00:00Et plus à l'extrême-gauche, restablement.
00:02Moi, je n'oublie pas qu'il y a toujours des antisémites au Rassemblement National.
00:07Je n'oublie pas que dans la société française, d'une manière générale, il y a des bienformes.
00:11C'est un réflexe, parce que qu'est-ce qu'il y a comme déclaration chez des élus RN qui
00:16voudrait dire
00:17qu'aujourd'hui, chez des élus du Rassemblement National, aujourd'hui en 2026, il y a de l'antisémitisme au
00:22RN ?
00:22En 2024, on n'a pas arrêté de découvrir un certain nombre de propos de candidats du RN.
00:29Mais, et je le dis depuis des années, c'est pour ça que j'avais évoqué les gauches irréconcilables.
00:33Certains candidats qui ont été évacués immédiatement, exclus immédiatement.
00:37Je le sais, mais il y a dans l'extrême droite française aussi, toujours, des groupes antisémites.
00:43Je pense par exemple à M. Chatillon, dont on connaissait les liens avec Marine Le Pen.
00:48Mais, et je le dis depuis des années, ce qui a changé profondément depuis sans doute 25 ans,
00:54c'est qu'il y a une partie de la gauche, l'extrême gauche, notamment, c'est commencé par le
00:59NPA, aujourd'hui,
01:00qui a fait de la haine des juifs et d'Israël, un fonds de commerce électoral et qui a alimenté
01:06ses passions.
01:08Je sais que l'actualité va vite.
01:09Enfin, il y a encore quelques semaines, Jean-Luc Mélenchon prononçait des propos,
01:16s'amusait avec des non-juifs pendant la campagne des élections municipales.
01:23On l'oublie, ça.
01:25C'est passé.
01:26On se retrouve avec LFI, non seulement pour les alliances,
01:28mais pour empêcher l'adoption d'une proposition de loi comme celle que nous le voulons d'évoquer.
01:33Non, il y a ce matin, chez moi, une grande indignation.
01:38Mais un soutien à ce texte, j'espère que le gouvernement va le reprendre,
01:41et un soutien à la fois affectueux et politique à Caroline Yadon.
01:45L'Espagne s'apprête à régulariser 500 000 migrants.
01:49Est-ce que ça vous inquiète ?
01:50Oui, ça m'inquiète, évidemment, pour l'Europe.
01:53Alors, chaque pays est souverain.
01:56Là, il s'agit de régulariser plusieurs centaines de milliers de personnes qui travaillent déjà.
02:01Donc, il permet aussi qu'ils payent des impôts et qu'ils cotisent.
02:04Je rappelle que la grande majorité de ces migrants sont latino-américains,
02:08donc de langue espagnole.
02:10Mais cette décision, notamment de la part d'un pays qui est le deuxième bénéficiaire
02:14des fonds européens, sans concertation et sans intégrer les effets sur ces pays voisins,
02:23et notamment la France, il suffit de voir ce qui est en train de se passer
02:27dans tous les consulats, notamment au Maghreb, et le plus particulièrement au Maroc,
02:31où il y a un appel d'air de fait qui est provoqué.
02:33Il ne s'agit pas seulement de la régularisation en Espagne,
02:37mais de ce que cela peut provoquer dans les autres pays,
02:40et notamment l'immigration, on va l'appeler, je l'ai en francophone,
02:43du Maghreb ou d'Afrique de l'Ouest, elle passe en Espagne,
02:47et puis ensuite, elle arrive en France.
02:48Au moment où, et je m'en réjouis,
02:50la Commission européenne et le Parlement européen
02:53prennent des positions particulièrement fortes,
02:57puissantes, pour lutter contre l'immigration.
02:59Dans un texte de la droite ?
03:00Oui, mais moi j'ai toujours dit, vous le savez,
03:02que j'étais pour une immigration zéro,
03:04qu'il fallait changer nos objectifs en matière d'immigration,
03:07que la priorité c'était l'assimilation de ceux qui sont en France,
03:12des politiques de peuplement puissantes dans nos quartiers,
03:15donc il faut ces changements.
03:16Moi je me retrouve proche des sociodémocrates danois par exemple.
03:19Sous-titrage Société Radio-Canada
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