00:00 La séquence commence une fois qu'Assata Auré a quitté le secteur, tout est calme.
00:04 Il y a effectivement un groupe du comité qui est regroupé sur une place,
00:09 tout est calme, il n'y a pas de policiers aux environs, ils discutent entre eux.
00:13 Il y a un groupe de policiers de la BRAV qui s'approche et qui essaie de discuter à privé avec ce frère.
00:17 Et d'un coup ça part en tension, en bousculade, ils tentent de l'interpeller, au passage ils perdent ses chaussures.
00:22 Et nous journalistes, on est à 2-3 mètres d'écart, on filme la scène,
00:25 il se fait saisir par les policiers, interpellé.
00:28 Avec mes collègues, on prend de l'avance sur le chemin des policiers pour ne pas les gêner.
00:33 Et j'ai un collègue, Florian Poitou, qui finit au sol, projeté, alors qu'on était vraiment à distance et qu'on ne gênait pas.
00:40 Sur le chemin, il y avait deux voitures qui pouvaient gêner le passage des policiers.
00:45 Moi j'avais pris de l'avance exprès pour ne pas bloquer cette interpellation et faire mon travail à distance.
00:50 Florian finit au sol projeté, moi j'essaie de le relever et je finis aussi au sol,
00:56 projeté au sol, sans comprendre ce qui se passait alors qu'on était plusieurs journalistes identifiables.
01:01 - Alors, pour la sélection, j'allais vous poser, est-ce que vous étiez clairement identifiable ?
01:03 Est-ce que vous avez clairement exprimé le fait que vous étiez en train de travailler ?
01:06 - J'ai pas eu le temps d'exprimer que je travaillais parce que j'ai fini au sol très vite,
01:09 mais j'avais ma caméra, ma carte de presse, on était 3-4 journalistes avec des appareils photos, du matériel professionnel,
01:14 il n'y avait aucun doute sur le fait qu'on est journaliste.
01:17 En plus, les policiers en question, c'est la 31, c'est Ibrahim, ils nous connaissent très bien,
01:20 ils nous voient toutes les semaines dans des manifestations, on les a vus encore sur les Champs-Elysées l'autre soir,
01:23 ils nous éblouissaient avec leurs lampes pour nous empêcher de filmer, donc ces policiers, ça va être très bien,
01:28 j'ai aucun doute qu'on était journaliste.
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