00:00 Écoutez, je pense qu'il y en a un certain nombre, effectivement, de dossiers qui vont être importants pour nous,
00:05 personnel de direction, on pourrait les lister, on va parler de la revalorisation,
00:11 on va parler du bac également parce qu'il y a des questions urgentes
00:14 que l'équipe de M. Ndiaye s'était engagée à voir avec nous avant la rentrée,
00:19 je parle du calendrier terminal, on a la question de l'école inclusive qui va devoir arriver,
00:24 il va y avoir également le pacte qu'il faudra gérer dans les établissements scolaires dans les prochaines semaines,
00:30 et puis il va y avoir également la question de l'attractivité qui va falloir voir avec nous
00:34 parce qu'on a beaucoup parlé d'attractivité pour les personnels enseignants l'année dernière,
00:39 il faudra aborder également la question de l'attractivité pour les chefs d'établissement.
00:43 Est-ce que son profil et de nature, finalement, a apporté de l'apaisement dans les relations
00:48 entre le gouvernement et l'éducation nationale selon vous ?
00:50 Est-ce qu'il a les épaules aussi pour affronter de tels dossiers ?
00:55 Puisque c'est quand même, on sait que c'est toujours très difficile pour un membre du gouvernement
00:59 que de traiter avec l'éducation nationale, ce n'est pas évident,
01:02 c'est un corps qui fait justement bloc face aux décisions parfois du gouvernement.
01:06 Oui, c'est historique ce que vous êtes en train d'évoquer comme question,
01:09 je pense qu'effectivement c'est un ministère qui est extrêmement important,
01:14 alors il y va aussi de l'avenir de la nation donc c'est normal, les dossiers sont extrêmement importants.
01:18 Alors je ne sais pas trop si le profil de M. Attal correspond,
01:21 je ne sais pas d'ailleurs si c'est à moi de répondre à la question.
01:25 Je vais me contenter de vous dire que c'est plus une question de méthode
01:28 qu'une question de personne et de profil.
01:30 Ce que nous attendons de notre nouveau ministre, c'est de l'écoute,
01:34 peut-être limiter maintenant aussi le nombre des réformes
01:38 qui deviennent ingérables pour l'éducation nationale, je pense qu'on peut le dire comme ça.
01:42 Alors après, lors de sa passation hier soir, M. Attal a indiqué vouloir
01:47 cesser d'envoyer des dizaines de circulaires aux chefs d'établissement et au personnel enseignant,
01:52 je pense que ça nous correspondra.
01:54 Il faut maintenant de l'apaisement, il faut du temps éducatif long pour nous
01:59 et faire en sorte que les corps intermédiaires soient peut-être encore davantage écoutés.
02:03 Une dernière question, quel bilan vous tirez de l'année passée
02:08 par Papendia et à l'éducation nationale ?
02:12 Alors c'est un bilan, vous savez, un bilan il faut toujours du temps pour le faire,
02:14 je pense que c'est un peu compliqué de le faire en quelques jours
02:17 après la nomination d'un nouveau personnel.
02:19 En tout cas, ce qu'on retiendra, c'est le fait que ces réformes successives,
02:25 incessantes, ont mis en difficulté l'éducation nationale,
02:28 les enseignants comme les personnels de direction.
02:30 On a largement parlé du pacte et notamment sur votre antenne, il n'y a pas si longtemps que ça.
02:35 Je pense qu'il y a tous les aspects aussi des réformes du lycée qu'il faudra voir ensemble.
02:40 En tout cas, c'est difficile de dresser un bilan.
02:42 Ce que l'on sait, c'est qu'aujourd'hui, il faut vraiment aller vers l'apaisement,
02:45 ralentir, écouter et faire en sorte d'apaiser les salles des professeurs,
02:50 les personnels de direction et puis également les relations avec le ministère
02:54 que nous souhaitons, nous, évidemment, les plus apaisés possibles.
02:57 Il y va de l'intérêt de tout le monde, bien entendu.
02:59 [Musique]
03:03 [SILENCE]
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