00:00 Il est un chanteur qu'on associe immédiatement à la joie de vivre, à ce petit grain de folie et surtout à un nombre de tubes impressionnant.
00:07 Bonjour Richard Gottener.
00:09 Bonjour, comment ça va ?
00:10 Bien et vous ? En ce dimanche matin ?
00:12 Très bien.
00:13 Médiatiquement, vous avez moins vu ces dernières années. Vous étiez où Richard ? Vous faisiez quoi ?
00:18 J'ai fait des tas de trucs quand même.
00:22 D'abord j'ai fait un spectacle. Je suis resté trois mois au Lucerner, il n'y a pas si longtemps.
00:28 Et puis là j'entame une tournée.
00:31 Justement, on va parler de votre nouveau spectacle. Ça s'appelle "Richard Gottener ramène sa phrase".
00:36 C'est très original. On va en parler dans quelques instants mais on aime bien dans cette émission, il y a une tradition Richard, c'est de resituer nos invités en fonction de leur fait d'arme.
00:44 Les vôtres s'appellent "Des succès" et on avait "L'embarras du choix". Regardez.
00:49 On s'est peint la java, le tchatchak on n'est pas.
00:54 Quand on fait le mambo, on s'en met le lénougas.
00:58 Elle est mambo la maladie.
01:04 Elle est mambo la maladie.
01:08 Mambo, mambo le décalcomanie.
01:12 Mambo, mambo la décalcomanie.
01:17 C'est calombo.
01:20 Je mariais vous cannibale.
01:23 Tu mangeais moi et je dévorais vous.
01:27 Vous êtes jolie casta.
01:29 Je fais croquer mon monsieur par vous.
01:32 Je suis sûr que nos téléspectateurs en petit déjeunant fredonnent vos chansons qui sont de véritables tubes.
01:40 Le choix de la chanson "Fantaisiste" Richard, c'est né comment ?
01:44 Je ne sais pas si c'est un choix.
01:47 Ça s'est imposé à vous naturellement ?
01:50 Je ne sais pas vraiment faire autrement.
01:53 C'est une nature. J'ai l'impression que je suis tombé dans la bassine quand j'étais petit.
01:57 Maintenant que j'ai un recul sur mon parcours,
02:06 je me rends compte que des gens comme Brassens par exemple ont marqué terriblement ma façon d'écrire.
02:11 Ah ouais ?
02:14 Pour moi, c'est le maître absolu de l'écriture, de la chanson,
02:19 la façon d'articuler, de faire rythmé aussi.
02:24 De faire en sorte qu'une chanson même qui serait écoutée par un étranger qui ne parlera pas le français,
02:29 serait quand même rythmée.
02:32 Vous dites que vous êtes devenu chanteur par accident.
02:35 Ce n'est pas une vocation première.
02:37 En revanche, écrire, manier la langue française, vous faites référence à Brassens.
02:41 Ça c'est votre...
02:42 Raconter des histoires.
02:43 Oui, raconter des histoires.
02:45 Moi je me voyais plutôt comme un fantaisiste.
02:48 D'ailleurs c'est ça que j'aurais voulu avoir sur mon passeport.
02:54 Métier ?
02:55 Fantaisiste.
02:56 On ne peut pas le mettre sur le passeport fantaisiste ?
02:57 J'ai mis artiste.
02:58 Artiste oui.
02:59 Renégocier pour mettre artiste, fantaisiste.
03:01 La prochaine fois je mettrai fantaisiste.
03:03 Votre fameux spectacle, Richard Gottener ramène sa phrase, j'adore le clin d'œil.
03:08 C'est très original parce que vous racontez, vous interprétez tel un comédien vos textes.
03:14 Pourquoi ? Parce que vous avez le sentiment qu'ils étaient un peu noyés derrière la mélodie,
03:17 derrière la chorégraphie, derrière les couleurs clinquantes de vos avis ?
03:21 C'est venu un peu par hasard.
03:25 Un jour j'ai eu l'occasion de dire un texte devant un public,
03:30 parce que je n'avais rien préparé d'autre.
03:32 Je n'avais pas un tabac.
03:34 Je me suis dit, tiens, il y a quelque chose à gratter.
03:38 Pendant le confinement, j'ai dit quelques textes comme racontent des histoires.
03:43 Ça a marché très fort.
03:45 Je me suis dit, il faut faire un spectacle.
03:47 Je n'avais pas envie de faire un spectacle, réciter des textes, ce n'était pas mon truc.
03:52 J'avais envie qu'il y ait de la musique, que ce soit un peu rock'n'roll.
03:56 J'ai trouvé par hasard, je suis tombé sur un garçon qui s'appelle Brice Delage.
04:01 Talentueux. Votre partenaire musicien sur scène ?
04:03 Musicien, un guitariste et partenaire de comédie,
04:08 qui connaît tout mon répertoire par cœur.
04:13 On a bossé ensemble.
04:16 Ça n'a pas été facile, parce que le propos est assez facile à comprendre.
04:21 Un gars qui dit les textes plutôt que de les chanter, avec un musicien qui…
04:27 En fait, ce n'était pas si simple. Ce n'était pas bien.
04:30 Le principe tout bête, il n'est pas bien.
04:32 Donc, il fallait trouver quelque chose.
04:34 J'étais convaincu que ça fonctionnait.
04:36 Il fallait trouver la formule. On a mis un peu de temps.
04:39 Vous l'avez trouvé. J'ai parcouru la presse.
04:42 Les critiques sont dithyrambiques. Quelques extraits de votre spectacle, Richard.
04:45 Trois vieux papilles, tout verre moulu,
04:55 sur un très vieux banc, tout moussu,
04:58 parlaient de la pluie et du temps.
05:01 « Par ici, la terre est très dure, disait Arthur.
05:06 Même les corbeaux volent à l'envers,
05:09 pour ne point avoir la misère.
05:11 Et ta sœur, elle vole à l'endroit, répondit le prospère.
05:15 Où c'est qu'il était son papy ?
05:17 Et son pépère ?
05:19 Où c'était-il ?
05:21 Où c'est qu'il était le Yuki, le Jokutiki, un mami ?
05:23 Où ça ? Où ça ? Où ça ? »
05:27 Pour aller voir votre spectacle, Richard, vous êtes en tournée.
05:31 8 octobre à Quimper, ensuite 10 octobre à Vesoul.
05:34 On a voulu voir Vesoul, on a vu Vesoul.
05:36 27 octobre à Soigny, en Belgique, 28 octobre Bouscron.
05:39 Il y a toute une liste de dates que vous découvrez sur le site.
05:42 Sur gothener.com, vous trouvez toutes les dates.
05:44 Voilà, sur gothener.com. On va simplement montrer le visage de Coluche.
05:47 D'un mot, en quoi Coluche a été important dans votre vie, Richard ?
05:51 D'abord, dans l'esprit, j'étais quand même vachement proche de lui.
05:59 Proche de l'esprit, de l'humour de Coluche.
06:01 À un moment donné, moi j'avais envie de le rencontrer, lui il avait envie de me rencontrer.
06:04 Donc ça finit par se faire.
06:06 Il m'a filé un sérieux coup de pouce.
06:08 Il m'a donné la première partie du...
06:12 Quelle, m'a-t-elle dit ? La première partie de son spectacle ?
06:15 De son spectacle au Café de la Gare.
06:17 Qui m'a amené à la première partie d'Eddie Mitchell.
06:20 Et tout ça s'est enclenché après magnifiquement.
06:23 Vous êtes avec nous en ce dimanche matin. Vous restez ? On marque une toute petite pause, Richard ?
06:26 Allez.
06:27 Vous êtes notre invité. Vous ne bougez pas.
06:28 On part en pause avec un de vos tubes que vous allez fredonner toute la journée.
06:31 À tout de suite.
06:32 Elle est mort pour la maladie
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