00:00 -Ce soir, déjà, j'ai eu une matinée très compliquée
00:03 parce que, au réveil, on a appris un peu la nouvelle.
00:06 Je l'ai appris ce matin.
00:07 Il fallait appeler mes parents, mes oncles, mes tantes,
00:10 faire le tour de la famille pour voir comment ça se passe,
00:13 comment ça s'est passé, si tout le monde va bien.
00:16 Forcément, on a été choqués.
00:18 Et aujourd'hui, l'heure est à la prière,
00:21 l'heure est à la solidarité,
00:24 on cherche comment on peut faire pour aider.
00:28 On essaie de mettre en place des choses
00:30 pour pouvoir un petit peu être solidaires
00:32 et aider toutes ces familles
00:34 qui ont été vraiment touchées par ce tremblement de terre.
00:37 -Vous êtes franco-marocain, je le disais.
00:40 Les relations historiques, anciennes, profondes,
00:44 que sais-je encore, entre la France et le Maroc,
00:48 expliquent notamment l'élan de solidarité
00:51 qui s'est immédiatement déclenché
00:54 juste après le tremblement de terre.
00:57 -Oui, mais c'est pas juste l'amitié franco-marocaine.
01:00 -Je disais notamment. -Bien sûr, bien sûr.
01:02 Mais si le séisme s'était passé au Bangladesh,
01:06 on aurait eu le même élan,
01:08 parce que je crois que c'est une catastrophe naturelle.
01:11 Malheureusement, c'est toujours les habitants des pays
01:15 qui subissent ça, qui sont un petit peu en galère.
01:18 Donc forcément, on est touchés encore plus,
01:21 parce que moi, je suis d'origine marocaine,
01:24 mais encore plus touchés, on a peur,
01:26 parce qu'on a de la famille là-bas, des amis là-bas.
01:29 Et donc forcément, le lien, il existe,
01:32 et le lien est fort.
01:34 -Justement, que vous racontent vos proches qui sont là-bas
01:37 ce soir, près de 24 heures après le tremblement de terre ?
01:41 -Ceux qui ont subi le tremblement de terre,
01:43 c'est-à-dire la famille, moi, qui étais à table à ce moment-là,
01:47 ils n'avaient jamais connu ça.
01:50 Donc c'est un truc vraiment... C'est indescriptible.
01:53 Il y a eu un vent de panique, ils sont encore choqués,
01:56 je le sais, parce que quand je parle avec eux,
01:59 ils sont encore un petit peu sous le choc.
02:02 Forcément, c'est un truc qui est indescriptible,
02:05 il faut le vivre.
02:06 Malheureusement, eux, ils l'ont vécu,
02:08 et ils ont vraiment du mal à...
02:10 Enfin, va falloir un petit moment avant de se remettre dedans.