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  • il y a 3 ans
À la rencontre de Jean-Charles, responsable animations de l'Orange Vélodrome.
Pour ce 4e épisode d’

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Sport
Transcription
00:00 Bonjour à tous, avec RantStad, on vous fait découvrir les coulisses de l'OM
00:03 et on va partir à la découverte de Jean-Charles
00:05 qui est responsable des animations à l'Orange Vélodrome.
00:07 Mon premier match, je suis mort un peu tard, j'avais que 20 ans.
00:23 C'était contre le Bayern, quarte finale de Ligue des Champions.
00:25 Ce soir, c'est le stade qui chaque deux seuls les gars.
00:27 J'étais en virage, virage mort je m'en rappelle.
00:47 C'est vrai que Malaka Lefebvre qui n'a pas eu une énorme affluence,
00:51 tu sentais déjà le truc.
00:54 J'ai fait un lycée second général classique.
00:56 Petit à petit, je me suis spécialisé dans le domaine du sport,
00:59 notamment de l'événementiel sportif.
01:00 Et j'ai fini mon cursus avec un Master 2,
01:03 donc un Management événementiel sportif que j'ai effectué à Nice.
01:06 Je voulais absolument, absolument travailler dans le foot.
01:08 Étant ancien footeux, malheureusement,
01:11 les blessures ont fait que j'ai dû arrêter le foot.
01:13 Mais je voulais absolument rester dans ce milieu parce que j'adore ça.
01:15 J'adore particulièrement l'OM.
01:16 Alors, je n'ai pas été pris en stage à la fin de mes études,
01:19 j'ai été pris au FCNES.
01:20 Le FCNES m'a donné ma chance de pouvoir mettre un pied
01:22 dans le milieu professionnel du football.
01:24 Ça m'a tout de suite fait comprendre qu'il fallait que je mêle
01:26 mon club de cœur qui était l'OM,
01:29 avec mes objectifs professionnels,
01:31 pour avoir cette sensation d'aller faire quelque chose
01:34 qui nous plaît plus que tout.
01:35 À la fin de mon stage, j'ai candidaté
01:38 en candidature spontanée à l'OM.
01:40 J'ai eu la chance d'être reçu.
01:41 Honnêtement, je ne pensais pas être pris,
01:43 au vu du nombre de candidats qu'il y avait à l'époque.
01:46 Mais c'est passé un, deux, trois entretiens.
01:48 Et là, au moment où on t'annonce que c'est bon,
01:51 que tu signes ton CDI demain,
01:53 c'est incroyable ce qui se passe dans nos têtes.
01:55 Je pense que c'est le cas de beaucoup de personnes ici.
01:57 La différence qui a été faite, je pense, avec les autres candidats,
02:05 c'est que moi, je me suis dit,
02:07 là, j'ai potentiellement le job de mes rêves qui m'attend.
02:10 Donc moi, j'y suis vraiment allé relâché.
02:13 Et le petit plus, je pense qu'ils ont surtout compris
02:16 que moi, je me donnerais corps et âme
02:18 pour pouvoir faire ce métier.
02:20 Donc, je regarde l'idée, je ne regarde pas l'exécution.
02:22 - Tu te concentres sur ce que tu as à faire.
02:24 Et c'est plus il est ce qui viendra et qui te dira à l'oreille,
02:25 cinq, quatre, comme ça,
02:26 toi, tu es déjà concentré sur ton piano.
02:28 Donc, j'occupe le poste de responsable d'animation.
02:37 Ça correspond en fait à toute la partie du protocole d'avant-match.
02:41 De l'ouverture des portes au public jusqu'à la fin du match.
02:47 C'est-à-dire tout ce qui va être proposé au grand public,
02:51 que ce soit dans le stade,
02:53 mais également à l'extérieur du stade
02:54 avec les quelques animations qu'on peut mettre en place sur les parvis
02:57 et de pouvoir présenter une animation propre au public.
03:00 C'est à la fois beaucoup de travail
03:04 parce qu'on est un petit peu dans le travail de l'ombre,
03:06 l'envers du décor.
03:07 En gros, s'il n'y a pas de quoi,
03:08 s'il n'y a rien qui est relevé,
03:10 c'est que nous, avec mon équipe,
03:12 on a bien fait notre travail.
03:13 Et c'est vraiment le but premier du truc.
03:15 On sait très bien que les gens viennent au stade
03:16 pour voir le match, pour voir les 90 minutes.
03:18 Ça, c'est indéniable.
03:19 - Allez l'OM !
03:20 - Allez l'OM !
03:21 - Allez l'OM les gars !
03:22 Mais s'ils peuvent repartir chez eux en se disant
03:24 "Ah tiens, c'était pas mal quand le ballon est arrivé en parachute."
03:27 "Ah c'était pas mal Jean-Pierre Papin qui est venu avec son ballon d'or."
03:30 "Ah c'était pas mal cette année, on a célébré les 120 ans."
03:33
03:54 Il va y avoir plusieurs facteurs au cours de l'année,
03:56 plusieurs gros matchs "thématisés".
03:58 Jean-Pierre Papin qui est venu avec son ballon d'or.
04:00 Monsieur Jean-Pierre Papin qui présente son ballon d'or
04:05 et qui va donner le coup d'envoi fictif.
04:07 Quelle ambiance !
04:08 Tout le stade est debout pour inventionner une légende
04:11 de l'OM, monsieur Jean-Pierre Papin.
04:15 On fait amener le ballon du match par des parachutistes.
04:20 Le saut en direct des parachutistes de la Légion étrangère
04:28 qui vont nous amener le ballon du match en direct.
04:32 Je pense également à l'hommage qu'on a fait au boss Bernard Tapie.
04:38 Ça pour le coup c'est quelque chose qu'on n'a pas prévu des mois à l'avance,
04:42 même si on le savait souffrant.
04:44 Quand ça arrive, il faut être réactif et surtout il faut être bon.
04:48 Il faut être bon, il ne faut pas se louper.
04:49 On a fait venir une violoniste pour qu'elle nous interprète "We are the champions"
04:54 qui s'appelait Marina Schist d'ailleurs, qui est très connue
04:56 mais qui est une virtuose.
04:58 Mais même pour elle, jouer devant 60 000 personnes, elle ne l'avait jamais fait.
05:01 Donc je peux vous dire que lorsque Marina a joué son morceau
05:05 et que tout s'est bien passé, pour la plupart des gens dans les tribunes,
05:08 pour eux c'était un moment très formel.
05:11 Et quand l'hommage se finit et tu vois que c'est un hommage respectable
05:25 qu'on lui a rendu, tu as toute la pression qui redescend.
05:28 Tu as limite les larmes qui te montrent parce que...
05:31 parce que voilà, de une, c'est l'hommage à Tapie.
05:33 De deux, tu as les 60 000 personnes du stade qui te regardent
05:36 plus les millions de téléspectateurs.
05:38 Quelle ambiance pour le BOS ce soir.
05:41 Il le faut, le meilleur hommage possible pour notre BOS Bernard Tapie.
05:45 Ça serait une victoire.
05:47 Toutes ces choses, ne serait-ce que si les personnes
05:50 ne relèvent qu'un seul petit point de toutes les deux heures d'avant-match.
05:54 Pour nous, c'est déjà une réussite.
05:56 Quand tu rentres chez toi le soir après un match,
05:58 tu regardes un petit peu les réseaux avec le hashtag du match,
06:00 les animations que tu as pu mettre en place,
06:01 tu peux voir tes retours directement.
06:03 Ça, ça n'a pas de prix.
06:05 Voilà, pouvoir mettre un curseur en rentrant chez soi le soir,
06:10 ne serait-ce qu'en allumant la télé et voir le débrief de match.
06:12 - Ouais, j'arrive là.
06:14 On est aussi dans un club où il y a une exigence qui est élevée et c'est normal.
06:17 Mais lorsque tu aimes ce club, la pression, tu n'as pas besoin qu'on te la mette
06:20 parce que tu te la mets tout seul en fait.
06:21 Tu te la mets tout seul parce que tu sais que
06:24 tu écris ton histoire avec le club, une petite partie de l'histoire.
06:27 Alors ce n'est pas ça, ce n'est pas mon travail qu'on retiendra
06:30 dans les 20-30 prochaines années.
06:31 Même si moi, ça va me marquer jusqu'à la fin de ma vie.
06:34 Mais voilà, on te met aux manettes, on te fait confiance.
06:36 - Il est jeune, mais il ne s'entend pas.
06:38 - Salut, c'est Doic, enchanté.
06:40 On va sur 10, c'est ça ?
06:41 - Non, non, non.
06:42 - 3 minutes, je peux pas.
06:43 - Non, non, c'est ok.
06:44 Moi, je suis arrivé au club, j'avais 25 ans.
06:46 Deux ans après, je suis passé manager.
06:48 Et maintenant, je suis vraiment responsable de toute la partie
06:51 et tout ce protocole d'animation d'avant-match, entre guillemets.
06:53 C'est-à-dire que moi, sous ma responsabilité,
06:56 j'ai des personnes qui vont faire de la vidéo.
06:58 J'ai des personnes qui vont faire du son.
06:59 J'ai des personnes qui vont faire de la lumière.
07:02 J'ai une personne qui va être dédiée uniquement à choisir les ralentis.
07:07 J'ai une personne qui est dédiée également en bord de pelouse
07:11 avec une caméra à l'épaule
07:12 pour pouvoir filmer et retransmettre sur les écrans.
07:19 Alors, bien évidemment, je travaille avec énormément de services au club.
07:23 Quasiment tous.
07:24 Ça va être tant avec les partenaires
07:27 parce qu'on sait qu'il y a de plus en plus de partenaires
07:29 qui font des activations avec les clubs de foot.
07:32 Donc ça va être un challenge à faire sur la pelouse.
07:35 Donc même si c'est un partenaire qui le met en place
07:41 et le service partenariat qui chapote,
07:42 in fine, c'est nous qui allons livrer cette opération.
07:46 Quand je dis "nous", c'est moi et les équipes qui travaillent avec moi.
07:48 On a également des budgets.
07:50 J'ai un budget qui m'est alloué pour pouvoir activer toutes ces animations.
07:54 Et forcément, une fois que tu as fait la conceptualisation,
07:57 que tu as livré ton premier, ton deuxième match sur l'épargne,
08:01 après, entre guillemets, quand ça roule,
08:04 tu laisses la main aux différents intérimaires qui bossent avec nous.
08:09 Donc on est en lien étroit avec Ronstadt par rapport à ça.
08:12 Un grand merci à Ronstadt parce que ça nous arrive souvent,
08:16 jour de match, tu cours à droite, à gauche.
08:19 Ça reste de l'événementiel pur et dur.
08:20 Ça reste un job qui est physique.
08:22 Ce qui est marrant, c'est que la semaine, tu prépares tout.
08:24 Tu es dans les bureaux, tu prépares tout.
08:26 Et jour de match, J-1, jour du match, tu es là, tu es sur le terrain.
08:29 Opérationnellement, tu livres tout.
08:30 Donc on a beaucoup de besoin en termes d'intérimaire,
08:32 beaucoup de demandes de dernière minute.
08:35 Et c'est vrai que sans un partenaire comme Ronstadt,
08:37 qui est très réactif pour nous mettre des personnes à dispo,
08:40 on n'y arriverait pas.
08:41 Donc c'est important aussi de savoir déléguer.
08:44 Ce n'est pas parce que la personne est en intérim
08:46 qu'il faut surveiller à chaque fois ce qu'elle fait.
08:48 Du moins, on arrive à avoir quelqu'un qui vient à tous les matchs.
08:50 On l'explique une fois.
08:53 Je pense que les personnes qui viennent sont aussi des gens qui aiment le club
08:56 et donc ils font ça naturellement.
08:57 C'est sûr qu'une des plus belles anecdotes,
09:03 je pense que je ne m'en suis pas remis et je ne m'en remettrai toujours pas.
09:06 OM-Bordeaux, en début de saison,
09:09 où on célèbre les 30 ans du Ballon d'or de Jean-Pierre Papin.
09:14 Tu vas, tu brives Jean-Pierre Papin.
09:17 Le mec, il arrive avec son Ballon d'or.
09:19 Pouvoir faire des choses comme ça, c'est vraiment incroyable.
09:25 Et quand à la fin, alors là, c'est peut-être une des rares fois
09:30 effectivement où j'ai franchi la barrière.
09:32 Et voilà, j'ai demandé à Jean-Pierre si on ne pouvait pas faire une photo
09:35 parce que voilà, Jean-Pierre, ça reste un idole de beaucoup.
09:40 Et moi, encore une fois, j'étais trop petit, je ne l'ai pas vu jouer.
09:42 Je n'ai pas dormi, franchement, je n'en ai pas dormi.
09:44 Oui, bien sûr, l'ambiance à l'Orange-Vélodrome, elle est extraordinaire.
09:54 Déjà, dès l'échauffement, on peut ressentir toute cette ferveur et ça nous booste.
09:59 C'est sûr qu'on a encore plus envie de se battre sur le terrain
10:02 et ramener les trois points déjà pour la victoire pour le club
10:05 et aussi pour tout le peuple marseillais qui est dans le stade.
10:07 On espère que vous en avez appris un peu plus sur le métier de Jean-Charles.
10:10 Rendez-vous au prochain épisode avec Mickaël, qui est intendant à l'OM.
10:16 Sous-titrage Société Radio-Canada
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