00:00 ça a été très dur pour tout le monde.
00:01 On a eu 10 personnes à l'hôpital quand même,
00:04 2 qui ont été orientées vers des hôpitaux psychiatriques,
00:06 tellement la violence des faits et ce que vivent ces gens à la rue est traumatique.
00:14 N'oublions pas que ces gens font partie des bateaux qui sombrent dans la Méditerranée
00:19 et pour lesquels, pour ceux qui arrivent à passer entre les mailles de ce piège incroyable
00:24 que nous avons construit et que nous finançons à grand renfort de millions d'euros,
00:28 nous Français et Européens,
00:30 tous ceux qui ont passé les mailles du filet,
00:32 on peut imaginer que l'accueil par le trottoir voulu par la France est tout simplement insupportable.
00:38 Ces gens sont déjà tous traumatisés,
00:41 ces gens sont tous devenus au cours de leur parcours,
00:43 avec les drames qu'ils ont vécu des réfugiés,
00:46 à mettre à l'abri, à protéger.
00:48 Et non, cette politique de l'accueil par le trottoir voulu par la France
00:52 continue à s'appliquer sur ces populations et c'est tout simplement un drame pour nous,
00:56 mais un drame pour notre société et un drame de mon fort en fait.
00:59 Je me rappelle des mots de M. Darmanin, "Humanité et fermeté".
01:03 On est bien sûr toujours dans cette réalité d'un tout petit peu d'humanité
01:08 et je ne sais pas où elle était hier soir cette humanité,
01:10 parce qu'elle n'est pas apparue, elle n'était pas visible.
01:13 Par contre, la fermeté et le message,
01:15 bien sûr pour aller flatter l'électorat du Front National, on le sait très bien,
01:18 tout ça ne sont que des bassesses et des manœuvres politiques,
01:22 tout simplement d'un autre âge.
01:23 Par contre, derrière, les êtres humains subissent cette violence incroyable
01:27 et je répète la question, c'est où on va en fait en laissant faire ça
01:31 sur des gens qui tout simplement essayent d'avoir un avenir meilleur ?
01:37 Qu'est-ce qu'on fait à mettre tous ces jeunes à l'abri dans la rue
01:40 et derrière de dénoncer la délinquance des MNA ?
01:44 L'État crée aujourd'hui la violence qu'elle dénonce
01:48 au travers de la non prise en charge de tous ces jeunes,
01:51 qu'ils soient mineurs ou non mineurs,
01:53 qu'est-ce qu'on fait à laisser des jeunes sur les trottoirs de nos villes
01:56 en les accueillant comme ça ?
01:58 C'est quoi le projet ?
02:00 Ils ne vont pas disparaître, ça c'est sûr et certain.
02:03 Ils vont être dispersés, parce que les campements à Paris,
02:06 comme l'a dit le préfet Nouniez dans le début d'année, ce n'est plus possible.
02:10 Et c'est ce qu'on vit.
02:11 Donc, le harcèlement va se resserrer autour de toutes ces populations
02:15 et l'accès aux soins, l'accès aux droits,
02:17 l'accès aux humanitaires, l'accès aux assos,
02:20 va être très compliqué.
02:22 Et nous derrière, nous allons mettre en place
02:24 au moins une assistance de première urgence,
02:27 de façon à ce que les plus vulnérables puissent être orientés,
02:31 et bien sûr, en cas de violence policière,
02:33 qu'ils puissent nous prévenir de façon à ce qu'on puisse documenter la réalité de ce qui se passe.
02:36 Et puis on va continuer à se battre,
02:38 parce que les droits fondamentaux pour nous, pour les citoyens,
02:42 qu'ils soient français ou étrangers d'ailleurs,
02:45 ce sont des droits qui ne doivent pas se perdre.
02:47 Parce que si on perd ces droits-là,
02:48 on peut imaginer que tous les autres,
02:51 ils n'existeront pas en fait.
02:52 [Générique]
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