors non, c'est à dire que ce qui s'est passé c'est qu'il y avait des poussées
01:18 d'armature, ce qui arrive souvent sur des balcons et oui il y a eu un balcon qui
01:24 a cédé et aujourd'hui tous les balcons ont été sécurisés.
01:28 C'est un signe avant-courant de ce qui s'est passé aujourd'hui peut-être ?
01:32 Je ne peux pas faire de lien sur la technique. Je vais attendre l'origine du sinistre
01:36 actuellement qui est une fissure importante et qui est un sinistre important.
01:40 Aujourd'hui on ne peut pas faire de lien dans l'immédiat. Je sais que certains veulent
01:45 faire des... Oui mais alerter sur des années, sur l'état d'une résidence, sur des problématiques
01:50 de gestion etc. et tout, c'est complètement différent de ce sinistre aujourd'hui.
01:55 Seul l'expert nous dira s'il y a un lien ou pas.
01:57 Vous ne pouvez pas supputer, vous n'êtes pas ingénieur, je ne suis pas ingénieur.
02:01 Eux-mêmes n'ont pas pu dire suite aux visites d'hier le lien direct ou non avec
02:06 ce qu'ils ont pu observer. Ils doivent étudier des plans, les sous-sols
02:10 pour voir si c'est un mouvement de terrain qui a généré cette contraction complémentaire
02:15 sur le bâtiment. Aujourd'hui personne ne peut dire exactement.
02:18 En revanche, quand nous saurons le pourquoi du comment, bien sûr nous donnerons l'information
02:22 et nous verrons ce qu'il en est potentiellement des responsabilités.
02:27 Mais aujourd'hui il est beaucoup trop tôt pour en parler.
02:28 Vous dites quoi sur l'état du bâtiment ? Vous dites qu'il est en mauvaise...
02:31 Alors le bâtiment... Il n'est pas fragile, vous dites quoi ?
02:34 Moi je n'ai aucune information, je n'avais aucune information sur la fragilité du bâtiment.
02:38 Sans quoi on aurait déjà évacué les gens. Enfin évidemment, c'est une évidence.
02:42 En revanche on avait identifié ce bâtiment comme une priorité, notamment autour de
02:46 la réhabilitation énergétique. On en était dans l'action.
02:49 Après une forme d'inaction qu'il y a pu avoir.
02:51 Parce qu'il est quand même important de rappeler ici que 13 Habitat a un retard patrimonial
02:56 d'entretien très important qui incombe aux années passées.
03:00 Aujourd'hui nous avons lancé un plan stratégique de patrimoine pour réhabiliter tout ça à
03:05 hauteur de 4 milliards avec le développement, donc 2,6 milliards dédiés à la réhabilitation.
03:09 Notre domaine de marins avait été identifié non pas pour des questions de dangerosité
03:13 mais parce que le maire s'était engagé, on s'était engagé avec les équipes du
03:16 maire depuis déjà un certain temps et là on avait lancé le marché pour trouver l'architecte.
03:22 On en était au choix de l'architecte final et on commençait les travaux là normalement
03:28 en 2024. Donc on était vraiment dans l'action sur
03:30 ce bâtiment là. Néanmoins, ce désordre important vient d'apparaître.
03:34 On va faire la lumière sur le pourquoi du comment de ce désordre et ensuite on va forcément
03:40 avoir une action complémentaire pour que ça infléchisse le programme qui était prévu
03:45 initialement. On avait fait une réunion publique avec les
03:48 locataires, donc ils étaient informés qu'on était dans l'action et qu'on allait désigner
03:51 l'architecte, qu'on allait revenir vers eux pour des diagnostics complémentaires,
03:55 pas techniques mais des diagnostics complémentaires des habitations, etc. afin de définir un programme
04:00 conjointement entre les locataires et la mairie. Donc ça on était vraiment dans l'action
04:05 parce qu'il y a un temps dans l'immobilier, il y a une forme d'inertie pour les habitants
04:09 mais la réalité c'est que nous sommes contraints par les procédures de marché public et qu'il
04:13 faut X mois pour désigner un architecte, il faut X mois pour trouver une entreprise,
04:17 il faut aussi que l'architecte dans l'intervalle puisse établir le projet en lui-même.
04:20 Donc nous, nous étions dans l'action concrète. Malheureusement, on vient de se faire attraper
04:24 par ce désordre important dont on ne connaît pas encore précisément la cause.
04:29 Comment vous allez faire pour reloger les évacués ?
04:31 Alors, aujourd'hui, on a prévu des limités d'hôtels. Bien sûr, on prend à la fois
04:35 aussi les frais de bouches à notre charge et on va travailler avec les services municipaux
04:41 et y compris avec la solidarité d'autres bailleurs sur le relogement des familles.
04:47 Dès qu'on aura l'information de savoir si le bâtiment peut être réinvesti ou non,
04:52 il y a très très peu de chance, je dirais pour y habiter, j'entends là, nous devons
04:57 prévoir des relogements pérennes et là forcément on est dans l'action avec nos équipes qui
05:02 sont déjà aujourd'hui présentes pour identifier l'ensemble des besoins.
05:05 Nous avons aussi le soutien de la métropole et du département. Le département nous a
05:09 envoyé des assistantes sociales pour compléter notre dispositif et la métropole, elle, a
05:14 agi immédiatement et nous a mis à disposition des bus pour transporter les familles d'ici
05:18 vers les lieux d'hébergement d'urgence.
05:20 Cette situation de transition, elle va durer combien de temps à peu près ?
05:23 Tout va dépendre du diagnostic. Nous travaillons à avoir le diagnostic. On ne peut pas mettre
05:27 de pression sur le diagnostic, il doit se faire avec une étude qui prend le temps qu'elle
05:34 prendra. Moi je ne suis pas ingénieur, vu la responsabilité qu'il y a derrière cette
05:39 décision. Cette décision aura elle-même une influence sur, je pense, sur les décisions
05:44 de Monsieur le Maire sur l'arrêté municipal qu'il a pris. Donc tout ça, on va le voir
05:49 idéalement dans la journée si les informations sont suffisamment abouties pour permettre
05:54 de prendre cette décision. Et ensuite, on aidera les familles, évidemment, jusqu'à
05:59 ce qu'elles puissent être relogées sur tout le parcours, jusqu'au relogement définitif.
06:03 Vous parlez d'éventuelle réintégration, même s'il y a peu de chance, vous n'en
06:07 êtes pas encore à décider la destruction de l'immeuble comme le demande l'Amérique ?
06:11 Non, aujourd'hui, personne ne peut décider de la destruction de l'immeuble. Il y avait
06:14 un programme de réhabilitation. Il y avait un programme de réhabilitation globale et
06:21 potentiellement des démolitions qu'on avait envisagées pour dédensifier le quartier.
06:25 Ce bâtiment-là n'était pas forcément celui qui était ciblé. Aujourd'hui, il
06:30 est en grande difficulté. Donc nous allons voir s'il est opportun ou pas de faire tomber
06:36 celui-ci. Nous avons aussi diligenté un complément de diagnostic sur les autres bâtiments pour
06:42 avoir une certitude. Mais ça, ça va dépendre aussi de l'origine que les techniciens vont
06:46 trouver. Si c'est une origine qui est spécifiquement sur ce bâtiment-là. Aujourd'hui, on ne peut
06:54 faire que des supputations. Donc aujourd'hui, concrètement, on va rassurer l'ensemble
06:58 des locataires avec un diagnostic complémentaire sur les bâtiments qui n'ont pas été impactés.
07:03 Et sur le bâtiment impacté, on attend l'origine concrète de ce sinistre. Et ensuite, nous
07:09 verrons évidemment que s'il n'est plus habitable, il sera démoli.
07:12 Qu'est-ce que vous dites aux évacués qui sont en colère ?
07:15 Moi, je comprends parfaitement leur colère. Je comprends qu'ils fassent des liens. Mais
07:19 aujourd'hui, je ne peux pas partager les liens qu'ils font entre les alertes qu'ils
07:23 avaient pu faire sur des ordres qu'on peut appeler de gestion et cette fissure extrêmement
07:30 particulière qui vient d'une force complémentaire qui a fait craquer le béton. C'est ce que
07:37 j'ai entendu déjà de la part des experts. Donc cette force qui a agi sur le bâtiment
07:42 est une force inhabituelle et on va essayer d'en trouver l'origine.