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  • il y a 2 ans
Reda Belhaj, porte-parole SGP Police FO Île-de-France, est l'invité de BFM Story ce vendredi pour évoquer les deux meurtres consécutifs à Nîmes cette semaine sur fond de trafic de drogue dans le quartier de Pissevin.

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Transcription
00:00 Redabelage, on entendait Mélanie nous dire, sur le terrain, les policiers dressent un bilan plutôt positif des annonces qui ont été faites, mais ils restent sur leur faim.
00:07 Si on récapitule les annonces, en gros c'est plus de présence policière avec l'envoi de cette compagnie de CRS, 60 hommes, jusqu'à la fin de l'année,
00:14 donc pendant plusieurs mois, c'est pas juste on envoie une compagnie, elle repart dans quelques jours.
00:18 Et puis plus de moyens d'enquête aussi. Est-ce que pour vous, tout ça, vous partagez l'avis de vos collègues sur le terrain, ça va dans le bon sens, ou ça reste un effet d'annonce ?
00:27 C'est de très bonnes nouvelles pour nous, mais il ne faut pas oublier une chose quand même, c'est que les deux homicides, enfin assassinats, l'enquête nous le dira, ont eu lieu la nuit.
00:39 Donc la nuit, il n'y a pas de service d'investigation, c'est surtout des collègues sur le terrain et sur ce secteur-là.
00:46 Il faut savoir qu'il y a encore trois secteurs très difficiles sur place, et du coup, il va y avoir du travail.
00:53 Il est important qu'il y ait une présence policière la nuit, et ça, ça va être un peu plus compliqué.
00:59 Donc je comprends les collègues de terrain qui demandent plus d'effectifs sur l'avion public.
01:02 De nuit, principalement ?
01:03 De nuit, ou en police-secours la journée, c'est le service H24.
01:07 Est-ce que c'est ce que vous expliquez les syndicats de police sur place ? C'est qu'en fait, c'est un jeu du chat et de la souris.
01:11 C'est que quand vous avez des policiers qui sont là, les trafiquants, les guetteurs se mettent en retrait, et puis dès que la police quitte les lieux,
01:18 aussi vite, quasiment, les pointilles se reforment et les guetteurs sont retournés.
01:21 C'est exactement ça. Ce sont des individus qui sont extrêmement organisés.
01:24 On ne va pas dire qu'il y a eu un laissé-aller depuis plusieurs années, mais il y a eu un manque d'effectifs depuis plusieurs années.
01:30 Du coup, eux, ils ont repris le dessus dans ces quartiers, et pour nous, c'est difficile de reconquérir ces quartiers.
01:35 On a parlé du poste de police, c'est une bonne chose, mais ça va être compliqué aussi, parce qu'il faut le sécuriser.
01:40 Il ne faut pas oublier, on a un commissariat, le commissariat de Champignon, on a un commissariat sur Trappes aussi.
01:44 Ce sont des commissariats qui sont souvent attaqués.
01:46 – On va y revenir sur ce commissariat qui est une demande, une attente très forte des habitants du quartier Pissevins.
01:54 Mais sur les effectifs de police, une de vos collègues du Gard disait,
01:59 "mettre de la présence policière, mais débloquer bien",
02:03 mais le problème c'est qu'il faudrait quasiment qu'il y ait un policier derrière chaque trafiquant.
02:08 – Oui, il faudrait un policier, il faudrait que… un collègue m'a dit ça en rigolant,
02:13 il m'a dit qu'il faudrait qu'on fasse limite un travail de gardien d'immeubles, malheureusement.
02:17 Il faut vraiment beaucoup de présence policière pour dissuader, prévenir,
02:21 et surtout pour rabaisser le sentiment de sécurité pour les gens qui habitent dans ce quartier et qui n'ont rien demandé à personne.
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