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  • il y a 3 ans

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00:00 [Musique]
00:05 Votre vélo vous l'aimez un peu, beaucoup, à la folie, pas du tout ?
00:08 Eh bien sachez qu'en tout cas, Tour est à la 7ème place du baromètre des villes cyclables.
00:13 7ème sur 38, donc il fait bon pédaler à Tour et ce n'est pas nos invités qui vont dire le contraire.
00:19 Martine Cardrao, bonjour.
00:20 Bonjour.
00:21 Co-fondatrice de l'association En Selle Marcel, Adrien Piteaux, bonjour.
00:25 Bonjour.
00:25 Co-président du collectif qu'on connaît bien, Collectif Cycliste 37 et puis Pierre Boscrédon, bonjour.
00:31 Bonjour.
00:31 Co-gérant et directeur de Veloop, une jeune entreprise, société coopérative d'intérêt collectif, c'est ça ?
00:37 Bien.
00:38 Du côté de la riche, et Sarah tu es toujours avec nous parce que le vélo tu adores ça, tu nous parlais de tes prochaines vacances en tournée.
00:43 Voilà, c'est ça.
00:44 Tu seras avec qui ? Je ne le dis pas.
00:46 Tu ne le dis pas. Bon, très bien, tu as le droit de garder ta vie perso.
00:49 En Selle Marcel, on va commencer par cette thématique.
00:52 Vous connaissez l'association En Selle Marcel, l'un et l'autre ?
00:56 Oui.
00:56 Donc on est vraiment, les images elles sont fantastiques.
00:59 On est donc sur des balades pour les seniors ou alors pour les personnes atteintes de handicap.
01:05 En Selle Marcel, c'est une asso qui a été créée en 2020.
01:07 L'objectif, c'était de faire prendre l'air à tout le monde, c'est ça Martine ?
01:10 C'est exactement ça en fait.
01:12 L'objectif, c'était, on était après le confinement.
01:17 On a eu l'opportunité du budget participatif pour acheter nos vélos.
01:23 Ouais, une sorte de cagnotte en fait, un appel à projet.
01:25 Exactement.
01:27 Et du coup, en fait, l'idée c'était de faire prendre l'air à des gens qui ne le prenaient plus justement
01:34 et qui puissent retrouver des sensations qu'ils n'avaient plus, notamment pendant le confinement.
01:41 Alors comment ça se passe ?
01:42 Vous allez près des maisons de retraite,
01:45 vous vous rapprochez des maisons de retraite ou des centres pour les personnes handicapées,
01:48 vous leur proposez vos services, comment vous faites la connexion ?
01:52 Eh bien, la première année, en fait, on a démarché les structures.
01:57 Alors on commence à être un peu connus et comme les balades plaisent beaucoup,
02:03 eh bien en général, ils viennent à nous via notre site.
02:08 Et du coup, on organise des balades.
02:12 Idéalement, on les organise au départ des structures
02:15 et quand ce n'est pas possible parce qu'il y a trop de voitures...
02:19 Ce n'est pas cyclable vers les structures.
02:21 Oui, ce n'est pas sécurisé, eh bien on choisit un parc.
02:25 Donc on va beaucoup à Sainte-Radegonde.
02:27 On a aussi un accord avec la mairie qui nous autorise l'accès au Jardin botanique.
02:31 Ah ouais !
02:31 Et du coup, on fait des balades à ce niveau-là.
02:34 Alors donc les balades plaisent, c'est ce que vous nous avez dit.
02:37 Justement, on va écouter les résidents qui débriefent un petit peu d'une de leurs balades.
02:41 On les écoute.
02:42 - C'était formidable !
02:44 - C'était formidable !
02:46 - Je suis bien contente que ça vous ait plu.
02:48 - De respirer un air pur et puis de parler à quelqu'un d'autre,
02:54 dire ce que l'on voit, etc.
02:56 Ça, c'est une belle découverte.
02:59 Une belle découverte ou redécouverte, j'ai envie de dire.
03:02 C'est vrai que les sensations...
03:03 Alors soit on a besoin du vélo pour aller travailler.
03:05 Et là, on est à fond.
03:07 Soit on est vraiment cheveux au vent.
03:09 Vous voyez la petite dame avec ses lunettes de soleil.
03:12 Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
03:13 Parce que c'est de l'échange aussi.
03:14 C'est pas juste on vous véhicule d'un point A à un point B.
03:18 Quand ils sont sur le triporteur, ça papote.
03:20 On est d'accord ?
03:20 - Oui, tout à fait.
03:21 Et justement, c'est pas du service.
03:23 C'est-à-dire qu'on va pas justement d'un point A à un point B.
03:26 On va vraiment pour une balade ensemble.
03:29 Oui, ça papote beaucoup.
03:30 Ça parle beaucoup de l'environnement dans lequel on se balade.
03:35 La dernière balade que j'ai faite, elle était du coup au jardin botanique.
03:39 Et donc, ils m'ont parlé des animaux qu'il pouvait y avoir avant,
03:43 qu'il y avait des tigres, etc.
03:45 - Des tigres en botanique ?
03:46 - Et tout à fait.
03:46 - C'est vrai ?
03:47 - Tout à fait, je l'ai appris.
03:48 Et puis, ça parle aussi des quartiers dans lesquels ils ont vécu.
03:52 Parfois, on peut les traverser.
03:53 - Oui.
03:54 - Ça parle de leurs enfants, de leur famille.
03:56 Ça parle de leur vie.
03:57 Ce qui est intéressant, c'est que nous, on n'est pas des soignants.
04:00 On n'est pas des gens qui le connaissent.
04:02 - Il n'y a pas d'objectif thérapeutique dans la balade,
04:06 si ce n'est d'aller faire un tour et...
04:07 - Oui, de prendre du plaisir.
04:08 Et puis, ça cause aussi avec les gens qu'on rencontre.
04:13 Parce que du coup, les vélos sont un petit peu différents.
04:17 - C'est des triporteurs, c'est ça ?
04:18 - C'est des vélos taxi, en fait, pour deux d'entre eux.
04:22 Et pour l'un d'entre eux, c'est un vélo sur lequel on met un fauteuil roulant.
04:25 Et du coup, les gens s'arrêtent.
04:28 Discutent avec nous, saluent les personnes qui sont transportées.
04:33 Et ça, c'était vraiment un des objectifs de l'association.
04:35 C'était de faire en sorte que ces personnes, en fait, fragiles,
04:38 retrouvent leur place dans la société.
04:40 Et moi, je pense que l'objectif est atteint.
04:44 Et le vélo, c'est aussi intéressant par rapport aux personnes âgées,
04:48 parce que c'est un moyen de transport qu'ils utilisaient avant.
04:52 Et donc, ils retrouvent des sensations qu'ils ont perdues.
04:56 Et quand ils font des trajets, actuellement,
05:00 quand ils sortent de l'EHPAD et qu'ils font des trajets,
05:02 c'est en voiture ?
05:03 - Jamais cheveux au vent.
05:04 - Exactement.
05:05 - Alors justement, il y a un de mes collègues, quand on préparait cette émission,
05:08 qui me dit "Est-ce que moi, je pourrais, par exemple, les véhiculer aussi ?"
05:12 Je dis "Ça s'appelle des bénévoles roulants, c'est votre cas, en fait, Martine."
05:15 Il y a une quarantaine de bénévoles, dont 15 adhérents roulants
05:19 dans l'association Anselmarsel.
05:20 Il faut avoir un petit peu de temps, être un petit peu ouvert
05:24 et puis prendre soin des gens.
05:25 Il ne s'agit pas de...
05:26 Voilà, c'est des petits papis et des petites mamies d'aller à fond.
05:29 Quoique, ça peut être rigolo, mais bon, qu'est-ce qu'il faut...
05:33 Vous avez besoin de gens pour pédaler, là, ou pas ?
05:35 - On a besoin...
05:36 En effet, vous avez raison, une quarantaine d'adhérents
05:39 et en effet, une quinzaine de roulants.
05:43 Et pour sécuriser les balades,
05:45 pour faire qu'on puisse faire plus de balades éventuellement,
05:47 on a besoin de bénévoles roulants.
05:50 - D'accord.
05:51 Donc là, on va aller sur le site Anselmarsel.fr
05:54 pour avoir toutes les infos.
05:55 C'est quoi votre moment préféré
05:57 quand vous baladez les seniors, finalement, Martine ?
06:01 - Qu'est-ce que vous entendez ?
06:02 - Votre moment préféré dans la balade.
06:04 C'est quand elle est terminée, que vous voyez leur sourire ?
06:06 - Ah oui, d'accord, dans ce sens-là.
06:08 Non, moi, j'aime...
06:12 Oui, c'est vrai que j'aime assez le moment où on échange
06:16 sur leurs sensations, parce que les dernières balades
06:18 que j'ai faites, notamment, en fait,
06:20 ce n'est pas moi qui conduisais les vélos,
06:21 moi, j'étais avec mon vélo à côté pour sécuriser le parcours.
06:24 Mais c'est aussi l'échange qu'on peut avoir pendant la balade,
06:27 en fait, sur le paysage que l'on découvre
06:31 et que l'on voit ensemble.
06:32 - D'accord.
06:33 Alors, le vélo, on continue d'en parler avec vous, Adrien Pitot.
06:36 Alors, votre boulot, c'est de faire du vélo, on peut le dire,
06:39 parce que vous êtes livreur avec un vélo cargo.
06:43 C'est une sorte de triporteur aussi, c'est ça ?
06:45 - Alors, c'est un biporteur, mais c'est un peu le même principe.
06:47 On peut transporter jusqu'à 80 kilos, oui.
06:49 - D'accord.
06:50 Et puis donc, vous êtes membre du collectif Cycliste 37,
06:53 association qui prône les déplacements à vélo au quotidien, c'est ça ?
06:58 - Effectivement, on n'est pas une asso sportive,
06:59 on est vraiment une asso qui est centrée sur le vélo du quotidien,
07:02 le vélo, ce que nous, on appelle le vélo-taf.
07:04 - Oui.
07:05 - Par exemple, aller au boulot à vélo ou aller faire ses courses à vélo
07:08 ou emmener ses enfants à vélo.
07:10 Voilà, c'est vraiment le vélo du quotidien.
07:11 - Sauf qu'à un moment, il faut savoir faire du vélo
07:14 et savoir faire du vélo bien en se sentant à l'aise, déjà,
07:17 quand on enfourche la bicyclette, et puis se sentir aussi en sécurité,
07:21 ne pas faire peur aux autres et tout ça, ça s'apprend
07:23 parce que c'est pas tout à fait inné.
07:25 On peut savoir faire du vélo, mais pas hyper bien.
07:27 Et pour ça, il y a le vélo-école.
07:29 - C'est ça, on a une vélo-école pour adultes,
07:31 donc ça permet aux adultes de venir, alors,
07:33 soit apprendre le vélo depuis le début,
07:36 quand on n'a pas fait de vélo, quand on était jeune,
07:38 ou des fois, ça arrive des personnes...
07:39 - Il y en a beaucoup, des gens qui ne vont pas du tout.
07:41 - Il y a des gens qui sont tombés quand ils étaient petits
07:43 ou quand ils avaient 18, 20 ans et qui ne sont jamais remontés sur un vélo,
07:47 qui essayent généralement...
07:49 On a un public qui est très féminin, donc généralement,
07:51 c'est le mari qui se met derrière et qui pousse et qui dit
07:53 "C'est bon, tu vas y arriver, tu vas y arriver."
07:55 Et généralement, ça ne se passe pas très bien.
07:57 Nous, on a une vraie pédagogie qui permet d'apprendre en sécurité,
08:00 donc pour toutes ces personnes qui n'ont pas fait de vélo...
08:01 - Ça se fait en groupe, c'est ça ?
08:03 - Ça se fait en groupe.
08:04 Et après, il y a des temps un peu plus individuels, des fois,
08:06 quand on arrive sur un niveau un peu plus élevé,
08:09 pour pouvoir apprendre à circuler en ville.
08:11 - Est-ce qu'aujourd'hui, circuler en ville,
08:12 parce qu'on parle beaucoup de l'aménagement de la ville de Tours
08:15 et puis de l'agglomération, j'ai envie de dire,
08:17 est-ce que là, on arrive quand même à un niveau
08:19 de possibilité de déplacement correct ?
08:21 - Alors, c'est mieux.
08:22 Après, nous, on est une asso qui est quand même à la base militante,
08:25 donc forcément, on voudrait que ça soit encore mieux,
08:28 qu'il y ait encore plus d'aménagement et qu'il soit encore plus continu
08:30 pour pouvoir permettre de se déplacer en sécurité.
08:33 Mais voilà, au collectif, on apprend via la véloécole
08:36 aussi à pouvoir se déplacer, à prendre sa place sur la route,
08:39 à ne pas serrer tout le temps à droite au niveau du trottoir
08:41 pour laisser passer les voitures.
08:42 Il faut prendre sa place. - Il a une place, le vélo.
08:44 - Il a une place et il doit prendre sa place sur la chaussée.
08:47 - Donc, ce sont des cours qui sont quand même abordables
08:49 parce qu'il y a des adhésions qui sont vraiment minimes.
08:52 Je vois 25 euros de cours illimités dans le temps
08:54 pour les personnes qui sont non-imposables.
08:56 Et puis, il y a autre chose, une fois qu'on a le vélo,
08:58 c'est pas vous qui allez me dire le contraire, Pierre,
09:00 c'est que parfois, le vélo, il est un peu cassé.
09:03 En tout cas, il faut l'entretenir.
09:04 Et ce n'est pas simple, on n'a pas forcément les outils.
09:07 Là encore, au collectif, vous proposez de l'auto-réparation.
09:11 - On est quand même un peu coachés, mais il y a aussi les outils, c'est ça ?
09:14 - En fait, ce qu'on essaye de développer, c'est la vélonomie.
09:17 Ce qu'on appelle, c'est l'autonomie à vélo.
09:19 C'est-à-dire qu'on vous apprend à faire du vélo.
09:21 On a aussi des vélos reconditionnés.
09:24 Et on vous apprend aussi à le réparer.
09:25 Donc, soit ça passe par les ateliers d'auto-réparation,
09:27 où vous pouvez venir réparer votre vélo directement au CC37.
09:31 Donc là, on a plein de pièces d'occasion, on a les outils qui vont bien.
09:34 Et on a des bénévoles qui vous aident à faire.
09:36 Donc, ça veut dire que ce n'est pas eux qui vont réparer votre vélo,
09:39 mais c'est vous qui allez apprendre à le réparer.
09:41 Et derrière aussi, tout au long de l'année, on fait des petites formations thématiques,
09:44 savoir régler ses freins, savoir régler son dérailleur, etc.
09:47 - Alors, c'est quoi le bobo ?
09:48 À part la crevaison, c'est quoi le bobo du vélo le plus régulier qu'on a du mal ?
09:52 Je ne sais pas, changer les freins, j'ai l'impression que c'est une belle galère, ça.
09:55 - Les freins et les dérailleurs.
09:57 Les freins, alors c'est plutôt simple, mais il faut savoir comment faire.
10:00 Le dérailleur, c'est la même chose.
10:03 Souvent, on essaye un peu de bricoler.
10:04 On voit une vis, on essaie de la tourner pour voir ce que ça donne.
10:07 Voilà, il ne faut pas hésiter à venir nous voir au CC37
10:10 et on vous montrera comment régler efficacement un dérailleur.
10:12 - Là, c'est pareil, il suffit d'être membre du collectif, il y a une petite adhésion ?
10:17 - Oui, il y a une petite adhésion.
10:18 Alors, notre adhésion, elle commence à 11 euros pour les personnes qui sont non imposables.
10:22 Après, on a une adhésion à 24 euros.
10:24 Donc voilà, c'est une adhésion qui est assez abordable
10:26 quand on regarde par rapport au prix d'un vélo 6 si on doit aller faire réparer son vélo.
10:30 Et le petit bonus, c'est qu'à l'atelier d'autoréparation,
10:32 vous avez des pièces d'occasion qui sont accessibles en libre-service.
10:37 Donc voilà, si vous avez par exemple un vieux Peugeot des années 70
10:40 et il vous manque une pédale, une manivelle, etc.,
10:42 il y a de grandes chances qu'on la trouve au CC37.
10:44 - Et vous avez même, j'adore, une fontaine de dégraissage biologique.
10:47 - Oui, alors ça, c'est des petits microbes qui viennent manger la graisse,
10:52 qui la dissolvent en fait, et c'est entièrement biologique.
10:56 - D'accord, très bien.
10:56 Et puis, il y a évidemment des interventions dans les entreprises, par exemple.
11:00 Imaginons, on vient tous à vélo à TV Tour,
11:01 et là, vous allez peut-être nous faire un petit atelier d'autoréparation
11:04 ou de petits check-ups, c'est ça ?
11:06 - Exactement.
11:07 En fait, on travaille avec le label Objectif Employer Pro Vélo,
11:10 qui est un programme national et qui permet de financer des opérations.
11:14 En fait, il y a l'atelier d'autoréparation,
11:16 il y a de la vélo-école aussi pour adultes dans les entreprises.
11:19 - Il y a beaucoup d'entreprises à Tour qui utilisent ce service ?
11:22 - Alors, de plus en plus, oui.
11:23 Il y a des entreprises qui font appel à nous pour développer le vélo
11:26 parce que c'est une vraie problématique en fait.
11:28 - C'est une belle image aussi, je trouve.
11:29 - C'est une belle image, surtout en ce moment, pour recruter.
11:31 - Ah ouais, c'est vrai ? C'est un argument ?
11:33 - C'est très, très bien d'avoir un label Objectif Employer Pro Vélo
11:36 parce que ça montre qu'on peut accueillir les vélos,
11:38 qu'il y a du stationnement sécurisé, qu'on offre des réparations, etc.
11:41 - D'accord, très bien.
11:43 Alors, pour tout savoir, on va évidemment sur le site cc37.org.
11:47 On rappelle l'adresse ? Vous êtes...
11:49 - On est au 16 Impasse-Robernado, c'est dans le quartier Beaujardin-Raspail.
11:52 - Très bien.
11:53 Et maintenant, alors, vous disiez, le vélo, il faut le réparer,
11:55 puis parfois, il est complètement fichu ou alors on n'a pas envie de le réparer.
11:58 Et c'est là qu'entre en scène Véloupe, parce que le vélo n'est pas un déchet.
12:03 C'est un peu le constat, finalement, que vous avez fait.
12:06 Aujourd'hui, vous tenez, donc, Véloupe, cette société qui va réparer
12:11 et remettre sur le marché ce qui aurait dû aller à la déchetterie, en gros, c'est ça ?
12:15 - En fait, on fait...
12:17 Le projet Véloupe est né au CC37, j'ai travaillé un an avec eux.
12:22 Et on a constaté que beaucoup d'associations qui récupèrent des vélos,
12:26 en fait, rencontrent très rapidement une problématique du stockage.
12:28 C'est-à-dire qu'on peut récupérer énormément de vélos en dons,
12:31 mais il faut des moyens, ensuite, pour pouvoir les traiter, les reconditionner
12:34 ou alimenter une filière de pièces détachées d'occasion.
12:36 Donc, en concertation avec le CC, on avait fait une étude conjointement
12:40 et on a, du coup, monté cette société coopérative intercollective.
12:45 Ce statut-là permet, en fait, d'avoir des partenariats divers et variés,
12:47 donc avec le CC37, qui est le sociétaire administrateur de Véloupe,
12:51 mais aussi des collectivités locales, des gestionnaires de déchets,
12:54 les autres ateliers d'autoréparation de la métropole.
12:57 Et pour nous, l'enjeu, c'est d'essayer de sauver un maximum de vélos,
13:00 du coup, de la déchetterie, mais aussi aller récupérer des vélos dormants
13:04 qui peuvent être chez les particuliers, dans les copropriétés, bailleurs sociaux.
13:08 À l'échelle nationale, par exemple, il y a eu une étude de l'ADEME
13:10 qui a indiqué que c'est 1,5 million de vélos qui sont détruits chaque année.
13:13 - D'accord. - Et il y a 9 millions de vélos dormants
13:16 chez les particuliers.
13:17 - Donc, vous, vous récupérez, c'est-à-dire sous forme de dons.
13:19 Moi, par exemple, dans mon garage, j'en ai un, on ne va plus s'en servir,
13:22 et puis, il est vraiment très vieux.
13:24 Je vous l'amène ? Vous venez le chercher ? Comment ça se passe ?
13:26 - Les deux sont possibles. - OK.
13:27 - Alors, évidemment, si les gens nous l'amènent, c'est plus simple.
13:29 - Oui, c'est mieux, on imagine.
13:30 - Mais on a créé, du coup, un service de collecte sur la métropole.
13:32 Le CC37 avait fait ça au début, mais face au volume de vélos récupérés,
13:36 c'était difficile de continuer.
13:39 Nous, on a relancé ce service-là pour, justement, aussi essayer de quantifier
13:42 sur une année, à peu près combien de vélos on peut récupérer.
13:45 Là, un petit peu plus d'un an, on a récupéré 1 500 vélos.
13:47 - C'est beaucoup.
13:48 - Ça commence à être pas mal, parce que derrière, il faut les traiter.
13:50 - Et oui, alors, une fois récupérés, ça y est, on a tous vidé nos garages,
13:53 on vous a donné nos vélos plus ou moins...
13:56 Biscornus, on va dire.
13:57 Qu'est-ce que vous faites ? Vous avez des mécaniciens ?
13:59 - C'est ça. Donc là, on a actuellement 5 mécaniciens.
14:01 Pour les vélos qui peuvent l'être, donc à peu près la moitié,
14:03 on va les reconditionner.
14:04 Donc on les révise intégralement, on refait tout ce qui est roulement,
14:08 les graissages, etc. On va changer les pièces qui doivent l'être.
14:11 On les revend à M. et Mme Tout-le-Monde,
14:13 on les revend aux collectivités, à des entreprises, éventuellement.
14:17 Et on a aussi monté un dispositif Vélosolidaires
14:19 qui permet à des personnes sur dossier d'acheter nos vélos reconditionnés
14:24 avec un reste à charge maximum de 50 euros.
14:26 - D'accord. Donc un vélo complètement reconditionné, prêt à rouler,
14:30 avec quoi, une petite garantie ou quelque chose ?
14:31 - Il y a une garantie d'un mois, oui, sur nos vélos.
14:33 - D'accord. Alors, quand je n'ai pas justement ces conditions-là,
14:35 en gros, je n'ai pas un vélo de ville, combien ça va me coûter ?
14:38 Il y a des prix différents ?
14:39 - Oui, il y a des prix. Ça va dépendre de la valeur intrinsèque du vélo,
14:42 ça va dépendre des pièces qu'on aura mises dessus, etc.
14:45 Mais on va dire, pour les vélos adultes, c'est entre 100 et 200 euros,
14:48 à notre moyenne, autour de 250.
14:50 Mais pour 150 euros, vous repartez avec un vélo entièrement reconditionné,
14:54 moins cher que ce que vous achèteriez neuf.
14:56 - Ça, c'est sûr.
14:57 - Et avec aussi un argument pour nous qui est de dire que l'empreinte carbone
14:59 d'un vélo collecté et reconditionné localement est bien moindre.
15:02 - C'est ça. - Un vélo pour lequel...
15:04 - Encore et toujours, quand on fait une boucle.
15:06 - C'est ça. Donc on essaye aussi,
15:08 même s'il y a une grosse promotion du vélo actuellement,
15:11 on reste quand même essentiellement sur une économie linéaire,
15:14 ça veut dire qu'on va extraire des matériaux, les transformer,
15:17 créer des pièces et tout ça, 90% de la filière vélo, ça se passe en Asie.
15:22 Éventuellement, on va assembler les vélos en France,
15:25 mais très souvent, ça finit aussi à la déchetterie.
15:26 Donc c'est là où on essaie de rentrer dans la boucle,
15:29 enfin en tout cas, de créer une boucle vertueuse.
15:33 Et c'est générateur d'emplois local.
15:35 - Et d'ailleurs, vous recrutez, vous avez 10 secondes,
15:37 parce que l'émission est finie ?
15:39 - On va certainement devoir recruter des mécanos,
15:42 mais également, pourquoi pas, des bénévoles pour les services de collecte ou autre.
15:46 - On recrute également chez Cycliste 37 ?
15:48 - Un éducateur animateur à la mobilité à vélo.
15:51 - Très bien. Et puis, on a besoin de bénévoles roulants ?
15:54 - Tout à fait. - Donc vous avez toutes les adresses,
15:56 veloop.fr, cc37.org et puis anselmarcel.fr.
16:01 Merci beaucoup, messieurs, dames, d'être venus sur le plateau.
16:03 Merci à toi, Sarah. Et comme c'est la dernière émission de la saison,
16:07 j'en profite pour remercier la rédaction,
16:09 ceux qui travaillent sur cette émission avec moi,
16:12 et puis en régie, Alexis, Teki, Jérémy, Nivek,
16:15 exceptionnellement Mickaël qui fait le grand écart.
16:17 C'est pas facile, le grand écart, et qui escripte aujourd'hui.
16:20 Benjamin, Jonathan, Teddy, Clara et Mélodie.
16:24 Merci à tous de nous avoir suivis durant cette saison.
16:26 Et puis je vous souhaite un très bon été à tous.
16:28 À bientôt. - Merci.
16:29 (Générique)
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