00:00 Pour la forme, inviter les maires la veille pour le lendemain, alors qu'on est épuisé,
00:05 parce qu'on est épuisé, il faut le dire, c'est un petit peu particulier, ce qui fait
00:10 qu'aujourd'hui les maires, dus à la fatigue, dus à la précipitation pour venir à Paris
00:14 parce qu'il faut répondre à l'invitation du président de la République, ce qui est
00:17 normal, ce qui est républicain, les maires aujourd'hui on les sentait quand même à
00:21 cran, on était à cran.
00:23 Bon, ça a eu le mérite un petit peu d'évacuer toute cette fatigue, toute cette colère
00:30 qu'on pouvait avoir sur ce qu'on a pu ressentir les uns et les autres, et je rejoins mon collègue
00:35 de dire on s'est senti un peu seul à un moment donné, parce que manque de force de l'ordre,
00:41 parce que manque de moyens, et puis parce qu'effectivement on était démuni.
00:46 Donc ça a eu ce mérite-là, après moi j'attendais pas de réponse aujourd'hui, donc j'ai pas
00:50 été déçu, j'attendais des pistes, j'attendais quelques éventuellement pistes pour l'avenir.
00:56 Est-ce que vous sentez une volonté chez le président de la République ? C'est quand
01:00 même la première marche.
01:01 Ben disons que le président de la République, si vous voulez, il donne toujours l'impression
01:05 qu'il est très volontaire.
01:06 C'est pas faux.
01:07 Donc on a plutôt tendance à le croire, après dans les faits c'est un peu différent, mais
01:12 quand je dis le président de la République, c'est le président de la République, ceux
01:15 qui l'entourent, les ministres, etc.
01:17 Mais je peux donner des exemples.
01:19 Alors pardonnez-moi, je vous demande tous les deux de faire un choix sans rentrer dans
01:22 une explication.
01:23 Quelle est selon vous la priorité outre la reconstruction ? Je sais pas, le social, la
01:28 police de proximité, enfin vous choisissez ce que vous voulez.
01:30 M. Marti.
01:31 Non, moi ce que...
01:32 On peut pas le réduire M. Calvi à ça.
01:34 Simplement, moi ce que j'ai exprimé au président de la République...
01:37 Il faut bien dégager des priorités pour diriger une mairie comme un pays d'ailleurs.
01:41 Oui mais justement, les priorités, on a travaillé nous.
01:44 Vous savez, je fais partie de deux associations d'élus.
01:47 Ville de France, France Urbaine.
01:49 Je préside la commission sécurité à France Urbaine.
01:51 Il y a 40 propositions, je l'ai dit au président de la République, qui sont sur le bureau
01:56 de son gouvernement suite à l'élection présidentielle.
01:59 On a travaillé dans les territoires avec les personnes qui au quotidien travaillent
02:04 sur les sujets de sécurité, de prévention, de justice.
02:06 On fait des propositions.
02:07 On fait des propositions sur les polices municipales.
02:10 Et là, on n'a pas de réponse.
02:12 M. Calvi.
02:13 Non mais en fait, vous voulez être écouté.
02:14 C'est le système que ça a, mais c'est ce que je comprends dans vos interventions.
02:15 M. Marti.
02:16 Non mais ce qui est bien d'être écouté, au-delà d'être écouté, c'est qu'on puisse
02:18 travailler ensemble sur les propositions que nous avons faites, qui peuvent être retenues
02:22 ou non, mais au moins qu'il y ait un dialogue qui permette de faire des choix.
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