00:00 Non, il y a eu l'ossature qui a été respectée, il y a beaucoup de cohérence.
00:04 Quelques surprises on va dire, mais on le sentait venir.
00:08 Le staff a dû s'adapter aussi à des blessures,
00:10 mais dans l'ensemble il y a beaucoup de cohérence.
00:12 Il y a toujours des joueurs, comme on dit, "premium", avec une équipe plus titulaire.
00:16 Et puis des jeunes qui sont quand même derrière, même dans les réservistes.
00:21 Donc il y a quand même de la cohérence et pas de grandes surprises, en tout cas pour moi.
00:26 Georges Quirino.
00:27 Salut Maxime, moi j'ai une question par rapport au dernier match de préparation
00:30 qui arrive très vite, samedi face à l'Australie.
00:33 C'est le dernier dimanche à 10h45 face à l'Australia Stade de France.
00:36 Comment il faut l'aborder ce match-là en fait ?
00:38 Il faut faire un peu jouer les titulaires ou il faut mettre justement
00:42 ceux qui sont parmi les réservistes.
00:43 C'est un match avec tout ce qui s'est passé dernièrement,
00:44 les blessures, un peu dur à préparer dans l'impression.
00:48 C'est évident, ça va être juste mon avis,
00:54 mais des informations que j'ai pu avoir aussi,
00:56 puisque j'ai pu parler avec Marc-Yves Romon, qui a parlé avec Fabien Galtier.
01:00 Et je sais que le regret en 2011, c'était de ne pas avoir pu aligner
01:03 une équipe type avant le Mondial.
01:06 Et on a l'impression quand même que Fabien Galtier a envie
01:09 d'avoir une dernière répétition générale,
01:10 donc peut-être pourquoi pas sur une mi-temps mettre l'équipe qu'il a en tête
01:14 et après faire un peu tourner en deuxième mi-temps pour reposer les gars.
01:17 Il y a toujours ce risque de blessure, mais il fait partie du rugby
01:20 et Romain Tamac l'avait bien expliqué, c'est-à-dire que
01:23 de toute façon pour être prêt pour un Mondial,
01:25 il faut être à fond et ne pas s'économiser.
01:27 Si on commence à penser à se gérer, c'est là que les blessures arrivent le plus vite.
01:30 Donc je pense que ça va être d'aligner l'équipe la plus forte possible
01:33 pour avoir une répétition générale avant le début de la compétition,
01:36 parce que dans la poule qu'ils ont, à part les All Blacks et peut-être l'Italie,
01:40 il ne va pas y avoir non plus trop d'opposition.
01:42 Il vaut mieux arriver prêt avec encore plus de certitude pour les phases finales.
01:46 - Pierre Bouby.
01:47 - Salut Maxime, ce n'est pas forcément une question,
01:50 mais c'est un point de vue par rapport à la conférence de presse,
01:54 à l'annonce de cette liste.
01:56 Moi, j'ai trouvé que Galtier avait beaucoup insisté sur ceux qui n'étaient pas présents
01:59 dans cette liste, justement en essayant d'expliquer qu'il les avait accompagnés,
02:02 en essayant de les accompagner justement dans cette déception
02:05 et les mettre, pas en marge du groupe, mais vraiment les installer dans l'effectif global
02:10 pour qu'il y ait une vraie dynamique positive pour commencer cette Coupe du Monde.
02:13 Je ne sais pas si tu l'as ressenti pareil ?
02:16 - Si.
02:17 En fait, ce n'est pas que depuis la...
02:19 Je suis tout à fait d'accord, très bonne analyse.
02:21 En fait, c'est depuis leur prise de fonction,
02:23 ils ont compris que ce qui faisait défaut à l'équipe de France,
02:25 je l'ai vécu, c'est que les joueurs qui n'étaient pas sur la feuille de match,
02:30 en fait, on nous mettait trop en marge.
02:33 J'y ai été aussi avec ces joueurs-là sous l'air Saint-André,
02:36 et c'était très compliqué après d'être impliqué.
02:38 Et le jour où tu as besoin d'eux, en fait, ils ne répondent pas présents.
02:42 Et ce qu'ils ont fait, le staff d'équipe de France,
02:44 très très bien, même, c'est qu'ils ont créé un esprit Club France.
02:47 Et aujourd'hui, l'équipe de France, ce n'est pas une sélection, c'est un club.
02:50 Et ça se ressent dans l'esprit,
02:51 ça se ressent dans ce que dégagent les joueurs,
02:55 dans les émotions qu'ils nous font ressentir aussi,
02:57 et dans leur jeu, puisque quand ils jouent ensemble, on sent des frères,
03:01 on sent l'esprit du club qu'ils ont reproduit en équipe.
03:04 Pour avoir l'esprit de club, c'est 50 gars, au moins 50 gars,
03:08 qui sont tous impliqués à 100%.
03:10 Et du coup, c'est important de les impliquer et de se sentir utile dans l'équipe.
03:15 Donc c'est peut-être pour ça qu'il insiste encore plus dans les médias,
03:18 sur ces joueurs en plus, parce que par exemple,
03:20 imaginez Antoine Dupont se blesser, ce que je ne souhaite pas,
03:23 vraiment, même pas du tout.
03:24 Mais il y a des joueurs comme Baptiste Serin qui devront rester présents et impliqués.
03:29 Et c'est quand même plus simple quand on est impliqué depuis le début
03:32 que d'arriver comme un cheveu sur la soupe.
03:34 - Maxime, raconte-nous quand même les coulisses d'un moment pareil,
03:36 de l'annonce d'une liste, parce que toi, tu as vécu les deux situations,
03:39 d'être pris et de finalement ne pas être pris.
03:41 C'est quel genre de souvenir pour toi, c'est traumatisant ?
03:43 On te prépare le staff ou alors tu prends un pain dans le nez ?
03:47 Comment ça se passe ?
03:49 - En France, tu as très bien travaillé le dossier apparemment.
03:52 Non, on va dire, il y a eu un ascenseur émotionnel,
03:55 parce qu'en 2011, je me blesse pendant le tournoi,
03:58 mais le staff me rassure et me fait confiance,
04:01 donc me donne toutes les chances et le temps
04:03 pour me faire opérer de l'épaule et revenir.
04:05 Donc, je n'avais pas de surprise, puisque je savais déjà en avance.
04:09 Et au contraire, c'était un objectif, un peu comme Anthony Gelon,
04:12 je pense qu'il y a eu des discussions avec le staff.
04:14 Donc là, on va dire, c'est un objectif en tête, c'est d'être prêt pour le Mondial.
04:18 Par contre, en 2015, ça a été différent,
04:20 puisque la veille, encore la veille de l'annonce
04:23 et le matin même de l'annonce, j'ai mes coachs à Toulon
04:27 qui me disent, on a eu le staff, on a eu Philippe Saint-André,
04:29 la Gisquet, c'est bon, tu fais partie des cadres derrière.
04:34 Et puis après l'entraînement,
04:36 on était en entraînement délocalisé à côté de Toulon.
04:39 Et puis après, on vient me voir et puis me réconforter,
04:41 donc je n'ai pas compris.
04:42 Je dis, qu'est-ce qu'il y a ?
04:43 Il me dit, désolé pour toi.
04:44 Je dis, désolé, pourquoi ?
04:46 Et là, j'ai cru que c'était une caméra cachée au début,
04:48 parce que j'avais passé quatre années assez compliquées
04:50 en sélection, pas en club.
04:52 Et puis le jour de l'annonce, les coachs me disent,
04:54 c'est bon, on a eu le staff, tout est OK.
04:57 Donc moi, j'étais galvanisé et prêt à travailler
05:01 encore plus dur pour la préparation.
05:03 Et puis finalement, la désillusion,
05:05 donc ça a été assez compliqué.
05:07 Mais je pense que là, aujourd'hui,
05:10 le staff a instauré une telle communication avec les joueurs
05:13 que je ne pense pas qu'ils aient eu beaucoup de surprises.
05:15 Et puis vu le niveau d'implication de chacun,
05:20 on va dire, tout est complètement différent.
05:21 Ils doivent le vivre complètement différemment
05:23 que ce que j'ai pu vivre auparavant.
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