00:00 Je pense que cette réunion-là peut très bien accoucher d'une souris, bien sûr, mais elle peut aussi accoucher d'un certain nombre de choses.
00:06 Parce que c'est une réunion plénière. C'est pas lui seul qui prend...
00:10 Alors va-t-il faire cautionner par cette réunion-là, comme il l'avait fait lorsqu'il a décidé d'entrer en guerre ?
00:17 Va-t-il faire cautionner un certain nombre de mesures qu'il a prises ? Parce qu'il y a besoin de mesures, là.
00:22 Il s'est rien passé, quand même. La seule chose d'importante, c'est que le front ne semble-t-il pas craquer.
00:28 Alors peut-être n'y a-t-il rien derrière. Peut-être les réserves sont-elles effectivement toutes sur le front et que les armées auraient du mal.
00:36 Sauf l'armée de l'air, qui semble-t-il quand même peu ménagée, aurait pu faire quelque chose.
00:41 Mais le front n'a pas craqué. Et c'est ça qui va être intéressant. C'est ça qui va être important.
00:46 Gerasimov est un vrai problème. C'est le grand patron. Il est peut-être fui Rostov, puisqu'il était au quartier général, sans doute il.
00:56 Moi, je n'en sais rien. Mais ça, c'est quand même quelque chose d'important.
00:59 Maintenant, la deuxième chose, c'est que je voulais dire qu'en Biélorussie, vous avez raison de souligner que l'autre va être encombrant.
01:07 Et que Loukachenko, qui est dans un pays qui est déjà assez déstabilisé, risque de pas être très à l'aise.
01:13 Moi, j'aurais un œil tout particulier sur la Biélorussie.
01:16 Mais demain, on suivra la prise de parole de Loukachenko. Mais c'est vrai que ce soir, on a eu celle de Vladimir Poutine.
01:20 On l'a senti aux abois, peut-être en tout cas, même à d'un côté remercier les traîtres et en même temps à les condamner.
01:28 C'était difficile, comme s'il y avait des choses qu'on ne connaissait pas, comme si lui-même avait devant lui des signaux de faiblesse.
01:33 Est-ce qu'un chef fait ça ? Non. Moi, je suis expert en chefs, comme tout le monde le sait. Mais un chef ne fait pas ça.
01:42 Il faut une grande clarté dans la position, une grande clarté dans l'expression.
01:47 Il faut aussi, lorsqu'on est un grand chef, incarner quelque chose.
01:51 J'ai l'impression que de plus en plus, Poutine n'incarne plus grand-chose.
01:55 Peut-être sait-il que dans l'opinion, c'est en train de fissurer, que quand l'annonce a été faite de la marche vers Moscou,
02:03 certains étaient quand même en train de basculer. Est-ce qu'on peut imaginer qu'il a toutes ces informations en tête
02:08 et que ça explique ce discours qui donne l'impression de vouloir dire aux Russes "Ne me trahissez pas, restez soudés" ?
02:14 Est-ce que l'opinion sert à quelque chose en Russie ? Moi, je ne crois pas.
02:17 — C'est pour l'opinion. Pardon, c'est pour l'opinion qu'il va à la télé ce soir et qu'il a ce discours.
02:22 — Oui, mais c'est pour parler aussi à son opinion.
02:25 — Oui, mais c'est pas pour travailler l'opinion. Je veux dire c'est un affichage. Il va prononcer... Il est l'expression.
02:30 — Oui, enfin, la propagande des médias...
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