00:00 J'attends que toutes les personnes concernées, toutes les personnes qui ont fait du mal à ma fille,
00:05 toutes les personnes qui ne l'ont pas aidé, soient jugées, tout simplement pour le mal qu'ils ont fait aujourd'hui.
00:11 Aujourd'hui, ils m'ont tout pris. Ils ont tué ma fille. C'est de leur faute.
00:17 C'est eux qui ont tué ma fille. C'est pas ma fille qui s'est suicidée. C'est eux qui l'ont tuée.
00:21 Ils l'ont poussée à faire ça. Et aujourd'hui, ils ne se rendent pas compte, mais ils m'ont tout enlevé aujourd'hui.
00:28 J'ai deux autres enfants, mais ma fille, c'est tout pour moi.
00:33 — Si vous aviez réagi plus tôt, vous n'auriez pas eu de problème ?
00:36 — Bien sûr. Bien sûr. Si j'aurais eu de l'aide aujourd'hui, on n'en serait pas là aujourd'hui.
00:39 Ma fille, elle serait là. On ne serait pas tous ensemble ici aujourd'hui.
00:42 — Si vous aviez un message à faire passer aujourd'hui au ministre de l'Éducation, voire à Emmanuel Macron,
00:46 qu'est-ce que vous aimeriez leur dire ?
00:50 — C'est assez contradictoire, assez paradoxal de voir un tweet de M. Pafendi.
00:54 — Une lettre a été adressée à la présidence de la République avant le décès de l'INSEE, par la grand-mère,
01:03 avec la lettre de suicide de l'INSEE. Rien n'a été fait. Donc je comprends bien que M. le président
01:07 ne peut pas lire toutes les lettres qu'il reçoit. Mais la présidence et le secrétariat de la présidence
01:10 de la République ont reçu une lettre très alarmante avec la lettre de suicide de l'INSEE,
01:14 rédigée par la grand-mère avec l'INSEE. Et rien n'a été fait. Et de voir que deux lignes de tweets
01:19 du ministre de l'Éducation nationale, qui n'a pas pris la peine d'appeler Betty, la maman de l'INSEE,
01:25 son beau-père et toute la famille, c'est scandaleux aujourd'hui. Ça montre qu'on préfère vivre
01:30 sur les réseaux sociaux à coups d'annonces stériles qui ne servent à rien pour satisfaire
01:33 des ambitions politiques qui sont insupportables. Aujourd'hui, soyons concrets,
01:36 qu'est-ce qui va être fait pour protéger ces enfants et leur famille ? Rien. Alors on espère que ça va réagir.
01:41 — Quels échanges vous avez eus avec l'établissement scolaire, madame, depuis ce drame ?
01:47 — Depuis ce drame ? Aucun. Ils m'ont pas reçu, ils m'ont pas téléphoné. J'ai eu aucun courrier. Rien du tout.
01:55 — Le directeur a demandé à venir à l'entrairement ? — Il a demandé à ma mère s'il pouvait venir à l'entrairement.
01:59 Forcément, on l'a refusé, ce qui est normal.
02:01 — Toutes ces menaces que vous faites, vous faites aussi, continuent actuellement sur les réseaux sociaux, madame.
02:05 Qu'est-ce que ça vous inspire ? Ça paraît incroyable. Pourquoi ça continue ?
02:10 — Mais je me dis que ces filons n'ont pas de cœur et qu'aujourd'hui, ils nous voient en souffrance
02:16 et que, comme Lindsey l'a évoqué, ils ont gagné. Ils ont gagné. Parce que même si nous, on gagnera,
02:24 je pense que moi, j'ai perdu ma fille dans tous les cas. Donc toutes les méchancetés, forcément, ça me fait du mal.
02:31 Ils continuent à me faire du mal. Et c'est très très dur.
02:36 — Ça salit la mémoire de Lindsey ? — Ça salit sa mémoire. Surtout que Lindsey ne méritait pas ça.
02:42 C'est une petite fille, comme on vous l'a dit. Elle ne faisait le mal à personne. Puis elle me disait tout.
02:49 Elle me parlait tout le temps. Elle ne me cachait rien. Au contraire, hier encore, on écoutait des messages
02:54 entre elle et moi. Elle me disait vraiment tout. Donc ils n'ont pas fait leur travail, aujourd'hui.
03:00 Je suis désolée. Mais ils n'ont rien fait. On a été abandonnés complètement.
03:04 — Vous avez mal à l'écharpe, moi, à votre fille. — Je vais arrêter.
03:11 (Générique)
03:15 [SILENCE]
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