- il y a 3 ans
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00:00 Si vous le voulez bien, j'enlève ma veste.
00:03 On va s'arrêter là.
00:17 Mes très chers amis,
00:20 chers Guillaume Pelletier,
00:23 chers Marion Maréchal,
00:25 chers Nicolas Bey,
00:27 chers Stéphane Ravier,
00:29 chers Sarah, Olivier, Stanislas,
00:32 très chers amis de Reconquête
00:35 et tous les autres qui nous écoutent,
00:38 bienvenue.
00:40 Bienvenue !
00:44 Bienvenue à tous ici,
00:47 à la Motte Beauron,
00:49 en plein cœur de cette Sologne
00:51 que tu aimes tant, cher Guillaume,
00:53 en plein cœur de notre si belle campagne
00:56 qui fait l'âme de la France.
00:58 Merci à tous d'avoir fait le déplacement
01:02 de toutes nos provinces françaises.
01:05 Quelle joie de vous retrouver ici,
01:08 plus de 500 000 Français,
01:10 pour fêter la Violette.
01:12 Cette fête de la Violette,
01:14 qui renaît aujourd'hui,
01:16 c'est toi qui l'as voulu, cher Guillaume.
01:19 Tu nous l'as rappelé, il y a 10 ans,
01:21 quand tu étais porte-parole de Nicolas Sarkozy,
01:24 tu avais fait ce constat amer,
01:26 la droite n'avait jamais eu sa propre fête.
01:29 Les communistes avaient la fête de l'Huma,
01:31 le FN avait le 1er mai,
01:33 au temps où il existait encore,
01:35 même le parti socialiste
01:37 organisait sa fête de la Rose.
01:40 Mais la droite, elle,
01:42 semblait condamnée à n'organiser d'événements
01:44 que pour se sortir des situations électorales périlleuses,
01:47 par exemple en tenant des états généraux à Paris.
01:52 En toute ressemblance avec des faits actuels,
01:55 ne serait évidemment que fortuite.
01:58 Cette incongruité n'a pas échappé à notre cher Guillaume.
02:03 Alors, il a voulu que nous donnions à la droite
02:06 sa propre fête populaire.
02:08 Et c'est ainsi qu'en 2013 déjà,
02:11 la fête de la Violette est née.
02:13 C'est que, contrairement à la Rose socialiste,
02:16 dont l'attrayante parure
02:18 ne dissimule en vérité que des épines acérées,
02:21 la Violette, elle, est une fleur sans défaut.
02:24 C'était, Guillaume vous l'a dit,
02:27 la fleur préférée de Napoléon.
02:29 Elle est devenue le symbole des Bonapartistes de l'ombre.
02:32 Dans leur cœur, la Violette était un signal de reconnaissance.
02:36 C'était la fleur du printemps,
02:38 la fleur de l'espoir,
02:40 la fleur de la fidélité aussi.
02:42 C'est là que la grande histoire de France
02:44 rejoint la nôtre, mes chers amis.
02:46 Car à notre tour,
02:48 nous allons faire que la fête de la Violette
02:51 devienne l'immanquable rendez-vous d'une certaine droite.
02:55 La droite qui,
03:01 les pieds dans la glaise,
03:03 n'oublie pas tout ce que la France doit à ses terroirs,
03:05 celle qui reste fidèle à ses convictions,
03:07 fidèle aux Français
03:09 et fidèle à la France.
03:11 Car hélas, et vous ne le savez que trop,
03:13 il y a une autre droite.
03:15 Une droite qui, au fil des années, a changé.
03:17 Une droite qui, jour après jour, a trahi.
03:20 Cette droite a voulu s'allier au centre.
03:22 Elle s'est donc soumise au centre.
03:24 Au politiquement correct, au conformisme,
03:26 au statu quo.
03:28 Et puis finalement, à la gauche.
03:30 Alors, il n'y eut plus en France que deux gauches,
03:33 dont l'une s'appelait la droite.
03:35 Au pouvoir, ils n'ont rien fait dans l'opposition.
03:39 Ils n'ont rien dit.
03:41 Macron est venu faire au grand jour
03:43 ce que cette droite avait fait en catimini.
03:45 Il les a surpassés, il les a subjugués.
03:48 Il les a enrôlés.
03:50 Et c'est ainsi que la droite LR est morte.
03:53 Ah, bien sûr, les vieux réflexes
03:57 n'ont jamais manqué de ressurgir à chaque élection.
04:00 Lorsqu'il s'agit de se faire élire,
04:03 cette vieille droite-là ne manque pas de ressorts.
04:05 Elle sait parfaitement que son électorat, lui, n'a pas changé.
04:09 Elle sait lui dire,
04:11 et parfois avec beaucoup de talent, comme en 2007,
04:13 ce qu'il veut entendre,
04:15 ce à quoi il aspire pour son pays.
04:18 Malheureusement, il manque désormais le talent républicain de 2023,
04:22 mais l'entourloupe est toujours la même.
04:25 Mes chers amis, savez-vous comment deviner
04:28 qu'une échéance électorale approche ?
04:31 C'est quand les républicains se souviennent qu'ils sont de droite.
04:35 Depuis quelques jours,
04:43 la direction de LR, qui voit avec angoisse
04:46 se rapprocher les élections européennes,
04:48 essaye de toutes ses proches, de toutes ses forces,
04:51 de faire croire à l'énième chemin de Damas, de leur parti.
04:55 Mais, comme souvent avec les républicains, tout sonne faux.
04:59 Comment croire en effet au parti des 100 000 promesses ?
05:03 Comment croire à un parti qui, à chaque fois qu'il a été au pouvoir,
05:06 a systématiquement trahi ses engagements ?
05:09 Comment croire à un parti dont l'un des ténors,
05:12 Xavier Bertrand, a dit qu'il préférait les communistes
05:15 à ce qu'il appelle stupidement l'extrême droite ?
05:18 Comment croire au parti qui, encore aujourd'hui,
05:23 se déchire quant à la conduite qu'il doit adopter
05:26 vis-à-vis d'Emmanuel Macron ?
05:28 Comment croire à ce parti quand la moitié des candidats potentiels
05:31 pour remplacer Elisabeth Borne en sont issus ?
05:35 Chers amis, soyez-en sûrs, nous ne craignons rien.
05:39 Les LR peuvent essayer de nous singer autant qu'ils le veulent.
05:42 Le peuple de droite ne s'y trompera plus.
05:45 Il ne prête même plus l'oreille devant le centième coup de bluff des républicains.
05:49 (Applaudissements)
05:55 Le constat de la mort annoncé des LR, je l'ai fait depuis longtemps.
06:00 Je l'ai refait en septembre 2021.
06:03 Vous l'avez fait aussi.
06:05 La droite n'est plus représentée en France.
06:08 Alors, nous nous sommes engagés.
06:10 Et nous les avons battus lors de la présidentielle.
06:13 Nous devons désormais reprendre le flambeau
06:16 et redorer ce blason de la droite.
06:19 (Applaudissements)
06:21 Car la droite que nous aimons n'a jamais été un vieux syndicat d'élus
06:28 tout juste bon à se faire réélire sur la seule traine du changement.
06:32 La droite que nous aimons n'a jamais été cette force d'appoint
06:35 à une majorité centriste dont le rôle à l'Assemblée nationale
06:38 se limite à sauver chaque semaine la peau d'une première ministre détestée.
06:42 La droite que nous aimons n'a jamais été celle qui,
06:45 effrayée par son nombre comme par la plume des journalistes,
06:49 a systématiquement fait sien les anathèmes de la gauche.
06:53 Enfin, mes chers amis, la droite que nous aimons n'a jamais été celle qui,
06:58 s'accommodant d'un grand remplacement utile pour les affaires,
07:01 a fait semblant de découvrir le péril mortel de l'immigration
07:05 le jour où ses derniers électeurs ont commencé à la fuir.
07:09 (Applaudissements)
07:11 Notre droite, c'est l'inverse de tout cela.
07:14 Notre droite est fière, solide, volontaire.
07:17 Notre droite aime l'histoire de son pays et fera tout pour en écrire la suite.
07:22 Notre droite rend hommage à son passé et au courage des grands français,
07:27 de Roland de Roncevaux à Jeanne d'Arc, de Bayard au poilu de Louis XIV,
07:31 en passant... de XIV, pas de Louis XIV...
07:34 en passant par Jean Moulin, honoré d'Estienne d'Or,
07:39 et jusqu'au Arnaud Beltrame et ce jeune Henri, ce français,
07:44 si fier qui s'est illustré à Annecy.
07:47 (Applaudissements)
07:51 Notre droite est moderne et travailleuse.
07:53 Elle est impertinente, imperturbable, insolente.
07:56 Elle n'a pas peur des mots, pas peur de ses idées, pas peur de la réalité,
08:00 pas peur de se faire des ennemis, si c'est dans l'intérêt de la France.
08:03 C'est pour cela que nous sommes tous ici rassemblés aujourd'hui,
08:07 dix ans après la fête de la droite et de retour à la maison.
08:12 (Applaudissements)
08:15 Alors, je dis aux derniers électeurs des Républicains,
08:18 vous êtes des patriotes sincères.
08:20 Vous n'aimez ni l'extrême droite ni l'inutile centre.
08:24 Votre place est à nos côtés.
08:26 La fidélité à vos idées est chez nous.
08:29 Reconquête est votre maison.
08:31 La droite est reconquête, reconquête, c'est la droite.
08:34 (Applaudissements)
08:39 Et quand je dis que nous sommes la droite, entendez-moi bien.
08:44 Je dis que nous ne sommes pas et ne serons jamais l'extrême droite.
08:48 Ne croyez pas ce que rabâchent sans fin les médias et la gauche.
08:52 Nous sommes seulement ce que la droite était avant de se trahir et de vous trahir.
08:58 C'est-à-dire que nous sommes amoureux de la France
09:00 et décidés à ne jamais collaborer avec ses ennemis.
09:03 C'est-à-dire que nous défendons l'héritage institutionnel du général de Gaulle,
09:07 la Ve République, le pouvoir du peuple,
09:10 contre ceux qui veulent détruire nos institutions
09:12 et établir le pouvoir des juges et des minorités.
09:15 C'est-à-dire que nous défendons le travail et la prospérité
09:19 contre le socialisme, l'étatisme et la cistana.
09:22 C'est-à-dire que nous défendons l'excellence à l'école et le renom national
09:26 contre l'égalitarisme et la haine de soi.
09:29 (Applaudissements)
09:38 Quand je dis que nous sommes la droite,
09:40 c'est aussi que je refuse de nous positionner nulle part
09:43 dans ce no-man's land idéologique du ni droite ni gauche,
09:47 qui est surtout pour moi la marque du cynisme politicien
09:50 qui se veut attrape-tout.
09:52 C'est qu'à force de trahison, la droite a même fini par disparaître de la vie publique
09:56 au profit d'obscures périphrases et de concepts fumeux.
10:00 Nationaliste, souverainiste, populiste, localiste.
10:03 Ce fut la course à qui trouverait le meilleur nom
10:06 pour ne plus avoir à prononcer le nom de droite.
10:09 Les derniers à en conserver l'usage étaient de vieux sénateurs somnolents
10:13 et quelques députés inaudibles noyés dans leurs contradictions.
10:16 Joli tableau.
10:18 Et parce que je vous dis de droite, certains disent que je suis clivant,
10:23 que je ne veux pas rassembler tous les Français à,
10:26 comme c'est intelligent.
10:28 Pourquoi n'avais-je donc pas pensé plutôt à rassembler la France entière ?
10:32 Mais bien sûr, j'aimerais beaucoup rassembler tous les Français.
10:35 J'adorerais faire 100% au premier tour et ne plus cliver du tout.
10:39 (Applaudissements)
10:41 Vraiment, je vous assure, ça me plairait beaucoup.
10:44 (Applaudissements)
10:46 Seulement, voilà, avant de rassembler 100%,
10:49 il faut déjà commencer par rassembler ceux qui sont d'accord entre eux
10:53 pour qu'ils puissent agir, mener une action cohérente,
10:56 avoir un impact sur le destin de la France,
10:58 toute chose dont les politiciens se moquent éperdument.
11:01 C'est pour cela que la politique, c'est dire ce qui nous sépare,
11:05 ce qui nous distingue, ce qui nous oppose,
11:08 pour que les électeurs aient le choix.
11:10 On a même appelé ça la démocratie.
11:13 (Applaudissements)
11:15 En réalité, tous les autres ont un clivage.
11:19 Chacun divise à sa manière.
11:21 Certains ne veulent parler qu'aux riches,
11:23 d'autres qu'aux classes populaires, d'autres qu'aux woke et aux musulmans.
11:27 Seulement, à notre sens, ils se perdent dans de mauvaises divisions,
11:31 car ce ne sont pas celles qui assurent la défense des intérêts de la France.
11:35 C'est pour cela que nous ne voulons pas céder au piège du clivage mondialiste contre patriote.
11:41 Emmanuel Macron et Marine Le Pen nous l'ont imposé par deux fois, en 2017 et en 2022.
11:47 Non seulement ce clivage ne profite qu'à Macron et à son futur héritier,
11:51 mais en plus, la France et la politique n'en sont pas sortis grandis.
11:55 Quelle erreur historique en effet de jeter aux orties le clivage droite-gauche,
12:00 précisément au moment où la gauche se renouvelle,
12:03 où elle renaît de ses cendres dans l'islamo-gauchisme le plus vindicatif,
12:07 dans la légitimation de la violence la plus indécente
12:10 et dans le délire wauquiste le plus destructeur.
12:13 La gauche, elle, n'a jamais autant assumé son identité.
12:17 Elle s'en est même servie pour s'unir pendant que les autres formations de droite
12:21 refusaient la main que nous leur tendions.
12:23 Quelle erreur historique quand partout en Europe,
12:25 des formations qui assument être de droite s'imposent dans le jeu politique,
12:29 soit en reportant directement les élections,
12:31 soit en négociant des accords de gouvernement avec les vieux partis de droite.
12:35 Nous le montrerons à la France comme l'Europe nous le montre aujourd'hui.
12:39 Le clivage droite-gauche n'est pas un vain mot.
12:42 Il est plus réel, plus pertinent que jamais, profondément enraciné dans notre histoire.
12:46 Il ne sépare plus deux familles politiques bien contentes de se partager le pouvoir d'un mandat à l'autre.
12:52 Il sépare aujourd'hui ceux qui défendent la France et ceux qui la détestent.
12:57 Il sépare les partisans de la flemme et de l'assistanat,
13:01 des défenseurs du mérite, de l'effort et du travail.
13:04 Je vous le dis aujourd'hui, les élections européennes ne constitueront pas le troisième épisode de cette farce,
13:20 parce que nous l'empêcherons, parce que nous imposerons nos thèmes,
13:23 parce que nous ne cesserons de rappeler que ce qui est en jeu,
13:26 c'est avant tout la survie de la France et du vieux continent.
13:30 Ceux qui misent tout sur cette opposition stérile se trompent deux fois.
13:35 Ils se trompent parce qu'ils pensent dépasser le clivage droite-gauche
13:38 en amenant à eux des électeurs de gauche qui rejettent la mondialisation.
13:42 Mais c'est un mirage.
13:44 Les dernières mains désespérément tendues par Marine Le Pen à l'électorat mélanchoniste
13:48 ou à Arnaud Montebourg l'ont montré.
13:51 C'était pourtant logique.
13:53 Montebourg et Mélenchon ont voté Macron.
13:56 Et ce n'est sûrement pas l'électorat woke et musulman de Mélenchon
14:00 qui allait choisir la candidate patriote.
14:03 Ils se trompent aussi, et plus gravement encore,
14:06 parce que leur positionnement n'est pas autre chose que la réactivation de la lutte des classes
14:11 soufflant sur les braises de la désunion nationale.
14:14 Ils suggèrent que tous les riches seraient des mondialistes, des ennemis à abattre,
14:18 des salauds qui ne défendent plus la patrie.
14:21 Je n'y crois pas.
14:23 L'exemple de certains grands patrons suffit à démentir cette vieille soupe marxiste.
14:28 Et je pense aussi aux innombrables hauts fonctionnaires,
14:31 cadres du 440, entrepreneurs et commerçants à succès,
14:34 dont beaucoup sont avec nous aujourd'hui,
14:37 qui m'ont soutenu durant toute ma campagne et qui aiment passionnément la France.
14:50 Un petit problème de liaison, on va commencer avec mes invités
14:53 justement à descripter ce qu'on a entendu, Louis Morin.
14:56 Peut-être on va revenir justement sur ce dont était en train de parler Éric Zemmour,
14:59 les élections européennes.
15:01 Arnaud, on me dit que la liaison est rétablie, on retourne sur place à la fête de la violette.
15:04 Écoutez Éric Zemmour.
15:06 Ce que je vous dis là nous paraît à tous logique.
15:09 Pourtant, aucun n'a eu de mots assez durs pour évoquer notre campagne,
15:13 notre stratégie, notre résultat.
15:15 Ces thèmes de droite que nous avons fait renaître de leur sang,
15:18 ils s'en moquaient ouvertement, les renvoyaient déjà aux oubliettes de l'histoire.
15:22 Ah, l'unanimité était totale.
15:25 La gauche unie sous la houlette de Mélenchon,
15:27 les macronistes, LR, le Rassemblement National,
15:30 étaient tous d'accord entre eux.
15:32 Ressusciter la droite, la rassembler, ridicule.
15:35 Car voyez-vous, quand il y a des élections
15:38 et que le peuple français a enfin le pouvoir de choisir,
15:41 il n'y a à les entendre rien de plus urgent
15:44 que tout ce qui n'est pas l'immigration.
15:47 La guerre en Ukraine, le prix de l'essence,
15:49 la baisse de la TVA, la réforme des retraites.
15:52 L'immigration n'est pas une priorité pour les français,
15:55 nous disent-ils tous en chœur.
15:57 Mais dès que les échéances électorales s'éloignent,
16:00 soudain, tout refait surface.
16:02 La réalité reprend le dessus, les langues se délient.
16:07 Si vous avez, comme moi, suivi d'un œil attentif
16:10 la première année de ce second quinquennat,
16:12 cela n'a pas pu vous échapper.
16:14 Cette droite de l'identité qu'il conspuait
16:17 quand nous l'incarnons l'année dernière,
16:19 il se la rache tous aujourd'hui.
16:22 Cette année, c'est le bal des copieurs de reconquête.
16:26 (Applaudissements)
16:31 Alors, ce qui me touche, c'est la guillotine,
16:35 c'est la décivilisation d'Emmanuel Macron
16:38 ou sa visite au Mont-Saint-Michel un an et demi après la nôtre.
16:41 Ce sont les rhodomontades de Gérald Darmanin.
16:44 C'est la découverte, oh tardive,
16:47 du scandale des privilèges migratoires algériens par Édouard Philippe.
16:52 C'est la rigueur budgétaire factice
16:55 ou la fermeté finte contre les fraudeurs d'un Bruno Le Maire.
16:59 Il y a ceux qui, tout en maintenant un discours de surface,
17:03 ni droite ni gauche, veulent avancer leur pion en coulisses
17:06 pour éviter de perdre des électeurs vers nous.
17:09 Et puis il y a ceux qui y vont carrément
17:12 parce qu'ils voient leur mort en face.
17:14 Et là, chez les Républicains,
17:16 il n'est plus question de petite touche ou de discrétion.
17:19 Ce n'est même plus de la parodie, c'est de la drague lourde,
17:22 du harcèlement de rue, des imitateurs de haut vol.
17:26 Bravo au Laurent Gérard de la politique française.
17:30 (Applaudissements)
17:36 Je vous ai parlé de la fausse droite
17:39 et des partisans du ni droite ni gauche qui nous retardent.
17:42 Mais ces gens-là, malgré nos nombreux désaccords,
17:45 ne sont pas nos ennemis.
17:47 Ils sont des concurrents, ils sont des rivaux.
17:50 Je considère qu'ils se trompent et qu'ils nous retardent.
17:53 Et c'est utile de le dire et de le répéter
17:55 pour permettre aux Français un choix éclairé.
17:58 Mais je vous le dis, nous sommes peut-être leurs ennemis,
18:01 ils ne sont pas les nôtres.
18:03 Si nous étions assez clairvoyants pour avoir les mêmes priorités que nous,
18:06 nous serions sans doute unis dans notre combat pour la France.
18:10 Les politiciens n'en veulent pas, nous l'avons compris.
18:13 Ce sera donc aux électeurs de faire cette union des droites en votant pour nous.
18:18 En revanche...
18:20 (Applaudissements)
18:25 En revanche, il y a ceux qui nous ont désignés contre eux,
18:28 comme leurs ennemis.
18:30 Mes chers amis, il paraît que j'adore les citations, c'est un fait.
18:34 Alors aujourd'hui, j'aimerais en commenter une qui vous sied particulièrement bien.
18:39 Vous la connaissez tous.
18:41 On reconnaît la valeur d'un homme au nombre de ses ennemis.
18:45 Et bien figurez-vous que c'est la même chose pour un parti politique.
18:49 (Applaudissements)
18:51 Et il faut dire que tous ceux qui ont pris pour cible sont nombreux.
18:57 Vous savez ce qui les rallie ? C'est qu'ils ont bien compris
19:00 que nous étions les seuls à combattre leur volonté obstinée de détruire la France,
19:05 de remplacer son peuple et d'endoctriner ses enfants.
19:09 Il y a bien sûr les journalistes pour qui nous sommes la cible numéro un.
19:13 Je ne vais pas revenir sur le traitement de notre campagne, vous le connaissez.
19:17 Mais je veux vous parler d'un événement récent.
19:19 Il y a une semaine, jour pour jour, à Brest,
19:22 mes sympathisants et moi avons été attaqués par une horde de sauvages
19:26 qui se prétendent antifascistes.
19:28 (Applaudissements)
19:30 Ils s'en sont pris à des vieillards, ils ont blessé des adolescents,
19:34 ils ont détruit l'hôtel où nous étions réunis.
19:37 Une attaque en bonne et due forme sous les yeux ahuris des policiers
19:41 qui n'avaient reçu aucun or.
19:43 (Applaudissements)
19:45 Pourtant, croyez-vous ce que la presse a condamné les violences ?
19:50 Point du tout.
19:52 La presse a parlé de tensions, de heurts, d'affrontements entre pro et anti-Zemmour.
19:58 Rendez-vous compte, nous sommes les agressés et soudain,
20:01 par la magie d'un titre de presse, nous devenons co-responsables de l'attaque.
20:06 Abracadabra !
20:08 Le drame à Annecy ?
20:10 (Cris de la foule)
20:15 Ben voyons !
20:17 (Cris de la foule)
20:24 Le drame à Annecy ?
20:26 Le drame à Annecy.
20:27 Des tensions entre un migrant syrien et des poussettes.
20:30 L'attaque de Bordeaux.
20:32 Des heurts entre une grand-mère, une petite-fille et un barbare.
20:35 Et puis, et puis à la malhonnêteté est venue se joindre l'indécence.
20:40 Alors que BFM m'invitait pour commenter cette agression.
20:44 (Cris de la foule)
20:47 Le journaliste m'a soudain posé cette question glaçante.
20:51 Mais si vous vous faites attaquer dans toute la France,
20:54 est-ce que finalement, ce n'est pas vous le problème ?
20:57 (Cris de la foule)
21:00 Mais chers amis,
21:02 (Cris de la foule)
21:05 Vous avez subi des menaces pour avoir le seul tort de défendre la France.
21:08 Finalement, est-ce que ce n'est pas vous le problème ?
21:11 (Cris de la foule)
21:13 Le président de la chaîne BFM TV a osé insinuer,
21:16 alors que les images parlaient d'eux-mêmes,
21:18 que nous l'aurions un peu cherché.
21:20 Car dit-il, qui sème le vent récolte la tempête.
21:23 Mais je vous le demande,
21:27 quel vent sème une vieille femme innocente
21:31 qui vient se faire dédicacer un livre ?
21:34 Quel vent sème un jeune adolescent
21:36 qui se fait lyncher par 15 personnes
21:38 alors qu'il venait rencontrer seulement l'auteur qui l'apprécie ?
21:41 Quel vent ont semé toutes les victimes quotidiennes de l'immigration ?
21:45 Ces Français sont innocents.
21:47 Vous, vous le savez.
21:49 Mais pour certains, je crois comprendre que contre nous, tout est permis.
21:53 Les racailles d'extrême-gauche l'ont encore montré cette semaine.
21:57 Parmi toutes, l'ultra-gauche qui a bien compris que nous étions la seule droite,
22:02 puisque c'est nous qu'elle cible.
22:04 J'aimerais évoquer plus précisément le cas de la CGT.
22:08 (Huées)
22:12 Ah la CGT !
22:14 Ah le bilan de la CGT rien que cette semaine, c'est du solide.
22:19 On peut dire que les cégétistes ont eu des journées chargées.
22:23 Ah, ils n'ont pas chômé.
22:25 Ils ont participé aux violences contre ma dédicace à Brest.
22:29 On a pu voir leurs drapeaux flotter.
22:31 Ils ont soutenu le chaos organisé contre le train Lyon-Turin.
22:36 Et puis, il y a trois jours, un de leurs cadres a tenu des propos ouvertement antisémites contre moi à Limoges.
22:42 (Huées)
22:44 Devant des dizaines de témoins, dont des policiers, cet homme fin et courtois,
22:49 a demandé si mon temps allait bien pour Auschwitz.
22:52 Et pourtant, toute la gauche a fait front derrière lui.
22:56 Et Mme Binet, et des députés LFI, et certains journalistes de gauche.
23:01 Laissez-moi poser une question simple.
23:03 La CGT offre-t-elle à ses membres un totem d'immunité ?
23:07 Imaginez une insulte antisémite venue d'un hôte de droite.
23:11 Qu'aurait dit la presse ?
23:12 Imaginez une seconde si un drapeau du RN ou de Reconquête
23:16 avait flotté à une manifestation de partisans de Mélenchon,
23:19 était physiquement agressé.
23:21 Qu'aurait fait le gouvernement ?
23:23 Mais il aurait demandé immédiatement la dissolution de ces mouvements.
23:27 Alors, pourquoi continue-t-on de protéger la CGT ?
23:32 La CGT ne nous a pas seulement désigné, nous, comme ennemis.
23:36 La CGT est également devenue l'ennemi du peuple français,
23:41 l'ennemi des travailleurs français,
23:43 l'ennemi de la prospérité française.
23:46 [Applaudissements]
23:50 Car la CGT, après cette lamentablement soumise au stalinisme
23:56 pendant la guerre froide,
23:58 a décidé désormais de se soumettre à l'islamo-gauchisme,
24:02 de défendre les travailleurs sans-papiers,
24:04 dont les premières victimes sont les travailleurs français,
24:07 leurs salaires et leurs conditions de travail.
24:10 Car la CGT porte très mal son nom,
24:13 elle qui est censée être la Confédération Générale du Travail,
24:18 ne représente plus les travailleurs
24:20 et ne défend plus le travail depuis des décennies.
24:24 En revanche, personne ne défend mieux que la direction de la CGT,
24:29 que la fainéantise, l'assistanat,
24:31 le financement par l'État de la consommation des Français
24:34 et surtout des étrangers.
24:36 [Applaudissements]
24:40 S'il y a un travail auquel les cadres de la CGT ne rechignent jamais,
24:44 c'est bien celui de la paralysie de l'économie française.
24:48 Le rêve de la CGT, ce n'est pas le rêve de certains de ses honnêtes adhérents,
24:53 c'est-à-dire un travail digne pour tous.
24:55 Non, le rêve de la CGT, c'est la grève générale.
24:59 La CGT n'a qu'un objectif,
25:01 semer le plus grand désordre possible,
25:03 paralyser les travailleurs et sa méthode,
25:06 nuire à la France et son métier.
25:09 Alors aujourd'hui, je veux demander solennellement à l'État
25:13 l'arrêt de toute subvention à la CGT.
25:16 [Applaudissements]
25:20 Nous demandons à Bercy de publier la liste de toutes les subventions publiques
25:27 distribuées à la CGT.
25:29 Les Français ont le droit de savoir comment et où est dilapidé leur argent.
25:34 Et alors que plus des deux tiers de nos compatriotes
25:37 ont une mauvaise image de la CGT,
25:40 selon tous les sondages,
25:42 il n'y a plus aucune raison que notre argent,
25:45 à nous, les finance.
25:48 De la même façon, chez Reconquête,
25:50 nous avons jugé qu'il n'y avait aucune raison
25:53 de continuer de financer l'endoctrinement de nos propres enfants
25:57 sans ouvrir la bouche.
25:59 Et là encore, nous nous sommes fait beaucoup d'ennemis.
26:02 Car nous avons désormais le cartel de la destruction de l'école à nos trousses.
26:07 C'est parce que nous leur contestons,
26:09 leur monopole à l'école qu'ils nous ciblent.
26:12 Ils nous détestent car nous avons lancé un réseau de parents vigilants dans toute la France,
26:17 parce qu'ils sont 50 000.
26:20 Parce qu'ils sont rejoints chaque semaine
26:24 par de nouveaux parents inquiets et volontaires.
26:26 Parce qu'ils nous remontent de témoignages scandaleux
26:29 sur ce qui se passe dans l'école de nos enfants.
26:31 Parce que grâce à eux, nous parvenons chaque semaine
26:34 à empêcher les initiatives désastreuses à l'éducation nationale.
26:38 Alors, je vous le dis aujourd'hui,
26:40 qu'ils se tiennent bien,
26:42 parce que ce que je vais leur annoncer risque de leur déplaire.
26:45 Non seulement nous allons continuer,
26:47 mais je vous le dis,
26:49 dès la rentrée prochaine,
26:51 nos parents vigilants se présenteront
26:53 à toutes les élections de parents d'élèves.
26:56 Nous voulons une présence officielle dans les murs de l'école,
27:05 parce que l'école française a besoin de nous.
27:08 Parce qu'il s'agit de nos enfants,
27:10 de la prunelle de nos yeux,
27:12 et de l'avenir de notre nation.
27:14 La gauche a détruit, nous, la droite,
27:16 nous allons le reconstruire.
27:18 Protéger et transmettre,
27:20 c'est le slogan de notre nouvelle affiche,
27:22 et c'est la vocation de la droite,
27:24 et donc de reconquête.
27:26 Rejoignez les parents vigilants.
27:28 C'est le syndicat de vos enfants,
27:32 c'est le seul contre-pouvoir dans l'éducation nationale.
27:35 Nous vous aiderons à peser,
27:37 car votre choix compte.
27:39 Soyez sûrs que nous n'aurons pas moins d'ennemis,
27:41 mais nous aurons plus de soutien,
27:43 car ce sujet est transpartisan,
27:45 et je ne compte plus le nombre de parents
27:47 qui viennent à nous grâce à lui.
27:49 Alors, avant de conclure,
27:59 je veux vous dire une chose importante, mes chers amis.
28:01 Vous avez des ennemis,
28:03 parce que vous faites quelque chose.
28:05 Beaucoup d'ennemis,
28:07 beaucoup d'honneur, ne l'oubliez jamais.
28:09 Dans son célèbre livre "Chose vue",
28:11 Victor Hugo raconte
28:13 qu'il rendait visite à un ami
28:15 qui se plaignait fort
28:17 d'être attaqué
28:19 dans les médias,
28:21 dans la presse, comme on disait à l'époque.
28:23 Il était brocardé, moqué,
28:25 il en souffrait,
28:27 il en était déchiré.
28:29 Alors, Victor Hugo lui répond.
28:31 Moi qui vous parle,
28:33 est-ce que je ne lutte pas depuis 20 ans ?
28:35 Est-ce que je ne suis pas depuis 20 ans
28:37 haï, déchiré,
28:39 vendu, trahi,
28:41 conspué, sifflé,
28:43 raillé, insulté,
28:45 calomnié ? Est-ce qu'on n'a pas
28:47 parodié mes livres et travesti
28:49 mes actions ? Moi aussi,
28:51 on m'obsède, on m'espionne,
28:53 on me tend des pièges, on m'y fait même
28:55 tomber.
28:57 Je dédaigne.
28:59 C'est quelque chose
29:01 de difficile.
29:03 Je dédaigne.
29:05 Le dédain
29:07 protège et
29:09 écrase. C'est une cuirasse
29:11 et une massue.
29:13 Vous avez des ennemis, mais c'est
29:15 l'histoire de tout homme qui a fait
29:17 une action grande ou créé une idée neuve.
29:19 C'est la nuée qui
29:21 bruit autour de tout ce qui brille.
29:23 Il faut que la renommée des ennemis,
29:25 comme il faut que la lumière
29:27 ait des moucherons, ne vous
29:29 en inquiétez pas. Dédaignez.
29:31 Ayez la sérénité dans
29:33 votre esprit, comme vous avez la
29:35 rapidité dans votre vie. Ne
29:37 donnez pas à vos ennemis cette
29:39 joie de penser qu'ils vous affligent
29:41 et qu'ils vous troublent. Soyez
29:43 contents, soyez joyeux,
29:45 soyez dédaigneux, soyez
29:47 forts. Vive la République,
29:49 vive la violette, vive la droite
29:51 et surtout, surtout, vive
29:53 la France.
29:55 *musique*
29:58 Et la fin de la séance va revenir.
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